{"id":4046,"date":"2013-02-15T23:30:30","date_gmt":"2013-02-15T22:30:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4046"},"modified":"2013-03-10T11:22:30","modified_gmt":"2013-03-10T10:22:30","slug":"algerie-france-par-mourad-preure-jean-louis-levet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/algerie-france-par-mourad-preure-jean-louis-levet\/","title":{"rendered":"Alg\u00e9rie-France Par Mourad Preure &#038; Jean-Louis Levet"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Alg\u00e9rie-France.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4049\" alt=\"Alg\u00e9rie-France\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Alg\u00e9rie-France.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Alg\u00e9rie-France.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Alg\u00e9rie-France-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a><\/p>\n<p><b>L\u2019ivrEscQ: <\/b><b>Dans votre ouvrage <\/b><b><i>Le grand malentendu<\/i><\/b><b>, vous racontez une terre commune de l\u2019Alg\u00e9rie colonis\u00e9e sans animosit\u00e9 ni pr\u00e9jug\u00e9s d\u2019un pass\u00e9 de deux enfants : un Alg\u00e9rien de la casbah et un pied-noir compl\u00e8tement s\u00e9par\u00e9 par l\u2019histoire. Comment se fait une telle \u00e9criture ? \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/b><b>Mourad Preure : <\/b>Le point de d\u00e9part est fait de profondes affinit\u00e9s, d\u2019un besoin aussi de confronter ses v\u00e9rit\u00e9s avec celles de l\u2019autre. On est dans la question essentielle de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, de la repr\u00e9sentation de l\u2019autre. Je crois qu\u2019il est important de se dire : laissons l\u2019autre parler, dire et argumenter ses v\u00e9rit\u00e9s, \u00e9coutons-le, et, comme un funambule, rester toujours en \u00e9quilibre, d\u00e9fier la pesanteur, avancer, toujours avancer, remporter challenge apr\u00e8s challenge. Cet \u00e9quilibre n\u2019est-il pas au fond notre identit\u00e9 r\u00e9elle, car ne sommes-nous pas nous-m\u00eames, dans un environnement ouvert o\u00f9 les fronti\u00e8res n\u2019ont plus de sens. Nous ne sommes en soi ni bons, ni mauvais, ni forts, ni faibles, ni beaux ni laids, tout ce que nous sommes nous le devenons par ce que nous puisons dans les ressources de notre intelligence et de notre imagination.\u00a0Nous sommes en tant que nation, mais aussi en tant qu\u2019individus, un syst\u00e8me complexe en interrelations multiples avec son environnement turbulent, en changement permanent, par nature entropique, porteur de d\u00e9sordre. L\u2019identit\u00e9 provient \u00e0 des si\u00e8cles lointains, de valeurs et de repr\u00e9sentations symboliques s\u00e9diment\u00e9es. Cette conscience de soi, confront\u00e9e en permanence \u00e0 un environnement par nature hostile est mis en demeure pour trouver des voies de survie. L\u2019identit\u00e9 n\u2019existe pas en soi, c\u2019est cet \u00e9quilibre sans cesse mis en jeu, sans cesse remis en cause, s\u2019enrichissant en permanence de cette interrelation de cette lutte perp\u00e9tuelle.\u00a0L\u2019alg\u00e9rianit\u00e9, p\u00e9trie dans l\u2019amazighit\u00e9 et la civilisation arabo-musulmane, charg\u00e9e des embruns de cette M\u00e9diterran\u00e9e imp\u00e9tueuse et si impr\u00e9visible, est la r\u00e9sultante de cet \u00e9lan vital, de cette lutte sans fin que m\u00e8ne notre peuple depuis des mill\u00e9naires, qu\u2019il m\u00e8ne contre tous les conqu\u00e9rants que fascina un jour cette terre magique. Et de fait \u00e9couter l\u2019autre, \u00e9changer avec lui sereinement, c\u2019est trouver sa place dans la grande comp\u00e9tition darwinienne le maelstrom qu\u2019est aujourd\u2019hui la r\u00e9alit\u00e9 internationale. Jean-Louis est mon ami, issu de ma terre, je l\u2019ai vu pleurer dans sa maison natale retrouv\u00e9e. Il aime l\u2019Alg\u00e9rie, par cons\u00e9quent, il ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9tranger ; et c\u2019est ce que pensent les universitaires s\u00e9tifiens de sa ville natale qui l\u2019ont accueilli avec fiert\u00e9 en tant que conf\u00e9rencier. La divergence de nos destins mais aussi de nos origines profondes marque nos discours et nos attentes. L\u2019\u00e9criture ici est un dialogue dans toute sa profondeur, dans toute sa v\u00e9rit\u00e9, fut-elle impitoyable parfois. Cela \u00e9tait difficile, mais je trouve que le r\u00e9sultat valait la peine, nous avons produit du sens, et c\u2019est ce que nous voulions