{"id":4914,"date":"2014-01-12T14:49:33","date_gmt":"2014-01-12T13:49:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4914"},"modified":"2014-01-12T14:49:33","modified_gmt":"2014-01-12T13:49:33","slug":"jean-senac-leclat-du-jour-au-poing-1973-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/jean-senac-leclat-du-jour-au-poing-1973-2013\/","title":{"rendered":"JEAN S\u00c9NAC, L\u2019\u00c9CLAT DU JOUR AU POING (1973-2013)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/JEAN-S\u00c9NAC-L\u2019\u00c9CLAT-DU-JOUR-AU-POING-1973-2013.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4915\" alt=\"JEAN S\u00c9NAC, L\u2019\u00c9CLAT DU JOUR AU POING (1973-2013)\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/JEAN-S\u00c9NAC-L\u2019\u00c9CLAT-DU-JOUR-AU-POING-1973-2013.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/JEAN-S\u00c9NAC-L\u2019\u00c9CLAT-DU-JOUR-AU-POING-1973-2013.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/JEAN-S\u00c9NAC-L\u2019\u00c9CLAT-DU-JOUR-AU-POING-1973-2013-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a>Po\u00e8te se proclamant ouvertement plus alg\u00e9rien que n\u2019importe qui, Jean S\u00e9nac r\u00e9clamait la r\u00e9volution, oui, mais non sans amour, \u00e0 l\u2019instar du po\u00e8te et cin\u00e9aste italien Pier Paolo Pasolini, l\u2019un des intellectuels et cr\u00e9ateurs les plus sulfureux de son \u00e9poque, qui devait conna\u00eetre un sort identique au sien. Deux ans s\u00e9parent son assassinat (dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975) de celui du po\u00e8te alg\u00e9rien (dans la nuit du 29 au 30 ao\u00fbt 1973). Dans les deux cas, le pouvoir s\u2019est accommod\u00e9 d\u2019une issue douteuse, en se gardant bien de mettre en oeuvre les moyens n\u00e9cessaires pour tenter de percer la v\u00e9rit\u00e9, et que justice soit faite. La po\u00e9sie les unissait, l\u2019amour, la libert\u00e9, le feu du langage et du d\u00e9sir, les animaient ; Pasolini et S\u00e9nac se rangeaient tous les deux du c\u00f4t\u00e9 du peuple. Leur po\u00e9\u00acsie est ponctu\u00e9e d\u2019accents intimes, lyriques et d\u2019engagements : \u00abJe ne quitterai jamais en l\u00e2che ce pays o\u00f9 j\u2019ai tant donn\u00e9 de moi-m\u00eame\u00bb, \u00e9crit S\u00e9nac, un an avant sa mort. La vie fut \u00e2pre pour lui. Dans les deux cas, qu\u2019il soit frioulan ou oranais, c\u2019est bien le soleil que l\u2019on assassine. Il y a quarante ans, en ce qui concerne Jean S\u00e9nac. Les termes de \u00abc\u00e9l\u00e9bration\u00bb et de \u00abf\u00eate\u00bb, me paraissent donc particuli\u00e8rement incongrus et d\u00e9plac\u00e9s. En quarante ans, Jean S\u00e9nac n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9, car il a toujours pu compter sur la fid\u00e9lit\u00e9 sans faille d\u2019une poign\u00e9e d\u2019amis historiques, Fran\u00e7ais et Alg\u00e9riens, pour entretenir le feu et de sa m\u00e9moire et de son oeuvre. Avec le temps, il a m\u00eame gagn\u00e9 davantage d\u2019amis et de lecteurs aupr\u00e8s des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. Ses oeuvres ont continu\u00e9 \u00e0 para\u00eetre, \u00e0 repara\u00eetre et non des moindres, si l\u2019on pense aux OEuvres po\u00e9tiques (Actes Sud, 1999) et Pour une terre possible (Marsa, 1999), jusqu\u2019\u00e0 Jean S\u00e9nac, le forgeron du soleil (2003), un film documentaire d\u2019Ali Akikabeau, et bien s\u00fbr le superbe film, tourn\u00e9 en Alg\u00e9rie, du