{"id":4946,"date":"2014-01-12T13:20:27","date_gmt":"2014-01-12T12:20:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=4946"},"modified":"2014-01-15T14:57:48","modified_gmt":"2014-01-15T13:57:48","slug":"la-polemique-michel-onfray-auteurs-algeriens-de-lete-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/la-polemique-michel-onfray-auteurs-algeriens-de-lete-2012\/","title":{"rendered":"La pol\u00e9mique Michel Onfray Auteurs alg\u00e9riens de l\u2019\u00e9t\u00e9 2012"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/La-pol\u00e9mique-Michel-Onfray.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4947\" alt=\"La pol\u00e9mique Michel Onfray\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/La-pol\u00e9mique-Michel-Onfray.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/La-pol\u00e9mique-Michel-Onfray.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/La-pol\u00e9mique-Michel-Onfray-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a>Les pol\u00e9miques intellectuelles sont rares en Alg\u00e9rie. Aussi, faut-il s\u2019attarder sur celle qui a oppos\u00e9 l\u2019\u00e9t\u00e9 2013, dans la presse quotidienne alg\u00e9rienne de langue fran\u00e7aise, le philosophe Michel Onfray, auteur d\u2018une biogra\u00acphie L\u2019ordre libertaire. La vie philosophique d\u2019Albert Camus (Paris, Flammarion, 2012), avec un certain nombre de personnalit\u00e9s alg\u00e9riennes.<br \/>\nDans El Watan Week End du 10 ao\u00fbt 2012, sous le titre Camus n\u2019a jamais dit oui \u00e0 l\u2019ordre colonial, Michel Onfray r\u00e9pond \u00e0 six questions de Hamid Zanag. Le philosophe s\u2019y montre un \u00abpersonnage conceptuel\u00bb de Camus contre, d\u2019une part, Edward Sa\u00efd, coupable d\u2019une lecture raciale et raciste, et, d\u2019autre part, les sartriens et Sartre, ce dernier restant tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 encore aujourd\u2019hui par les Alg\u00e9riens pour \u00absa\u00bb guerre d\u2019Alg\u00e9rie. Exaltant le \u00abpetit peuple [\u2026] francophile et franco\u00acphone\u00bb, Onfray l\u2019oppose sans la moindre pr\u00e9cision aux \u00abpr\u00e9\u00actendus intellectuels\u00bb proches du \u00abpouvoir\u00bb. Il fustige ces derniers qui, dans une p\u00e9tition de 2010 d\u00e9non\u00e7ant la \u00abCaravane Camus\u00bb (devant sillonner la France puis l\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 l\u2019occasion du 50\u00e8me anniversaire du d\u00e9c\u00e8s du prix Nobel), ont pr\u00e9sent\u00e9 ce dernier comme \u00ab\u00e9crivain et journaliste av\u00e9r\u00e9 et d\u00e9finitif de l\u2019Alg\u00e9rie fran\u00e7aise\u00bb. Dans une autre diatribe, Onfray soutient que \u00ables militants de l\u2019ind\u00e9pendance nationale ont souhait\u00e9 tout s\u2019interdire qui soit du c\u00f4t\u00e9 de la paix, de la n\u00e9gociation, de la diplomatie, de l\u2019intelligence, de la raison\u00bb et \u00abont choisi la voie de la violence et sont \u00e0 l\u2019origine du plus grand nombre de morts du c\u00f4t\u00e9\u2026alg\u00e9rien !