{"id":1647,"date":"2011-07-15T22:00:08","date_gmt":"2011-07-15T21:00:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=1647"},"modified":"2011-07-24T12:10:17","modified_gmt":"2011-07-24T11:10:17","slug":"dossier-mohammed-dib-temoin-et-communiquant-de-son-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/dossier-mohammed-dib-temoin-et-communiquant-de-son-siecle\/","title":{"rendered":"T\u00e9moin et communiquant de son si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify;\">De sa premi\u00e8re trilogie ancr\u00e9e \u00e0 Tlemcen dans les ann\u00e9es quarante \u00e0 sa seconde, nordique, qui dit l\u2019exil g\u00e9ographique mais aussi linguistique, Mohammed Dib, dans cette \u00e9volution esth\u00e9tique et th\u00e9matique de son \u0153uvre romanesque et po\u00e9tique, est rest\u00e9 attach\u00e9 \u00e0 sa terre natale\u2026<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1649\" title=\"mohamed-dib-2\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/mohamed-dib-2.jpg\" alt=\"\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/mohamed-dib-2.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/mohamed-dib-2-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019embl\u00e9e, mais fugitivement,\u00a0\u00abgu\u00e8re sans conscience\u00bb, l\u2019adolescent, Mohammed Dib, entreprend \u00ab une migration \u00bb l\u2019acheminant\u00a0vers des destinations inconnues,\u00a0d\u2019infinis espaces de plus en plus lointains, tels les pays nordiques avec d\u2019autres horizons ! De pays d\u2019\u00e9criture mais aussi d\u2019exil r\u00e9el s\u2019agissant\u00a0de l\u2019un d\u2019eux en s\u2019y fixant, durablement jusqu\u2019 au terme de sa brillante trajectoire.<br \/>\nMais aussi d\u2019autres exils, l\u2019exil linguistique dit-on. Est-ce pour autant une coupure avec son pays, sa propre patrie constituant la th\u00e9matique centrale de la premi\u00e8re\u00a0trilogie, l\u2019oeuvre aussi bien de confirmation du jeune \u00e9crivain que le t\u00e9moignage de son peuple r\u00e9solument engag\u00e9 \u00e0 s\u2019affranchir du joug colonial ? En fait, au vu de leur finalit\u00e9 ardemment poursuivie\u00a0par l\u2019un comme l\u2019autre exil, la rupture n\u2019est pas aussi tranchante. Qu\u2019il s\u2019agisse de\u00a0la premi\u00e8re trilogie ou la seconde\u00a0trilogie, la nordique, voire d\u2019autres oeuvres, ne s\u2019agit-il pas avant tout de la transmission de la double culture de l\u2019Alg\u00e9rie populaire\u00a0et savante ? \u00c0 dessein pour les confronter aux cultures des autres ? Par excellence\u00a0l\u2019interculturalit\u00e9 ? Aussi l\u2019approche propos\u00e9e est-elle ax\u00e9e sur :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; L\u2019exil linguistique : t\u00e9moignage\u00a0de la situation socio\u00e9conomique\u00a0de l\u2019Alg\u00e9rie et de sa culture populaire.<br \/>\n&#8211; L\u2019exil r\u00e9el : la transmission de l\u2019h\u00e9ritage culturel savant de l\u2019Alg\u00e9rie le confrontant aux cultures des autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus que l\u2019\u00e9tat des lieux pour en informer l\u2019opinion publique la plus large possible, c\u2019est aussi et davantage l\u2019engagement pour une cause juste, \u00e0 un tournant crucial du XX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Effectivement, quoique limit\u00e9e\u00a0\u00e0 sa ville natale, la premi\u00e8re\u00a0trilogie concerne toute l\u2019Alg\u00e9rie, les probl\u00e8mes v\u00e9cus et endur\u00e9s par ses habitants, d\u2019une Alg\u00e9rie certes paup\u00e9ris\u00e9e\u00a0et pressur\u00e9e des d\u00e9cennies\u00a0durant, mais fermement engag\u00e9e durant ce tournant historique parfaitement dat\u00e9 par les trois titres composant la trilogie : La Grande Maison\u00a0(1952), L\u2019incendie (1954) et Le m\u00e9tier \u00e0 tisser (1957). \u00c0 jamais, une fresque peignant toute une \u00e9poque, toute une soci\u00e9t\u00e9 quotidiennement aux prises avec d\u2019inextricables probl\u00e8mes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est ainsi que La Grande Maison, Dar Sbetar, en constitue le microcosme mais aussi l\u2019univers du d\u00e9nuement, de la d\u00e9tresse humaine, d\u2019une survie confront\u00e9e \u00e0 de multiples et infinis probl\u00e8mes sans cesse aggrav\u00e9s, au surplus personnifi\u00e9s par A\u00efni, se d\u00e9battant avec ses siens et cohabitant dans cette \u00ab(&#8230;) maison \u00e9norme et grouillante. La faim animale, la panique, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, la gentillesse, le bonheur d\u2019un cadeau re\u00e7u (surtout si c\u2019est quelque chose \u00e0 manger) tissent le drame quotidien de ces existences musulmanes qui, dans ce cadre sordide et tumultueux, demeurent insaisissables aux \u00e9trangers.