{"id":3814,"date":"2012-12-15T14:12:40","date_gmt":"2012-12-15T13:12:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=3814"},"modified":"2013-01-03T15:54:28","modified_gmt":"2013-01-03T14:54:28","slug":"kateb-yacine-vu-par-jean-senac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/kateb-yacine-vu-par-jean-senac\/","title":{"rendered":"Kateb Yacine vu par Jean S\u00e9nac"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3815\" alt=\"kateb 3\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/kateb-3-300x165.jpg\" width=\"300\" height=\"165\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/kateb-3-300x165.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/kateb-3.jpg 610w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p><b>Un chant terrible sur <i>Nedjma<\/i><\/b><\/p>\n<p>Voil\u00e0 un livre \u00e9crit <i>\u00ab \u00e0 la vitesse d&rsquo;une poign\u00e9e d&rsquo;abeilles \u00bb. <\/i>Nous n&rsquo;avons pas fini d&rsquo;en ressentir les br\u00fblures ni cette intol\u00e9rable giration o\u00f9 revient \u00e0 la fois <i>Nedjma, <\/i>l&rsquo;amante inaccessible, et la ville traqu\u00e9e. \u00c0 vingt-sept ans, Kateb Yacine, vieux militant politique, appartient \u00e0 cette race de jeunes po\u00e8tes pour qui la R\u00e9volution ne peut \u00eatre que totale. Si elle concerne le peuple, elle concerne aussi le cycle de l&rsquo;\u00e9crivain. Kateb est entr\u00e9 dans notre langue un peu comme un terroriste, mais il s&rsquo;agit ici d&rsquo;un terrorisme de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une ind\u00e9pendance intellectuelle qui risque de choquer le lecteur plus par la forme que par le fond. Tout compte fait, <i>Nedjma <\/i>nous raconte autre chose que les aventures politiques, amoureuses ou picaresques de quatre jeunes Alg\u00e9riens. Dans un torrent de th\u00e8mes contradictoires, un fleuve difficile se dessine o\u00f9 rien ne surnage, o\u00f9 tout coule et se confond.<\/p>\n<p>Ce roman est peut-\u00eatre la tentative d&rsquo;une renaissance \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;homme et du monde, par-del\u00e0 toutes les fausses barricades. C&rsquo;est pourquoi il ne manquera pas de scandaliser. Pour Kateb, il s&rsquo;agissait de \u00ab <i>se taire ou de dire l&rsquo;indicible <\/i>\u00bb. \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9 du <i>\u00ab nouveau r\u00e9alisme \u00bb <\/i>minut\u00e9 d&rsquo;un Robbe-Grillet, il lance ce <i>\u00ab r\u00e9alisme d\u00e9ferlant \u00bb<\/i>, atrocement quotidien et bien arc-bout\u00e9 sur le r\u00eave, ce lyrisme \u00e0 vif, cette exactitude f\u00e9roce, \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019\u00e9lectrochocs, de flashes ou de projecteurs (avec cette <i>\u00ab ouakfa \u00bb <\/i>de l&rsquo;arabe, cet abrupte silence vertical qui donne \u00e0 la phrase plus d\u2019\u00e9lan).