{"id":403,"date":"2010-09-15T22:55:15","date_gmt":"2010-09-15T21:55:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=403"},"modified":"2011-02-08T14:04:24","modified_gmt":"2011-02-08T13:04:24","slug":"kaouther-adimi-mes-personnages-sont-aujourdhui-independants-prets","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/kaouther-adimi-mes-personnages-sont-aujourdhui-independants-prets\/","title":{"rendered":"Kaouther Adimi : \u00abMes personnages sont aujourd\u2019hui ind\u00e9pendants pr\u00eats \u00e0 aller \u00e0 la rencontre de leurs lecteurs\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-404 alignleft\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" title=\"kaouther-admini-3\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/kaouther-admini-3.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"170\" align=\"left\" \/>L\u2019ivrEscQ : Pourquoi ce titre Des ballerines de Papicha?<br \/>\n<\/strong><strong>Kaouther Adimi :<\/strong> Mouna est une petite fille, une papicha (un mot qui a tout son sens \u00e0 Alger, ville du roman) qui tente de comprendre le monde compliqu\u00e9 qui l&rsquo;entoure. Elle d\u00e9cide donc de ne pas se soucier, de courir, de chanter, de danser et de r\u00eaver. Quant \u00e0 la ma\u00eetresse, l&rsquo;\u00e9cole, le monde, elle s&rsquo;en soucie peu. Elle est trop pr\u00e9occup\u00e9e par la couleur de ses ballerines. Mouna est magnifiquement superficielle et gamine! Laissons aux enfants le droit d&rsquo;\u00eatre innocents! Il me semblait important de fixer l&rsquo;attention du lecteur sur le personnage de Mouna car celui-ci repr\u00e9sente finalement notre espoir : c&rsquo;est la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration qui grandit sans avoir connu le colonialisme et le terrorisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Comment est venu le d\u00e9clic de l&rsquo;\u00e9criture et pourquoi ce besoin d\u2019\u00e9crire ?<br \/>\n<\/strong><strong>K. A. :<\/strong> A l&rsquo;origine, il y avait s\u00fbrement le plaisir de la cr\u00e9ation et celui des mots. Le besoin est venu sans doute par la lecture et l\u2019admiration pour certains auteurs. J\u2019avais aussi ce besoin de dire et l\u2019envie de partager&#8230; Ensuite, il y a eu la volont\u00e9 de d\u00e9noncer, d&rsquo;\u00e9jecter, de crier. En d\u00e9finitive, c&rsquo;est un besoin de cr\u00e9ation et une envie de partager, un d\u00e9sir de r\u00e9v\u00e9ler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Vous vivez en France, mais votre roman parle du v\u00e9cu alg\u00e9rien&#8230;<br \/>\n<\/strong><strong>K. A. :<\/strong> Je vis en France depuis deux ans, et je viens de terminer mon master de lettres modernes. Avant cela j&rsquo;\u00e9tais en Alg\u00e9rie. On n&rsquo;oublie pas son pays en 24 mois, mais je n&rsquo;en fais pas une fixation pour autant, car mon rapport avec l&rsquo;Alg\u00e9rie n&rsquo;est pas probl\u00e9matique. Simplement, \u00e0 un moment donn\u00e9, mon<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">pays a fait partie de mon imaginaire. Il en fera s\u00fbrement toujours partie. Peu importe. Ce n&rsquo;est pas le plus important. L&rsquo;important, c&rsquo;est le genre humain, c&rsquo;est notre humanit\u00e9 \u00e0 tous&#8230; ou notre absence d&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Vous avez d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 prim\u00e9e&#8230;<br \/>\n<\/strong><strong>K.A. :<\/strong> En 2006, j\u2019ai aper\u00e7u une affiche annon\u00e7ant un concours de nouvelles le Prix du Jeune Ecrivain. J\u2019ai \u00e9crit Le chuchotement des anges, je l\u2019ai envoy\u00e9 et je n\u2019y ai plus pens\u00e9. Quelques mois plus tard, je recevais un email m\u2019annon\u00e7ant que je faisais partie des finalistes. Je suis donc all\u00e9e \u00e0 Toulouse pour la remise des prix o\u00f9 j\u2019ai rencontr\u00e9 les autres laur\u00e9ats, mais aussi des \u00e9crivains. J\u2019ai aussi pu b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un atelier d\u2019\u00e9criture et de conseils avis\u00e9s de la part d\u2019\u00e9crivains bienveillants. Les nouvelles des laur\u00e9ats furent publi\u00e9es l\u2019ann\u00e9e suivante et nous nous retrouv\u00e2mes au salon du livre de Paris en mars 2007. J\u2019ai continu\u00e9, pour ma part \u00e0 \u00e9crire. En 2008, le FELIV, qui\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">en \u00e9tait \u00e0 sa premi\u00e8re \u00e9dition, m\u2019a d\u00e9cern\u00e9 le premier Prix de la nouvelle en langue fran\u00e7aise pour Sur la t\u00eate du bon Dieu. Cette ann\u00e9e \u00e9tait l\u2019ann\u00e9e de mon dipl\u00f4me de licence de langue fran\u00e7aise et l\u2019ann\u00e9e de mon d\u00e9part pour Paris. Ce fut aussi l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur un roman.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/kaouther-admini-3.jpg\"><\/a>L. : Que ressentez-vous quand vous revisitez les personnages de votre r\u00e9cit ?<br \/>\n<\/strong><strong>K.A. :<\/strong> Il faut comprendre qu\u2019entre le moment de l&rsquo;\u00e9criture d&rsquo;un roman et celui de sa publication plusieurs mois s\u2019\u00e9coulent. J\u2019ai du mal aujourd\u2019hui \u00e0 y revenir car j\u2019essaie d\u2019\u00e9crire autre chose. Pour ce qui est de mes personnages, j\u2019ai une profonde affection pour eux. Ils m\u2019ont accompagn\u00e9e pendant plusieurs mois et ont grandi en ma compagnie et les voil\u00e0 aujourd&rsquo;hui ind\u00e9pendants, pr\u00eats \u00e0 aller \u00e0 la rencontre de leurs lecteurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ivrEscQ : Pourquoi ce titre Des ballerines de Papicha? 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