{"id":4577,"date":"2013-07-15T14:07:43","date_gmt":"2013-07-15T13:07:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4577"},"modified":"2013-09-24T16:07:38","modified_gmt":"2013-09-24T15:07:38","slug":"portrait-darezki-metref","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/portrait-darezki-metref\/","title":{"rendered":"Portrait d&rsquo;Arezki Metref"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/arezki-metref.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"arezki metref\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/arezki-metref.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Double actualit\u00e9 d\u2019Arezki M\u00e9tref: invit\u00e9 \u00e0 Paris puis \u00e0 Alger \u00e0 la comm\u00e9moration du vingti\u00e8me assassinat de Tahar Djaout, cet \u00e9crivain cin\u00e9aste a vu la projection de son film-documentaire <i>Ait-Yenni, paroles d\u2019argent<\/i> \u00eatre projet\u00e9 et d\u00e9battu dans de nombreuses films de l\u2019Hexagone. Ici, un portrait suivi d\u2019un entretien sur sa gen\u00e8se dans l\u2019\u2019\u00e9criture et sa conception du fait litt\u00e9raire.<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\"><b>L\u2019homme qui\u00a0 marchait\u00a0 dans sa\u00a0 t\u00eate<\/b><\/span><b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">vec son pantalon indien d\u2019un bleu touar\u00e8gue et sa tunique ouverte sur un minuscule signe berb\u00e8re, symbole de son amazighrit\u00e9, Arezki Metref a l\u2019allure \u00abpeace and love\u00bb des seventies. Loin des eaux nourrici\u00e8res, ce sont ses ann\u00e9es-refuge lorsqu\u2019il sent monter en lui la nostalgie. Il me re\u00e7oit dans son\u00a0 appartement situ\u00e9 dans la banlieue sud de Paris. Au mur, des toiles aux couleurs puissantes, vibrantes, surgies d\u2019un corps \u00e0 corps sensuel avec la mati\u00e8re. Un univers \u00e0 risque. Une \u00e9nigme soumise \u00e0 la sagacit\u00e9 du regard. Ce sont ses \u0153uvres, celles qu\u2019il peint g\u00e9n\u00e9ralement le jour, mais aussi la nuit, parfois dans une cave, \u00e0 la lumi\u00e8re artificielle des ampoules \u00e9lectriques, sous la pression de l\u2019angoisse du vide. Sur la table basse, au milieu du salon,\u00a0 le regard moqueur de Gabriel Garcia Marquez me lorgne en premi\u00e8re de couverture d\u2019un petit cahier rouge de chez Grasset. \u00abLe plus grand \u00e9crivain de tous les temps. Le seul auteur dont j\u2019aime toute l\u2019\u0153uvre\u00bb, lance Arezki en guise d\u2019introduction, tout en\u00a0 me versant une tasse de caf\u00e9 italien. Devant lui, il a tous les livres du\u00a0\u00abmaestro\u00bb de la litt\u00e9rature colombienne et accessoirement les siens, une vingtaine au total, sans compter les nouvelles, et divers \u00e9crits publi\u00e9s dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es. Comme Gabo, Arezki Metref s\u2019est \u00abab\u00eem\u00e9\u00bb dans l\u2019\u00e9criture journalistique avant de s\u2019adonner \u00e0 la litt\u00e9rature, abstraction faite des \u0153uvres t\u00e2tonnantes de la prime jeunesse.