{"id":4917,"date":"2014-01-12T14:45:44","date_gmt":"2014-01-12T13:45:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4917"},"modified":"2014-01-12T14:45:44","modified_gmt":"2014-01-12T13:45:44","slug":"mhamed-aoune-le-poete-moudjahid-mhamed-aoune-a-86-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/mhamed-aoune-le-poete-moudjahid-mhamed-aoune-a-86-ans\/","title":{"rendered":"M\u2019Hamed Aoune Le po\u00e8te-moudjahid M\u2019Hamed Aoune a 86 ans"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/M\u2019Hamed-Aoune.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4918\" alt=\"M\u2019Hamed Aoune\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/M\u2019Hamed-Aoune.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/M\u2019Hamed-Aoune.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/M\u2019Hamed-Aoune-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a>I&rsquo;il est n\u00e9 le 27 septembre 1927 \u00e0 A\u00efn Bessem, \u2014 joyeux anniversaire, po\u00e8te alg\u00e9rien oubli\u00e9 et retrouv\u00e9!<br \/>\nAyant r\u00e9ussi \u00e0 retrouver sa trace \u00e0 M\u00e9d\u00e9a \u2014 du nom romain de la fabuleuse Labdia qui a donn\u00e9 Lemdiyya \u2014, j\u2019ai appel\u00e9 M\u2019Hamed Aoune au t\u00e9l\u00e9phone. Je me l\u2019imagine tout entour\u00e9 de l\u2019affection de sa famille et prenant le temps d\u2019une retraite bien m\u00e9rit\u00e9e qui l\u2019encou\u00acrage \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire. M\u2019Hamed Aoune est ancien mou\u00acdjahid et ancien journaliste \u00e0 El Djeich. Il est membre de la toute premi\u00e8re Union des \u00c9crivains Alg\u00e9riens cr\u00e9\u00e9e le 28 octobre 1963 et dont Mammeri \u00e9tait pr\u00e9sident.<br \/>\nJ\u2019ai encore dans l\u2019oreille sa voix boulevers\u00e9e par l\u2019\u00e9mo\u00action, peu \u00e0 peu devenant chaleureuse, pleine, vivante, c\u2019est-\u00e0-dire combl\u00e9e d\u2019une humeur r\u00e9jouie de ce qu\u2019une autre voix la sollicite, lui parle d\u2019amiti\u00e9 ancienne. Il ex\u00acprime sa nostalgie \u00e9mue de ce qu\u2019il a aim\u00e9, A\u00efn Bessem, sa ville natale qu\u2019il a quitt\u00e9e encore enfant, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re, et sp\u00e9cialement Sour El Ghouzl\u00e2ne qui l\u2019a accueilli jusqu\u2019\u00e0 son exil en France.<br \/>\nEn ce jour anniversaire de ses 86 ans, M\u2019Hamed est encore un \u00abgamin\u00bb \u00e0 l\u2019esprit lumineux et intr\u00e9pide face \u00e0 la vie versatile et indomptable qui donne et retire ses bienfaits. Il a toujours \u00e9crit, m\u2019a-t-il confi\u00e9 quelque part, autrefois, \u00abOui, \u00e9crire pour l\u2019avenir !\u00bb. Ce po\u00e8te, d\u2019une modestie charmante et d\u00e9concertante tout \u00e0 la fois, \u00e9crit encore aujourd\u2019hui de sa main d\u00e9charn\u00e9e mais tenace. Il surveille et relit sa vive pens\u00e9e transcrite en mots flamboyants et houleux, toute vou\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019Alg\u00e9rie qu\u2019il a d\u00e9chiffr\u00e9e et \u00e0 la vie alg\u00e9rienne qu\u2019il a v\u00e9cue et qu\u2019il accompagne, l\u2019une et l\u2019autre, avec celle \u00e0 laquelle il se mesure courageusement en ce moment comme un enfant qui na\u00eet chaque jour pour laisser aux enfants futurs les secrets de la destin\u00e9e nationale alg\u00e9rienne. M\u2019Hamed Aoune est un po\u00e8te profond, un passionn\u00e9 de son pays et de son peuple, et davantage vivant au dernier tournant de la vie que tous les artistes, ayant son \u00e2ge, s\u2019imaginent en \u00eatre les h\u00e9ros naturels.