{"id":391,"date":"2010-09-15T22:50:27","date_gmt":"2010-09-15T21:50:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=391"},"modified":"2011-02-04T17:40:58","modified_gmt":"2011-02-04T16:40:58","slug":"a-la-decouverte-dun-jeune-auteur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/a-la-decouverte-dun-jeune-auteur\/","title":{"rendered":"A la d\u00e9couverte d\u2019un jeune auteur"},"content":{"rendered":"<p><strong>Djamel Ferhi : \u00ab Mon roman est une succession d&#8217;emails \u00bb<\/strong><\/p>\n<h1><span style=\"color: #e2001a;\">L\u2019auteur du Bunker ou le requ\u00e9rant d\u2019asile explique dans cet entretien, la raison pour laquelle son roman est une suite ininterrompue d\u2019emails\u2026<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/djamel-farhi-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" title=\"djamel-farhi-2\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/djamel-farhi-2.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"274\" align=\"left\" \/><\/a><strong>L\u2019ivrEscQ : Le bunker ou le requ\u00e9rant d\u2019asile est-il un t\u00e9moignage recueilli et romanc\u00e9 ou est-ce une histoire v\u00e9cue par l\u2019auteur?<br \/>\n<\/strong><strong>Djamel Ferhi :<\/strong> L&rsquo;histoire est authentique. Elle a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue par l&rsquo;auteur. Je dois vous dire deux choses. Tout d&rsquo;abord, Nazim Gaya avait en t\u00eate de partir dans ce pays pour la dur\u00e9e de son visa. C&rsquo;est-\u00e0-dire 15 jours. Il est parti rendre visite \u00e0 une amie connue sur internet qui, auparavant, lui avait rendu visite \u00e0 Alger. Comme le contact lui a sembl\u00e9 plus que positif, elle a tenu \u00e0 l&rsquo;inviter, \u00e0 son tour, \u00e0 lui rendre visite chez elle. Ce qu&rsquo;il a failli ne pas faire. Peut-\u00eatre par peur de l&rsquo;avion. Oui, c&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il allait prendre les airs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Le narrateur est un journaliste alg\u00e9rien qui quitte le pays l\u00e9galement (contrairement aux harragas). Il arrive en terre helv\u00e9tique o\u00f9 il demande l\u2019asile. Il est ainsi soumis \u00e0 s\u00e9journer dans des \u00ab asiles \u00bb dont les pensionnaires sont de nationalit\u00e9 cosmopolite. Pourquoi le narrateur reconstitue-t-il sa communaut\u00e9 d\u2019origine dans une telle situation ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Nazim Gaya n&rsquo;avait que le choix de \u00abreconstituer\u00bb sa communaut\u00e9 d&rsquo;origine pour plusieurs raisons m\u00eame s&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 maintenu \u00e0 Kreuzelingen aux abords du lac de Constance aux fronti\u00e8res de l&rsquo;Allemagne, il serait rest\u00e9 ami avec les Russes avec lesquels il partageait bien des points communs. Quand on part en exil, surtout forc\u00e9, -et l\u00e0 je crois que le d\u00e9part pour le service national en fait partie-, on a tendance \u00e0 se rapprocher de ceux avec lesquels on partage la m\u00eame culture, les m\u00eames points de vue, la m\u00eame langue voire la m\u00eame religion, m\u00eame si ce dernier point n&rsquo;est pas le fort de Nazim Gaya. Nazim aurait bien aim\u00e9 se rapprocher des Noirs Africains, ce qu&rsquo;il a fait avec une Togolaise \u00e0 Kreuzelingen, dans le bunker mais ceux-ci faisaient bande \u00e0 part et \u00e9taient occup\u00e9s avec leur march\u00e9 de drogue. Ils ne voulaient pas \u00eatre g\u00ean\u00e9s et ils ne faisaient pas confiance aux \u00abblancs\u00bb d&rsquo;Afrique du Nord. Je rappelle que Nazim s&rsquo;est li\u00e9 d&rsquo;amiti\u00e9 avec Jean le polonais, Victor et Alexe\u00ef, des russes. Il \u00e9tait m\u00eame tr\u00e8s li\u00e9 avec Victor et Vladimir \u00e0 Kreuzelingen.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Il s\u00e9journe dans trois \u00abcentres\u00bb dont le plus important est celui de la ville d&rsquo;Aarau. C\u2019est le \u00abbunker\u00bb du titre. Pourquoi cette expression qui rappelle la p\u00e9riode fasciste de l\u2019Allemagne ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Le \u00abbunker\u00bb comme son nom l&rsquo;indique se trouve \u00e0 Aarau, en Argovie. Il est construit dans la forte tradition des bunkers sous un minuscule monticule. Il est tout en b\u00e9ton et creus\u00e9 sous terre. Je pense qu&rsquo;il \u00e9tait l\u00e0 pour abriter les civils des bombardements&#8230; Evidemment, c&rsquo;est Nazim Gaya qui lui a donn\u00e9 ce nom de \u00abbunker\u00bb. Je ne peux rien dire de plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Ces \u00abasiles\u00bb, situ\u00e9s en dehors des agglom\u00e9rations, soumettent les requ\u00e9rants provisoires \u00e0 des r\u00e8gles strictes. N&rsquo;y a-t-il pas une forme d&rsquo;ali\u00e9nation ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> L\u00e0, on arrive \u00e0 un point nodal. Pourtant soyons sinc\u00e8res, les r\u00e9fugi\u00e9s n&rsquo;ont-ils pas fui leurs pays d&rsquo;origine justement \u00e0 cause de nombreux \u00e9cueils rencontr\u00e9s parmi \u00ables leurs ?