{"id":4890,"date":"2014-02-15T11:05:27","date_gmt":"2014-02-15T10:05:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4890"},"modified":"2014-02-17T12:15:24","modified_gmt":"2014-02-17T11:15:24","slug":"je-comprends-ici-ce-quon-appelle-gloire-le-droit-daimer-sans-mesure-stele-albert-camus-tipaza","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/je-comprends-ici-ce-quon-appelle-gloire-le-droit-daimer-sans-mesure-stele-albert-camus-tipaza\/","title":{"rendered":"\u00abSensation qui g\u00eane, joie qui s&rsquo;incline tu \u00e9coutes et tu feins, tu r\u00e9ponds et tu crains&#8230; N. S."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/nad5a.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4931\" alt=\"nad5a\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/nad5a.jpg\" width=\"65\" height=\"82\" \/><\/a>Dans une ambiance de musique et de refrain, d\u2019un texte musical au texte d\u2019un livre, on se demande pourquoi l\u2019\u00e9crit reste si prenant \u00e0 travers les temps. Au commencement de cette ann\u00e9e 2014, dans cette \u00e9dition de L\u2019ivrEscQ on a s\u00e9lectionn\u00e9 des titres, des ouvrages, des \u00e9crits. Celui qui me poursuit est le dernier ouvrage, bien de chez nous, de Djamel Eddine Merdaci L\u2019all\u00e9e des dames. Ce roman est une savoureuse friandise litt\u00e9raire. L\u2019auteur d\u00e9crit la femme dans ce roman du f\u00e9minin pluriel. Roman de la lib\u00e9ration des femmes. Roman du libertinage avec une pointe de pudeur. Roman hissant la femme dans ses propres m\u00e9andres o\u00f9 le permis et le non-permis se nouent et d\u00e9nouent. Ainsi relate-t-il le mal-\u00eatre des femmes et son imbrication soci\u00e9tale. Cependant, l\u2019homme pourrait-il s\u2019impliquer dans des pages et des pages en annon\u00e7ant des voix int\u00e9rieures, intimistes o\u00f9 son \u00abmachisme\u00bb serait remis en question ? Sacr\u00e9 Merdaci ! Car, le risque est \u00e9trangement l\u00e0 dans une soci\u00e9t\u00e9 phallocratique jaugeant sans rel\u00e2che la mesure de la femme et son corollaire, l\u2019homme. L\u2019all\u00e9e des dames reste un kal\u00e9idoscope de portraits de femmes d\u2019aujourd\u2019hui o\u00f9 l&rsquo;\u00e9crivain aime la femme, si je puis me permettre, \u00e0 commencer par les femmes de sa vie, dira dans la rubrique Entretien de L&rsquo;ivrEscQ. Il se veut porte parole du sexe faible dans l\u2019air du temps, mais toujours dans la d\u00e9ch\u00e9ance malgr\u00e9 ses atouts de s\u00e9duction qui sont d\u00e9crits le long du roman.<br \/>\nSans chercher aucunement l\u2019\u00e9galit\u00e9, Djamel Eddine Medaci, ponctue sur la douceur, la sensualit\u00e9, la beaut\u00e9, la libert\u00e9, le choix de vie des femmes sans en abuser pour leur ascension sociale.<br \/>\nMon point faible dans la rubrique Litt\u00e9rature du monde, de ce num\u00e9ro, est Federico Garcia Lorca, po\u00e8te, dramaturge, peintre, musicien espagnol d\u2019Andalousie. On dit de lui qu\u2019il n\u2019est pas po\u00e8te, mais il est la po\u00e9sie m\u00eame. Il est dans cette po\u00e9sie accaparante. Cette folie qui raisonne. Ce d\u00e9lire qui console. Cette pri\u00e8re qui invente une proximit\u00e9 avec Dieu. Mais le po\u00e8te, ce solitaire sortira sain et sauf malgr\u00e9 sa fin tragique, car le c\u00e9leste inonde de ses flots l\u2019hymne des ab\u00eemes\u2026 L\u2019espace du po\u00e8te reste ce territoire ignor\u00e9 en Alg\u00e9rie pour f\u00eater les po\u00e8tes vivants ou disparus, tel que Lorca.<br \/>\nPuisque L\u2019ivrEscQ est un magazine alg\u00e9rien, mais surtout universel, et donc, de cette lu\u00accarne espagnole \u00e0 la lucarne islandaise, notre \u00e9crivain Mohamed Magani dans son r\u00e9cit de voyage brosse un tableau po\u00e9tique autour du Festival litt\u00e9raire international de Reykjavik et sa rencontre avec Alain Mabanckou. Celui-ci \u00e9voque dans son ouvrage l\u2019Alg\u00e9rie des ann\u00e9es 1970\/1980, une Alg\u00e9rie de r\u00eave. Il nous rappelle que la culture encore balbuti\u00e9e dans notre nation demeure cette Alg\u00e9rie dont les autres nous enviaient par le pass\u00e9. Les propos quasi d\u00e9senchant\u00e9s d\u2019Alain Mabanckcou entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent de certaines v\u00e9rit\u00e9s \u00e9tal\u00e9es \u00e9l\u00e9gamment telle une illumination, pansent les h\u00e9morragies du supplice en soi et envers les autres. Les artistes, les \u00e9crivains savent le contourner par leurs talents en inventant une musicalit\u00e9 des instants.<br \/>\nDonnons la parole \u00e0 l\u2019art et aux lettres pour att\u00e9nuer la noirceur d\u2019un orage venant raturer l\u2019ordre \u00e9tabli. Bonne r\u00e9ception !<br \/>\nn.sebkhi@livrescq.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une ambiance de musique et de refrain, d\u2019un texte musical au texte d\u2019un livre, on se demande pourquoi l\u2019\u00e9crit reste si prenant \u00e0 travers les temps. 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