\u00bb Cette contre-v\u00e9rit\u00e9 suscita une r\u00e9probation unanime. Dans Les D\u00e9bats (12 ao\u00fbt 2012), Ahmed Halfaoui est le premier \u00e0 intervenir sur un entretien qui \u00abaurait pu passer inaper\u00e7u, mais il comporte des insultes qui, elles, ne peuvent passer\u00bb. Avec son \u00abSartre, Edward Sa\u00efd, d\u2019autres et le nietzsch\u00e9en de gauche\u00bb, il disqualifie tous les propos du philosophe, en particulier la violence alg\u00e9rienne qui \u00ababsout la r\u00e9pression g\u00e9nocidaire\u00bb coloniale. Lui succ\u00e8de le romancier Badr\u2019Eddine Mili qui titre son pamphlet \u00abMonsieur Onfray, fumez votre joint sans baver, SVP \u00bb (Le Soir d\u2019Alg\u00e9rie, 15 ao\u00fbt 2012), interpellant le philosophe avec un \u00abvous\u00bb accusateur outrepassant le proc\u00e8s d\u2019intention. Il d\u00e9nonce la \u00abd\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence mentale\u00bb, voire la \u00abd\u00e9mence\u00bb, d\u2019un \u00abtrotskiste balladurien\u00bb (un oxymore \u00e0 appr\u00e9cier !) rejoignant la \u00abfausse philosophie du marigot fangeux et putride\u00bb des BHL, Gluksman, Finkelkrault, \u00e0 l\u2019instar des plaideurs \u00abn\u00e9ocolonialistes Zemmour et M\u00e9nard\u00bb<\/p>\n<p>voire la \u00ab<i>d\u00e9mence<\/i>\u00bb, d\u2019un \u00ab<i>trotskiste balla\u00addurien<\/i>\u00bb (un oxymore \u00e0 appr\u00e9cier !) rejoignant la \u00ab<i>fausse phi\u00adlosophie du marigot fangeux et putride<\/i>\u00bb des BHL, Gluksman, Finkelkrault, \u00e0 l\u2019instar des plaideurs \u00ab<i>n\u00e9ocolonialistes Zem\u00admour et M\u00e9nard<\/i>\u00bb. Revenant \u00e0 Camus, il constate \u2013tr\u00e8s curieu\u00adsement\u2013 que \u00ab<i>les Alg\u00e9riens ne nourrissent aucune animosit\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit de Camus pour avoir rejoint son camp naturel<\/i>\u00bb alors que toute \u00e9vocation ou lecture de l\u2019homme se situe en Alg\u00e9rie \u00e0 ce niveau id\u00e9ologique : il a \u00e9t\u00e9 avec les pieds-noirs, anti-ind\u00e9pendantiste mais pas contre nous. Dans <i>La Nouvelle R\u00e9publique <\/i>du 22 ao\u00fbt 2012, Mohamed Yefsah r\u00e9voque \u00ab<i>L\u2019im\u00adposture Onfray<\/i>\u00bb en r\u00e9futant ligne par ligne \u00ab<i>les b\u00eatises<\/i>\u00bb du philosophe tout en apportant les informations suivantes dignes d\u2019int\u00e9r\u00eat m\u00eame si certaines sont tendancieuses :<\/p>\n<p>-Que Camus est enseign\u00e9 en Alg\u00e9rie (\u00e0 tous les cycles y compris \u00e0 l\u2019universit\u00e9 qui lui a consacr\u00e9 des colloques) ; que \u00ab<i>le r\u00e9gime<\/i>\u00bb n\u2019a jamais interdit aucun de ses livres (en vente libre, certains titres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9s par des \u00e9diteurs priv\u00e9s et l\u2019ENAG, entreprise publique) ; que Yasmina Khadra, \u00ab<i>offi\u00adciel<\/i>\u00bb alg\u00e9rien de part sa fonction de directeur du centre culturel alg\u00e9rien \u00e0 Paris, se r\u00e9v\u00e8le un \u00ab<i>d\u00e9fenseur de Camus<\/i>\u00bb dans les colonnes de la presse alg\u00e9rienne et non ailleurs.