\u00bb Cela dit, l&rsquo;accueil est limite-limite. Je peux vous donner un exemple. Nazim Gaya s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 t\u00f4t \u00e0 la langue allemande qu&rsquo;il voulait parfaire apr\u00e8s son d\u00e9part de Kreuzelingen pour Aarau, toutes deux villes al\u00e9maniques. C&rsquo;est signe qu&rsquo;il veut s&rsquo;int\u00e9grer car personne alors ne savait que Nazim Gaya avait l&rsquo;intention de rentrer \u00e0 Alger&#8230; il a re\u00e7u une fin de non recevoir. Oui, je confirme : l&rsquo;accueil dans les pays d&rsquo;asile est froid m\u00eame par les journ\u00e9es chaudes d&rsquo;\u00e9t\u00e9 et on n&rsquo;y fait rien pour briser la glace ou balayer les barri\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Pourtant le narrateur et ses amis s\u2019y \u00ab adaptent \u00bb. Les plus tenaces vivent de larcins, de vols et sont solidaires. Le narrateur, lui, multiplie les conqu\u00eates f\u00e9minines. Est-ce une mani\u00e8re pour lui de \u00abfuir\u00bb le bunker ou une volont\u00e9 de se mesurer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> On fait bien de mettre ce mot entre guillemets car rares sont ceux qui s&rsquo;adaptent vraiment. La plupart font plusieurs demandes d&rsquo;asile dans plusieurs pays d&rsquo;Europe et vadrouillent ainsi de pays en pays, sans espoir de stabilit\u00e9. Du reste, il n&rsquo;y a pas de loi justement au bunker ni de discipline. Pour le reste, l&rsquo;amour est essentiel pour Nazim Gaya, m\u00eame s&rsquo;il est sans lendemain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Alors que la plupart des requ\u00e9rants tiennent \u00e0 leur culture d\u2019origine, le narrateur lui s\u2019en insurge malgr\u00e9 les pressions de la vie collective au bunker et le m\u00e9pris affich\u00e9 par les autorit\u00e9s du pays d\u2019asile. Comment l\u2019expliquez-vous ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Je ne m&rsquo;explique rien, mais je peux vous assurer qu&rsquo;il est plus doux et ais\u00e9 de s&rsquo;insurger en terre helv\u00e9tique. J&rsquo;ajouterai que Nazim Gaya a toujours \u00e9t\u00e9 un anti-conformiste m\u00eame sur sa terre natale. Il est comme \u00e7a.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Il semble plus r\u00e9volt\u00e9 par la situation politique de son pays que par sa propre situation de \u00abr\u00e9fugi\u00e9\u00bb. Qu\u2019en pensez-vous ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Comme r\u00e9fugi\u00e9 ou comme \u00e9tranger dans un pays cens\u00e9 \u00eatre accueillant, Nazim Gaya s&rsquo;int\u00e8gre vite avec ceux qui veulent bien de lui. Et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il est r\u00e9volt\u00e9 par ce qui se passe dans son pays, mais entre nous, qui est satisfait de sa situation ou de son pays ? Les Alg\u00e9riens r\u00eavent de la France ; les Fran\u00e7ais veulent s&rsquo;installer aux Etats-Unis et les Am\u00e9ricains veulent aller sur Mars. Nul n&rsquo;est satisfait de sa situation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Le narrateur d\u00e9cide de revenir au pays et il s\u2019y \u00e9tait m\u00eame pr\u00e9par\u00e9. Cela ne semble-t-il pas ambigu ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Insatisfait pour insatisfait \u00e9ternel o\u00f9 qu&rsquo;il soit, ou qu&rsquo;il se trouve, Nazim Gaya pr\u00e9f\u00e8re le soleil chaud de son pays. L&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 est en nous. On la trimbale de pays en pays sans r\u00e9mission de pouvoir s&rsquo;en d\u00e9barrasser un jour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Dans le bunker, le narrateur \u00e9crit, il est d&rsquo;ailleurs le seul \u00e0 le faire. Veut-il laisser trace de ses s\u00e9jours aux bunkers ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Ecrire. Nazim Gaya \u00e9crit depuis 1978. Le nombre d&rsquo;ouvrages qu&rsquo;il a br\u00fbl\u00e9 est effarant; histoire de ne pas emb\u00eater le monde avec ses \u00e9tats d&rsquo;\u00e2mes le plus souvent saugrenus. A l&rsquo;origine, ce livre ne devait jamais \u00eatre \u00e9crit m\u00eame si la femme de George et m\u00e8re d&rsquo;Anne avait fait promettre \u00e0 Nazim d&rsquo;\u00e9crire sur leur vie \u00e0 l&rsquo;asile et de citer son cas. Ce qu&rsquo;il a fait