\u00bb Fin observateur, le jeune \u00e9crivain a tout not\u00e9 (1), minutieusement, \u00e0 longueur de journ\u00e9es par \u00abcelui qui risque de tous les romanciers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">plus \u00bb souligne en 1953 Maurice Nadeau dans Mercure de France, du reste l\u2019oeuvre consacr\u00e9e par le Grand prix F\u00e9nelon, et aussit\u00f4t traduite en six langues. De plus, le second titre est aussi percutant que retentissant : L\u2019incendie, \u00e0 dessein consacr\u00e9 au monde rural, violemment oppos\u00e9 au pr\u00e9c\u00e9dent, quoique focalis\u00e9 au tout petit village des B\u00e9ni Boublen, superposant sur un exigu \u00e9peron deux niveaux d\u2019habitat, l\u2019un destin\u00e9 aux s\u00e9pultures, l\u2019autre r\u00e9serv\u00e9 aux campagnards en-dessous du premier (troglodytes), \u00e0 peine visible au sein de la masse calcaire du site\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019autres sc\u00e8nes plus path\u00e9tiques constituent L\u2019incendie, certes moins accessibles eu \u00e9gard \u00e0 leur localisation et l\u2019\u00e9chelle adopt\u00e9e mais ne demeurant pas moins grandeur nature, celle de toute une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9treinte par le syst\u00e8me politique honni, fond\u00e9 sur l\u2019exploitation de l\u2019homme par l\u2019homme, sans cesse aggrav\u00e9 par l\u2019encha\u00eenement des faits : la gr\u00e8ve, l\u2019incendie, les repr\u00e9sailles\u2026 La d\u00e9shumanisation r\u00e9duisant les fellahs aphones \u00e0 \u00abdes morceaux de la vie, des bribes de conversations (ne pouvant) faire entendre des voies discordantes dont peut na\u00eetre parfois une harmonie\u00bb souligne Jean D\u00e9jeux (1973) insistant sur la triple dimension sociologique, politique et po\u00e9tique de l\u2019oeuvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9trospectivement, \u00e0 travers Le m\u00e9tier \u00e0 tisser, l\u2019\u00e9crivain revient \u00e0 la ville, aux ann\u00e9es de famine et d\u2019end\u00e9mies durant la Seconde Guerre mondiale mettant en branle, au grand jour, \u00abl\u2019arm\u00e9e grouillante des meurt-de-faim affluant \u00e0 travers rues et venelles, des mendiants continuant d\u2019errer sans but et sans para\u00eetre remarquer le d\u00e9luge qui les su\u00e7ait jusqu\u2019au coeur battant de la ville d\u00e8s l\u2019aube grouillante au march\u00e9 de la laine.\u00bb Une autre fresque au quotidien : \u00abA\u00efni, avec tant d\u2019autres vendeuses, se morfondait \u00e0 Socq-el-Ghezel sans \u00eatre certaine d\u2019\u00e9couler son fil\u00e9. Or, les premi\u00e8res sir\u00e8nes n\u2019eurent pas t\u00f4t fait d\u2019hurler \u00e0 la gare, qu\u2019une fi\u00e8vre \u00e9perdue les avait empoign\u00e9s. Et depuis lors, pas de quartier, nul endroit, jusqu\u2019aux faubourgs, qui ne vibr\u00e2t de l\u2019ardeur diligente des tisseurs. De toutes parts, le battement assourdi des peignes accueillait le passant, quand ce n\u2019\u00e9tait pas le furieux claquement des navettes. Les m\u00e9tiers avalaient les filets insatiablement\u2026 \u00bb (1957).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi la premi\u00e8re trilogie r\u00e9v\u00e8le et confirme le talentueux \u00e9crivain plaidant la cause d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 s\u2019acharnant \u00e0 briser les cha\u00eenes de l\u2019oppression, de la tyrannie, alors que chez Feraoun le souci dominant n\u2019est pas celui du changement hormis dans Les Chemins qui montent mais celui de la continuit\u00e9. Mohammed Dib n\u2019a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 T\u00e9moignage Chr\u00e9tien (f\u00e9vrier 1958), au paroxysme de la guerre de Lib\u00e9ration nationale, soit les derniers mois de la IVe R\u00e9publique \u00abnous sommes acteurs dans cette trag\u00e9die\u00bb ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 merveille, la sensibilit\u00e9 de l\u2019\u00e9crivain est omnipr\u00e9sente. \u00ab Je suis essentiellement un po\u00e8te et c\u2019est de la po\u00e9sie que je suis venu au roman et non l\u2019inverse \u00bb, pr\u00e9cise-t-il dans Afrique