<br \/>\nUn surdou\u00e9 du stylo au caract\u00e8re tourment\u00e9 et rude qui masque une sensibilit\u00e9 heurt\u00e9e en permanence. Un touche \u00e0 tous les styles. Un d\u00e9voreur de mots rompu \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Une \u00e9nergie vou\u00e9e toute enti\u00e8re \u00e0 sa passion, sans halte ni qui\u00e9tude : \u00abJe ne peux go\u00fbter aucun repos sans ressentir une sorte de culpabilit\u00e9 christique\u00bb<br \/>\nArezki, je le connais depuis cinq ans. Cinq ann\u00e9es d\u2019une amiti\u00e9 complice et exigeante. C\u2019est au salon du livre de Paris que je l\u2019ai rencontr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois. Il m\u2019apparut comme un homme solide au visage carr\u00e9, taill\u00e9 dans le roc de ses montagnes ancestrales. Comme toujours en ces lieux, des lecteurs attendaient la d\u00e9dicace. Des hommes, des femmes, parfois un peu gauches, manifestement intimid\u00e9s par la d\u00e9marche. Lui, souriait d\u2019un sourire presque enfantin. Il aimait cette rencontre avec son public. Eux, \u00e9taient sous le charme, subjugu\u00e9s par son charisme nourri d\u2019un subtil dosage d\u2019autorit\u00e9 et de vuln\u00e9rabilit\u00e9. Une personnalit\u00e9 tout en contraste et en contradictions assum\u00e9es. Il \u00e9tait en signature pour la totalit\u00e9 de ses \u00e9crits dont je ne connaissais que les articles hebdomadaires parus dans Politis, les seuls, \u00e0 mon sens, capables alors de d\u00e9m\u00ealer la complexit\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 alg\u00e9rienne. L&rsquo;un des\u00a0 seuls journalistes aussi qui, venu en France pour des raisons politiques, ait volontairement utilis\u00e9 une d\u00e9marche p\u00e9dagogique et non \u00e9motionnelle pour faire entendre cette r\u00e9alit\u00e9 aux Fran\u00e7ais. Devant mon choix h\u00e9sitant, il m\u2019avait demand\u00e9 :<br \/>\n&#8211; Qu\u2019aimez-vous lire, la po\u00e9sie, le th\u00e9\u00e2tre, les essais ? Prise de court, je risquai :<br \/>\n&#8211; Le th\u00e9\u00e2tre ?\u00a0 Alors, il me mit d\u2019office La nuit du doute entre les mains, le troisi\u00e8me volet de sa trilogie initi\u00e9e avec Priorit\u00e9 au Basilic et poursuivie par L\u2019agonie du sablier. Je d\u00e9vorai la pi\u00e8ce en\u00a0 quelques heures, boulevers\u00e9e par l\u2019intensit\u00e9 dramatique de ce huis clos suffoquant o\u00f9 des personnages \u00e0 la d\u00e9rive se croisent et se d\u00e9croisent dans un ballet baroque, \u00e0 l\u2019image d\u2019une Alg\u00e9rie en d\u00e9composition. En 2003, Dominique Brodin, le directeur de la compagnie du Centre dramatique de la Courneuve, dans la r\u00e9gion nord de Paris, rencontre le texte :<br \/>\n\u00abUn texte vif argent, souligne\u2013t-il, ac\u00e9r\u00e9 comme une lame, plein d\u2019un humour caustique, une qu\u00eate de la v\u00e9rit\u00e9 dans l\u2019atmosph\u00e8re poisseuse d\u2019un polar m\u00e2tin\u00e9 de Beckett.\u00bb Puis, il rencontre l\u2019auteur \u00abUn auteur \u00e0 la langue magnifique\u00bb. Dominique Brodin l\u2019interroge : \u00abQue se passe-t-il apr\u00e8s ?