succinctement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. Le r\u00e9cit est ponctu\u00e9 d\u2019emails dans leur forme d\u2019internet. Des mails entre Nazim Gaya (le narrateur) et m. marchand. Leur \u00e9change porte sur ce qu\u2019\u00e9crit le narrateur, leur amour tant\u00f4t passionnel, tant\u00f4t distanc\u00e9. Il est question aussi de l\u2019Alg\u00e9rie et de sujets politiques. Quelle est la relation entre le r\u00e9cit proprement dit et ces emails ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> En effet, le r\u00e9cit est ponctu\u00e9 d&#8217;emails. Ce qu&rsquo;on doit savoir c&rsquo;est que tout le livre est une suite d&#8217;emails. Je m&rsquo;explique, quand Nazim quitte Mich\u00e8le, il lui dit : je quitte bient\u00f4t cette terre. Il pensait \u00e0 la terre helv\u00e9tique. Elle a compris \u00abTerre\u00bb avec une lettre majuscule. Elle a cru qu&rsquo;il allait attenter \u00e0 sa vie. Il lui donne signe de vie cinq ans apr\u00e8s en lui envoyant un bref salut qu&rsquo;elle re\u00e7oit de fa\u00e7on mitig\u00e9e. Elle ne sait comment r\u00e9agir devant ce brusque retour dans sa vie de l&rsquo;amant disparu qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pu oublier. C&rsquo;est pourquoi, elle ne lui r\u00e9pond qu&rsquo;au bout d&rsquo;un mois. Elle veut savoir ce qu&rsquo;il fait, ce qu&rsquo;il devient, ce qui a bien pu lui arriver depuis le moment o\u00f9 il l&rsquo;a quitt\u00e9e et le jour o\u00f9 il r\u00e9appara\u00eet dans sa vie. Commencent alors les emails qui constituent ce livre. Entendre par-l\u00e0 que tout le livre est une suite ininterrompue d&#8217;emails.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Comment vous est venue l\u2019id\u00e9e d\u2019injecter ces emails dans le r\u00e9cit ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> En fait, pour \u00eatre sinc\u00e8re, j&rsquo;en ai lu des livres, mais je n&rsquo;en ai jamais lus qui soient intercal\u00e9s d&#8217;emails. Je pense que je voulais \u00e9crire quelque chose d&rsquo;original. Cela dit, je r\u00e9p\u00e9te que tout le livre n&rsquo;est qu&rsquo;une succession d&#8217;emails.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Il y a tr\u00e8s peu de t\u00e9moignages poignants comme le v\u00f4tre sur ce ph\u00e9nom\u00e8ne alors que foisonnent des fictions qui s\u2019inspirent de ces r\u00e9alit\u00e9s. Quel est votre avis ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> Je pense que l&rsquo;exil et les exodes massifs que connaissent les pays \u00e0 risques sont le mal du si\u00e8cle. C&rsquo;est bon d&rsquo;en parler, de rab\u00e2cher, de ressasser et d&rsquo;\u00e9tudier le sujet de fond en comble. Ce qui est dommage, par exemple, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne se penche pas sur l&rsquo;\u00e9tude approfondie des raisons et des ph\u00e9nom\u00e8nes des \u00abharragas\u00bb, chez nous. On se contente de faire barrage aux harragas, qui pr\u00e9f\u00e8rent mourir en mer plut\u00f4t que sur la terre ingrate qui les a vu na\u00eetre, et de leur intenter des proc\u00e8s pour les enfermer. C&rsquo;est dingue, je trouve ! Pour le reste, mon avis est qu\u2019il faut rester modeste. Le dernier mot reviendra aux lecteurs\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Le r\u00e9cit est \u00e9crit avec un \u00abje\u00bb. Cela renforce-t-il la v\u00e9racit\u00e9 du t\u00e9moignage ?<br \/>\n<\/strong><strong>D. F. :<\/strong> J&rsquo;ai toujours \u00e9crit avec ce \u00abje\u00bb qui ne me quitte pas. C&rsquo;\u00e9tait un jeu entre mes lecteurs potentiels et moi, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 je scribouillais pour mes amis et les membres de ma famille. A mon avis, cela donne aussi l&rsquo;impression pour l&rsquo;auteur que le lecteur s&rsquo;implique plus. M\u00eame si le \u00abil\u00bb permet une certaine distanciation, pour ma part, je pr\u00e9f\u00e8re sentir que je m&rsquo;implique dans mes histoires. Ce \u00abje\u00bb est peut-\u00eatre pour moi, une fa\u00e7on de m&rsquo;affirmer. Comment savoir ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Djamel Ferhi : \u00ab Mon roman est une succession d&#8217;emails \u00bb L\u2019auteur du Bunker ou le requ\u00e9rant d\u2019asile explique dans cet entretien, la raison pour laquelle son [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[117,134],"tags":[],"class_list":["post-391","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actuel","category-n-8"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=391"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":684,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391\/revisions\/684"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}