{"id":4043,"date":"2013-02-15T23:59:55","date_gmt":"2013-02-15T22:59:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4043"},"modified":"2013-03-10T11:22:36","modified_gmt":"2013-03-10T10:22:36","slug":"milan-kundera-un-ecrivain-universel-qui-a-su-marquer-le-monde-de-son-vivant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/milan-kundera-un-ecrivain-universel-qui-a-su-marquer-le-monde-de-son-vivant\/","title":{"rendered":"Milan Kundera \u00ab\u00a0Un \u00e9crivain universel qui a su marquer le monde de son vivant\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Milan-Kundera.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4044\" alt=\"Milan Kundera\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Milan-Kundera.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Milan-Kundera.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Milan-Kundera-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>LivrEscQ : Milan Kundera, ce romancier tch\u00e8que, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu en France, ayant obtenu la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, \u00e9tait-il un \u00abdissident\u00bb dans son pays d\u2019origine ? \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/b><b>Yves Ansel : <\/b>Si Kundera \u00e9tait rest\u00e9 un romancier prisonnier de son pays et de sa langue (le tch\u00e8que), jamais il n\u2019aurait connu la gloire qu\u2019est la sienne. Comme il le souligne dans son troisi\u00e8me essai \u00e9crit en fran\u00e7ais <i>Le rideau<\/i> (2005). Les grandes nations ont plus de moyens pour fabriquer de grands hommes, de grands \u00e9crivains. Kafka et Joyce, originaires de \u00abpetits pays\u00bb, sont les exceptions qui confirment la r\u00e8gle. Mieux vaut \u00e9crire dans une langue d\u2019un puissant pays, si on veut avoir une chance d\u2019\u00eatre connu, reconnu et devenir un \u00abgrand \u00e9crivain\u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 que les Fran\u00e7ais ne sont pas habitu\u00e9s \u00e0 distinguer la nation de l\u2019\u00c9tat, j\u2019entends souvent qualifier Kafka d\u2019\u00e9crivain tch\u00e8que (il \u00e9tait, en effet, depuis 1918, citoyen tch\u00e9coslovaque). Bien s\u00fbr, c\u2019est un non-sens. Kafka n\u2019\u00e9crivait, faut-il le rappeler, qu\u2019en allemand et se consid\u00e9rait, sans aucune \u00e9quivoque, comme un \u00e9crivain allemand. Pourtant, imaginons un instant qu\u2019il ait \u00e9crit ses livres en tch\u00e8que. Aujourd\u2019hui, qui les conna\u00eetrait ? Non, croyez-moi, personne ne conna\u00eetrait Kafka s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 tch\u00e8que1. Kundera sait de quoi il parle quand il \u00e9voque Kafka. <i>On ne na\u00eet pas grand \u00e9crivain, on le devient. <\/i>Et pour cela, il faut que vos livres soient lus ailleurs dans ce vaste monde, et traduits pour une audience internationale.\u00a0Si Kundera est connu, c\u2019est parce qu\u2019il a trouv\u00e9 une patrie dans la langue fran\u00e7aise. La France a jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel dans sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>L. : \u00c0 partir de quel moment, voire de quelle publication, la notori\u00e9t\u00e9 de Milan Kundera commence \u00e0 \u00e9merger ? \u00a0 \u00a0<\/b><b>Y. A. : <\/b>Kundera commence \u00e0 publier dans son pays. Il rencontre m\u00eame un certain succ\u00e8s (ce n\u2019est pas un auteur \u00abmaudit\u00bb), mais c\u2019est seulement quand son \u0153uvre s\u2019exporte, quand elle passe les fronti\u00e8res qu\u2019il voit son destin changer. C\u2019est avec la traduction et la publication de <i>La plaisanterie <\/i>(roman achev\u00e9 en 1965 publi\u00e9, d\u2019abord, \u00e0 Prague en 1967 puis par Gallimard en 1968) que commence sa notori\u00e9t\u00e9 internationale.\u00a0Pr\u00e9fac\u00e9 par Louis Aragon (membre du Parti communiste fran\u00e7ais, directeur des <i>Lettres fran\u00e7aises <\/i>et l\u2019un des intellectuels les plus influents). Cet ouvrage est naturellement lu sous un angle politique. Il est per\u00e7u comme la condamnation du stalinisme, de totalitarisme. Rien de plus normal qu\u2019une telle r\u00e9ception dans le contexte de l\u2019\u00e9poque. <i>La plaisanterie, <\/i>donc, raconte le destin d\u2019un homme victime du parti communiste.