action, (13 mars 1961). Du reste, l\u2019humble des humbles, d\u2019une voix \u00e9touff\u00e9e, Khadra chantait toute la journ\u00e9e pour son nourrisson port\u00e9 sur son dos, de surcro\u00eet passant toutes ses journ\u00e9es \u00e0 tourner une lourde meule comme une esclave muette et soumise :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans mon jardin<br \/>\nJ\u2019ai sem\u00e9 des graines d\u2019anis ;<br \/>\nAttir\u00e9s par leur douceur<br \/>\nLes oiseaux sont venus ;<br \/>\nJe les ai chass\u00e9s<br \/>\nAvec des paraboles\u2026<br \/>\n\u00d4 beaut\u00e9 que mon fils d\u2019entre toutes les beaut\u00e9s<br \/>\nNulle autre femme f\u00e9conde ne l\u2019aurait enfant\u00e9<br \/>\nDe soie m\u00eal\u00e9e d\u2019or que ces cheveux<br \/>\nTant qu\u2019il est blond \u00e0 l\u2019exc\u00e8s !<br \/>\nLes oiseaux rouges et tristes<br \/>\nN\u2019assailliront plus mon enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, les po\u00e8mes sont un peu partout. Au chapitre II Ba Dedouche entonne un chant jusqu\u2019\u00e0 ce que Slimane Meskine lui r\u00e9ponde dans la nuit. L\u2019auteur se retrempe dans son enfance rythm\u00e9e par les jeux d\u2019alors : le jeu des noyaux d\u2019abricot, de billes et surtout le foot pratiqu\u00e9 par une balle faite de vieux chiffons attach\u00e9s de ficelle, la pelote shoot\u00e9 pieds nus, le long de ruelles \u00e9troites. Des jeux entrecoup\u00e9s de chants, de po\u00e8mes rustiques qu\u2019on n\u2019entend plus, (L\u2019incendie, 1954 :17), des strophes transcrites respectant l\u2019harmonie dans leur v\u00e9ritable contexte socioculturel, contrairement \u00e0 la d\u00e9marche du linguiste William Mar\u00e7ais (1902), (strophe de gauche) :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oh Mama \u2013 la \u2013 Maritorne Ya Mama- Gharlm\u00fbla<br \/>\nPousse une tendre chanson Djib es-sut ahnin<br \/>\nLa marmite bout Wal\u2019q\u00e2dra tesdtsghala<br \/>\nLes escargots son bons Wal\u2019babouch ebin\u00een<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Excellemment, le po\u00e8me du cru se rapportant \u00e0 la faim quotidienne, de tous les instants, d\u2019autant que pr\u00e9cocement l\u2019enfant s\u2019est m\u00eal\u00e9 \u00e0 la vie du quartier puis \u00e0 la ville historique pour s\u2019y impr\u00e9gner, noter ses alt\u00e9rations, et rep\u00e9rer certains centres d\u2019int\u00e9r\u00eat localis\u00e9s dans les quartiers d\u2019artisanat et de commerce, rep\u00e9rables autour de la place El Medres (Bugeaud), tems les ateliers de tissages occupant des caves le long des venelles d\u00e9bouchant \u00e0 la rue Bellevue, les sc\u00e8nes vivantes m\u00e9moris\u00e9es par Le m\u00e9tier \u00e0 tisser (2) \u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi la langue d\u2019\u00e9criture \u00abqui loin de (le) rende Fran\u00e7ais, (l\u2019) a fait plus Alg\u00e9rien\u00bb (1994, a : 79), a effectivement lib\u00e9r\u00e9 les forces cr\u00e9atrices pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la fois pour plaider, t\u00e9moigner et communiquer d\u2019authentiques t\u00e9moignages. De l\u2019histoire au temps pr\u00e9sent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exil r\u00e9el : la transmission de l\u2019h\u00e9ritage culturel savant de l\u2019Alg\u00e9rie confront\u00e9e aux cultures des autres (\u2026)<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Par Djilali Sari<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/span><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_self\"><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L&rsquo;ivrEscQ<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De sa premi\u00e8re trilogie ancr\u00e9e \u00e0 Tlemcen dans les ann\u00e9es quarante \u00e0 sa seconde, nordique, qui dit l\u2019exil g\u00e9ographique mais aussi linguistique, Mohammed Dib, dans cette \u00e9volution [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,4,139],"tags":[],"class_list":["post-1647","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-dossier","category-n-12"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1647","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1647"}],"version-history":[{"count":19,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1647\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1798,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1647\/revisions\/1798"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}