r\u00e9alisateur franco-alg\u00e9rien, Abdelkrim Bahloul, Le Soleil assassin\u00e9 (2004). La chose est peut-\u00eatre lente et laborieuse, mais ind\u00e9niable : d\u2019un c\u00f4t\u00e9 comme de l\u2019autre de la M\u00e9diterran\u00e9e, on red\u00e9couvre enfin l\u2019un des plus grands po\u00e8tes du XX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<p>En cette ann\u00e9e 2013, une fois n\u2019est pas coutume (l\u2019effet des quarante ans ?), de nombreux articles, y compris sur internet, paraissent. Trois livres accompagnent ce si\u00adnistre anniversaire : <i>Jean S\u00e9nac, po\u00e8te et martyr <\/i>(Seuil, 2013), une biographie de Bernard Mazo ; la r\u00e9\u00e9dition (collection Point, \u00e9d. du Seuil, 2013) en format poche de <i>Pour une terre possible<\/i>, qui avait paru aux \u00e9ditions Marsa, en 1999, et qui comprend huit recueils po\u00e9tiques in\u00e9dits, ainsi que d\u2019autres \u00e9crits, textes politiques, t\u00e9moi\u00adgnages, critiques litt\u00e9raires et d\u2019art, correspondances, en majorit\u00e9 in\u00e9dits, rassembl\u00e9s, annot\u00e9s, pr\u00e9fac\u00e9s et accom\u00adpagn\u00e9s de jalons biographiques et d\u2019une bibliographie de Hamid Nacer-Khodja ; ainsi que, <i>Citoyen du volcan<\/i>.<\/p>\n<p><i>\u00c9pitaphe pour Jean S\u00e9nac <\/i>(Atelier de cr\u00e9ation libertaire, 2013), de Max Leroy ; sans oublier l\u2019ouvrage collectif, sous la direction d\u2019Hamid Nacer-Khodja, <i>Tombeau pour Jean S\u00e9nac <\/i>(\u00e9ditions Aden, 2013).<\/p>\n<p>De ces livres, d\u00e9coule un constat : on ne ressort pas in\u00addemne de la lecture de Jean S\u00e9nac, ce \u00ab<i>po\u00e8te alg\u00e9rien de graphie fran\u00e7aise<\/i>\u00bb, ainsi qu\u2019il se d\u00e9finissait lui-m\u00eame, qui fut assassin\u00e9 dans sa cave-vigie d\u2019Alger, frapp\u00e9 par cinq coups de couteau en pleine poitrine. Vingt ans avant que Tahar Djaout et Youcef Sebti, deux po\u00e8tes de ses amis, soient \u00e0 leur tour, victimes du terrorisme islamiste. Le premier, tu\u00e9 de deux balles dans la t\u00eate le 26 mai 1993. Le deuxi\u00e8me, \u00e9gorg\u00e9 dans la nuit du 27 au 28 d\u00e9cembre 1993. Jean S\u00e9nac fut le premier martyr d\u2019une horrible liste. Les Fran\u00e7ais ne lui pardonnaient pas d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 membre du FLN pendant la guerre d\u2019ind\u00e9pendance et d\u2019avoir choisi l\u2019Alg\u00e9rie ; et le pouvoir alg\u00e9rien supportait mal ses positions tr\u00e8s critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du syst\u00e8me bu\u00adreaucratique en place. Jean S\u00e9nac \u00e9tait un homme par\u00adfaitement ind\u00e9sirable, en somme, mais pas seulement pour le pouvoir. Il d\u00e9rangeait beaucoup plus de monde. Il \u00e9tait un scandale permanent. Son audience aupr\u00e8s de la jeunesse, sa vie, sa vie sexuelle surtout, sa libert\u00e9 de parole en mati\u00e8re politique ou culturelle, les r\u00e9percus\u00adsions \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de ses jugements sur l\u2019Alg\u00e9rie en fai\u00adsaient un personnage g\u00eanant pour beaucoup. Il y a donc plusieurs personnes ou groupes \u00e0 qui le crime pouvait profiter. Cette mort, il l\u2019a sentait r\u00f4der : <i>pourquoi suivre cette trace \u2013d\u2019avance tout est conclu\u2013 quand vous lave\u00adrez ma face \u2013le soleil n\u2019y sera plus. <\/i><\/p>\n<p>Quarante ans plus tard, on s\u2019aper\u00e7oit que cet