{"id":1417,"date":"2009-09-15T15:53:46","date_gmt":"2009-09-15T14:53:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=1417"},"modified":"2011-03-05T16:15:44","modified_gmt":"2011-03-05T15:15:44","slug":"anouar-benmalek-lauteur-deo-maria","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/anouar-benmalek-lauteur-deo-maria\/","title":{"rendered":"Anouar Benmalek : L&rsquo;auteur de\u00d4 Maria"},"content":{"rendered":"<h1><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1420\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" title=\"anouar-benmalek-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/anouar-benmalek-1.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"374\" align=\"left\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/anouar-benmalek-1.jpg 250w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/anouar-benmalek-1-200x300.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>Au-del\u00e0 du ton d\u00e9passant l\u2019amour et la d\u00e9ch\u00e9ance, l\u2019\u00e9crivain Anouar Benmalek ne peut s\u2019interdire, dans son dernier roman Le Rapt, de jauger \u00e0 l\u2019aune du temps, deux \u00e9poques de l\u2019Alg\u00e9rie.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019ivrEscQ : Quel est le point de d\u00e9part de vos livres, en particulier Le Rapt ? Un fait divers, une col\u00e8re face au journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, une hypocrisie de masse ?<br \/>\n<\/strong><strong>Anouar Benmalek :<\/strong> Mon livre est \u00e9crit \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un thriller et je ne vais donc pas exposer trop de d\u00e9tails du livre, afin de ne pas casser la m\u00e9canique du suspense. En fait, l\u2019envie d\u2019\u00e9crire ce roman m\u2019est venue d\u2019une mani\u00e8re brutale, apr\u00e8s deux horribles faits divers survenus. Il y a eu d\u2019abord le kidnapping d\u2019une coll\u00e9gienne dans une commune de la p\u00e9riph\u00e9rie d\u2019Alger: l\u2019adolescente avait \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9e \u00e0 la sortie de son \u00e9cole, viol\u00e9e, assassin\u00e9e puis jet\u00e9e dans un terrain vague. Ensuite l\u2019affaire du petit Yacine, qui est l\u2019exemple quasiment caricatural dans sa cruaut\u00e9. Rappelez-vous que la police n\u2019avait rendu visite aux parents que quelques jours apr\u00e8s le kidnapping et que seule l\u2019initiative des voisins de recourir aux services d\u2019un ma\u00eetre-chien avait permis de retrouver, d\u2019ailleurs presque imm\u00e9diatement, le corps du malheureux enfant \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres seulement du domicile familial. Je me suis toujours interrog\u00e9 sur les causes de cette explosion d\u2019inhumanit\u00e9. Tous les peuples connaissent ou ont connu ces \u00e9pisodes de barbarie et nous ne faisons pas exception\u2026 \u00ab Anouar Benmalek d\u00e9nonce toutes les formes de violence d\u2019o\u00f9 qu\u2019elles viennent sachant qu\u2019il ne peut y avoir de guerre propre \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L: Vos romans peuvent se lire de deux mani\u00e8res : il y a une premi\u00e8re lecture purement romanesque, haletante, et une autre plus documentaire, empreinte de r\u00e9alit\u00e9 ; n\u00e9anmoins, vous vous attardez longuement sur l\u2019aspect vraisemblablement r\u00e9aliste.<br \/>\n<\/strong><strong>A.B :<\/strong> J\u2019ai beaucoup lu avant d\u2019aborder l\u2019\u00e9criture de mon dernier roman. En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019id\u00e9e du th\u00e8me central du Rapt me poursuit depuis plus de dix ans. Beaucoup de mes lectures \u00e9taient, consciemment ou non, d\u00e9j\u00e0 orient\u00e9es dans ce sens. Une derni\u00e8re raison a pr\u00e9cipit\u00e9 ma d\u00e9cision finale d\u2019\u00e9crire Le Rapt. C\u2019est la publication en Alg\u00e9rie m\u00eame de m\u00e9moires d\u2019un certain nombre de moudjahidines \u00ab ordinaires \u00bb, des combattants de la libert\u00e9 au-dessus de tout soup\u00e7on qui racontaient sans fioritures des \u00e9pisodes terribles d\u2019exactions dont ils avaient \u00e9t\u00e9 victimes ou t\u00e9moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L: En vous lisant, on a l\u2019impression que vous souhaitez informer le lecteur sur certains sujets qui vous tiennent \u00e0 coeur ; on ressent chez vous une inqui\u00e9tude envers maints \u00e9v\u00e9nements, sans nullement tomber sur l\u2019apologie du pathos, est-ce que l\u2019\u00e9criture vous aide \u00e0 la g\u00e9rer ?