{"id":1511,"date":"2011-03-15T22:00:10","date_gmt":"2011-03-15T21:00:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=1511"},"modified":"2011-04-25T12:37:38","modified_gmt":"2011-04-25T11:37:38","slug":"mouloud-mammeri-le-sens-d%e2%80%99une-quete-et-d%e2%80%99un-combat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/mouloud-mammeri-le-sens-d%e2%80%99une-quete-et-d%e2%80%99un-combat\/","title":{"rendered":"Mouloud Mammeri : Le sens d\u2019une qu\u00eate et d\u2019un combat"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1513\" title=\"mouloud-mameri-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/mouloud-mameri-1.jpg\" alt=\"\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/mouloud-mameri-1.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/mouloud-mameri-1-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u00abQue les portes et les fen\u00eatres de ma maison soient grandes ouvertes. Que les cultures de tous les coins de la terre soufflent librement autour de ma demeure, mais qu\u2019aucune ne me renverse.\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Gandhi<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Prologue<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Quand trop de s\u00e9cheresse br\u00fble les coeurs<br \/>\nQuand la faim tord trop d\u2019entrailles,<br \/>\nQuand on rentre trop de larmes,<br \/>\nQuand on b\u00e2illonne trop de r\u00eaves,<br \/>\nC\u2019est comme quand on ajoute bois sur bois, sur le b\u00fbcher<br \/>\n\u00e0 la fin,<br \/>\nIl suffit du bout de bois d\u2019un esclave pour faire<br \/>\nDans le ciel de dieu<br \/>\nEt dans le coeur des hommes<br \/>\nLe plus inextinguible incendie<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Le foehn ou la preuve par neuf, M. Mammeri<\/strong><\/p>\n<h1>La qu\u00eate des origines<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Issu d\u2019une grande famille de lettr\u00e9s, profond\u00e9ment enracin\u00e9e dans les valeurs de la terre natale, Mouloud Mammeri va se trouver &#8211; par les hasards de l\u2019histoire &#8211; confront\u00e9 \u00e0 une situation particuli\u00e8re. Il quitte son village natal pour se rendre \u00e0 Rabat, et y faire des \u00e9tudes. Il d\u00e9couvre une \u00absoci\u00e9t\u00e9 \u00e9largie\u00bb, lui qui avait v\u00e9cu dans un espace clos et prot\u00e9g\u00e9 par la configuration g\u00e9ographique et les traditions ancestrales. Il passe d\u2019un espace g\u00e9ographique \u00e0 un autre, d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 agraire, \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 citadine, d\u2019une langue \u00e0 une autre, d\u2019une culture \u00e0 une autre, de l\u2019\u00e9cole d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 tradition orale \u00e0 une autre o\u00f9 domine la scripturalit\u00e9 ; mais surtout, \u00e0 11 ans, il va d\u00e9couvrir, au Maroc, que les Berb\u00e8res existent dans tout le Maghreb. Cette exp\u00e9rience sera v\u00e9cue comme une chance : \u00abMa chance a \u00e9t\u00e9 qu\u2019au lieu d\u2019aller comme tous mes autres camarades dans une des villes coloniales de l\u2019Alg\u00e9rie&#8230;des villes sans \u00e2me&#8230; des villes sans art&#8230; j\u2019aille au Maroc&#8230; le Maroc des ann\u00e9es 1930&#8230;o\u00f9 des hommes se battaient encore pour la libert\u00e9 ; la derni\u00e8re tribu ind\u00e9pendante ne devait d\u00e9poser les armes que quatre ans apr\u00e8s mon arriv\u00e9e.\u00bb Confront\u00e9 \u00e0 un monde \u00e9largi et nouveau, il n\u2019aura pas eu vraiment de choc culturel, au sens de rupture, car Mouloud Mammeri a appartenu \u00e0 la lign\u00e9e prestigieuse des amusnaws (lign\u00e9e des sages, de ceux qui savent, ceux qui poss\u00e8dent un savoir mill\u00e9naire et qui le transmettent). Mohamed Kheireddine fait dire \u00e0 Agounchich : \u00abOn ne peut efficacement communiquer avec les autres qu\u2019en \u00e9tant soi-m\u00eame ancr\u00e9 dans sa culture, le mot culture signifiant ici terre et connaissance visc\u00e9rale de cette terre.