<br \/>\nVoil\u00e0 un gamin de 86 ans, pour lequel l\u2019\u00e9criture est toujours \u00abmagique\u00bb ; elle a occup\u00e9 sa vie enti\u00e8re d\u2019homme et ne cesse de le pr\u00e9occuper. De son \u00e2me fi\u00e8re de son pays et de son peuple, il tire la s\u00e8ve de ses po\u00e8mes fulgurants. De fait, il est lui-m\u00eame po\u00e8me depuis sa plus tendre enfance, mais parce que trop sensible, trop modeste, trop discret, son existence est tomb\u00e9e dans l\u2019oubli sinon dans l\u2019ignorance.<\/p>\n<div>\n<p>H\u00e9las ! la m\u00e9moire est courte, celle des hommes, des amis, des camarades, ceux qui lui avaient serr\u00e9 chaleu\u00adreusement la main, celle des anciens qui l\u2019avaient lu, qui l\u2019avaient publi\u00e9, comme un service rendu, ici et l\u00e0 avec quand m\u00eame une incroyable \u00e9conomie dans quelque coin perdu d\u2019une revue, d\u2019un journal, d\u2019une anthologie (souvent trop impartiale), et celle de ceux qui lui avaient fait tant de promesses rarement tenues ! Et peut-\u00eatre suis-je moi-m\u00eame de ceux-l\u00e0, mais quelle oreille de res\u00adponsable avais-je dans la presse, la radio ou la t\u00e9l\u00e9vision pour aider, pr\u00e9senter, recommander un po\u00e8te aussi intigable et prolixe, reconnu comme \u00abun beau po\u00e8me\u00bb par tout le monde, mais que seuls les initi\u00e9s au charme de la po\u00e9sie passionn\u00e9e ont su lire et comprendre ? M\u2019Hamed Aoune a pourtant c\u00f4toy\u00e9 les plus grands de la litt\u00e9ra\u00adture alg\u00e9rienne contemporaine, ce qui lui faisait pr\u00e9sa\u00adger un avenir radieux pour nos Belles-Lettres. Et puis, dans les premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019ind\u00e9pendance, il y avait d\u00e9j\u00e0 tant de plumes brillantes, souveraines qui avaient pu faire \u00e9diter au moins une de leurs oeuvres : Flici, Tou\u00admi, Tidafi, Z\u00e9rari, Far\u00e8s, Djabali, Moknachi, Azzegagh, Guendouz&#8230; et tant de jeunes plumes exquises, fr\u00e9\u00adtillantes d\u2019esp\u00e9rance devant la porte entrouverte d\u2019une chance capricieuse et terriblement exclusive ! Et donc, \u00e0 ce jour, aucune des oeuvres de M\u2019Hamed Aoune, qui s\u2019est donn\u00e9 \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie de la R\u00e9volution et \u00e0 une po\u00e9sie r\u00e9volu\u00adtionnaire, n\u2019a eu les faveurs d\u2019une maison d\u2019\u00e9dition alg\u00e9\u00adrienne. Et je dois dire qu\u2019il n\u2019est pas le seul.<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><br clear=\"all\" \/> \ufffd\u00033\fe\u0010 \u0001\b\ufffd\ufffd \b`\ufffd r choisi l\u2019Alg\u00e9rie ; et le pouvoir alg\u00e9rien supportait mal ses positions tr\u00e8s critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du syst\u00e8me bu\u00adreaucratique en place. Jean S\u00e9nac \u00e9tait un homme par\u00adfaitement ind\u00e9sirable, en somme, mais pas seulement pour le pouvoir. Il d\u00e9rangeait beaucoup plus de monde. Il \u00e9tait un scandale permanent. Son audience aupr\u00e8s de la jeunesse, sa vie, sa vie sexuelle surtout, sa libert\u00e9 de parole en mati\u00e8re politique ou culturelle, les r\u00e9percus\u00adsions \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de ses jugements sur