homme, qui garda jusqu\u2019\u00e0 la fin l\u2019Alg\u00e9rie au coeur, constitue une indis\u00adpensable charni\u00e8re dans les rapports franco-alg\u00e9riens, et pas seulement sur le plan culturel et intellectuel. Rare\u00adment une existence aura autant coll\u00e9 \u00e0 la po\u00e9sie et \u00e0 un pays. C\u2019est qu\u2019\u00e0 travers Jean S\u00e9nac, il ne s\u2019agit pas seule\u00adment de \u00abr\u00e9habiliter\u00bb un po\u00e8te, jug\u00e9 paria par les uns et martyr h\u00e9ro\u00efque par les autres. Il ne s\u2019agit pas seulement de d\u00e9battre de son oeuvre po\u00e9tique. Non, derri\u00e8re Jean S\u00e9nac subsiste et demeure \u00abl\u2019Affaire coloniale\u00bb ; une crise de conscience vite referm\u00e9e et mal dig\u00e9r\u00e9e. S\u00e9nac et l\u2019Alg\u00e9rie n\u2019ont pas fini de nous hanter. Ce fut d\u2019ailleurs le cas de Bernard Mazo qui, \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres jeunes Fran\u00ad\u00e7ais, eut \u00abvingt ans dans les Aur\u00e8s\u00bb (o\u00f9 il restera vingt-sept mois), en pleine guerre et sous l\u2019uniforme. Bernard Mazo avouait volontiers qu\u2019il portait l\u2019Alg\u00e9rie et les Alg\u00e9\u00adriens dans son coeur, comme une blessure jamais tout \u00e0 fait referm\u00e9e et cela depuis plus de cinquante ans. Ber\u00adnard Mazo est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 7 juillet 2012, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de soixante-treize ans, sans avoir vu para\u00eetre ce livre qui lui tenait \u00e0 coeur. En \u00e9crivant cette biographie de S\u00e9nac, Bernard n\u2019a pas seulement salu\u00e9 un po\u00e8te dont il admirait l\u2019oeuvre et l\u2019engagement ; il a \u00e9galement fait la paix avec sa conscience. Il existe une litt\u00e9rature abondante sur S\u00e9nac. Mais h\u00e9las, de nombreux titres sont \u00e9puis\u00e9s. Bernard a tout lu, tout compuls\u00e9 : livres, articles, t\u00e9moignages. Il a, apr\u00e8s bien d\u2019autres, rencontr\u00e9 les amis du po\u00e8te et consul\u00adt\u00e9 ses archives \u00e0 Alger et \u00e0 Marseille. Durant six ann\u00e9es, ce fut comme une qu\u00eate d\u2019absolu. Le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur. Le biographe est \u00e9videmment en empathie avec son sujet, mais sans d\u00e9raper dans l\u2019admiration aveugle ou l\u2019hagiographie. Il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 \u00e9voquer les contra\u00addictions, les exc\u00e8s, les doutes et les angoisses du person\u00adnage comme du po\u00e8te. En France, \u00e9crit Nacer-Khodja, si des cercles retiennent principalement l\u2019approche \u00e9ro\u00adtique d\u2019un po\u00e8te, d\u2019aucuns le fustigent pour son combat nationaliste qui le conduisit \u00e0 rompre avec son \u00abP\u00e8re im\u00adpossible\u00bb Albert Camus et ses \u00abfr\u00e8res pieds-noirs\u00bb. En Alg\u00e9rie, la part \u00abmaudite\u00bb de l\u2019homme-po\u00e8te est occul\u00adt\u00e9e et celui-ci r\u00e9duit \u00e0 sa port\u00e9e politique univoque : un chantre ind\u00e9pendantiste en temps de guerre doubl\u00e9 d\u2019un animateur culturel exceptionnel en temps de paix, et m\u00eame bien avant 1954, p\u00e9riode m\u00e9connue ici mise en valeur et \u00e9largie. Bernard Mazo, comme le dit encore Nacer-Khodja a su se d\u00e9faire de cette ambivalence en ne r\u00e9duisant pas l\u2019unit\u00e9 de S\u00e9nac \u00e0 une figure isol\u00e9e que la fortune litt\u00e9raire a reconnue \u00e0 