{"id":5103,"date":"2014-02-15T15:04:53","date_gmt":"2014-02-15T14:04:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=5103"},"modified":"2014-02-17T11:46:43","modified_gmt":"2014-02-17T10:46:43","slug":"sohrab-sepehri-je-sais-que-je-mourrai-si-jarrache-un-jour-un-brin-dherbe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/sohrab-sepehri-je-sais-que-je-mourrai-si-jarrache-un-jour-un-brin-dherbe\/","title":{"rendered":"Sohrab Sepehri \u00abJe sais que je mourrai si j\u2019arrache un jour un brin d\u2019herbe\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/sohrab.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-5104\" alt=\"sohrab\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/sohrab.jpg\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/sohrab.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/sohrab-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a><br \/>\n<strong>Ce peintre et po\u00e8te iranien \u00e9minent du XX\u00e8me si\u00e8cle est n\u00e9 en 1928 \u00e0 Qom, l\u2019une des villes saintes du chiisme, \u00e0 125 kms au sud-ouest de la capitale. A vingt-cinq ans, il ach\u00e8ve ses \u00e9tudes d\u2019art en d\u00e9crochant le 1er prix \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 des Beaux-Arts de T\u00e9h\u00e9ran. En 1960, il obtient le 1er prix de la Biennale de peinture \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Voyageur en Asie, en Europe et en Am\u00e9rique, il \u00e9crit et publie d\u00e8s les ann\u00e9es 50, devenant l\u2019auteur de nombreux recueils dont deux font date dans l\u2019histoire de la litt\u00e9rature : Les pas de l\u2019eau et L\u2019espace vert. Sohrab Sepehri, qui s\u2019est \u00e9teint en 1980 \u00e0 la suite d\u2019une leuc\u00e9mie aigu\u00eb, fait partie de la constellation des Nima Youshij, Ahmad Shamlou, Mehdi Akhavan-Sales, Forough Farrokhzad et d\u2019autres qui ont renouvel\u00e9 par la modernit\u00e9 la tradition po\u00e9tique mill\u00e9naire des Fariduddin Attar, Jal\u00e2lodd\u00een R\u00fbmi, Hafez et Omar Khayy\u00e2m.<\/strong><br \/>\nDe Sohrab Sepehri, il reste aujourd\u2019hui plus d\u2019un millier d\u2019aquarelles et peintures \u00e0 l\u2019huile. Presque toutes ont pour th\u00e8me la nature tant aimait-il la terre, les plantes et l\u2019eau avec lesquelles il entretenait un rapport mystique et g\u00e9n\u00e9reux. Son itin\u00e9raire de vie est d\u2019une force simple et romantique que ses \u0153uvres donnent \u00e0 voir et entendre couler comme une source\u2026.<br \/>\nAlors que tout jeune homme, il expose aux alentours des ann\u00e9es 50 ses premi\u00e8res peintures, un amateur d\u2019art les lui ach\u00e8te toutes ; fait rarissime pour un jeune peintre\u2026<br \/>\nTout solitaire qu\u2019il aimait \u00eatre, Sohrab Sepehri \u00e9tait un artiste libre, sensible et curieux, \u00e0 l\u2019\u00e9cart \u00abdes id\u00e9es \u00e0 la mode, des tendances politiques qui, dans un pays comme l\u2019Iran, ne sont h\u00e9las qu\u2019un app\u00e2t trop all\u00e9chant\u00bb, comme le note son ami Daryush Shayegan. Cela \u00e9tant, sa po\u00e9sie n\u2019en demeure pas moins une r\u00e9action \u00e0 la d\u00e9gradation des valeurs et \u00e0 la violence des temps modernes. De ce point de vue, il assimile pour son propre travail les exp\u00e9riences picturales et artistiques les plus profondes d\u2019Europe et d\u2019Asie. En 1960, il s\u00e9journe plusieurs mois au Japon o\u00f9 il s\u2019initie \u00e0 la gravure sur bois chez un ma\u00eetre japonais et se familiarise avec les id\u00e9es du bouddhisme.<br \/>\nIl voyage ensuite en Inde, au Pakistan et en Afghanistan ; puis deux ans plus tard, il visite une dizaine de pays d\u2019Europe\u2026 Artiste dans la pleine force de son art, il participe en 1969 \u00e0 la biennale de Paris puis se rend \u00e0 New York o\u00f9 il expose \u00e0 la galerie Benson. En 1973, il s\u2019installe \u00e0 la Cit\u00e9 des Arts de Paris durant un an\u2026<br \/>\nLe designer Morteza Momayez (1936-2005), directeur artistique au th\u00e9\u00e2tre, au cin\u00e9ma et fondateur de l\u2019Iranian Graphic Design Society, dit de Sepehri : \u00abSes peintures sont extr\u00eamement simples. Pour la plupart, elles sont des notes qui enregistrent les images du r\u00eave. En r\u00e9alit\u00e9, le peintre a voulu figer les instants vivants. Son coloris semble, apparemment, tr\u00e8s simple et sommaire. Il est aussi l\u00e9ger et insaisissable qu\u2019un instant de la vie. Les couleurs qu\u2019il jette sur la toile sont aussi douces que la peau, montrant \u00e0 travers elles le mouvement du sang de la vie. Cette m\u00e9thode de travail semble, de prime abord, tr\u00e8s simple, mais elle demande un savoir technique, un travail, \u00e0 la fois simple et ardu\u00bb.<br \/>\nDaryush Shayegan, dans son introduction \u00e0 l\u2019anthologie fran\u00e7aise des po\u00e8mes Les pas de l\u2019eau, \u00e9crit : \u00abSepehri aime l\u2019Asie. L\u2019amour qu\u2019il voue \u00e0 la nature l\u2019apparente aux grands po\u00e8tes et paysagistes de la Chine et du Japon\u00bb. Ce qui n\u2019est pas peu dire\u2026<br \/>\nQuant \u00e0 l\u2019az\u00e9ri Aydin Aghdashlou, historien d\u2019art et peintre, \u00abSepehri n\u2019est pas un peintre de grande ville. Il loue la nature, les chaumi\u00e8res et les murs en pis\u00e9\u00bb.(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce peintre et po\u00e8te iranien \u00e9minent du XX\u00e8me si\u00e8cle est n\u00e9 en 1928 \u00e0 Qom, l\u2019une des villes saintes du chiisme, \u00e0 125 kms au sud-ouest de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,6,165],"tags":[],"class_list":["post-5103","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-litterature-hors-frontieres","category-n31"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5103","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5103"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5103\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5105,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5103\/revisions\/5105"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5103"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5103"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5103"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}