\u00bb C\u2019est ainsi que na\u00eet\u00a0 Post scriptum, une \u00e9criture au-del\u00e0 du point final. Depuis, La Nuit du doute et Post scriptum ont \u00e9t\u00e9 jou\u00e9es sur la Sc\u00e8ne Nationale de Cergy Pontoise et au centre dramatique de La Courneuve, mais pas encore \u00e0 Alger, en d\u00e9pit de projets pourtant bien engag\u00e9s. Dans les premiers temps de l\u2019exil, Arezki Metref avait pris l\u2019habitude d\u2019\u00e9crire dans les caf\u00e9s. Il est vrai que le petit appartement providentiel qu\u2019il occupait sous les toits de Paris, \u00e9tait un peu trop froid l\u2019hiver, un peu trop chaud l\u2019\u00e9t\u00e9. Et puis, paradoxalement, il avait besoin des couleurs et des bruits de la ville pour pouvoir s\u2019isoler. Pour pouvoir se rassurer.\u00a0 Chaque matin, il se pliait au rituel du premier caf\u00e9 et de la premi\u00e8re cigarette \u00e0\u00a0 A Verse toujours, un petit bistrot de quartier, \u00e0 deux pas de la rue de Valence o\u00f9 il habitait alors. Il s\u2019y nourrissait des sc\u00e8nes de la vie parisienne. Celles-l\u00e0 m\u00eames qu\u2019il nous restitue dans Douar (Domens\u00a0 2006).\u00a0Plus tard, il arriva qu\u2019il me dict\u00e2t les mots de ses futures publications, br\u00fblante \u00e9claboussure jaillie du magma en fusion. Il y avait quelque chose du souffleur de verre dans sa d\u00e9marche. Informe d\u2019abord, sa pens\u00e9e se faisait mati\u00e8re pour devenir un petit chef d\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire. J\u2019\u00e9tais sid\u00e9r\u00e9e\u00a0 par l\u2019apparente facilit\u00e9 avec laquelle il semblait \u00e9crire ses pi\u00e8ces.<br \/>\nIl faut dire que l\u2019\u00e9criture, en g\u00e9n\u00e9ral, et le genre th\u00e9\u00e2tral, en particulier, sont une histoire de famille chez les Metref. Le grand-p\u00e8re maternel, Ramdane Metref, fit partie d\u2019un mouvement d\u2019\u00e9mancipation des instituteurs indig\u00e8nes dans les ann\u00e9es 20. Militant communiste et \u00e9crivain, il participa \u00e0 la publication de\u00a0 <i>La Voix des humbles<\/i>, et signait ses \u00e9crits de pseudonymes aux antipodes : L\u2019Ermite du Djurdjura ou le Paysan du Danube. Un oncle, Amar Metref, dirigeait un coll\u00e8ge et publiait, lui aussi .\u00a0 Son p\u00e8re Bela\u00efd, greffier de justice par n\u00e9cessit\u00e9 et dramaturge par passion, \u00e9crivait des pi\u00e8ces en alexandrins . Un personnage en marge des r\u00e9alit\u00e9s. Tout aussi lointain que son th\u00e9\u00e2tre, pour le jeune Arezki qui se construit dou\u00a0\u00a0 loureusement dans le sillage de l\u2019absent.<br \/>\nD\u2019ailleurs, l\u2019enfant d\u00e9teste Moli\u00e8re dont le nom est associ\u00e9 aux contraintes scolaires. Mais, il a d\u00e9j\u00e0 le go\u00fbt du paradoxe et admet volontiers : \u00abEn fait,\u00a0 cela m\u2019a attir\u00e9 vers le th\u00e9\u00e2tre, vers tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas Moli\u00e8re\u00bb. Puis, il d\u00e9couvre un autre Moli\u00e8re sur les\u00a0 murs de sa cit\u00e9 o\u00f9 les cin\u00e9-pop de Ren\u00e9 Vautier projettent un film arabe tir\u00e9 du M\u00e9decin malgr\u00e9 lui.<br \/>\nIl a seize ans lorsque son p\u00e8re l\u2019emm\u00e8ne au Petit Th\u00e9\u00e2tre, rue Harriched (ex-Mogador) \u00e0 Alger. Ce sera la premi\u00e8re et la derni\u00e8re fois de sa vie qu\u2019il partagera cette \u00e9motion avec son p\u00e8re. On y joue El Ch\u00e2ab, El Ch\u00e2ab avec Slimane Bena\u00efssa et Chris Reda.