double titre de part et d\u2019autre de la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Max Leroy, pour sa part, \u00e9crit : \u00ab<i>L\u2019Alg\u00e9rie a f\u00eat\u00e9 le cin\u00adquantenaire de son ind\u00e9pendance en 2012 et on c\u00e9l\u00e8bre cette ann\u00e9e le centenaire de la naissance d\u2019Albert Camus. Les c\u00e9r\u00e9monies laissent toutefois dans l\u2019ombre un des t\u00e9\u00admoins incontournables de ce pass\u00e9 aux plaies ouvertes : son nom ? Jean S\u00e9nac. \u00c9crivain et po\u00e8te, pied-noir et in\u00add\u00e9pendantiste, chr\u00e9tien et r\u00e9volutionnaire. Caillou dans les souliers de la France et de l\u2019Alg\u00e9rie, S\u00e9nac bouscule les deux rives et les eaux troubles de la M\u00e9diterran\u00e9e. Il serait temps, quarante ans apr\u00e8s son assassinat, de tendre l\u2019oreille.<\/i>\u00bb C\u2019est que, cinquante et un an apr\u00e8s que l\u2019Alg\u00e9rie soit devenue ind\u00e9pendante, les blessures ne sont pas encore referm\u00e9es. S\u00e9nac est aussi l\u00e0 pour nous le rappeler. On n\u2019oublie pas si facilement plus de cent soixante-dix ann\u00e9es de colonisation, de drames, de pas\u00adsions et de d\u00e9sillusions. De 1973 \u00e0 2013, soit quarante ans apr\u00e8s son assassinat, Jean S\u00e9nac demeure \u00e0 lui seul une pierre angulaire des rapports franco-alg\u00e9riens. Vi\u00adsionnaire, n\u2019avait-il pas \u00e9crit (cf. <i>Lettre \u00e0 un jeune Fran\u00ad\u00e7ais d\u2019Alg\u00e9rie <\/i>in <i>Esprit<\/i>, mars 1956), deux ans apr\u00e8s le d\u00e9clenchement de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance : \u00ab<i>Ton coeur souffre de l\u2019injustice quand elle brise un visage fran\u00e7ais, mais s\u2019ouvrira-t-il \u00e0 la peine de tous les hommes? (..) Depuis plus d\u2019un si\u00e8cle l\u2019Europe vit sur cette terre sans se soucier des neuf dixi\u00e8mes de ses habitants. Il est juste que ceux-ci retrouvent enfin leurs droits\u2026 L\u2019Alg\u00e9rie se fera avec nous ou sans nous, mais si elle devait se faire sans nous, je sens qu\u2019il manquerait \u00e0 la p\u00e2te qui l\u00e8ve une mesure de son levain\u2026 La r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est que ce pays est arabo-berb\u00e8re et musulman et que nous sommes, avec les Isra\u00e9lites entre autres, une minorit\u00e9 qui, comme telle, risque d\u2019avoir une place minoritaire. La r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est que sur cette terre ind\u00e9pendante, un million d\u2019Europ\u00e9ens devra abandonner ses privil\u00e8ges pour participer, dans la proportion de un pour neuf, \u00e0 l\u2019\u00e9dification d\u2019un ordre \u00e9galitaire.\u00a0<\/i>(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Po\u00e8te se proclamant ouvertement plus alg\u00e9rien que n\u2019importe qui, Jean S\u00e9nac r\u00e9clamait la r\u00e9volution, oui, mais non sans amour, \u00e0 l\u2019instar du po\u00e8te et cin\u00e9aste italien Pier [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[161,162],"tags":[],"class_list":["post-4914","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-30","category-on-en-parle-encore"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4914"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4914\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4985,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4914\/revisions\/4985"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}