{"id":5553,"date":"2014-09-03T11:52:07","date_gmt":"2014-09-03T10:52:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=5553"},"modified":"2014-09-03T11:52:07","modified_gmt":"2014-09-03T10:52:07","slug":"ben-hameda-kamel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/ben-hameda-kamel\/","title":{"rendered":"Ben Hameda Kamel"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/ben-hamdi.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-5573\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/ben-hamdi.jpg\" alt=\"ben hamdi\" width=\"610\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/ben-hamdi.jpg 610w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/ben-hamdi-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px\" \/><\/a>Entretien avec l\u2019\u00e9crivain libyen Kamel Ben Hameda, auteur de <em>La compagnie des Tripolitaines <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>(\u00c9ditions Elyzad, 2011)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00abCes Tripolitaines se cr\u00e9ent un espace de vie face l\u2019enfermement\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La Compagnie des Tripolitaines <\/em>de Kamel Ben Hameda, \u00e9crivain libyen vivant aux Pays-Bas, se veut une ode aux femmes, \u00e9pouses, m\u00e8res, amantes, qui, malgr\u00e9 les violences multiples dont elles sont victimes, sont pleines de vitalit\u00e9, se ressourcent dans leur espace de paroles intimes qui \u00e9chappe \u00e0 toute soumission. Bien que brim\u00e9es, battues, viol\u00e9es, interdites d\u2019amour, ces Tripolitaines manifestent un intarissable d\u00e9sir de libert\u00e9. Un gar\u00e7onnet, Hadachinou, le narrateur t\u00e9moin de leur vie cach\u00e9e, est subjugu\u00e9 par leur royaume imprenable. Il refuse le monde terne des hommes auquel il est pr\u00e9tendument destin\u00e9 par le rite de la circoncision qu\u2019il vit comme une mutilation. Tol\u00e9r\u00e9 par le monde magique des Tripoli\u00adtaines, amies ou voisines de sa m\u00e8re, il s\u2019initie avec bonheur \u00e0 l\u2019\u00e9change, la libert\u00e9, la tol\u00e9rance, la solidarit\u00e9, la joie, le rire. Pour l\u2019enfant, chacune d\u2019elles est un po\u00e8me, un hymne \u00e0 la vie dans une soci\u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019ivrEscQ : Le lecteur d\u00e9couvre, gr\u00e2ce \u00e0 un gar\u00e7onnet, Hadachinou, dans la capitale libyenne, Tripoli, des ann\u00e9es soixante, un univers f\u00e9minin intime de g\u00e9n\u00e9rations de femmes. Comment le jeune narrateur y a-t-il acc\u00e8s ? <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Kamel Ben Hameda : <\/strong>: Hadachinou n\u2019est tol\u00e9r\u00e9 dans le cercle des femmes qu\u2019en tant que pr\u00e9sence-absence, il n\u2019est admis que par son statut d\u2019enfant, il ne peut \u00eatre au plus intime de ces femmes que s\u2019il en est oubli\u00e9, non existant, quels que soient, par ailleurs, ses \u00e9mois person\u00adnels. Hadachinou n\u2019est pas dans le monde des hommes, il refuse m\u00eame les jeux virils des gar\u00e7ons de son \u00e2ge, fuit leurs cris, craint leurs quolibets et fait de longs d\u00e9\u00adtours pour \u00e9viter leurs terrains d\u2019\u00e9lection, mais il en mesure le pouvoir \u00e0 l\u2019image de celui du p\u00e8re omnipotent, omnipr\u00e9sent, quoique cantonn\u00e9 dans l\u2019isolement, au c\u0153ur de la maison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L. : Comment les Tripolitaines, dont la m\u00e8re du narrateur, vivent-elles leur enfermement ? <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>K. B. H. : <\/strong>Femmes brim\u00e9es, battues, soumises \u00e0 la volont\u00e9 du p\u00e8re, du mari, de la tribu, victimes de l\u2019oppression, certes, mais toujours si pleines de vitalit\u00e9. Il ne s\u2019agit pas pour elles de contester l\u2019ordre du m\u00e2le, mais de pr\u00e9server un espace de paroles et de corps libres o\u00f9 elles puissent se ressourcer. Sans doute ces femmes subissent-elles leur sort mais en apparence seulement, par elles-m\u00eames, elles sont contestation de l\u2019ordre qui les soumet, on pourrait dire, en toute innocence : elles sont la vie face \u00e0 l\u2019ordre mortif\u00e8re. Nafissa, dans la sagesse du grand \u00e2ge, donne forme et sens \u00e0 leurs propos, elle analyse et pense le statut de la femme.(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?page_id=8\" target=\"_blank\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entretien avec l\u2019\u00e9crivain libyen Kamel Ben Hameda, auteur de La compagnie des Tripolitaines (\u00c9ditions Elyzad, 2011) \u00abCes Tripolitaines se cr\u00e9ent un espace de vie face l\u2019enfermement\u00bb La [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[6,170],"tags":[],"class_list":["post-5553","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature-hors-frontieres","category-n-35"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5553","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5553"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5553\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5575,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5553\/revisions\/5575"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5553"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5553"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5553"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}