<br \/>\n<\/strong><strong>A.B :<\/strong> J\u2019insiste : mon dernier livre n\u2019est pas un livre politique, c\u2019est un roman o\u00f9 des personnages ordinaires sont confront\u00e9s \u00e0 des forces qui les d\u00e9passent et qui, parce qu\u2019ils aiment \u00e0 la folie ceux qui leur sont proches, vont aller jusqu\u2019au bout d\u2019eux-m\u00eames. Mon livre est une exp\u00e9rimentation sur le th\u00e8me : qu\u2019aurais-je fait, qu\u2019aurions-nous fait, \u00e0 la place des personnages du roman, si quelqu\u2019un avait kidnapp\u00e9 notre enfant et nous ordonnait de commettre un forfait? \u00c7a, c\u2019est une inqui\u00e9tude qui me taraude. Ainsi, j\u2019essaie de la g\u00e9rer, comme vous le dites, \u00e0 travers l\u2019\u00e9criture de mes romans. En r\u00e9alit\u00e9, ce livre ne concerne pas seulement les Alg\u00e9riens. \u00c0 un certain moment dans le roman, je fais intervenir un militaire fran\u00e7ais qui a fait partie d\u2019un DOP. Rappelons ce que sont les sinistres DOP \u2014 d\u00e9partements op\u00e9rationnels de protection. Sous ce nom volontairement banal, se dissimule un rouage essentiel de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, o\u00f9 la torture, d\u00e9sormais officielle, contre les rebelles \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 coloniale prendra toute sa place dans la panoplie des armes de guerre dirig\u00e9es contre le peuple alg\u00e9rien, \u00e0 l\u2019\u00e9gale des mitraillettes, des tanks et des avions de chasse. Disons qu\u2019il y a deux grands sujets dans mon livre : il y a les Alg\u00e9riens en butte \u00e0 l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, et il y a les Alg\u00e9riens en butte \u00e0 d\u2019autres Alg\u00e9riens. C\u2019est une profonde col\u00e8re et une profonde compassion pour mon peuple qui m\u2019ont guid\u00e9 dans l\u2019\u00e9criture du Rapt. Les personnages de mon livre conservent aussi leur propre id\u00e9e de la morale : il y a Aziz, le p\u00e8re de la fille enlev\u00e9e qui d\u00e9veloppe une haine envers lui-m\u00eame parce qu\u2019il a tu\u00e9 quelqu\u2019un. Le p\u00e8re de sa femme, un maquisard qui, malgr\u00e9 lui, a particip\u00e9 \u00e0 Melouza, et qui finit par se suicider.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L: Dans Le Rapt, votre \u00e9criture para\u00eet encore plus \u00e9pur\u00e9e, plus nue. On ressent que vous allez au mot le plus juste, au plus pr\u00e8s de ce qu\u2019il est cens\u00e9 dire ?<br \/>\n<\/strong><strong>A.B :<\/strong> Je ne sais si mon \u00e9criture est plus \u00e9pur\u00e9e. Ma seule r\u00e8gle d\u2019\u00e9crivain est la suivante : faire en sorte que le lecteur ait envie de tourner une page, puis la suivante, et ainsi de suite jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re ! Je sais que je suis dans cette \u00ab attente \u00bb de lecteur quand moi-m\u00eame je \u00ab br\u00fble \u00bb de conna\u00eetre la fin de mon livre. Je n\u2019avais pas la moindre id\u00e9e de la fin du Rapt en le commen\u00e7ant. Je peux vous assurer qu\u2019aux trois quarts du livre, j\u2019\u00e9tais encore dans les m\u00eames dispositions d\u2019ignorance quant au destin \u00e0 \u00ab infliger \u00bb \u00e0 chacun de mes personnages. Pour un \u00e9crivain, cette attente perp\u00e9tuelle du d\u00e9nouement est parfois \u00e9prouvante, mais lui donne la force de se mettre \u00e0 sa table de travail chaque jour que Dieu fait parce qu\u2019il \u00ab veut \u00bb conna\u00eetre la fin de son livre, un peu comme si cette fin existait ind\u00e9pendamment de lui. S\u2019il y a du suspense dans mes livres, ce suspense existe d\u2019abord pour moi !<br \/>\nUne caract\u00e9ristique qui me semble, au contraire, toujours aussi essentielle, c\u2019est la pr\u00e9sence du corps, sexu\u00e9 ou non, pour d\u00e9crire les comportements des personnages. Nous sommes une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9trange de ce point de vue. Je soutiens cependant, que, de livre en livre, une constante demeure dans ce que j\u2019\u00e9cris : mes romans sont avant tout des histoires d\u2019amour !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L: Apr\u00e8s avoir \u00ab d\u00e9mystifi\u00e9 \u00ab l\u2019\u00e9poque de l\u2019Andalousie du XVe si\u00e8cle dans \u00d4 Maria, comme par lubie du temps, vous revenez avec Le Rapt qui nous laisse sto\u00efquement d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9s ; autrement dit, pourquoi ces r\u00e9miniscences de ce qui doit \u00eatre pans\u00e9 en Alg\u00e9rie?