\u00a0C\u2019est le r\u00e9cit d\u2019une vie totalement broy\u00e9e par le parti. Dans sa jeunesse, le h\u00e9ros, Ludvik, milite dans le parti, et partage \u00abl\u2019illusion lyrique\u00bb de tous ceux qui jugent que le communisme changerait le monde. Un jour, il envoie une carte postale \u00e0 son amie Marketa, et, pour se moquer de sa na\u00efvet\u00e9 (Marketa croit tout ce que la propagande raconte, et a foi dans les slogans du r\u00e9gime).\u00a0Par plaisanterie, il \u00e9crit : <i>\u00abL\u2019optimisme est l\u2019opium du peuple! L\u2019esprit sain pue la connerie Vive Trotski.\u00bb <\/i>Les mots de cette carte ne devaient pas rester secrets. Ludvik est convoqu\u00e9, jug\u00e9 et condamn\u00e9 par le comit\u00e9 des \u00e9tudiants du parti qui votent non seulement son exclusion du parti, mais aussi son interdiction de poursuivre ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Le \u00abtra\u00eetre\u00bb de la cause socialiste se retrouve dans un bataillon disciplinaire. Condamn\u00e9 de longues ann\u00e9es \u00e0 \u00eatre mineur en compagnie d\u2019autres r\u00e9prouv\u00e9s, avec les \u00abNoirs\u00bb (d\u00e9viants politiques, ennemis pr\u00e9suppos\u00e9s du r\u00e9gime socialiste tch\u00e8que), avant de pouvoir, bien longtemps apr\u00e8s, revenir dans sa ville natale.\u00a0M\u00eame si Ludvik n\u2019est pas le seul h\u00e9ros de l\u2019histoire, il reste le narrateur et le personnage de premier plan. C\u2019est \u00e0 travers lui, \u00e0 travers son point de vue que le lecteur per\u00e7oit l\u2019importance du parti et de ses mots d\u2019ordre, l\u2019omnipr\u00e9sence de la censure, les effets d\u00e9vastateurs d\u2019une surveillance constante (il n\u2019y a pas de vie priv\u00e9e. Tous les mots sont lus, toutes les conversations espionn\u00e9es), le poids du totalitarisme dans la vie quotidienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>L.: \u00c0 croire que succ\u00e8s rime indiscutablement avec politique&#8230; \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/b><b>Y. A. : <\/b>En effet, c\u2019est cet aspect-l\u00e0 du livre qui a \u00e9t\u00e9 mis en avant.\u00a0La critique, les lecteurs ont spontan\u00e9ment vu dans <i>La plaisanterie <\/i>un roman \u00e0 th\u00e8se remettant en cause l\u2019id\u00e9ologie du parti communiste.\u00a0Et dans le cadre de la guerre froide o\u00f9 les oppositions entre les deux blocs (l\u2019URSS \/ les \u00c9tats-Unis) \u00e9taient sans nuances, cet ouvrage venu de l\u2019Est a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diatement lu et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 des fins politiques, et ce d\u2019autant plus que la traduction fran\u00e7aise de <i>La plaisanterie <\/i>para\u00eet au cours de l\u2019automne 1968, soit fort peu de temps apr\u00e8s l\u2019invasion de la Tch\u00e9coslovaquie par les troupes russes (en ao\u00fbt). L\u2019\u00e9crasement du Printemps de Prague par les chars russes (un \u00e9crasement enregistr\u00e9, film\u00e9, \u00abvu \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision\u00bb) a suscit\u00e9 partout une grande \u00e9motion, a attir\u00e9 l\u2019attention internationale sur le dramatique sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ce \u00abpetit pays\u00bb, et, par ricochet, fait une \u00e9norme publicit\u00e9 au roman de Kundera. Et dans la mesure o\u00f9 <i>La plaisanterie <\/i>ne servait pas les int\u00e9r\u00eats du communisme, o\u00f9 le roman apparaissait nettement comme un critique du syst\u00e8me socialiste sovi\u00e9tique, Milan Kundera, \u00e0 son corps d\u00e9fendant, s\u2019est vite retrouv\u00e9 dans le r\u00f4le de l\u2019opposant, du \u00abdissident\u00bb. C\u2019est cette premi\u00e8re image de l\u2019\u00e9crivain qui a lanc\u00e9 sa carri\u00e8re hors des limites de sa langue et de son pays originels. Comme l\u2019\u00e9crit Fran\u00e7ois Picard dans <i>La biographie de l\u2019\u0153uvre <\/i>: \u00ab<i>On peut le dire tout net : c\u2019est son aventure fran\u00e7aise qui a d\u00e9cid\u00e9 du destin de <\/i>La plaisanterie, <i>c\u2019est la France qui l\u2019a fait conna\u00eetre dans le monde entier<\/i><i>2<\/i><i>\u00bb.