\u00bb La d\u00e9couverte d\u2019un autre monde berb\u00e8re qui luttait encore pour sa libert\u00e9 va susciter une r\u00e9flexion et l\u2019aider \u00e0 prendre conscience. Tr\u00e8s t\u00f4t, une qu\u00eate -qui va sous-tendre toute son action- sera fond\u00e9e essentiellement sur la qu\u00eate des origines. Cette recherche occupera toute sa vie, et face \u00e0 la d\u00e9perdition culturelle, il va essayer de sauver ce qui peut l\u2019\u00eatre. Bien plus, son travail d\u2019\u00e9crivain multiple fixera par l\u2019\u00e9crit des pans d\u2019histoire, avec des romans, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, des investigations scientifiques, des recherches anthropologiques. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 la scripturalit\u00e9 permettra de fixer les po\u00e8mes anciens, les contes de la tradition orale. Encore que pour M. Mammeri \u00abil n\u2019est pas n\u00e9cessaire pour une culture de passer par l\u2019\u00e9criture pour demeurer vivante.\u00bb Ainsi s\u2019explique cette recherche et cette r\u00e9flexion permanentes concernant l\u2019identit\u00e9 et l\u2019histoire. Pour comprendre ce cheminement, \u00e9coutons Mouloud Mammeri s\u2019en expliquer : \u00abJe suis sorti de ma montagne natale et de son monde accord\u00e9 vers onze ans. Je n\u2019avais rien connu d\u2019autre jusque-l\u00e0. Brusquement, en l\u2019espace de deux ou trois jours, le temps que mettait le train d\u2019Alger pour me d\u00e9poser \u00e0 Rabat, j\u2019\u00e9tais \u2018\u2018fourgu\u00e9\u2019\u2019 dans un monde qui avait l\u2019air d\u2019\u00eatre le vaste monde, et qui, d\u00e8s le premier contact m\u2019avait sembl\u00e9 profond\u00e9ment \u00e9tranger. Je ne sais si j\u2019ai jamais r\u00e9alis\u00e9 ce bannissement du paradis perdu sur le plan de la vie et des affects. Sur celui de la r\u00e9flexion, je suis s\u00fbr que cette \u00e9preuve a \u00e9t\u00e9 pour moi d\u00e9terminante parce qu\u2019elle m\u2019a accul\u00e9 \u00e0 poser des questions d\u00e9cisives et \u00e0 tenter d\u2019y r\u00e9pondre, d\u2019y r\u00e9pondre, avec les moyens du bord qui n\u2019\u00e9taient pas consid\u00e9rables. Tout de suite, j\u2019ai eu le sentiment d\u2019une injustice, une injustice mill\u00e9naire. Au lyc\u00e9e, on me faisait \u00e9tudier l\u2019Orient et la Gr\u00e8ce, l\u2019Angleterre, sauf nous, car nous \u00e9tions nulle part, et , quand nous \u00e9tions, c\u2019\u00e9tait sous la banni\u00e8re des autres.\u00bb Ce qu\u2019il faut retenir de ce passage, ce sont les cons\u00e9quences du d\u00e9part de Mouloud Mammeri vers le Maroc : soudain, il a pris conscience de son expropriation : expropri\u00e9 de son histoire, de sa langue, de son pays. Ce sentiment de n\u2019exister nulle part, cet \u00abeffacement\u00bb id\u00e9ologique vont faire de lui cet homme en perp\u00e9tuelle qu\u00eate du pays perdu et en perp\u00e9tuel questionnement. La question identitaire ne se posait pas pour lui. Il savait qui il \u00e9tait mais ce qu\u2019il ne comprenait pas c\u2019est cette absence mill\u00e9naire de \u00abreconnaissance\u00bb. Expropri\u00e9, donc \u00e9tranger, cela lui a \u00e9t\u00e9 insupportable et il l\u2019a ressenti comme une injustice absolue, incompr\u00e9hensible. C\u2019est cela le sens de la qu\u00eate. Lui m\u00eame a dit qu\u2019il \u00e9tait \u00abun d\u00e9mocrate imp\u00e9nitent\u00bb h\u00e9ritage mill\u00e9naire de r\u00e9sistance, de prise de conscience et de libert\u00e9, mais il est plus que cela, il est un rebelle fondamental doubl\u00e9 d\u2019un humaniste. Sa r\u00e9bellion s\u2019inscrit contre les discours officiels \u00abl\u2019histoire officielle toujours \u00e9crite par les vainqueurs\u00bb contre une marginalisation constante, une d\u00e9valorisation permanente et \u00abil \u00e9tait le seul rare autochtone qui s\u2019obstinait \u00e0 prouver que la culture berb\u00e8re \u00e9tait aussi digne d\u2019int\u00e9r\u00eat\u00bb. Bien