absolument. \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<b>Jean &#8211; Louis Levet : <\/b>C\u2019est d\u2019abord un long processus personnel : le retour quarante ans apr\u00e8s le d\u00e9part de ma famille, dans mon pays natal, sortir progressivement mon enfance d\u2019un lointain exil, refaire le lien entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, d\u00e9passer le choc des \u00e9motions complexes. Puis une relation d\u2019une v\u00e9ritable amiti\u00e9 construite avec Mourad dans la dur\u00e9e, qui m\u2019a, qui nous a permis de nouer un dialogue fond\u00e9 sur la franchise, le respect de l\u2019autre, un \u00e9norme travail d\u2019analyse, de documentation, de mobilisation et de confrontation de nos propres savoirs et exp\u00e9riences; avec d\u00e8s le d\u00e9part le souci partag\u00e9 de nous projeter dans le futur. Montrer qu\u2019il est possible de sortir de cinquante ans de blessures, tant du c\u00f4t\u00e9 des Fran\u00e7ais d\u2019Alg\u00e9rie que de celui des Alg\u00e9riens, afin de penser un avenir commun. Concr\u00e8tement, plusieurs ann\u00e9es de dialogue entre nous, puis durant deux ans (2010\/2011), des \u00e9changes tant oraux que par \u00e9crits. Des weekends entiers \u00e0 la maison \u00e0 travailler ensemble, \u00e0 confronter nos analyses, 900 pages \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, puis un travail \u00e0 nouveau d\u2019\u00e9criture durant plusieurs mois, pour arriver \u00e0 un format plus \u00abstandard\u00bb de 300 pages. Sans oublier un \u00e9diteur\u2013 Jean-Daniel Belfond \u2013 qui nous a fait confiance, et l\u2019amiti\u00e9 et le professionnalisme de St\u00e9phane Bugat qui nous a accompagn\u00e9s tout au long du chemin. Car d\u00e8s le d\u00e9part je pensais que c\u2019\u00e9tait n\u00e9cessaire. J\u2019insiste ici sur la relation d\u2019amiti\u00e9 que Mourad et moi avons construite. Elle est exceptionnelle, et, elle a pris une grande place dans ma vie.<\/p>\n<p><b>L. : N\u00e9anmoins, vous racontez 130 ans de colonisation, ce que la France r\u00e9serve aux Harkis, aux pieds-noirs, \u00e0 l\u2019int\u00e9gration, \u00e0 l\u2019\u00e9migration, \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance jusqu\u2019\u00e0 faire une pr\u00e9vision sur la relation dans l\u2019avenir entre la France et l\u2019Alg\u00e9rie\u2026 comment peut-on accomplir un tel labeur ? \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/b><b>M. P. : <\/b>Au d\u00e9part c\u2019est un \u00e9lan du c\u0153ur qui a port\u00e9 ce travail. Beaucoup de questions pr\u00e9gnantes envahissent en effet le discours, certaines sont particuli\u00e8rement douloureuses pour le fils de pied-noir qu\u2019est Jean-Louis. Nous avons fait le choix de ne pas rechercher le consensus, de ne pas \u00eatre complaisants, d\u2019accepter nos divergences, de seulement les argumenter et montrer que cela n\u2019emp\u00eache pas d\u2019imaginer un avenir commun. L\u2019exercice est en effet difficile mais porteur. La r\u00e9alit\u00e9 du fait colonial est appr\u00e9ci\u00e9e \u00e0 travers un prisme diff\u00e9rent par chacun d\u2019entre nous autant d\u2019ailleurs que ce qui s\u2019est pass\u00e9 apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance en Alg\u00e9rie et en France. Enfant, j\u2019ai v\u00e9cu la Guerre en tant que fils de moudjahid, en tant qu\u2019Alg\u00e9rien surtout, vivant dans un syst\u00e8me in\u00e9galitaire et injuste. Jean-Louis appartient \u00e0 une famille de petits fonctionnaires qui entretenaient de bonnes relations avec les Alg\u00e9riens \u2013 Jean-Louis a gard\u00e9 des amis d\u2019enfance qu\u2019il revoit aujourd\u2019hui encore \u2013 et qui est partie bien apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance.\u00a0Il n\u2019a pas compris, enfant, son arrachement \u00e0 la terre natale et y reste attach\u00e9. Mais l\u2019actualit\u00e9 nous interpelle l\u2019un comme l\u2019autre et nous avons, sans pour autant nous faire violence, tent\u00e9 de mettre en perspective cette r\u00e9alit\u00e9 complexe. Car les liens sont forts, et la d\u00e9finition m\u00eame de la soci\u00e9t\u00e9 demande \u00e0 \u00eatre remise en cause. Aujourd\u2019hui, la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise comporte une part de soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne et inversement. Zidane a \u00e9t\u00e9 longtemps la personnalit\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e des Fran\u00e7ais, avant l\u2019Abb\u00e9 Pierre, l\u2019\u00e9quipe nationale alg\u00e9rienne de football comprend majoritairement des citoyens fran\u00e7ais. Nous sommes dans la complexit\u00e9 avec une acc\u00e9l\u00e9ration du changement et de l\u2019interd\u00e9pendance.