<\/p>\n<p>-Que s\u2019il est \u00ab<i>ridicule de demander \u00e0 un \u00e9crivain la pr\u00e9sence d\u2019une th\u00e9matique ou d\u2019un personnage<\/i>\u00bb, leur absence [ici les Arabes] \u00ab<i>peut avoir une signification<\/i>\u00bb, ce qui est bien vu.<\/p>\n<p>-Que les auteurs alg\u00e9riens \u00ab<i>Kateb Yacine, Mouloud Mammeri et d\u2019autres qui l\u2019ont c\u00f4toy\u00e9 et lu ses oeuvres<\/i>\u00bb ont jug\u00e9 que Ca\u00admus est \u00ab<i>l\u2019\u00e9crivain des pieds-noirs<\/i>\u00bb, affirmation non \u00e9tay\u00e9e de sources et citations d\u2019usage.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la violence pionni\u00e8re des Alg\u00e9riens, le journaliste y voit avec justesse \u00abune falsification de l\u2019Histoire par un phi\u00adlosophe habitu\u00e9 pourtant \u00e0 un peu plus de discernement\u00bb. S\u2019agissant de la d\u00e9nonciation camusienne de la violence (r\u00e9\u00adsum\u00e9e aux couples \u00ab<i>la m\u00e8re et la justice<\/i>\u00bb et \u00ab<i>l\u2019injustice des justes<\/i>\u00bb), il apostrophe Onfray, \u00ab<i>sioniste pro-palestinien<\/i>\u00bb, sur les enjeux plan\u00e9taires de la r\u00e9volution, \u00e0 distinguer plus que s\u00e9mantiquement du terrorisme dont il existe moult d\u00e9finitions juridiques. Nasser Djidjelli (<i>Le Soir d\u2019Alg\u00e9rie<\/i>, 25 ao\u00fbt 2012) invoque \u00ab<i>Le Temps des indignations<\/i>\u00bb. D\u2019embl\u00e9e, il assigne une v\u00e9rit\u00e9 devenue truisme : \u00ab<i>Camus est et restera un sujet de d\u00e9bat, avec ses partisans et ses d\u00e9tracteurs<\/i>\u00bb. S\u2019appuyant sur les \u00e9crits et les actions de l\u2019\u00e9crivain, il a le m\u00e9rite de le d\u00e9signer comme \u00ab<i>humaniste<\/i>\u00bb ayant d\u00e9nonc\u00e9 la situation colo\u00adniale du peuple alg\u00e9rien bien avant 1954 et demand\u00e9 en 1959, aupr\u00e8s \u00ab<i>du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle et d\u2019Andr\u00e9 Malraux<\/i>\u00bb, la gr\u00e2ce de \u00ab<i>condamn\u00e9s \u00e0 mort alg\u00e9riens<\/i>\u00bb et autres nationalistes alg\u00e9riens en butte aux autorit\u00e9s coloniales (Roger Quilliot en dresse une liste in Albert Camus, Essais, Gallimard, Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, 1965). Cette derni\u00e8re position, renouvel\u00e9e, ne doit en aucun cas \u00eatre occult\u00e9 \u00e0 d\u00e9charge pour les Alg\u00e9riens qui font le proc\u00e8s perp\u00e9tuel de Camus sans lui rendre justice.<\/p>\n<p>S\u2019en suit une longue d\u00e9construction des pens\u00e9es d\u2019Onfray, qui ne sont que \u00ab<i>mauvaise foi et absence totale d\u2019objectivit\u00e9<\/i>\u00bb.