<br \/>\nEn classe de terminale, avec une bande de copains,\u00a0 il cr\u00e9e une troupe qui deviendra Le Th\u00e9\u00e2tre de la rue, et\u00a0 \u00e9crit sa premi\u00e8re pi\u00e8ce \u00e0 l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, All\u00e9luia. On est \u00e0 la fin des ann\u00e9es 60, le mouvement hippy secoue la jeunesse alg\u00e9rienne qui vibre pour le combat d\u2019Angela Davis. Coiffure afro, pantalon pattes d\u2019eph, Arezki croit en la paix, conspue le racisme et r\u00eave d\u00e9j\u00e0 \u00e0 haute voix. Bien s\u00fbr, la pi\u00e8ce est en vers. Il n\u2019ose pas encore s\u2019\u00e9lever au-dessus des cimes : \u00abJ\u2019avais essay\u00e9 de lire Les Parents terribles de Cocteau, mais je n\u2019y \u00e9tais pas parvenu.\u00bb\u00a0 L\u2019envol viendra plus tard.<br \/>\nAmbitieuse, la troupe d\u00e9cide\u00a0 de s\u2019auto-former : \u00abJe me souviens avoir pr\u00e9par\u00e9 une conf\u00e9rence sur Brecht. Je me suis enferm\u00e9 pendant quinze jours et j\u2019ai lu tout ce que j\u2019avais sous la main.\u00bb \u00abUne conf\u00e9rence tr\u00e8s na\u00efve\u00bb, souligne-t-il, mais qui oriente le travail de la troupe qui commence \u00e0 faire les titres des journaux. Avec la fougue de ses 18 ans, Arezki s\u2019investit totalement dans sa passion, \u00e9cume toutes les sc\u00e8nes d\u2019Alger et commence \u00e0 publier dans la presse, sollicit\u00e9 par un journaliste d\u2019Echabab qui a flair\u00e9 son jeune talent.<br \/>\nIl est critique th\u00e9\u00e2tral, participe \u00e0 un s\u00e9minaire sur le th\u00e9\u00e2tre amateur \u00e0 Sa\u00efda avec, notamment, Aloula, Azzedine Medjoubi, Martinez, Hachemi Cherif, et couvre le festival de Mostaganem plusieurs ann\u00e9es de suite. Mais bient\u00f4t,\u00a0 l\u2019emprise du journalisme l\u2019oblige \u00e0 sacrifier sa passion et, peu \u00e0 peu, son ancrage th\u00e9\u00e2tral s\u2019estompe :<br \/>\n\u00abLe th\u00e9\u00e2tre \u00e9tait rest\u00e9 quelque chose d\u2019inachev\u00e9. Je pressentais que j\u2019allais y revenir un jour, sans savoir comment.\u00bb Le retour \u00e0 l\u2019\u00e9criture th\u00e9\u00e2trale survient vingt ans plus tard,\u00a0 en juin 1991. Alger est investie par les militants du Front Islamique du salut qui a ordonn\u00e9 la gr\u00e8ve insurrectionnelle. Il se souvient : \u00abAlger \u00e9tait sale et satur\u00e9e de gaz lacrymog\u00e8nes. L\u2019incertitude et le brouillard planait sur la ville.\u00bb Il travaille \u00e0 <i>L\u2019Hebdo Lib\u00e9r\u00e9<\/i>, un journal dont la r\u00e9daction si\u00e8ge place Hoche, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la radio. Il a \u00e9tabli son poste d\u2019observation chez Miguel, l\u2019un des trois bars de la place agglutin\u00e9s autour d\u2019un jet d\u2019eau perp\u00e9tuellement \u00e0 sec. Un jour, il surprend un vieillard assis, pensif, un ancien militant du FLN qui avait connu les ge\u00f4les coloniales et qui avait un fils int\u00e9griste islamiste : \u00abJe me suis dit : j\u2019ai v\u00e9cu toute l\u2019Alg\u00e9rie depuis l\u2019ind\u00e9pendance. J\u2019y suis dans ma chair et par mon esprit en tant que journaliste et malgr\u00e9 toute ma connaissance, je ne comprends pas ce qui se passe. A plus forte raison, lui qui vient d\u2019un autre temps.