que la culture soit \u00abminor\u00e9e\u00bb, Mouloud Mammeri refuse bien s\u00fbr \u00abcette domination sur le plan des valeurs\u00bb. Interdite d\u2019expression, certes, mais porteuse de valeurs universelles et, c\u2019est ce qui donne cette capacit\u00e9 de r\u00e9sistance, cette vivacit\u00e9 \u00e0 cette culture si souvent aux prises avec les volont\u00e9s d\u2019effacement. Aucun complexe chez cet \u00e9crivain parce qu\u2019il a re\u00e7u un h\u00e9ritage ancestral extr\u00eamement riche et valoris\u00e9. Son oncle connaissait 7000 vers en arabe, connaissait parfaitement l\u2019histoire fran\u00e7aise, mais \u00e0 aucune moment ne se posait pour lui le probl\u00e8me de l\u2019ali\u00e9nation, parce qu\u2019il \u00e9tait profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans des valeurs s\u00fbres, profondes. Mouloud Mammeri constate un fait &#8211; h\u00e9las pr\u00e9judiciable pour la culture berb\u00e8re en particulier &#8211; et, en g\u00e9n\u00e9ral pour la culture alg\u00e9rienne, mais \u00e0 \u00abaucun moment, son combat ne s\u2019inscrit contre les autres, et ceci est extr\u00eamement important \u00e0 pr\u00e9ciser, face \u00e0 ses d\u00e9tracteurs. (Il n\u2019est que de rappeler la pol\u00e9mique orchestr\u00e9e au moment des \u00e9v\u00e8nements de 1980 et lors de la parution de La Colline oubli\u00e9e.) Sa seule pr\u00e9occupation : donner \u00e0 voir, faire exister une culture mill\u00e9naire, porteuse de grandes richesses humaines. Combat solitaire, mais doubl\u00e9 d\u2019une volont\u00e9 tenace, persuad\u00e9 que les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations assumeront leur histoire. \u00ab(&#8230;) Le nombre de jours qu\u2019il me reste \u00e0 vivre, Dieu seul le sait. Mais quel que soit le point de la course o\u00f9 le terme m\u2019atteindra, je partirai avec la certitude chevill\u00e9e que, quels que soient les obstacles que l\u2019histoire lui apportera, c\u2019est dans le sens de sa lib\u00e9ration que mon peuple (et, \u00e0 travers lui, les autres) ira. L\u2019ignorance, les pr\u00e9jug\u00e9s, l\u2019inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est s\u00fbr que le jour in\u00e9vitablement viendra o\u00f9 l\u2019on distinguera la v\u00e9rit\u00e9 de ses faux-semblants. Tout le reste est litt\u00e9rature.\u00bb L\u2019action de Mouloud Mammeri est pacifique, il portait en lui une \u00e9nergie de conviction extraordinaire, persuad\u00e9 que l\u2019histoire rattrapera un jour les falsificateurs. La reconnaissance d\u2019une langue et d\u2019une histoire -occult\u00e9es depuis des mill\u00e9naires- est l\u00e9gitime. Il lutte contre les \u00e9tiquettes, et, il ne laisse pas embrigader par les tentations fallacieuses et tronqu\u00e9es. Il n\u2019est pas le seul \u00e0 proclamer ce droit \u00e0 l\u2019existence. Les \u00e9crivains des ann\u00e9es 1950 -\u00e0 des niveaux diff\u00e9rents- donnent \u00e0 voir le peuple alg\u00e9rien, non seulement aux colonisateurs mais aux tenants d\u2019id\u00e9ologies r\u00e9ductrices. Le peuple alg\u00e9rien existe ; il est vivant et il fallait le dire, et ce sont des \u00e9crivains comme Mohamed Dib, Kateb Yacine, Jean Amrouche, Mouloud Feraoun qui ont \u00e9t\u00e9 des \u00e9veilleurs de consciences. Boulifa, M. Mammeri et M. Feraoun ont r\u00e9tabli la continuit\u00e9 malgr\u00e9 les ruptures historiques, en publiant les po\u00e8mes de Si M\u2019hand ou M\u2019hand. Ainsi, la tradition orale par la scripturalit\u00e9 s\u2019inscrit dans le sens de l\u2019histoire. C\u2019est un combat face aux tentatives de ceux qui veulent effacer les cultures populaires et surtout les vider de leur substance. La culture alg\u00e9rienne doit \u00e9chapper \u00e0 la folklorisation et pour cela m\u00e9rite un travail de revalorisation parce qu\u2019ancr\u00e9e dans les racines profondes de l\u2019Alg\u00e9rie. \u00abAu lieu de v\u00e9n\u00e9rer le pass\u00e9, la culture berb\u00e8re, il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 