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un certain d\u00e9sarroi, nous entrons dans cet univers d&rsquo;images r\u00e9elles, bouleversantes, et le r\u00e9cit s&rsquo;ordonne, non plus t\u00e9moignage minutieux et discret \u00e0 la mani\u00e8re de Dib ou de Memmi, ni recensement obstin\u00e9 d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 en pleine \u00e9volution, mais la sinc\u00e9rit\u00e9 \u00e9claboussante, le poudroiement de la route, le pas m\u00eame de cette \u00e9volution, avec sa fatigue, ses d\u00e9sordres et ses cris. Cette passion de vivre, enregistr\u00e9e par une cam\u00e9ra syncop\u00e9e (parfois tr\u00e8s proche de Faulkner), est aussi un art po\u00e9tique. Et c&rsquo;est l&rsquo;Alg\u00e9rie nouvelle qui s&rsquo;\u00e9claire d&rsquo;un coup et qui chante. Quel chant terrible !<\/p>\n<p>Kateb s&rsquo;attaque avec autant de violence \u00e0 l&rsquo;islam qu&rsquo;au colonialisme. Cette jeunesse s&rsquo;enivre, fume le haschich, r\u00eave, combat, tue et souffre avec la m\u00eame impatience. C&rsquo;est contre un monde priv\u00e9 d&rsquo;amour et de v\u00e9rit\u00e9 plus que de justice qu&rsquo;elle se dresse, <i>\u00ab patrouille sacrifi\u00e9e assumant l&rsquo;erreur et le risque \u00bb.<\/i><\/p>\n<p>Dans sa trag\u00e9die <i>Le Cadavre encercl\u00e9, <\/i>comme dans ses po\u00e8mes publi\u00e9s en revues, Kateb nous avait d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de cette <i>Nedjma <\/i>mythique et si charnelle, de cette soci\u00e9t\u00e9 \u00e9corch\u00e9e qui fait \u00e9clater les cadres injustes de ses ma\u00eetres (colonisateurs et religieux), de ces jeunes militants inlassablement \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt de sang.<\/p>\n<p><i>\u00ab Ce sont des \u00e2mes d&rsquo;anc\u00eatre qui nous occupent, substituant leur drame \u00e9ternis\u00e9 \u00e0 notre juv\u00e9nile attente; l&rsquo;ombre des p\u00e8res, des juges, des guides que nous suivons \u00e0 la trace, en d\u00e9pit de notre in, sans jamais savoir o\u00f9 ils sont, et s&rsquo;ils ne vont pas brusquement d\u00e9placer la lumi\u00e8re, nous prendre par les flancs, ressusciter rien qu&rsquo;en soufflant sur les cendres chaudes, les vents de sable qui nous imposeront la marche et la soif, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;h\u00e9catombe o\u00f9 g\u00eet leur vieil \u00e9chec charg\u00e9 de gloire, celui qu&rsquo;il faudra prendre \u00e0 notre compte, alors que nous \u00e9tions faits pour l&rsquo;inconscience, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, la vie tout court \u00bb. <\/i>Certes, cette jeunesse r\u00eave de <i>\u00ab la cavalerie des Numides \u00e0 l&rsquo;heure du Maghreb renouvelant leur charge \u00bb, <\/i>mais elle admet que <i>\u00ab la conqu\u00eate \u00e9tait un mal n\u00e9cessaire, une greffe douloureuse apportant une promesse de progr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;arbre de la nation entam\u00e9e par la hache; comme les Turcs, les Romains et les Arabes, les Fran\u00e7ais ne pouvaient que s&rsquo;enraciner, otages de la patrie en gestation dont ils se disputaient les faveurs. \u00bb<\/i><\/p>\n<p>\u00c0 chaque page, Kateb affirme sa solidarit\u00e9 active avec son peuple en lutte. Mais ces hommes que nous combattons nous parlent dans notre langue. Toute la trag\u00e9die est l\u00e0. <i>Nedjma <\/i>et <i>Le Cadavre encercl\u00e9, <\/i>c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cet univers qui \u00e9clate. Ce sont ces hommes qui, par un effort supr\u00eame, font de la France et de la langue fran\u00e7aise non pas un v\u00eatement de parade, mais l&rsquo;arme fraternelle qui va au c\u0153ur d&rsquo;un ennemi impossible \u00e0 ha\u00efr.