{"id":380,"date":"2010-09-15T22:54:59","date_gmt":"2010-09-15T21:54:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=380"},"modified":"2011-02-04T17:41:13","modified_gmt":"2011-02-04T16:41:13","slug":"a-la-decouverte-dune-jeune-auteure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/a-la-decouverte-dune-jeune-auteure\/","title":{"rendered":"A la d\u00e9couverte d\u2019une jeune auteure"},"content":{"rendered":"<p><strong>Des membres d\u2019une m\u00eame famille, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues, vivant dans un quartier populaire d\u2019Alger, se livrent \u00e0 une introspection qui les m\u00e8ne \u00e0 la crois\u00e9e de leur intimit\u00e9 et de leurs inimiti\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<h1><span style=\"color: #e2001a;\">Des Ballerines de Papicha, de Kaouther Adimi<br \/>\nMonologues en famille<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/kaouther-admini-11.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-381\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" title=\"kaouther-admini-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/kaouther-admini-11.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"176\" align=\"left\" \/><\/a>Une \u00e9criture fluide pour un monde complexe. Des \u00eatres fragiles dans un univers hostile. Des vies individuelles. Des personnages ambigus. Une famille d\u00e9sunie. Une soci\u00e9t\u00e9 malade. Une routine qui tue : drogue, whisky, d\u00e9sir, d\u00e9lire, paroles, promesses, peine, d\u00e9tresse. Le roman de la jeune Kaouther Adimi, Des ballerines de Papicha, est un condens\u00e9 de narrateurs qui parlent d\u2019eux-m\u00eames. Une histoire o\u00f9 les \u00ab je \u00bb d\u00e9voilent leur v\u00e9cu. Ils trainent sur leur sillage une lassitude, un d\u00e9go\u00fbt et un d\u00e9faitisme qui en disent long sur la vie que m\u00e8ne ses acteurs dont Adel, Yasmine, Kamel, Nazim, Sarah, Mouna, Hadj Youssef, la maman\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est avec des mots de tous les jours, que la jeune auteure dit les grands maux du quotidien d\u2019un quartier populaire d\u2019Alger. Avec des phrases courtes, hach\u00e9es, qui d\u00e9notent une grande maturit\u00e9 et une vive sensibilit\u00e9, Kaouther Adimi trace le tableau en noir et blanc d\u2019une jeunesse alg\u00e9rienne perdue, d\u2019espoirs d\u00e9chus, de r\u00eaves fous et de personnages malheureux. L\u2019auteure d\u00e9crit ses personnages et les fait parler pour exprimer leur mal-vie, leur solitude et leur d\u00e9sespoir. Ce sont des voisins, des habitants d\u2019un m\u00eame quartier, mais des personnes esseul\u00e9es, retir\u00e9es. Ce sont des membres d\u2019une\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">m\u00eame famille, qui partagent le m\u00eame toit, mais qui vivent chacun dans son monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des Ballerines de Papicha se pr\u00e9sente comme une galerie compos\u00e9e de Adel, le fr\u00e8re renferm\u00e9 sur lui-m\u00eame, le jeune homme incompris : \u00ab Ma m\u00e8re est sur le pas de la porte (\u2026) La condamnation se refl\u00e8te dans ses yeux noirs \u00bb; de Nazim, \u00e9tudiant en m\u00e9decine le jour et vendeur de meubles la nuit, qui \u00ab nous approvisionne en pilules, somnif\u00e8res, seringues, fausses ordonnances, pansements, m\u00e9docs en tous genres et bouteilles d\u2019alcool \u00bb et qui r\u00eave de fuir le pays avec sa dulcin\u00e9e ; de Sarah, la malheureuse artiste, d\u2019une sensibilit\u00e9 extr\u00eame, mais qui se retrouve victime de la folie de son mari \u00ab Hamza, excuse-moi de te d\u00e9laisser (\u2026) mais voir le rouge de la terre s\u2019\u00e9lever dans le ciel bleu et \u00e9clabousser le blanc des nuages est bien plus int\u00e9ressant qu\u2019essuyer ta salive qui coule sur ton menton \u00bb ; de Yasmine, la belle \u00e9tudiante de Bouzar\u00e9ah qui, telle une somnambule, vaque \u00e0 son quotidien en regardant son entourage, mais sans rien attendre de la vie ni esp\u00e9rer meilleur avenir \u00ab Je suis n\u00e9e ici, j\u2019y ai toujours v\u00e9cu et j\u2019y mourrai sans doute et de cette ville, je ne vois plus la blancheur, la beaut\u00e9 ou la joie de vivre \u00bb ; de Hadj Youssef, ce vieux voisin vicieux qui ach\u00e8te les jeunes filles comme on ach\u00e8te un produit de beaut\u00e9 qu\u2019on fait vite d\u2019\u00e9puiser \u00ab Je donne de l\u2019argent aux belles \u00e9tudiantes qui me donnent un peu de beaut\u00e9 \u00bb ; de Mouna, cette jeune papicha aux ballerines color\u00e9es, coll\u00e9gienne na\u00efve dans ses propos, encore innocente dans sa vision de la vie, qui ne r\u00eave que d\u2019une seule chose : \u00e9pouser son Kamel, malgr\u00e9 et contre tout \u00ab Moi, je veux apprendre comment on fait pour se marier avec Kamel. Comment on fait pour conserver longtemps ses ballerines propres. Je suis une papicha, c\u2019est Kamel qui me le dit quand je passe devant lui \u00bb et de bien d\u2019autres personnages encore qui se d\u00e9voilent au lecteur en lui contant leurs d\u00e9boires et en lui exprimant leur amertume et leur d\u00e9sespoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La jeune Kaouther Adimi, dans sa fraicheur de jeune auteure prometteur, avec une sensibilit\u00e9 empreinte de timidit\u00e9 et de candeur &#8211; ce qui l\u2019a sans doute emp\u00each\u00e9 de puiser plus en profondeur dans ses r\u00e9cits et ses personnages -, a ainsi peint un tableau quasi-r\u00e9el d\u2019une cellule familiale disloqu\u00e9e, faite de membres esseul\u00e9s, en retrait, repr\u00e9sentative de toute une soci\u00e9t\u00e9 fragilis\u00e9e, malade et presque \u00e0 l\u2019agonie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des membres d\u2019une m\u00eame famille, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues, vivant dans un quartier populaire d\u2019Alger, se livrent \u00e0 une introspection qui les m\u00e8ne \u00e0 la crois\u00e9e de leur [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[117,134],"tags":[],"class_list":["post-380","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actuel","category-n-8"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=380"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/380\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":390,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/380\/revisions\/390"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}