<\/p>\n<p>Dans <i>La Nouvelle R\u00e9publique <\/i>(26 ao\u00fbt 2012), Ahmed Ben Saada titre son article Onfray, Camus et les plumitifs du r\u00e9\u00adgime. Il rappelle les nombreux d\u00e9m\u00eal\u00e9s du philosophe avec les m\u00e9dias fran\u00e7ais, ce qui le conduit \u00e0 contester la phras\u00e9ologie d\u2019Onfray sur la violence nationaliste, laquelle est l\u00e9gitim\u00e9e en Alg\u00e9rie coloniale. Il int\u00e8gre ensuite Camus parmi les amis des Juifs d\u2019Alg\u00e9rie (son action pendant la Seconde Guerre mon\u00addiale) et d\u2019Isra\u00ebl (sa d\u00e9claration en 1958), en se basant sur un article d\u2019Albert Benssoussan (Pour saluer la m\u00e9moire d\u2019Albert Camus, \u00ab<i>Terre d\u2019Isra\u00ebl<\/i>\u00bb, 19 janvier 2012) et particuli\u00e8rement cet \u00ab<i>\u00e9trange<\/i>\u00bb propos d\u2019Onfray : \u00ab<i>Il [Camus] n\u2019a pas plus parl\u00e9 des juifs pr\u00e9sents sur le sol alg\u00e9rien depuis plus de mille ans\u2026 Il ne me semble pas que \u00e7a fasse de lui un antis\u00e9mite<\/i>\u00bb.<\/p>\n<p>Ahmed Tessa, p\u00e9dagogue, contribue aussi au d\u00e9bat par un \u00abAlbert Camus : faire valoir et\/ou symbole d\u2019une r\u00e9conciliation\u00bb (<i>Le Soir d\u2019Alg\u00e9rie<\/i>, 27 ao\u00fbt 2012, repris par <i>El Watan<\/i>, 29 septembre 2012). Il accentue qu\u2019Onfray a \u00ab<i>commis une faute impar\u00addonnable en touchant \u00e0 la dignit\u00e9 d\u2019un peuple<\/i>\u00bb. S\u2019en suivent des jugements mod\u00e9r\u00e9s sur l\u2019\u00e9volution de la pens\u00e9e politique alg\u00e9rienne de Camus, de 1939 \u00e0 1958. Sont rappel\u00e9s ensuite ses rapports avec les \u00e9crivains alg\u00e9riens, ceux qui l\u2019ont contr\u00e9 (Kateb Yacine et Jean S\u00e9nac) ou ses amis (Mohamed Dib et\u2026 Malek Chebel). L\u2019auteur conclut sur le statut de Camus aujourd\u2019hui est \u00e0 repenser et replacer dans une \u00ab<i>paix des m\u00e9moires<\/i>\u00bb alg\u00e9ro-fran\u00e7aise ou franco-alg\u00e9rienne par le biais d\u2019une repentance-r\u00e9conciliation \u00e0 circonscrire ensemble dans une possible interculturalit\u00e9. Sentencieux, il conc\u00e8de :<\/p>\n<p>\u00ab<i>N\u2019en d\u00e9plaise aux fanatiques des deux bords, le Prix Nobel de litt\u00e9rature 1957 m\u00e9rite d\u2019\u00eatre partag\u00e9 entre les deux pays chers \u00e0 Camus<\/i>\u00bb. Nous ne pouvons que souscrire \u00e0 ce projet de destin commun. Un cardiologue, le professeur Khireddine Merad-Boudia, signe \u00e0 son tour une opinion \u00ab<i>Onfray, Camus et nous<\/i>\u00bb (<i>El Watan<\/i>, 4 septembre 2012).<\/p>\n<p>Ne se pr\u00e9sentant pas en tant que \u00ab<i>plumitif du pouvoir<\/i>\u00bb, m\u00ealant sa propre lisibilit\u00e9 \u00e0 des citations de seconde main, il conteste le forfait historique d\u2019Onfray en faisant remonter la violence de l\u2019occupant \u2013 la premi\u00e8re \u2013 aux d\u00e9buts de la colonisation. Ce faisant, il se base sur des \u00e9crits de militaires fran\u00e7ais et\u2026une pens\u00e9e camusienne : \u00ab<i>Je crois que la violence est in\u00e9vitable, les ann\u00e9es de l\u2019occupation nous l\u2019ont appris<\/i>\u00bb. Aussi, s\u2019\u00e9tonne-t-il que Camus ait d\u00e9nonc\u00e9 le colonialisme jusqu\u2019\u00e0 la guerre d\u2019Alg\u00e9rie alors que depuis son d\u00e9clenchement ses prises de position aient rejoint celles de sa communaut\u00e9 d\u2019origine.