{"id":2436,"date":"2011-12-15T10:57:26","date_gmt":"2011-12-15T09:57:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=2436"},"modified":"2011-12-15T12:13:56","modified_gmt":"2011-12-15T11:13:56","slug":"tarik-djerroud-le-sang-de-mars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/tarik-djerroud-le-sang-de-mars\/","title":{"rendered":"Tarik Djerroud : \u00ab\u00a0Le sang de mars\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2490\" title=\"TARIK DJ\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/TARIK-DJ2.jpg\" alt=\"\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/TARIK-DJ2.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/TARIK-DJ2-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019ivrEscQ : Un titre tr\u00e8s \u00e9vocateur qui interpelle. Autrement dit, pourquoi <em>Le sang de mars <\/em>?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Tarik Djerroud : <\/strong>Oui, en effet, ce titre, j\u2019en fais r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 mars 1962, qui repr\u00e9sente une date charni\u00e8re, et pour l\u2019Alg\u00e9rie et pour la France. C\u2019est un clin d\u2019\u0153il personnel pour convoquer une page de l\u2019Histoire sanglante, jamais referm\u00e9e. Ensuite, le contenu rec\u00e8le une singuli\u00e8re histoire d\u2019amiti\u00e9 entre deux individus que tout s\u00e9pare, a priori, mais lorsqu\u2019ils apprennent \u00e0 se conna\u00eetre, les affinit\u00e9s les plus insoup\u00e7onnables prennent le dessus et cimentent un attachement imperturbable, jusqu\u2019\u00e0 devenir un coupe-gorge. Bref, <em>Le sang de mars <\/em>est un chapitre du mouroir alg\u00e9rien de 1830 \u00e0 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Mais la structure interne du roman est tout autre\u2026 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>T.D. <\/strong>: Tout \u00e0 fait, mon roman est \u00e0 deux t\u00eates ! \u00c0 premi\u00e8re vue, le roman s\u2019ouvre sur un gar\u00e7on perdu sans argent, sans illusions, mais arm\u00e9 d\u2019un amour sans borne pour sa m\u00e8re. Nordine, pour bien le nommer, \u00e9pouse l\u2019\u00e9piderme de l\u2019Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante. Il vit et subit les tourments des ann\u00e9es 2000. Pour comprendre Nordine, il suffit de regarder l\u2019Alg\u00e9rie droit dans les yeux en lui ass\u00e9nant : \u00ab<em>Alg\u00e9rie, qu\u2019as-tu fait de ton ind\u00e9pendance ?<\/em>\u00bb Seulement, aux derniers chapitres de mon ouvrage, on d\u00e9couvre un livre de m\u00e9moire qu\u2019\u00e9crivait le Fran\u00e7ais Marcel qui, par la force des circonstances, opte pour la r\u00e9daction d\u2019un roman \u00e0 la seule fin d\u2019\u00eatre finalement lui-m\u00eame, sans hypocrisie aucune, s\u2019avouant ses quatre v\u00e9rit\u00e9s et assumant son pass\u00e9, ses crimes avec courage et lucidit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Marcel, justement, il est pourtant ce qu\u2019il y a de plus humain ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>T.D. <\/strong>: Il est ce qu\u2019il est : mi-ange, mi-d\u00e9mon ! Marcel est un Alsacien, fils de catholiques dont le chauvinisme le dispute \u00e0 la rectitude morale, et qui pourtant a commis ce qu\u2019on peut appeler commun\u00e9ment l\u2019abominable. Pris dans l\u2019engrenage de la guerre il est emport\u00e9 par la cruaut\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements qui le mue \u00e0 la fois en bourreau et en victime. Et ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 la fin de la guerre qu\u2019il se retrouve malade, esseul\u00e9. Avec le recul et la maturit\u00e9, il se soumet \u00e0 un examen de conscience. Pour moi, qui suis n\u00e9 durant les ann\u00e9es 70, le parcours du personnage m\u2019int\u00e9resse au plus haut point : savoir comment le colonialisme op\u00e8re, et comment il r\u00e9agira \u00e0 l\u2019annonce de cette v\u00e9rit\u00e9 (naissance d\u2019un fils suite \u00e0 un viol) que sa m\u00e9moire n\u2019a pas pu retenir qui lui revient in\u00e9vitablement comme une explosion violente \u00e0 la figure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Et pourquoi cette absence de femmes ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>T.D. <\/strong>: Absence, non. Peu pr\u00e9sentes, oui. Personnellement, j\u2019avoue que je ne connais pas assez les femmes pour en parler avec abondance (&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<a href=\"..\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\"><br \/>\n<\/span><\/a><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ivrEscQ : Un titre tr\u00e8s \u00e9vocateur qui interpelle. Autrement dit, pourquoi Le sang de mars ? 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