{"id":53,"date":"2010-11-15T23:59:48","date_gmt":"2010-11-15T22:59:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/?p=53"},"modified":"2011-02-04T17:46:37","modified_gmt":"2011-02-04T16:46:37","slug":"leditorial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/leditorial\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9ditorial de Nadia Sebkhi : En cette fin d\u2019ann\u00e9e 2010 offrons-nous le plaisir de lire"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-59 alignright\" style=\"border: 0px;\" title=\"Nadia Sebkhi\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/edito.jpg\" alt=\"Nadia Sebkhi\" width=\"65\" height=\"82\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le monde est un lieu de sons, de bruits, de couleurs, de cultures. A l\u2019occasion de la III\u00e8me \u00e9dition du FIBDA, du XV\u00e8me SILA et des rencontres litt\u00e9raires de l\u2019AARC, nous recevons, des invit\u00e9s prestigieux de l\u2019\u00e9tranger; ainsi nous romprions les fronti\u00e8res litt\u00e9raires pour nous ouvrir \u00e0 l\u2019autre et rendre le verbe universel. Un pied de nez \u00e0 la f\u00e2cheuse tendance qui ressasse que seuls nos \u00e9crivains sont responsables de notre litt\u00e9rature amollissante. Que d\u2019efforts \u00e0 redoubler pour acc\u00e9der aux c\u00e9nacles des grands ! dit-on \u00e0 nos plumes. Il arrive que la critique soit positive et incite \u00e0 l\u2019effort, qu\u2019elle soit la fin d\u2019une situation pour inventer une autre, mais il arrive aussi qu\u2019elle soit creuse et insignifiante sans but ni dessein.<br \/>\nL\u2019ivrEscQ milite pour une litt\u00e9rature plus visible afin de ressortir, pr\u00e9cis\u00e9ment, de promouvoir des livres bien de chez nous. Avec une extr\u00eame attention, nous pla\u00e7ons notre pr\u00e9sentation de livres et d\u2019auteurs dans cette \u00e9dition sous le signe de la nouvelle. La nouvelle dans tous ses \u00e9tats ! En ce dernier trimestre 2010, plusieurs maisons d\u2019\u00e9ditions alg\u00e9riennes ont publi\u00e9 des recueils de nouvelles o\u00f9 les th\u00e9matiques nous plongent, nous entra\u00eenent dans des pages noircies de fragments de vies macul\u00e9s de spleen au quotidien : les nouvellistes ont convoqu\u00e9 la maladie, la mal\u00e9diction, le suicide, la fugue vers d\u2019autres cieux, l\u2019\u00e9paisseur du mal, le climat d\u2019Alger qui ne fascine plus, des ic\u00f4nes de la mythologie grecque dans des trag\u00e9dies internationales qui \u00e9branlent le monde\u2026 bref l\u2019\u00e9crivain a point\u00e9 de son curseur le creuset des maux de son \u00e9poque comme si sa muse s\u2019est par\u00e9e de son masque hideux ! Les nouvelles sont en force ! Que de nouvelles !<br \/>\nDe la litt\u00e9rature \u00e0 l\u2019art contemporain, la galerie Benyaa f\u00eate ses dix ans par la sculpture, nous confie le galeriste artiste-plasticien, Farid Benyaa. Ce qu\u00eateur de l\u2019absolu, f\u00e9ru des arts et des lettres s\u2019autoproclame artiste zen devant le tourbillon de toutes les agitations. Par le graphisme, il ne cesse de revisiter le costume de notre patrimoine. Longue vie \u00e0 la galerie Benyaa !<br \/>\n\u00c0 la demande de nos lecteurs, nous avons consacr\u00e9 la rubrique L\u2019entretien de L\u2019ivrEscQ \u00e0 Abdelkader Djema\u00ef. L\u2019occasion sied puisque cet \u00e9crivain vient de publier un volume de trois romans aux \u00e9ditions Barzakh. Avec un nouveau regard, il \u00e9crit sur plusieurs sujets notamment l\u2019exil : les d\u00e9cors changent, les personnages aussi mais les th\u00e8mes pr\u00e9dominants sont toujours l\u00e0, comme suspendus dans l\u2019air \u00e0 attendre d\u2019\u00eatre regard\u00e9s \u00e0 travers un nouveau filtre.<br \/>\nDans cette \u00e9dition de L\u2019ivrEscQ, le dossier r\u00e9alis\u00e9 par la r\u00e9daction en collaboration avec Mohamed Magani, est consacr\u00e9 \u00e0 la litt\u00e9rature face aux mutations naturelles dans le monde. Les \u00e9crivains asiatiques sont directement concern\u00e9s par cette r\u00e9alit\u00e9 qui les a touch\u00e9s, pendant qu\u2019ailleurs, le d\u00e9veloppement des villes en monstres urbains, repose notre indolence ! Mohamed Magani a \u00e9crit plusieurs ouvrages sur les questions environnementales des catastrophes naturelles. Il a vu sa ville de Al-Asnam, aujourd\u2019hui Chlef, se noyer dans des coul\u00e9es de sang, date \u00e9voquant encore l\u2019effroi face \u00e0 ce s\u00e9isme ali\u00e9nant. Mohamed Magani a rencontr\u00e9 le Nob\u00e9liste chinois Gao Xingjiang et l\u2019\u00e9crivain japonais, de renomm\u00e9e internationale, Takashi Atoda. Ils nous ont livr\u00e9 leurs sentiments face \u00e0 la spirale grandissante des douleurs inflig\u00e9es aux peuples encore inconscients de l\u2019urgence \u00e9cologique. Il faudrait, selon eux, une volont\u00e9 romanesque pour cerner urgemment ce qui nous guette !<br \/>\nNous ponctuons la fin de ce magazine, par ceux qui, h\u00e9las, ne sont plus de ce monde ici-bas ! Nous pr\u00e9sentons Kallil Gibran, dans la rubrique L\u2019envol Po\u00e9tique, (clo\u00eetr\u00e9, pendant quatre ans chez lui en qu\u00eate de la moindre \u00e9tincelle, de l\u2019infime vibration pour avoir \u00e9crit Le Proph\u00e8te, un succ\u00e8s plan\u00e9taire). De m\u00eame, notre d\u00e9sir sournois veut qu\u2019on ouvre une lucarne dans la rubrique Litt\u00e9rature \u00e9trang\u00e8re pour \u00e9voquer May Ziad\u00e9, pionni\u00e8re du f\u00e9minisme orientale. Elle qui a vibr\u00e9 aux sons des vers de Khalil Gibran.<br \/>\nCh\u00e8res lectrices, chers lecteurs, nous tentons \u00e0 chaque num\u00e9ro de vous encourager \u00e0 lire des ouvrages d\u2019ici et d\u2019autres rives. Pour cette fin d\u2019ann\u00e9e offrons-nous des livres et d\u00e9lectons-nous du verbe et ses soubresauts.<br \/>\nBonne lecture !<br \/>\nHeureuse ann\u00e9e 2011 !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le monde est un lieu de sons, de bruits, de couleurs, de cultures. 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