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>A.B :<\/strong> L\u2019Alg\u00e9rie est malade parce qu\u2019elle a trop souffert, et a peur que ces souffrances se r\u00e9p\u00e8tent ! Nous croyons, en tant que nation, qu\u2019 \u00ab oublier \u00bb une trag\u00e9die, c\u2019est en nier l\u2019existence : c\u2019est exactement ce qu\u2019est cens\u00e9e rechercher l\u2019autruche quand elle enfonce sa t\u00eate dans le sable. Mais, \u00e9videmment, cela n\u2019emp\u00eache pas le danger de continuer \u00e0 exister et, pis, de devenir encore plus pressant, puisqu\u2019on ne prend plus les pr\u00e9cautions \u00e9l\u00e9mentaires pour s\u2019en pr\u00e9munir. \u00ab Se rafra\u00eechir \u00bb la m\u00e9moire, c\u2019est, au contraire, un acte salutaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L: Votre talent est exprim\u00e9 par des id\u00e9es sous des formes vari\u00e9es : le phras\u00e9 de \u00d4 Maria est bien diff\u00e9rent de celui du Rapt qui reste a\u00e9r\u00e9 et poignant. Est-ce que le temps historique de deux p\u00e9riodes diff\u00e9rentes ne serait pas la cause ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>A.B :<\/strong> Bien entendu : le seizi\u00e8me si\u00e8cle n\u2019est pas le vingti\u00e8me ou le vingt-et-uni\u00e8me si\u00e8cle. Le Rapt est peut-\u00eatre encore plus caustique qu\u2019\u00d4 Maria. J\u2019y fais m\u00eame intervenir des singes, des Bonobos, qui jouent un r\u00f4le non n\u00e9gligeable dans l\u2019\u00e9conomie de mon roman. D\u2019abord parce que nous avons tendance \u00e0 oublier que nous sommes aussi des animaux et que la part instinctive qui r\u00e9git nos r\u00e9actions en apparence les plus rationnelles reste forte. Dans le livre, les Bonobos constituent un clin d\u2019oeil sarcastique \u00e0 l\u2019intol\u00e9rance pudibonde de notre soci\u00e9t\u00e9. Dans un autre registre, si nous consid\u00e9rons ces magnifiques Bonobos (nos cousins les plus proches dans le r\u00e8gne animal) comme des \u00eatres auxquels on ne doit aucun respect, rappelons-nous qu\u2019on est toujours le singe de quelqu\u2019un : les colons ne consid\u00e9raient pas vraiment les Alg\u00e9riens comme des \u00eatres humains \u00e0 part enti\u00e8re. Nous \u00e9tions une sous-esp\u00e8ce d\u2019homo sapiens, une sorte de Deuxi\u00e8me coll\u00e8ge dans l\u2019ordre de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L: L\u2019\u00eatre \u00e9volue constamment chez Anouar Benmalek, dans cet inconfort situ\u00e9 entre ce besoin d\u2019exister et \u00abson silence tacite\u00bb. Est-ce que vous n\u2019essayez pas d\u2019avoir des solutions interm\u00e9diaires fond\u00e9es implicitement sur le rappel \u00e0 l\u2019ordre de la m\u00e9moire ?<br \/>\nA.B : <\/strong>C\u2019est peut-\u00eatre pour cela que j\u2019use encore plus dans ce livre de la premi\u00e8re personne du singulier que je fais endosser successivement aux personnages les plus importants du roman. Le \u00ab je \u00bb a cet avantage que vous vous identifiez pleinement en tant que lecteur \u00e0 celui qui raconte, et que vous finissez par accepter plus ou moins ses raisons, parfois m\u00eame les moins avouables : ses explications deviennent un peu les v\u00f4tres. Le passage au \u00ab il \u00bb permet en fait la distanciation, celle qui rappelle deux choses essentielles : vous \u00eates un monde \u00e0 vous tout seul, mais le voisin l\u2019est tout aussi bien ! Chacun voit les choses selon son point de vue, et il y a une multitude de points de vue. Quand on est dans la t\u00eate du p\u00e8re de l\u2019enfant kidnapp\u00e9e, on voit ce que pense Aziz, on devient Aziz et on souffre comme Aziz, mais Aziz n\u2019est pas toute l\u2019humanit\u00e9. On essaie alors de se mettre dans la t\u00eate du beau-p\u00e8re, Mathieu : Mathieu c\u2019est quelqu\u2019un qui vient de loin, il a fait partie des DOP, il a tortur\u00e9 des Alg\u00e9riens, etc. On se dit : mais comment va-t-il se justifier, et on se rend compte avec surprise que m\u00eame un tortionnaire peut se trouver des justifications convaincantes dans son propre monde ! Le jeu de yoyo entre le \u00ab je \u00bb et le \u00ab il \u00bb est essentiel dans la construction de ce roman.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019entretien dans la version papier<\/span><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_self\"><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L&rsquo;ivrEscQ<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au-del\u00e0 du ton d\u00e9passant l\u2019amour et la d\u00e9ch\u00e9ance, l\u2019\u00e9crivain Anouar Benmalek ne peut s\u2019interdire, dans son dernier roman Le Rapt, de jauger \u00e0 l\u2019aune du temps, deux [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[5,129],"tags":[],"class_list":["post-1417","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature-algerienne","category-n-3"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1417"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1417\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1419,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1417\/revisions\/1419"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}