\u00bb<br \/>\nLe soir m\u00eame, il commence \u00e0 jeter les bribes d\u2019un monologue qui va devenir Priorit\u00e9 au Basilic : \u00abLa subversion se niche partout. Mais rassurez-vous, citoyens, citoyennes, l\u2019arm\u00e9e veille\u2026\u00bb S\u2019il privil\u00e9gie le th\u00e9\u00e2tre au roman dans l\u2019expression du malaise social alg\u00e9rien, c\u2019est que cette forme d\u2019\u00e9criture est parole vivante et donc plus \u00e0 m\u00eame, selon lui, de traduire les d\u00e9chirements et les interrogations : \u00abCe qui m\u2019importe dans l\u2019\u00e9criture litt\u00e9raire, c\u2019est davantage ce que les gens disent que la description des choses. Dans le th\u00e9\u00e2tre, tu ne d\u00e9cris pas les choses, elles sont l\u00e0.\u00bb Il songe \u00e0 monter sa pi\u00e8ce \u00e0 Alger. Mais en mai 1993, le FIS passe aux actes. Son\u00a0 ami et confr\u00e8re Tahar Djaout, avec qui il a fond\u00e9 Rupture , est assassin\u00e9. Ce meurtre ouvre une s\u00e9rie d\u2019attentats visant \u00e0 an\u00e9antir l\u2019intelligentsia.\u00a0 Arezki Metref est de ceux qui osent \u00a0affirmer : \u00abJe suis r\u00e9publicain\u2026 et je r\u00e9cuse tout royaume, f\u00fbt-il de Dieu. Et je suis un partisan farouche, obstin\u00e9, born\u00e9, irr\u00e9cup\u00e9rable de la la\u00efcit\u00e9\u00bb. Apr\u00e8s l\u2019assassinat de son ami, il erre clandestinement \u00e0 travers la Kabylie. Ighil-Ali, Beja\u00efa, Ma\u00e2tkas, Tizi-Ouzou, puis retour \u00e0 Alger \u00abo\u00f9 de pr\u00e9tendus agents de Sonelgaz (\u00e9lectricit\u00e9 et gaz) sont venus par deux fois chez moi, \u00e0 A\u00efn-Na\u00e2dja, \u00e0 six heures du mat\u2026\u00bb. Fin\u00a0 juin 1993, contraint et forc\u00e9, il se r\u00e9fugie \u00e0 Paris.\u00a0 Il jette l\u2019ancre dans le quartier de la Mouf dans le 5<sup>\u00e8me<\/sup> arrondissement\u00a0 et, pensant que le cauchemar ne durerait que quelques semaines, il inhale l\u2019air de la d\u00e9mocratie, regardant \u00abpousser le reseda luteola au jardin des Plantes\u00bb, en attendant l\u2019heure du retour. Mais le temps passe et la guerre se poursuit. Alors, il \u00e9crit, participe \u00e0 des \u00e9missions t\u00e9l\u00e9 qui orienteront l\u2019opinion, fait des conf\u00e9rences\u2026\u00a0\u00a0(&#8230;)<\/p>\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Double actualit\u00e9 d\u2019Arezki M\u00e9tref: invit\u00e9 \u00e0 Paris puis \u00e0 Alger \u00e0 la comm\u00e9moration du vingti\u00e8me assassinat de Tahar Djaout, cet \u00e9crivain cin\u00e9aste a vu la projection de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[4,157],"tags":[],"class_list":["post-4577","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dossier","category-n26"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4577","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4577"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4577\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4586,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4577\/revisions\/4586"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4577"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4577"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4577"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}