<\/p>\n<p><b>Kateb Yacine et la litt\u00e9rature nord-africaine<\/b><\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;expression <i>\u00ab alg\u00e9rianiste \u00bb <\/i>des solides \u00e9crivains coloniaux : Louis Bertrand, Robert Randau, Louis Lecoq, Isabelle Eberhardt ou Musette, dont certains manifestaient d\u00e9j\u00e0 un curieux esprit de \u00ab s\u00e9cession \u00bb ; apr\u00e8s l&rsquo;effort de synth\u00e8se de ceux qu&rsquo;on groupa arbitrairement dans une \u00ab \u00e9cole d&rsquo;Alger \u00bb, alors que toute leur ambition tendait vers Paris, et qui, fid\u00e8les \u00e0 la tradition humaniste europ\u00e9enne, ont illustr\u00e9 la litt\u00e9rature fran\u00e7aise de ces derni\u00e8res ann\u00e9es : Jean Grenier, Gabriel Au\u00addisio, Albert Camus, Jules Roy, Emmanuel Robl\u00e8s, Claude de Fr\u00e9minville, Jean Amrouche, Ren\u00e9-Jean Clot, Edmond Brua, Jean Daniel ou Maurice-Robert Bataille, la litt\u00e9rature nord-africaine actuelle appara\u00eet comme le t\u00e9moignage d&rsquo;un d\u00e9chirement, d&rsquo;un retour aux sources et d&rsquo;une volont\u00e9 de renaissance :<\/p>\n<p>\u00c9crite par des autochtones ou des Europ\u00e9ens d&rsquo;Afrique, de culture fran\u00e7aise mais de formation sp\u00e9cifiquement locale, le plus souvent berb\u00e8re ou arabe, isra\u00e9lite ou espagnole, cette litt\u00e9rature s&rsquo;est trouv\u00e9e engag\u00e9e dans un climat d&rsquo;interrogation et d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 que les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes n&rsquo;avaient pas connu. Touch\u00e9s par le grand courant d&rsquo;id\u00e9es issues de la Guerre mondiale, par le mouvement d&rsquo;\u00e9mancipation spirituelle et sociale et la prise de conscience nationale des peuples colonis\u00e9s, plac\u00e9s \u00e0 un carrefour historique o\u00f9 l&rsquo;islam r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9, l&rsquo;esprit de Bandoeng et les vieilles valeurs occidentales s&rsquo;affrontent, s&rsquo;interrogent et s&rsquo;\u00e9clairent, quelquefois m\u00eame, d\u00e9chir\u00e9s entre plusieurs conceptions diff\u00e9rentes du monde, les jeunes \u00e9crivains nord-africains ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s \u00e0 porter t\u00e9moignage du drame qu&rsquo;ils partageaient avec leur communaut\u00e9.<\/p>\n<p>Influenc\u00e9s par les techniques romanesques fran\u00e7aises, am\u00e9ricaines ou russes, certains, m\u00eame par les structures cin\u00e9matographiques, mais violemment impr\u00e9gn\u00e9s par la langue et les coutumes de leur milieu d&rsquo;origine, ils ont cr\u00e9\u00e9 des \u0153uvres chaleureuses qui, refusant l&rsquo;amertume et le doute, sont autant de revendications pour la dignit\u00e9 de l&rsquo;homme et la justice. Toute cette litt\u00e9rature est une litt\u00e9rature de l&rsquo;espoir. Je pense \u00e0 Albert Memmi: <i>La Statue de Sel, Algar <\/i>(1) ; Mohammed Dib : <i>La Grande Maison. L&rsquo;Incendie <\/i>( 2 ), <i>Au Caf\u00e9 <\/i>(3); Mouloud Mammeri : <i>La Colline Oubli\u00e9e, Le Sommeil du Juste <\/i>(4) ; Driss