{"id":5930,"date":"2015-12-15T22:22:54","date_gmt":"2015-12-15T21:22:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=5930"},"modified":"2016-04-08T23:31:14","modified_gmt":"2016-04-08T22:31:14","slug":"quand-lart-se-raconte-au-pluriel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/quand-lart-se-raconte-au-pluriel\/","title":{"rendered":"Quand l\u2019Art se raconte  au pluriel"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5931 alignright\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/aaa-300x179.jpg\" alt=\"aaa\" width=\"300\" height=\"179\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/aaa-300x179.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/aaa.jpg 699w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>On ne croyait pas si bien dire quand on nous le racontait, mais en le vivant, on s\u2019aper\u00e7oit de cette magie du partage qui s\u2019op\u00e8re, de cette f\u00e9\u00e9rie du spectacle qui d\u00e9salt\u00e8re et de cette beaut\u00e9 du verbe qui, d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, prosp\u00e8re. Raconte-Arts en est \u00e0 sa 12\u00e8me \u00e9dition et fut cette ann\u00e9e une totale r\u00e9ussite. La prochaine s\u2019annonce pareille, sinon mieux. Le secret de cette r\u00e9ussite c\u2019est le vivre-ensemble, le savoir-partager, l\u2019osmose entre population et invit\u00e9s, la communion entre artistes et spectateurs, la convivialit\u00e9 et la bonne humeur de tous. Raconte-Arts est un festival artistique aux multiples facettes qui s\u2019invite chaque ann\u00e9e dans un village donn\u00e9 de Kabylie, en Alg\u00e9rie.<br \/>\nL\u2019id\u00e9e de ce festival est n\u00e9 en 2003, \u00e0 la suite d\u2019une discussion entre trois amis : feu Salah Silem, graphiste ; Hac\u00e8ne Metref conseiller jeunesse \u00e0 la Direction de la Jeunesse et des Sports de Tizi-Ouzou et Denis Martinez, artiste peintre, ancien professeur \u00e0 l\u2019Ecole des Beaux-arts d\u2019Alger, qui, tous trois se pr\u00e9occupant de cette l\u00e9thargie des jeunes villageois et de cette mort programm\u00e9e que vivaient les villages recul\u00e9s de Kabylie, d\u00e9cident d\u2019y recr\u00e9er la vie en y organisant un \u00e9v\u00e8nement fait par et pour le village. Et ainsi l\u2019aventure commen\u00e7a pour arriver aujourd\u2019hui \u00e0 ce rendezvous atypique et original qui connait une notori\u00e9t\u00e9 grandissante et un engouement effervescent de la part de visiteurs qui en deviennent des habitu\u00e9s, et de villageois de partout qui en font, chaque ann\u00e9e, leur \u00abMecque\u00bb culturelle par excellence. L\u2019originalit\u00e9 de ce festival d\u00e9ploie sa toile \u00e0 travers de nombreux tableaux. D\u2019abord ce point n\u00e9vralgique par lequel tout commence. Une belle performance de l\u2019artiste Denis Martinez, qui, d\u2019un \u00abpoint inaugural\u00bb trac\u00e9 sur un mur du lieu central du village choisi (tajemait, fontaine ou autre) par une personnalit\u00e9 particuli\u00e8re, doyen ou doyenne du lieu, va, tout au long de la semaine, laiss\u00e9 libre cours \u00e0 un talent ind\u00e9niable qui va m\u00ealer symbolique du lieu, raffinement du geste et maturit\u00e9 de l\u2019esprit. Cette originalit\u00e9, c\u2019est aussi : le vivreensemble, le vivre chez l\u2019habitant, le vivre dans de chaleureuses maisons traditionnelles, le vivre dans l\u2019esprit de la \u00abtajmaat\u00bb ; le partage du repas sur les placettes, le partage des sourires et des risettes ; le partage des caf\u00e9s dans des caf\u00e9s, lieux habituellement r\u00e9serv\u00e9s aux hommes, mais que les femmes ont le droit d\u2019investir pour l\u2019occasion ; C\u2019est l\u2019organisation de rencontres litt\u00e9raires, de spectacles festifs, de soir\u00e9es musicales, d\u2019ateliers pour enfants, de contes, de masques, d\u2019invit\u00e9s venus d\u2019Alg\u00e9rie et d\u2019ailleurs\u2026 C\u2019est l\u2019improvisation de sc\u00e8nes-surprises, de soir\u00e9es inopin\u00e9es, de lectures nocturnes n\u00e9es au gr\u00e9 des rencontres, par go\u00fbt des belles lettres, pour l\u2019amour de l\u2019\u00e9change\u2026 Raconte-Arts, c\u2019est aussi et surtout le d\u00e9ploiement des efforts de tout un chacun pour faire de ce rendezvous culturel une r\u00e9ussite humaine. Apr\u00e8s avoir \u00e9lu domicile pendant une semaine par an \u00e0 At Yani, Ouadhias, Taourirt Mokrane, Wizguen, Ait Smail, Ighil Bouamas, Agoussim\u2026 Cette ann\u00e9e 2015, le village h\u00f4te fut une sublime contr\u00e9e nomm\u00e9e Iguersafene (Da\u00eera de Bouzeguene), un village d\u2019ailleurs \u00e9lu \u00able village le plus propre de Kabylie \u00bb. Un troph\u00e9e amplement m\u00e9rit\u00e9, et les visiteurs venus, du 24 au 31 Juillet, c\u00e9l\u00e9brer l\u2019art et assister \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e8nement ayant pour th\u00e8me : \u00abL\u2019esprit de Tajma\u00e2t r\u00e9invent\u00e9\u00bb ont en eu la preuve de visu. Monsieur Bakour Ali, Pr\u00e9sident du Comit\u00e9 du Village d\u2019Iguersafene, qui a veill\u00e9 personnellement et tout au long de la semaine au bon d\u00e9roulement de la manifestation, se plait \u00e0 nous communiquer, et non sans fiert\u00e9 &#8211; l\u00e9gitime &#8211; le nombre de 354 participants et plus de 2000 visiteurs, venus admirer un espace des plus beaux et une organisation exemplaire. Unis par un m\u00eame objectif : la r\u00e9ussite du festival Raconte-Arts, organisateurs et comit\u00e9 de village s\u2019associent, \u00e0 chaque rendez-vous, aux habitants pour faire de leur lieu de vie un exemple de \u00abculture du beau\u00bb et de cet \u00e9v\u00e8nement un symbole du \u00abpartage de ce beau\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne croyait pas si bien dire quand on nous le racontait, mais en le vivant, on s\u2019aper\u00e7oit de cette magie du partage qui s\u2019op\u00e8re, de cette [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[175,162],"tags":[],"class_list":["post-5930","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n43","category-on-en-parle-encore"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5930","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5930"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5930\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5933,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5930\/revisions\/5933"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5930"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5930"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5930"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}