<\/i><\/p>\n<p><b>L. : Sortir de son pays, de sa langue, du \u00abpetit contexte\u00bb pour atterrir au bastion de l\u2019universel. Avec quelle tech\u00adnique ? \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/b><b>Y. A. : <\/b>Dans son second essai, <i>Les testaments trahis, <\/i>Kundera signe cette phrase, lourde d\u2019une exp\u00e9rience v\u00e9cue : \u00ab <i>Les premi\u00e8res interpr\u00e9tations collent \u00e0 une oeuvre, elle ne s\u2019en d\u00e9barrassera jamais<\/i><i>3<\/i><i>.<\/i>\u00bb Ce constat d\u00e9sabus\u00e9,\u00a0Kundera le fait \u00e0 propos des \u00e9crits de Kafka qui, jamais ne se d\u00e9barrasseront des premi\u00e8res interpr\u00e9tations, id\u00e9alistes, mys\u00adtiques et fausses de Max Brod.\u00a0Mais il est \u00e9vident qu\u2019il songe aussi au destin de ses premiers romans o\u00f9 le cadre de l\u2019action et l\u2019arri\u00e8re-plan historique sont tch\u00e8ques (<i>La plaisanterie ; La valse aux adieux, 1976 ; Le livre du rire et de l\u2019oubli, 1979 ; L\u2019insoutenable l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l\u2019\u00eatre, 1984<\/i>) et qui, pour ces raisons, ont \u00e9t\u00e9 souvent rapetiss\u00e9s, ramen\u00e9s \u00e0 leur seule dimension politique. Jusqu\u2019\u00e0 la fin de la guerre froide (chute du mur de Berlin en novembre 1989), parce qu\u2019il \u00e9crivait des romans qui, certes, \u00e9taient critiques, mani\u00adfestement \u00e9crits pour d\u00e9noncer l\u2019iniquit\u00e9, l\u2019atrocit\u00e9 du \u00absocia\u00adlisme r\u00e9el\u00bb, Kundera fut consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9crivain \u00abengag\u00e9\u00bb ; comme un Tch\u00e8que luttant, \u00e0 sa mani\u00e8re, pour lib\u00e9rer son pays de l\u2019oppression sovi\u00e9tique. Or, m\u00eame si ces romans avaient un \u00e9vident contenu politique, ils renvoyaient \u00e0 l\u2019histoire r\u00e9cente de la Tch\u00e9cos\u00adlovaquie. Kundera a toujours refus\u00e9 que l\u2019on r\u00e9duise ses fictions \u00e0 n\u2019\u00eatre que le miroir d\u2019une \u00e9poque, d\u2019un moment de l\u2019histoire de son pays. Il ne voulait pas qu\u2019on dimi\u00adnue la port\u00e9e de son travail en enfermant ses\u00a0oeuvres\u00a0dans son temps, et qu\u2019on les condamne \u00e0 l\u2019oubli (comme est oubli\u00e9 au\u00adjourd\u2019hui le Printemps de Prague, qui ne signifie plus rien pour les jeunes g\u00e9n\u00e9rations). Il s\u2019est d\u00e9fendu d\u2019\u00eatre juste un auteur tch\u00e8que. Pour lui, un \u00e9crivain n\u2019est grand que s\u2019il arrive \u00e0 d\u00e9passer la petite histoire, que s\u2019il d\u00e9loca\u00adlise ce qu\u2019il \u00e9crit en touchant des probl\u00e8mes universels (\u2026)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<br \/>\nabonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LivrEscQ : Milan Kundera, ce romancier tch\u00e8que, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu en France, ayant obtenu la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, \u00e9tait-il un \u00abdissident\u00bb dans son pays d\u2019origine ? \u00a0 \u00a0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,3,150],"tags":[],"class_list":["post-4043","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-lentretien-de-livrescq","category-n-22"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4043","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4043"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4043\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4047,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4043\/revisions\/4047"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4043"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4043"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4043"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}