Chra\u00efbi : <i>Le Pass\u00e9 Simple, Les Boucs <\/i>(5) ; Mouloud Feraoun : <i>Le Fils du Pauvre , La Terre et le Sang <\/i>(2) ; Jean-Pierre Millecam : <i>Hector et le Monstre <\/i>(3) <i>; <\/i>Ahmed S\u00e9frioui : <i>Le Chapelet d&rsquo;Ambre <\/i>(6) ; Jean P\u00e9legri : <i>L&rsquo;Embarquement du Lundi <\/i>(3) ; Marcel Moussy : <i>Le Sang Chaud <\/i>(3) ; <i>Arcole <\/i>(7), <i>Les Mauvais Sentiments <\/i>(2) ; Malek Bennabi : <i>La Voca\u00adtion de l&rsquo;Islam <\/i>(2) ; Malek Ouary : <i>Le Grain dans la Meule <\/i>(1) ; Mohamed Ch\u00e9rif Sahli : <i>Abdelkader <\/i>(8); Mostefa Lache\u00adraf : <i>Chansons ( les jeunes filles arabes ) <\/i>(9) ; Henri Kr\u00e9a : <i>Grand jour <\/i>(10) ; Malek Haddad : <i>Le Malheur en danger <\/i>(11) ; Roland Doukhan, Paul Ort\u00e9ga, Nordine Tidafi, Abdelkader Farrah, Marcel Amrouche, Jean-Michel Guirao Abdelkader Safir, Jacques L\u00e9vy, A\u00eft Djaffer et surtout Kateb Yacine. \u00c0 peine publi\u00e9e, l&rsquo;\u0153uvre de Kateb Yacine soul\u00e8ve des pol\u00e9miques passionn\u00e9es. Non seulement parce qu&rsquo;elle \u00e9chappe par la forme aux habituelles productions nord-africaines, mais aussi parce que, tout en projetant sur le colonialisme et ses exc\u00e8s un \u00e9clairage d&rsquo;une cruaut\u00e9 inou\u00efe, elle s&rsquo;avise aussi de saper un certain nombre de valeurs traditionnelles jusqu&rsquo;ici consid\u00e9r\u00e9es comme taboues en pays d\u2019islam. Dans la mesure o\u00f9 l&rsquo;\u00e9crivain nord-africain est engag\u00e9 dans le drame et les luttes de son peuple, une telle d\u00e9sinvolture dans la lucidit\u00e9 pourrait para\u00eetre inopportune. On a d\u00e9j\u00e0 fait le m\u00eame reproche \u00e0 Albert Memmi \u00e0 propos de sa <i>Statue de Sel <\/i>et \u00e0 Driss Chra\u00efbi \u00e0 propos du <i>Pass\u00e9 Simple. <\/i>Certes, il semble n\u00e9cessaire de d\u00e9noncer le mal qui, de l&rsquo;ext\u00e9rieur, a d\u00e9personnalis\u00e9, b\u00e2illonn\u00e9 ou corrompu notre soci\u00e9t\u00e9, mais faut-il pour cela, au nom d&rsquo;une dangereuse prudence, ignorer les tares profondes et les habitudes qui ont permis, de l&rsquo;int\u00e9rieur, la mise en place d&rsquo;un v\u00e9ritable dispositif d&rsquo;ali\u00e9nation ?<\/p>\n<p>Et le devoir de l&rsquo;\u00e9crivain n&rsquo;est-il pas d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 des consid\u00e9rations pragmatiques \u00e9troites et, dressant le bilan d&rsquo;une exp\u00e9rience personnelle ou collective, de proposer, au-del\u00e0 de nos plaies, une clairi\u00e8re sur l&rsquo;avenir ? En cela Kateb n&rsquo;a pas failli \u00e0 sa mission. Et ce que nous avons demand\u00e9 \u00e0 Rimbaud, <i>\u00ab la formule \u00bb, <\/i>il se pourrait que des g\u00e9n\u00e9rations de nord-africains viennent d\u00e9sormais le prendre dans la franchise et l&rsquo;\u00e9nergique beaut\u00e9 de cette \u0153uvre\u00a0\u00a0(\u2026)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\"><br \/>\nabonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un chant terrible sur Nedjma Voil\u00e0 un livre \u00e9crit \u00ab \u00e0 la vitesse d&rsquo;une poign\u00e9e d&rsquo;abeilles \u00bb. 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