l\u2019interroger\u00bb (Melha Ben Brahim). Par la reconnaissance des langues nationales, le patrimoine oral aurait pu \u00eatre sauvegard\u00e9 comme une richesse ce qui aurait permis le passage \u00e0 d\u2019autres cultures sans heurt sans d\u00e9chirement. Le patrimoine oral souvent d\u00e9valoris\u00e9, pas seulement chez nous, v\u00e9hicule mythes, symboles et tout ce qui contribue \u00e0 forger la personnalit\u00e9. M. Mammeri a pris conscience que quelque chose d\u2019essentiel de vital \u00e9tait en train de se perdre d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive. Comment ne pas \u00eatre saisi d\u2019angoisse devant l\u2019exemple de Khadidja, femme de Touat &#8211; Gourara : M. Mammeri a rencontr\u00e9 une des derni\u00e8res femmes parlant berb\u00e8re, le z\u00e9n\u00e8te \u00e0 Tamentit : \u00abLe Z\u00e9n\u00e8te n\u2019\u00e9tait plus pour elle un instrument de communication, mais seulement une sorte de bien pr\u00e9cieux auquel elle portait une nostalgie visiblement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e\u00bb M. Mammeri n\u2019a enregistr\u00e9 que des bribes de la po\u00e9sie de Khadidja. \u00abElle \u00e9tait la derni\u00e8re \u00e0 d\u00e9tenir un patrimoine d\u2019une grande valeur\u00bb M. Mammeri a promis de revenir \u00abpour lui faire dire et, ainsi sauver de l\u2019oubli ce bien enfoui dans un contenant si fragile&#8230; nous n\u2019avons pas eu \u00e0 repartir pour Tamentit, parce qu\u2019entre temps, Khadidja est morte\u00bb. Cet exemple illustre bien l\u2019urgence de sauvegarder le patrimoine national parce qu\u2019il \u00abv\u00e9hicule d\u2019inestimables valeurs accumul\u00e9es depuis des mill\u00e9naires, et qui justement parce qu\u2019elles sont l\u2019aboutissement unique d\u2019une exp\u00e9rience aussi longue, doivent \u00eatre prises en compte par tous les hommes, dont c\u2019est le bien commun, mais d\u2019abord par les int\u00e9ress\u00e9s ; car l\u2019exemple du Gourara montre que les changements et les \u00e9volutions qui s\u2019op\u00e8rent in\u00e9vitablement &#8211; et du reste heureusement- dans une culture ne sont b\u00e9n\u00e9fiques que s\u2019ils sont d\u00e9termin\u00e9s de l\u2019int\u00e9rieur\u00bb. Face \u00e0 cette perte inestimable, qui ampute l\u2019Alg\u00e9rie d\u2019une dimension essentielle, M. Mammeri lance un cri d\u2019alarme. Une grande civilisation que 30 si\u00e8cles de colonisation n\u2019ont tout de m\u00eame pas r\u00e9ussi \u00e0 effacer, une culture aussi vivace qui a r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 de multiples assauts, ne m\u00e9ritent-elles pas qu\u2019on la sauvegarde ? Dans toutes ses oeuvres, M. Mammeri d\u00e9voile ce qu\u2019on a toujours voulu cacher : l\u2019existence d\u2019un peuple expropri\u00e9 de sa langue (Awal). M. Mammeri change le regard, il part en guerre contre les attitudes r\u00e9ductrices et contre l\u2019anthropologie occidentale dont le regard ext\u00e9rieur n\u2019est pas \u00e0 m\u00eame d\u2019appr\u00e9hender v\u00e9ritablement le fonctionnement d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. Donc, une culture de la m\u00e9moire pour donner \u00e0 nos jeunes un rep\u00e8re, un symbole enrichissant, dynamisant, et qui leur permet de structurer leur personnalit\u00e9. M. Mammeri symbolise des valeurs universelles, universalistes. Sa qu\u00eate est une qu\u00eate de v\u00e9rit\u00e9: homme de culture avant tout, loin de la politique et pourtant si pr\u00e8s des pr\u00e9occupations de son pays et qui clame haut et fort \u00abqu\u2019une culture ne se d\u00e9cr\u00e8te pas\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/span><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_self\"><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L&rsquo;ivrEscQ<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abQue les portes et les fen\u00eatres de ma maison soient grandes ouvertes. 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