\u00a0Nous devons nous d\u00e9finir dans ce monde de plus en plus complexe o\u00f9 les fronti\u00e8res \u2013voyez la t\u00e9l\u00e9vision satellite, internet, les r\u00e9seaux sociaux ! \u2013 n\u2019ont plus vraiment de sens. Ainsi, paradoxalement la patrie ne trouve plus d\u2019espace o\u00f9 nicher que les c\u0153urs. On est l\u2019enfant de la patrie que l\u2019on aime. Les turbulences du pr\u00e9sent accentuent cet effet tourbillon qui exige de nous sans cesse de produire du sens, de \u00e9talonner nos compteurs, car sans cela nous ne comprendrions pas le changement. \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<b>JL. L. : <\/b>Fondamentalement le d\u00e9sir profond d\u2019une contribution \u00e0 une r\u00e9conciliation entre nos deux pays et la compr\u00e9hension partag\u00e9e que nos deux pays ont besoin l\u2019un de l\u2019autre pour ma\u00eetriser leur avenir, dans une mondialisation chaotique travers\u00e9e par des mutations puissantes que nous analysons dans notre livre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>L. : <\/b><b>Comment peut-on accorder deux voix dans un m\u00eame r\u00e9cit quand on sait que la vision d\u2019un Fran\u00e7ais de par son v\u00e9cu colonial est immanquablement distincte de celle d\u2019un Alg\u00e9rien colonis\u00e9 ? \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/b><b>M. P. : <\/b>Nous avons dans la premi\u00e8re partie du livre \u00e9voqu\u00e9 nos enfances, nos perceptions respectives de l\u2019histoire qui se d\u00e9roulait sous nos yeux d\u2019enfants et dont nous \u00e9tions parmi les acteurs essentiels sans m\u00eame nous en rendre compte. Je me suis \u00e9tonn\u00e9 dans le livre de ce que les pieds-noirs se soient situ\u00e9s dans l\u2019\u00e9troite perspective d\u2019un petit si\u00e8cle au lieu de s\u2019approprier l\u2019histoire plusieurs fois mill\u00e9naire de la nation alg\u00e9rienne, qu\u2019ils se soient enferm\u00e9s, enferr\u00e9s dans l\u2019\u00e9troit corset du fait colonial, dans la sublimation de la m\u00e8re patrie fran\u00e7aise, s\u2019ali\u00e9nant toute possibilit\u00e9 de s\u2019inscrire dans la puissante perspective historique du mouvement de lib\u00e9ration nationale. Je me suis corrig\u00e9 un peu, consid\u00e9rant le d\u00e9faut de visibilit\u00e9 de l\u2019individu par rapport \u00e0 la collectivit\u00e9, la force du groupe. Mais le juif lambda soutenant le d\u00e9cret Cr\u00e9mieux est-il vraiment faiseur d\u2019histoire, ou n\u2019est-ce qu\u2019une d\u00e9risoire goutte d\u2019eau port\u00e9e par l\u2019\u00e9lan du groupe, composant malgr\u00e9 tout la force de la vague qui se fracasse sur le roc, finissant par le dissoudre ? Camus le rend bien. L\u2019absurde caract\u00e9rise la condition de cette communaut\u00e9 venue sur une terre qui n\u2019est pas la sienne, une terre qu\u2019elle a appris \u00e0 aimer sans aimer pour autant ceux qui y vivent depuis des mill\u00e9naires. Le p\u00e9ch\u00e9 originel des pieds-noirs est d\u2019avoir aim\u00e9 la terre mais pas les gens, c\u2019est d\u2019avoir refus\u00e9 la perspective de vivre ensemble sur cette terre, c\u2019est, pour reprendre un pied-noir cit\u00e9 par Verg\u00e8s, refus\u00e9 que les musulmans soient des \u00e9gaux (\u2026)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\"><span style=\"color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<br \/>\nabonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ivrEscQ: Dans votre ouvrage Le grand malentendu, vous racontez une terre commune de l\u2019Alg\u00e9rie colonis\u00e9e sans animosit\u00e9 ni pr\u00e9jug\u00e9s d\u2019un pass\u00e9 de deux enfants : un Alg\u00e9rien [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,4,150],"tags":[],"class_list":["post-4046","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-dossier","category-n-22"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4046","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4046"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4046\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4052,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4046\/revisions\/4052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4046"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4046"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4046"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}