{"id":1701,"date":"2011-07-15T09:00:13","date_gmt":"2011-07-15T08:00:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=1701"},"modified":"2011-07-20T13:14:43","modified_gmt":"2011-07-20T12:14:43","slug":"%c2%ab-j%e2%80%99ai-voulu-mettre-en-exergue-cette-famille-algerienne-modeste-pleine-de-qualites-humaines-fiere-de-son-terreau-culturel-et-en-meme-temps-progressiste-car-resolument-tournee-vers-la-m","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/%c2%ab-j%e2%80%99ai-voulu-mettre-en-exergue-cette-famille-algerienne-modeste-pleine-de-qualites-humaines-fiere-de-son-terreau-culturel-et-en-meme-temps-progressiste-car-resolument-tournee-vers-la-m\/","title":{"rendered":"\u00ab J\u2019ai voulu mettre en exergue cette famille alg\u00e9rienne modeste, pleine de qualit\u00e9s humaines, fi\u00e8re de son terreau culturel et en m\u00eame temps progressiste, car r\u00e9solument tourn\u00e9e vers la modernit\u00e9 \u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1702\" title=\"salah-mouhoubi-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/salah-mouhoubi-1.jpg\" alt=\"\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/salah-mouhoubi-1.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/salah-mouhoubi-1-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019ivrEscQ : Votre roman est un roman haletant, fluide, facile \u00e0 lire, on y trouve comme th\u00e8me favori la famille made in Alg\u00e9rie, \u00e0 tel point que le h\u00e9ros ne se permet aucunement des \u00e9carts de conduite, pourtant, il est conscient qu\u2019il se sacrifie pour sa fille\u2026<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Salah Mouhoubi :<\/strong> Je vous remercie, car rien n\u2019est agr\u00e9able pour un auteur que de s\u2019entendre dire que son roman est fluide et facile \u00e0 lire. Je consid\u00e8re cela comme un compliment car un auteur s\u2019efforce toujours d\u2019am\u00e9liorer son style pour permettre au lecteur d\u2019\u00e9prouver un r\u00e9el plaisir \u00e0 la lecture. Je dois dire que, personnellement, j\u2019ai toujours appr\u00e9ci\u00e9 les livres faciles \u00e0 lire, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e9crit dans un style clair, limpide et vivant. Mes lectures m\u2019ont beaucoup influenc\u00e9 dans ce sens. Dans ce roman, j\u2019ai d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment choisi comme th\u00e8me une famille typiquement alg\u00e9rienne. J\u2019ai voulu mettre en exergue cette famille alg\u00e9rienne modeste, pleine de qualit\u00e9s humaines, fi\u00e8re de son terreau culturel et en m\u00eame temps progressiste, car r\u00e9solument tourn\u00e9e vers la modernit\u00e9. De mon point de vue, l\u2019attachement \u00e0 des traditions n\u2019est pas antinomique de la recherche de la modernit\u00e9. Les pays d\u00e9velopp\u00e9s ont op\u00e9r\u00e9 une formidable synth\u00e8se de ces deux concepts et d\u2019ailleurs, la Chine, l\u2019Inde, le Japon et bien d\u2019autres pays sont des exemples qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre m\u00e9dit\u00e9s. Le h\u00e9ros du roman est un prototype de cette synth\u00e8se. C\u2019est un homme normal, sensible, attach\u00e9 \u00e0 des traditions ancestrales qui sont les bases de la coh\u00e9sion sociale, puisqu\u2019il se sacrifie pour sa fille et, en m\u00eame temps, d\u00e9clare qu\u2019il est citoyen du monde, car il reste ouvert et tol\u00e9rant. Il aime le ch\u00e2abi mais il appr\u00e9cie les grands g\u00e9nies de la musique classique. C\u2019est un homme qui vit pleinement dans son si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Une femme et deux amours enchante certains et surprend d\u2019autres, mettant en \u00e9vidence la r\u00e9ponse de la vie. Pourtant vous pointez de l\u2019index la soci\u00e9t\u00e9 ruralis\u00e9e\u2026<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>S.M. :<\/strong> Vous savez mieux que moi qu\u2019un auteur est d\u2019abord un observateur attentif de la soci\u00e9t\u00e9, de ses mouvements, de ses humeurs, de ses tendances mais aussi de ses probl\u00e8mes, de ses angoisses, et m\u00eame de ses espoirs, bref de tout ce qui la touche. Alors, \u00e0 sa mani\u00e8re, il restitue cette r\u00e9alit\u00e9, subrepticement ou directement, soit sous forme \u00abd\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e2me\u00bb de l\u2019auteur, soit \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un dialogue entre les personnages du roman. C\u2019est ce que fait Ahmed, en pointant de l\u2019index la soci\u00e9t\u00e9 ruralis\u00e9e. Car, c\u2019est un v\u00e9ritable probl\u00e8me de fond qui est pos\u00e9. Dans tous les pays du monde, il y a les citadins et les ruraux. C\u2019est une r\u00e8gle. Il ne peut y avoir de citadins ruralis\u00e9s ou de ruraux-citadins. Quand le rural \u00e9migre ou s\u2019installe dans la ville, il est int\u00e9gr\u00e9 et devient citadin mais il ne peut en aucun cas rester rural et devenir citadin. Car, si l\u2019on reste dans ce sch\u00e9ma, cela veut dire que le concept de ville n\u2019a plus de sens. C\u2019est la raison pour laquelle Alger a perdu son \u00e2me de capitale et que les villes du pays sont beaucoup plus proches de gros villages que de centres urbains et modernes. D\u2019ailleurs, on le constate dans le comportement des gens \u00e0 travers, par exemple, l\u2019absence totale de civisme. Les sociologues ont peut-\u00eatre une explication \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. De toute fa\u00e7on, c\u2019est ce qui explique, en partie bien s\u00fbr, que la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne a perdu ses rep\u00e8res ; elle est d\u00e9structur\u00e9e en profondeur et porte en elle-m\u00eame les germes de la violence et peut-\u00eatre m\u00eame de son implosion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : On pourrait dire que votre plume rend hommage \u00e0 la femme. Autrement dit, la force de la femme est au centre d\u2019int\u00e9r\u00eat des hommes, d\u2019o\u00f9 le titre de votre roman. Pourquoi un tel \u00e9gard envers la femme ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>S.M. :<\/strong> Je ne suis pas f\u00e9ministe mais la femme, surtout alg\u00e9rienne, m\u00e9rite tous les \u00e9gards. Le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent plaident enti\u00e8rement en sa faveur et il ne saurait y avoir de futur sans elle. La femme alg\u00e9rienne a prouv\u00e9 tout au long de l\u2019histoire qu\u2019elle pouvait \u00eatre effectivement l\u2019\u00e9gale de l\u2019homme. Elle a arrach\u00e9 par ses combats incessants ses droits dans une soci\u00e9t\u00e9 arri\u00e9r\u00e9e et, il faut l\u2019avouer, caract\u00e9ris\u00e9e par une tendance manifeste au machisme. Alors, vous pouvez comprendre que je n\u2019h\u00e9site pas un seul instant \u00e0 utiliser ma plume pour d\u00e9fendre la cause de la femme alg\u00e9rienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : On s\u2019attendait \u00e0 une escapade entre le veuf et Nadia, la secr\u00e9taire, et voil\u00e0 encore une fois, nous sommes embarqu\u00e9s dans un monde \u00abmoralisateur\u00bb. Cette derni\u00e8re est m\u00e8re de famille maternant Lamia, la fille de son patron. Pourquoi ce verbe conventionnel le long du roman ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>S.M. :<\/strong> J\u2019aurais pu imaginer une telle \u00e9ventualit\u00e9, une escapade entre Ahmed, le h\u00e9ros du roman, et sa secr\u00e9taire. Mais &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/span><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_self\"><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L&rsquo;ivrEscQ<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ivrEscQ : Votre roman est un roman haletant, fluide, facile \u00e0 lire, on y trouve comme th\u00e8me favori la famille made in Alg\u00e9rie, \u00e0 tel point que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[5,139],"tags":[],"class_list":["post-1701","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature-algerienne","category-n-12"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1701","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1701"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1701\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1795,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1701\/revisions\/1795"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1701"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1701"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1701"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}