l\u2019Alg\u00e9rie en fai\u00adsaient un personnage g\u00eanant pour beaucoup. Il y a donc plusieurs personnes ou groupes \u00e0 qui le crime pouvait profiter. Cette mort, il l\u2019a sentait r\u00f4der : <i>pourquoi suivre cette trace \u2013d\u2019avance tout est conclu\u2013 quand vous lave\u00adrez ma face \u2013le soleil n\u2019y sera plus. <\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quarante ans plus tard, on s\u2019aper\u00e7oit que cet homme, qui garda jusqu\u2019\u00e0 la fin l\u2019Alg\u00e9rie au coeur, constitue une indis\u00adpensable charni\u00e8re dans les rapports franco-alg\u00e9riens, et pas seulement sur le plan culturel et intellectuel. Rare\u00adment une existence aura autant coll\u00e9 \u00e0 la po\u00e9sie et \u00e0 un pays. C\u2019est qu\u2019\u00e0 travers Jean S\u00e9nac, il ne s\u2019agit pas seule\u00adment de \u00abr\u00e9habiliter\u00bb un po\u00e8te, jug\u00e9 paria par les uns et martyr h\u00e9ro\u00efque par les autres. Il ne s\u2019agit pas seulement de d\u00e9battre de son oeuvre po\u00e9tique. Non, derri\u00e8re Jean S\u00e9nac subsiste et demeure \u00abl\u2019Affaire coloniale\u00bb ; une crise de conscience vite referm\u00e9e et mal dig\u00e9r\u00e9e. S\u00e9nac et l\u2019Alg\u00e9rie n\u2019ont pas fini de nous hanter. Ce fut d\u2019ailleurs le cas de Bernard Mazo qui, \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres jeunes Fran\u00ad\u00e7ais, eut \u00abvingt ans dans les Aur\u00e8s\u00bb (o\u00f9 il restera vingt-sept mois), en pleine guerre et sous l\u2019uniforme. Bernard Mazo avouait volontiers qu\u2019il portait l\u2019Alg\u00e9rie et les Alg\u00e9\u00adriens dans son coeur, comme une blessure jamais tout \u00e0 fait referm\u00e9e et cela depuis plus de cinquante ans. Ber\u00adnard Mazo est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 7 juillet 2012, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de soixante-treize ans, sans avoir vu para\u00eetre ce livre qui lui tenait \u00e0 coeur. En \u00e9crivant cette biographie de S\u00e9nac, Bernard n\u2019a pas seulement salu\u00e9 un po\u00e8te dont il admirait l\u2019oeuvre et l\u2019engagement ; il a \u00e9galement fait la paix avec sa conscience. Il existe une litt\u00e9rature abondante sur S\u00e9nac. Mais h\u00e9las, de nombreux titres sont \u00e9puis\u00e9s. Bernard a tout lu, tout compuls\u00e9 : livres, articles, t\u00e9moignages. Il a, apr\u00e8s bien d\u2019autres, rencontr\u00e9 les amis du po\u00e8te et consul\u00adt\u00e9 ses archives \u00e0 Alger et \u00e0 Marseille. Durant six ann\u00e9es, ce fut comme une qu\u00eate d\u2019absolu. Le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur. Le biographe est \u00e9videmment en empathie avec son sujet, mais sans d\u00e9raper dans l\u2019admiration aveugle ou l\u2019hagiographie. Il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 \u00e9voquer les contra\u00addictions, les exc\u00e8s, les doutes et les angoisses du person\u00adnage comme du po\u00e8te. En France, \u00e9crit Nacer-Khodja, si des cercles retiennent principalement l\u2019approche \u00e9ro\u00adtique d\u2019un po\u00e8te, d\u2019aucuns le fustigent pour son combat nationaliste qui le conduisit \u00e0 rompre avec son \u00abP\u00e8re im\u00adpossible\u00bb Albert Camus et ses \u00abfr\u00e8res pieds-noirs\u00bb. En Alg\u00e9rie, la part \u00abmaudite\u00bb de l\u2019homme-po\u00e8te est occul\u00adt\u00e9e et celui-ci r\u00e9duit \u00e0 sa port\u00e9e politique univoque : un chantre ind\u00e9pendantiste en temps de guerre doubl\u00e9 d\u2019un animateur culturel exceptionnel en temps de paix, et m\u00eame bien avant 1954, p\u00e9riode m\u00e9connue ici mise en valeur et \u00e9largie. Bernard Mazo, comme le dit encore Nacer-Khodja a su se d\u00e9faire de cette ambivalence en ne r\u00e9duisant pas l\u2019unit\u00e9 de S\u00e9nac \u00e0 une figure isol\u00e9e que la fortune litt\u00e9raire a reconnue \u00e0 double titre de part et d\u2019autre de la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Max Leroy, pour sa part, \u00e9crit : \u00ab<i>L\u2019Alg\u00e9rie a f\u00eat\u00e9 le cin\u00adquantenaire de son ind\u00e9pendance en 2012 et on c\u00e9l\u00e8bre cette ann\u00e9e le centenaire de la naissance d\u2019Albert Camus. Les c\u00e9r\u00e9monies laissent toutefois dans l\u2019ombre un des t\u00e9\u00admoins incontournables de ce pass\u00e9 aux plaies ouvertes : son nom ? Jean S\u00e9nac. \u00c9crivain et po\u00e8te, pied-noir et in\u00add\u00e9pendantiste, chr\u00e9tien et r\u00e9volutionnaire. Caillou dans les souliers de la France et de l\u2019Alg\u00e9rie, S\u00e9nac bouscule les deux rives et les eaux troubles de la M\u00e9diterran\u00e9e. Il serait temps, quarante ans apr\u00e8s son assassinat, de tendre l\u2019oreille.<\/i>\u00bb C\u2019est que, cinquante et un an apr\u00e8s que l\u2019Alg\u00e9rie soit devenue ind\u00e9pendante, les blessures ne sont pas encore referm\u00e9es. S\u00e9nac est aussi l\u00e0 pour nous le rappeler. On n\u2019oublie pas si facilement plus de cent soixante-dix ann\u00e9es de colonisation, de drames, de pas\u00adsions et de d\u00e9sillusions. De 1973 \u00e0 2013, soit quarante ans apr\u00e8s son assassinat, Jean S\u00e9nac demeure \u00e0 lui seul une pierre angulaire des rapports franco-alg\u00e9riens. Vi\u00adsionnaire, n\u2019avait-il pas \u00e9crit (cf. <i>Lettre \u00e0 un jeune Fran\u00ad\u00e7ais d\u2019Alg\u00e9rie <\/i>in <i>Esprit<\/i>, mars 1956), deux ans apr\u00e8s le d\u00e9clenchement de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance : \u00ab<i>Ton coeur souffre de l\u2019injustice quand elle brise un visage fran\u00e7ais, mais s\u2019ouvrira-t-il \u00e0 la peine de tous les hommes? (..) Depuis plus d\u2019un si\u00e8cle l\u2019Europe vit sur cette terre sans se soucier des neuf dixi\u00e8mes de ses habitants. Il est juste que ceux-ci retrouvent enfin leurs droits\u2026 L\u2019Alg\u00e9rie se fera avec nous ou sans nous, mais si elle devait se faire sans nous, je sens qu\u2019il manquerait \u00e0 la p\u00e2te qui l\u00e8ve une mesure de son levain\u2026 La r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est que ce pays est arabo-berb\u00e8re et musulman et que nous sommes, avec les Isra\u00e9lites entre autres, une minorit\u00e9 qui, comme telle, risque d\u2019avoir une place minoritaire. La r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est que sur cette terre ind\u00e9pendante, un million d\u2019Europ\u00e9ens devra abandonner ses privil\u00e8ges pour participer, dans la proportion de un pour neuf, \u00e0 l\u2019\u00e9dification d\u2019un ordre \u00e9galitaire.\u00a0<\/i>(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I&rsquo;il est n\u00e9 le 27 septembre 1927 \u00e0 A\u00efn Bessem, \u2014 joyeux anniversaire, po\u00e8te alg\u00e9rien oubli\u00e9 et retrouv\u00e9! 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