{"id":1684,"date":"2011-07-15T16:00:16","date_gmt":"2011-07-15T15:00:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=1684"},"modified":"2011-07-20T13:14:03","modified_gmt":"2011-07-20T12:14:03","slug":"%c2%ab-le-marche-du-livre-est-gigantesque-il-y-a-de-la-place-pour-tous-les-professionnels%c2%bb","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/%c2%ab-le-marche-du-livre-est-gigantesque-il-y-a-de-la-place-pour-tous-les-professionnels%c2%bb\/","title":{"rendered":"\u00ab Le march\u00e9 du livre est gigantesque, il y a de la place pour tous les professionnels\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1687\" title=\"mohamed-balhi-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/mohamed-balhi-1.jpg\" alt=\"\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/mohamed-balhi-1.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/mohamed-balhi-1-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019ivrEscQ : Monsieur Balhi, en tant que directeur\u00a0des \u00e9ditions l\u2019Anep, quel regard portez-vous sur l\u2019\u00e9dition en Alg\u00e9rie, et notamment votre maison d\u2019\u00e9dition ?<br \/>\n<\/strong><strong>Mohamed Balhi :<\/strong> Ce qui est positif, c\u2019est qu\u2019il y a de plus en plus d\u2019ouvrages qui sont \u00e9dit\u00e9s, mais il y a un long chemin \u00e0 faire pour parvenir \u00e0 cr\u00e9er une industrie du livre. Tout le monde doit s\u2019y mettre, \u00e0 commencer par les pouvoirs publics. Ce qui est int\u00e9ressant, c\u2019est que l\u2019on fabrique de plus en plus de produits de qualit\u00e9 et l\u00e0 je fais allusion au beau livre. Les Editions Anep ont un fonds \u00e9ditorial cons\u00e9quent et aspirent\u00a0\u00e0 produire plus et mieux. Le march\u00e9 du livre est gigantesque, et il y a de la place pour tous les professionnels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Quelle est l\u2019\u00e9volution du livre dans les trois prochaines\u00a0ann\u00e9es ?<\/strong><br \/>\n<strong>M. B. :<\/strong> Je dirais que ce qui marche le plus, c\u2019est tout ce qui a trait \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019Alg\u00e9rie et on peut le comprendre. Il y a un puzzle \u00e0 reconstituer depuis Juba II. La colonisation de peuplement a entra\u00een\u00e9 une acculturation et \u00e7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 mieux avec le parti unique. C\u2019est normal que l\u2019on revienne aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019essentiel. Ce ressourcement politique, religieux\u00a0et culturel est salvateur. Quant au roman, h\u00e9las, il a un cheminement lent. Le talent existe pourtant. Il y a d\u2019excellents\u00a0textes qui passent \u00e0 c\u00f4t\u00e9, car il n\u2019y a pas de critique litt\u00e9raire en Alg\u00e9rie. Les gens pr\u00e9f\u00e8rent aller se faire publier ailleurs pour avoir une plus grande r\u00e9sonnance m\u00e9diatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : O\u00f9 s\u2019oriente la ligne \u00e9ditoriale de l\u2019Anep ?\u00a0Est-ce que vous avez une unit\u00e9 dans ce que vous publiez, ou alors votre\u00a0maison d\u2019\u00e9dition se cherche dans une ligne \u00e9ditoriale suivant les tendances ?<\/strong><br \/>\n<strong>M. B. :<\/strong> On n\u2019agit pas par effet de mode. La m\u00e9moire collective\u00a0de l\u2019Alg\u00e9rie est enfouie en nous, mais elle risque de dispara\u00eetre avec la patine du temps. C\u2019est comme ces manuscrits des zaou\u00efas d\u2019Adrar qui risquent d\u2019\u00eatre perdus \u00e0 tout moment. L\u2019encyclop\u00e9die de l\u2019Alg\u00e9rie\u00a0est \u00e0 faire. Il y a les gens, la faune et la flore. Si un auteur nous ram\u00e8ne un texte sur la musique gnaoua et un autre sur le jazz, eh bien, on prendra le premier. Si on a \u00e0 choisir entre un livre sur Ferhat Abbas et un autre sur Rosa Luxembourg, notre choix est \u00e9vident.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Vous publiez beaucoup de livres. A les feuilleter, on remarque l\u2019importance de la mise en page et le travail confirm\u00e9 d\u2019impression &#8230;<\/strong><br \/>\n<strong>M. B. :<\/strong> L\u2019imprimerie de l\u2019Anep est aujourd\u2019hui outill\u00e9e pour r\u00e9aliser des ouvrages de qualit\u00e9. Nous avons affaire \u00e0 une industrie, donc cela suppose des \u00e9quipements pointus, des traditions et un savoir-faire. Mais comme je vous l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit, il y a encore un sacr\u00e9 boulot \u00e0 accomplir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : N\u00e9anmoins, dans votre catalogue, vous ne publiez pas beaucoup de recueils de po\u00e9sie ni de romans, probablement,\u00a0ils ne rentabilisent pas. Est-ce que le budget est important pour le choix de vos livres ?<br \/>\n<\/strong><strong>M. B. :<\/strong> Les po\u00e8tes n\u2019ont pas de chance et c\u2019est valable pour les po\u00e8tes du monde entier. La po\u00e9sie n\u2019est pas rentable, il faut des subventions et des m\u00e9c\u00e8nes. C\u2019est dramatique de le dire, n\u2019est-ce pas ? Il n\u2019y a que dans les pays du Golfe o\u00f9 la po\u00e9sie est valoris\u00e9e, parce que cela fait partie d\u2019une culture. Mais rassurer-vous, l\u2019Anep publie avec plaisir les grands textes du shi\u00eer el malh\u00fbn, puisque c\u2019est notre patrimoine.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/span><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_self\"><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L&rsquo;ivrEscQ<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ivrEscQ : Monsieur Balhi, en tant que directeur\u00a0des \u00e9ditions l\u2019Anep, quel regard portez-vous sur l\u2019\u00e9dition en Alg\u00e9rie, et notamment votre maison d\u2019\u00e9dition ? 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