{"id":2402,"date":"2011-12-15T15:47:51","date_gmt":"2011-12-15T14:47:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=2402"},"modified":"2011-12-15T12:14:11","modified_gmt":"2011-12-15T11:14:11","slug":"rachid-mimouni-notre-fureur-d%e2%80%99etre-outoudert-abrous-un-cri-dans-la-nuit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/rachid-mimouni-notre-fureur-d%e2%80%99etre-outoudert-abrous-un-cri-dans-la-nuit\/","title":{"rendered":"Rachid Mimouni : \u00ab\u00a0Notre fureur d\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb \/ Outoudert Abrous : \u00ab\u00a0Un cri dans la nuit\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2406\" title=\"MIMOIUNI OUTOUDERT\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/MIMOIUNI-OUTOUDERT1.jpg\" alt=\"\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/MIMOIUNI-OUTOUDERT1.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/MIMOIUNI-OUTOUDERT1-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><strong>Rachid Mimouni<\/strong> : \u00ab\u00a0Notre fureur d\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dans cette rubrique, on en parle encore, une envie de ressortir des \u00e9crits du terroir des auteurs bien confirm\u00e9s ou hautement consid\u00e9r\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La consultation de la d\u00e9funte revue<em> Promesse, <\/em>lanc\u00e9e en avril 1969 et au sein de laquelle nous sommes all\u00e9s puiser nos textes, constitue sans conteste pour la culture alg\u00e9rienne un v\u00e9ritable vivier de plumes en herbe, se rapportant \u00e0 l\u2019\u00e9poque consid\u00e9r\u00e9e. Dans ce num\u00e9ro de <em>L\u2019ivrEscQ, <\/em>figurent deux textes (des nouvelles) \u00e9crits par ces toutes jeunes plumes nomm\u00e9es Rachid Mimouni et Outoudert Abrous, ayant respectivement pour titre : <em>Notre fureur d\u2019\u00eatre <\/em>et <em>Un cri dans la nuit.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son num\u00e9ro 19 (janvier-f\u00e9vrier 1974), la revue <em>Promesse <\/em>pr\u00e9sentait \u00e0 son public quelque quatre nouvelles dont celles ayant pour auteurs Rachid Mimouni et Abrous Outoudert, et pr\u00e8s d\u2019une dizaine de po\u00e8mes, tous \u0153uvres de plumes alg\u00e9riennes en herbe. Au moment o\u00f9 Outoudert Abrous, l\u2019auteur-amateur d\u2019autrefois et l\u2019actuel directeur de la r\u00e9daction du journal <em>Libert\u00e9 <\/em>titrait sa nouvelle par <em>Un cri dans la nuit<\/em>, Rachid Mimouni, la toute jeune plume des ann\u00e9es soixante-dix du si\u00e8cle dernier, le faisait, lui, au travers de celui de <em>Notre fureur d\u2019\u00eatre.<\/em> \u00c0 cet \u00e2ge-l\u00e0 d\u00e9j\u00e0, Rachid Mimouni \u00e9tait un grand. Un grand artiste, si je puis dire. Son texte \u00e9tait tiss\u00e9 dans un langage tr\u00e8s correct, ch\u00e2ti\u00e9, raffin\u00e9, ma\u00eetrisant de bout en bout le sujet abord\u00e9. \u00c0 peine les premi\u00e8res phrases aval\u00e9es, et c\u2019est donc manifestement le lecteur qui est d\u00e9j\u00e0 pris dans le labyrinthe litt\u00e9raire, d\u00e9rout\u00e9, kidnapp\u00e9 avant m\u00eame que les fourr\u00e9s de la trame ne soient connus. Succulent \u00e0 souhait, le style du jeune auteur annonce d\u00e9j\u00e0 la couleur, d\u00e9voilant au passage l\u2019immense marge de progression de cette plume en herbe qui allait rapidement m\u00fbrir au fil des saisons et au fur et \u00e0 mesure de ses magnifiques textes devenus tr\u00e8s prolifiques. \u00c0 la lecture de la nouvelle, la troisi\u00e8me du genre \u00e0 \u00eatre publi\u00e9e gr\u00e2ce au m\u00eame support culturel et d\u2019information, <em>Promesse<\/em>, en l\u2019occurrence, apr\u00e8s celles contenues dans les num\u00e9ros 16 et 17, on est comme happ\u00e9 par le talent naissant de l\u2019auteur et la stature en devenir de sa tr\u00e8s prometteuse carri\u00e8re litt\u00e9raire. Au premier abord, on est malgr\u00e9 nous embarqu\u00e9 \u00e0 bord de ce \u00ab navire dansant doucement dans les eaux du port \u00bb. Et d\u00e9j\u00e0, en face de nous, il y a cet <em>\u00abAlger qui brillait de toute sa blancheur\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Outoudert Abrous<\/strong> : \u00ab\u00a0Un cri dans la nuit\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce cri de la nuit raconte les pr\u00e9paratifs et le d\u00e9roulement de la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019une nuit de noces, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e comme le veut la tradition. Il s\u2019agit d\u2019un mariage arrang\u00e9 o\u00f9 sans m\u00eame se conna\u00eetre, le couple s\u2019unit, faisant souvent l\u2019impasse sur l\u2019amour pour \u00e9lever la \u00abviolence conjugale\u00bb dans un monde qui fait l\u2019\u00e9loge du m\u00e2le et rabaisse le statut de la femme. La tradition ne retient donc de cette nuit de noces que \u00abl\u2019\u00e9tendard-symbole\u00bb de cette \u00abnuit d\u2019horreur\u00bb subie \u00e0 la toute jeune mari\u00e9e, dont le sang vaginal sauvera l\u2019honneur de toute une tribu. On \u00e9prouvait alors cette joie immense de hisser tr\u00e8s haut ce petit bout de tissu tachet\u00e9 du sang d\u2019honneur, tel un vrai \u00e9tendard au milieu d\u2019une foule compacte qui danse et chante une virilit\u00e9 \u00e0 toute \u00e9preuve du m\u00e2le, bien loin de toute cette intimit\u00e9 du couple et de vie humaine. Durant les premi\u00e8res d\u00e9cennies de l\u2019Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante, au douar, \u00e0 la campagne, ou dans les <em>d\u00e9chras, <\/em>ces f\u00eates se d\u00e9roulaient ainsi. La f\u00eate n\u2019avait de sens qu\u2019avec la lev\u00e9e de \u00abces couleurs nocturnes\u00bb o\u00f9 dominait le blanc du bout de tissu macul\u00e9 de sang. Fallait-il d\u00e9ranger les m\u0153urs pour p\u00e9n\u00e9trer dans l\u2019intimit\u00e9 du couple comme l\u2019impose ce folklore de mariage traditionnel ? Avoir l\u2019honneur annoncera de facto l\u2019attente du futur nouveau-n\u00e9, sexe masculin, juste apr\u00e8s quelques mois plus tard (&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<a href=\"..\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\"><br \/>\n<\/span><\/a><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rachid Mimouni : \u00ab\u00a0Notre fureur d\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb Dans cette rubrique, on en parle encore, une envie de ressortir des \u00e9crits du terroir des auteurs bien confirm\u00e9s ou hautement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[120,141],"tags":[],"class_list":["post-2402","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature-jeunesse","category-n14"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2402","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2402"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2402\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2592,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2402\/revisions\/2592"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2402"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2402"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2402"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}