{"id":3359,"date":"2012-07-15T10:31:20","date_gmt":"2012-07-15T09:31:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=3359"},"modified":"2012-08-15T13:41:58","modified_gmt":"2012-08-15T12:41:58","slug":"oui-loeuvre-sort-plus-belle-dune-forme-au-travail-rebelle-vers-marbre-onyx-email","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/oui-loeuvre-sort-plus-belle-dune-forme-au-travail-rebelle-vers-marbre-onyx-email\/","title":{"rendered":"Oui, l\u2019oeuvre sort plus belle D\u2019une forme au travail Rebelle Vers marbre, onyx, \u00e9mail."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3360\" title=\"edito\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/edito.jpg\" alt=\"\" width=\"65\" height=\"82\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La litt\u00e9rature doit-elle plaire, non\u2026 puisque l\u2019\u00e9crivain d\u00e9crit l\u2019id\u00e9al d\u2019un monde dans son oeuvre qui lui permet souvent de r\u00e9inventer ses r\u00eaves, de se confondre \u00e0 un autre, son double. Il s\u2019\u00e9l\u00e8ve par un langage qui se r\u00e9nove \u00e0 chaque fois. Il ne convient pas d\u2019\u00e9crire pour appartenir \u00e0 la norme consentante, mais bien au contraire pour faire reculer les id\u00e9es pr\u00e9\u00e9tablies et surprendre. Des correspondances litt\u00e9raires ou priv\u00e9es peuvent refl\u00e9ter l\u2019\u00e2me d\u2019une \u00e9poque. Qui parmi nous a oubli\u00e9 cette correspondance intense et volumineuse de Gorges Sand, cette \u00e9crivaine du 19\u00e8me si\u00e8cle avec Gustave Flaubert, Alfred de Musset etc., ou encore Alexandra David-N\u00e9el, cette exploratrice du Tibet, qui \u00e9crivait \u00e0 son mari pendant quatorze ans des lettres de sa qu\u00eate en parcourant des r\u00e9gions paradisiaques au parfum violent de la nature sauvage, l\u2019Himalaya et le monde souffrant de Lhassa. Sans doute, voit-on se r\u00e9pandre un halo de soutien devant les peuples opprim\u00e9s. Les humanistes, eux, d\u00e9noncent la brutalit\u00e9 des r\u00e9gimes en place pour faire halte \u00e0 l\u2019injustice. Nous vous pr\u00e9sentons dans ce num\u00e9ro de L\u2019ivrEscQ des lettres de Simone Weil \u00e0 Olivan Antonio Atar\u00e8s, un intern\u00e9 dans le camp de Djelfa. C\u2019est jouissif de voir une philosophe fran\u00e7aise d\u00e9mystifier la classe bourgeoise mais surtout d\u00e9noncer l\u2019abus et l\u2019ali\u00e9nation du colonialisme. Nous percevons \u00e0 travers ses engagements une puret\u00e9. Est-ce la voie de sa foi qui \u00e9mane et l\u00e9zarde le temps puisqu\u2019elle m\u00e8ne une qu\u00eate spirituelle ou est-ce le miroitement d\u2019une \u00e2me \u00e9lev\u00e9e venant au secours des sous-peuples comme ainsi furent-ils stigmatis\u00e9s. Un entretien avec le r\u00e9alisateur David Yon \u00e9taye cela puisque son film Les oiseaux d\u2019Arabie est construit par la correspondance entre Simone Weil et son \u00e9pistolier espagnol. On comprend ais\u00e9ment le poids que supporte la m\u00e9moire de notre Alg\u00e9rie, Alg\u00e9rie profonde.<br \/>\nToujours dans la continuit\u00e9 de la c\u00e9l\u00e9bration du cinquantenaire de notre ind\u00e9pendance, le magazine litt\u00e9raire L\u2019ivrEscQ a l\u2019honneur de vous faire d\u00e9couvrir en exclusivit\u00e9 un document in\u00e9dit et historique. Le lecteur sera sans doute \u00e9tonn\u00e9 par les t\u00e9moignages de ces enfumades qui ont bel et bien exist\u00e9 dans notre pays.<br \/>\nLe dossier de cette \u00e9dition est consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain, Kaddour M\u2019Hamsadji. Acteur du livre dans l\u2019Alg\u00e9rie de l\u2019apr\u00e8s-guerre, il a toujours publi\u00e9 dans la presse<br \/>\nnationale des analyses, des critiques, des notes de lecture en offrant de tr\u00e8s vastes horizons \u00e0 l\u2019oeuvre et \u00e0 son auteur. \u00c9pris de verve, ce continuateur de Dib, Mammeri, Robl\u00e8s\u2026 s\u2019est empar\u00e9 de plusieurs th\u00e9matiques et a abord\u00e9 la Qa\u00e7ba, la bouq\u00e2la, le p\u00e8lerinage\u2026 Par sa pr\u00e9sentation savoureuse et invitante, il donne \u00e0 ses lecteurs le go\u00fbt de lire, en d\u2019autres termes, il ouvre les portes de la litt\u00e9rature, on a juste envie de s\u2019y engouffrer&#8230; En composant des po\u00e8mes, se serait-il affranchi des \u00ab affres du style \u00bb par ce besoin de s\u2019\u00e9pancher, de se livrer ? Que nenni puisqu\u2019il \u00e9tend l\u2019\u00e9ventail de son talent par des mots simples. Kaddour M\u2019Hamsadji nous entra\u00eene dans un temps o\u00f9 l\u2019Union des \u00c9crivains Alg\u00e9riens brillait de son \u00e9clat comme le montre des photos d\u2019antan que nous publions : Kateb Yacine, Mouloud Mammeri et autres. Il a c\u00f4toy\u00e9 ce monde et nous le raconte dans un long entretien.<br \/>\nLe festival international du livre jeunesse ( FELIV ) s&rsquo;est inscrit pour sa cinqui\u00e8me \u00e9dition dans la c\u00e9l\u00e9bration du cinquantenaire de l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie. Ses organisateurs ont choisi des auteurs, souvent, des \u00e9ditions fran\u00e7aises dont Actes Sud. Ils ont \u00e9t\u00e9 re\u00e7us et ont fait la promotion de leurs ouvrages. L\u2019Alg\u00e9rie s\u2019ouvre aux autres, cependant, nous souhaitons que nos auteurs soient, de m\u00eame, promus ailleurs afin que la litt\u00e9rature puisse d\u00e9passer ces interminables surench\u00e8res, mais aussi, la g\u00e9ographie des fronti\u00e8res et soit, enfin, universelle.<br \/>\nBonne lecture !<br \/>\nL\u2019\u00e9quipe de L\u2019ivrEscQ vous souhaite une bonne f\u00eate de l\u2019A\u00efd-el fitr.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"right\">n.sebkhi@livrescq.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La litt\u00e9rature doit-elle plaire, non\u2026 puisque l\u2019\u00e9crivain d\u00e9crit l\u2019id\u00e9al d\u2019un monde dans son oeuvre qui lui permet souvent de r\u00e9inventer ses r\u00eaves, de se confondre \u00e0 un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[115,146],"tags":[],"class_list":["post-3359","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-editoriaux","category-n-18"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3359","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3359"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3359\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3370,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3359\/revisions\/3370"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3359"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3359"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}