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame quotidien (<i>El Watan<\/i>, 26 septembre 2012), Mau\u00adrice-Tarik Maschino adresse une \u00ab<i>Lettre ouverte \u00e0 Michel Onfray<\/i>\u00bb. \u00c0 son tour, il stigmatise les propos anachroniques en mati\u00e8re de violence de son \u00ab<i>ami<\/i>\u00bb (qu\u2019il tutoie), \u00e9locu\u00adtions semblables \u00e0 \u00ab<i>des versets de la doxa colonialiste<\/i>\u00bb, des \u00abinepties qui ont du ravir une Marine Le Pen\u00bb. <i>El Watan Week End<\/i>, toujours sur la br\u00e8che, retourne \u00e0 deux reprises \u00e0 Michel Onfray, \u00e0 l\u2019occasion des p\u00e9rip\u00e9ties de l\u2019exposition Camus dans le cadre de Marseille 2013. Dans son \u00e9dition du 7 septembre 2012, il fait le point sur l\u2019exposition de la discorde en reprenant la chronologie de l\u2019affaire Stora-Onfray et donnant la parole aux diff\u00e9rentes parties. Les r\u00e9actions des lecteurs furent nom\u00adbreuses sur le site du journal qui en publie deux dans sa version papier (14 septembre 2012). Une fois de plus, des Alg\u00e9riens font le proc\u00e8s de l\u2019homme plus que de l\u2019\u00e9crivain. Pour l\u2019un, Camus n\u2019est pas Alg\u00e9rien tandis que l\u2019autre estime que \u00ab<i>Ca\u00admus sera toujours la mauvaise conscience intellectuelle fran\u00ad\u00e7aise<\/i>\u00bb et condamne une discrimination dont est victime Stora \u00abcritique \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Camus\u00bb alors qu\u2019Onfray \u00ab<i>le d\u00e9fend pour r\u00e9gler ses comptes avec Sartre<\/i>\u00bb. La correspondante \u00e0 Paris du journal, Nadjia Bouzeghrane, revient aux \u00ab<i>Remous autour de l\u2019exposition consacr\u00e9e \u00e0 Camus<\/i>\u00bb (<i>El Watan<\/i>, 18 septembre 2012), en mentionnant une motion de soutien sign\u00e9e par une vingtaine d\u2019historiens et d\u2019universitaires, fran\u00e7ais, alg\u00e9riens et d\u2019autres pays (Royaume-Uni, Hongrie). Les signataires consi\u00add\u00e8rent que \u00abcette \u00e9viction [de Stora] constitue un acte grave de censure \u00bb. <i>Libert\u00e9 <\/i>(2 septembre 2012), assure aussi que Stora a \u00e9t\u00e9 victime d\u2019une chasse aux sorci\u00e8res qui dit bien son nom. Que retenir de l\u2019actualit\u00e9 de cette pol\u00e9mique o\u00f9 Camus est entr\u00e9 en effraction ? Avec les m\u00eames occurrences, les m\u00eames amalgames, des pr\u00e9suppos\u00e9s suspicieux, des bavardages inter\u00adpr\u00e9tatifs et autres lectures h\u00e2tives, on persiste dans le ressen\u00adtiment habituel : situer un Camus probl\u00e9matique uniquement dans la guerre d\u2019Alg\u00e9rie ! Or les id\u00e9es claires, peut-\u00eatre lucides, sans oublier les actes militants du prix Nobel sur la question figurent dans son oeuvre qu\u2019il est imp\u00e9ratif de (re)lire si on veut les conna\u00eetre pour le juger, tautologie \u00e0 redire et, mieux, \u00e0 l\u2019\u00e9crire. \u00ab<i>\u00catre lu avec atten\u00adtion<\/i>\u00bb, n\u2019est-il pas le voeu de Camus ? (<i>Carnets, <\/i>1953).\u00a0(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les pol\u00e9miques intellectuelles sont rares en Alg\u00e9rie. 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