{"id":564,"date":"2010-07-15T23:59:49","date_gmt":"2010-07-15T22:59:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=564"},"modified":"2011-02-24T20:31:49","modified_gmt":"2011-02-24T19:31:49","slug":"l%e2%80%99editorial-de-nadia-sebkhi-halte-a-ces-librairies-qui-ferment","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/l%e2%80%99editorial-de-nadia-sebkhi-halte-a-ces-librairies-qui-ferment\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9ditorial de Nadia Sebkhi : Halte \u00e0 ces librairies qui ferment !"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/edito.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-59 alignright\" style=\"border: 0px;\" title=\"Nadia Sebkhi\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/edito.jpg\" alt=\"Nadia Sebkhi\" width=\"65\" height=\"82\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant que certains pays posent la premi\u00e8re pierre de la cit\u00e9 du livre pour le f\u00eater, voil\u00e0 qu\u2019en plein centre de la capitale de l\u2019Alg\u00e9rie, une \u00e9ni\u00e8me librairie o\u00f9 le livre ma\u00eetre-mot s\u2019\u00e9clipse sans le son d\u2019une quelconque contestation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Espace No\u00fbn, \u00abno\u00fbn\u00bb lettre c\u00e9leste de la langue arabe qu\u2019est la domination de ce lieu, baisse brusquement son rideau, laissant ses habitu\u00e9s perplexes. Alors que les initi\u00e9s de la culture f\u00eatent le livre dans des festivals et des salons, mauvaise nouvelle : des librairies en plein centre d\u2019Alger ferment boutique. C\u2019est doublement inqui\u00e9tant puisqu\u2019en cette \u00e8re de high technologie, le web et le e-book empi\u00e8tent sur le livre traditionnel !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les g\u00e9rants d\u2019Espace No\u00fbn mettent la clef sous le paillasson en cette p\u00e9riode estivale. Selon Nassira Sa\u00efdi, passionn\u00e9e fervente de la litt\u00e9rature, la librairie \u00e9tait d\u00e9ficitaire et ne pouvait plus faire face \u00e0 l\u2019impact de la crise et de son loyer. La situation du livre a sans doute contribu\u00e9 \u00e0 perdre de l\u2019argent plus qu\u2019\u00e0 en gagner. D\u00e9finitivement, la crise a eu raison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette librairie au coeur de la capitale \u00e9tait fr\u00e9quent\u00e9e par de grands noms de la litt\u00e9rature. Le verbe pr\u00f4n\u00e9 du haut de son perchoir dans cet \u00e9tablissement minuscule pourtant ravivait les papivores. Etonnante situation !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9j\u00e0 que nos auteurs ne peuvent vivre de leur plume, voil\u00e0 que nos libraires font d\u00e9p\u00f4t de bilan d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 rocambolesque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que dire des autres lieux de livre compl\u00e8tement desservis !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019en est-il du r\u00f4le du syndicat des libraires devant ces multiples fermetures ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette \u00e9dition de L\u2019ivrEscQ nous partons \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019un grand \u00e9crivain alg\u00e9rien, Rabia Ziani. Cette ic\u00f4ne, peu connue, qui appartient \u00e0 un monde dans sa totalit\u00e9 nous fait p\u00e9n\u00e9trer dans un univers de force, de combat, de t\u00e9nacit\u00e9 et surtout d\u2019endurance o\u00f9 rien ne s\u2019acquiert avec facilit\u00e9. Il est encyclop\u00e9die vivante, et est auteur d\u2019une oeuvre romanesque importante. Rabia Ziani nous explique combien la nature est omnipr\u00e9sente dans son quotidien et ses \u00e9crits. On ressent de cette rencontre estivale la force d\u2019un Homme avec ses in\u00e9puisables interrogations et ses \u00e9puisantes certitudes. OEuvres \u00e0 l\u2019appui, l\u2019auteur montre combien \u00e9crire proc\u00e8de d\u2019un effort exceptionnel pour se r\u00e9v\u00e9ler : \u00abA 7h du matin, je suis au jardin. J\u2019avais des salades de toutes les vari\u00e9t\u00e9s, toutes sortes de haricots, des l\u00e9gumes frais. A 8h, je mets mon costume\/cravate et je vais \u00e0 mon travail d\u2019enseignant. C\u2019\u00e9tait pour moi une joie. J\u2019ai connu le vrai bonheur. Des jours avec un soleil radieux, toute une vie qui foisonne dans mon jardin.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il arrive qu\u2019en ce rendez-vous du Mondial 2010 l\u2019\u00e9crivain fasse un clin d\u2019oeil, m\u00ealant crampons et plume. Anouar Benmalek r\u00e9pond \u00e0 cette date. Il publie dans un recueil de nouvelles Le p\u00e9nalty alliant foot et litt\u00e9rature. Singulier, cet \u00e9crivain hors pair \u00e9volue par ses \u00e9crits dans un monde oscillant entre le r\u00eave flottant et la dure r\u00e9alit\u00e9. Son univers est immens\u00e9ment riche. Il sait narrer des histoires, m\u00e9nager des rebondissements, camper des personnages, d\u00e9crire les dates et les lieux. L\u2019ivrEscQ publie dans sa rubrique habituelle D\u00e9gustation de feuilles estivales un extrait de sa nouvelle du recueil Les enfants de la balle. Toujours en cette p\u00e9riode houleuse o\u00f9 tout le monde est fix\u00e9 \u00e0 son poste de t\u00e9l\u00e9viseur, L\u2019ivrEscQ ponctue sur cette ambiance du football en vous pr\u00e9sentant un entretien avec Jean-Phillipe Toussaint. Fan de Zidane, l\u2019auteur consid\u00e8re cette star des stades sur l\u2019axe psychoaffectif et culturel. C\u2019est, sans doute, la premi\u00e8re fois qu\u2019un auteur alg\u00e9rien \u00abexploite\u00bb la figure l\u00e9gendaire de Zizou en litt\u00e9rature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, ce bimestriel co\u00efncide avec le mois sacr\u00e9 du ramadhan, \u00e0 cette occasion l&rsquo;\u00e9quipe r\u00e9dactionnelle de L&rsquo;ivrEscQ vous souhaite bonne r\u00e9ception, d\u00e9lectation de lecture et joyeuses f\u00eates de l\u2019A\u00efd.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant que certains pays posent la premi\u00e8re pierre de la cit\u00e9 du livre pour le f\u00eater, voil\u00e0 qu\u2019en plein centre de la capitale de l\u2019Alg\u00e9rie, une \u00e9ni\u00e8me [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[115,133],"tags":[],"class_list":["post-564","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-editoriaux","category-n-7"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/564","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=564"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/564\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1164,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/564\/revisions\/1164"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=564"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=564"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=564"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}