{"id":6227,"date":"2016-04-15T15:55:33","date_gmt":"2016-04-15T14:55:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=6227"},"modified":"2016-04-28T16:06:31","modified_gmt":"2016-04-28T15:06:31","slug":"william-shakespeare-etre-ou-ne-pas-etre-la-est-la-question","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/william-shakespeare-etre-ou-ne-pas-etre-la-est-la-question\/","title":{"rendered":"William Shakespeare \u00ab Etre ou ne pas \u00eatre : l\u00e0 est la question. \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-6229\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/qqqqq-227x300.jpg\" alt=\"qqqqq\" width=\"227\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/qqqqq-227x300.jpg 227w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/qqqqq-768x1017.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/qqqqq-774x1024.jpg 774w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/qqqqq.jpg 1511w\" sizes=\"auto, (max-width: 227px) 100vw, 227px\" \/>Vers le m\u00eame temps qu&rsquo;Henri V, Shakespeare aurait \u00e9crit les Joyeuses Comm\u00e8res de Windsor (The Merry Wives of Windsor), pour plaire, selon la l\u00e9gende, \u00e0 la reine, qui aurait souhait\u00e9 voir Falstaff amoureux. Falstaff, qui semblait bien se conna\u00eetre, ici ne se conna\u00eet plus du tout, au point de s&rsquo;imaginer s\u00e9duisant deux dames de la ville et s&rsquo;en faisant entretenir. Sa paresse est telle qu&rsquo;il leur adresse la m\u00eame lettre \u00e0 toutes deux, qui se la communiquent ; et telle sa sottise, que, ses plans d\u00e9j\u00e0 d\u00e9voil\u00e9s, il dit pis que pendre de Mr Ford, l&rsquo;un des maris, \u00e0 Mr Brook, qui est ce m\u00eame mari d\u00e9guis\u00e9. Aussi est-il bern\u00e9 de belle fa\u00e7on, fourr\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 \u00e9touffer dans un panier de linge des plus sales, vers\u00e9 dans un foss\u00e9 f\u00e9tide et enfin poursuivi, pinc\u00e9, culbut\u00e9 par de malicieux pseudo-lutins.Le Marchand de Venise (The Merchant of Venice) avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit vers 1596. \u00c0 la source, c&rsquo;est une pi\u00e8ce antis\u00e9mite. Lopez, m\u00e9decin juif de la reine, avait \u00e9t\u00e9 soup\u00e7onn\u00e9 de participation \u00e0 un complot pour l&#8217;empoisonner, et le favori Essex, protecteur de Shakespeare, l&rsquo;avait suffisamment tortur\u00e9 pour lui extorquer des aveux qui le vouaient \u00e0 un supplice barbare. Cette affaire \u00e9tait encore dans les esprits, et il est probable qu&rsquo;elle a fourni des traits \u00e0 la figure de Shylock, la seule figure d&rsquo;homme int\u00e9ressante, au bout du compte, dans la pi\u00e8ce, o\u00f9 l&rsquo;on voit un Bassanio, \u00abgentilhomme\u00bb, comme il dit, d\u00e9cav\u00e9 et tr\u00e8s conscient de la dot de Portia, valoris\u00e9 de fa\u00e7on peu convaincante par l&rsquo;amour, et un Antonio, marchand \u00abchr\u00e9tien\u00bb, en ce qu&rsquo;il d\u00e9nonce vertueusement le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat, mais non par la charit\u00e9 ; habitu\u00e9 \u00e0 cracher sur la gabardine du Juif, il proclame qu&rsquo;il recommencera. C&rsquo;est Antonio, personnage ind\u00e9chiffrable dont Shakespeare a gard\u00e9 le secret \u2013 peut-\u00eatre homosexuel frustr\u00e9, m\u00e9lancolique, masochiste, \u00abbrebis galeuse du troupeau\u00bb, d\u00e9vou\u00e9 corps et \u00e2me \u00e0 Bassanio \u2013, qui a garanti sa dette et qui, tous ses vaisseaux faisant naufrage, doit payer la livre de chair ; il y est d&rsquo;ailleurs tout pr\u00eat comme \u00e0 un sacrifice d&rsquo;amour, cependant que, haine contre haine, Shylock est r\u00e9solu \u00e0 la r\u00e9clamer. Shakespeare semble, \u00e0 cette \u00e9poque, saisir toute occasion de \u00abd\u00e9guiser\u00bb en gar\u00e7ons les filles jou\u00e9es par ses boy actors\u00bb. On entend Portia parler pour annoncer son intention de la m\u00eame voix que la Rosalinde deComme il vous plaira et presque avec les m\u00eames mots. Il ne s&rsquo;agit pourtant ici que de rev\u00eatir une robe de magistrat. On voit l&rsquo;acteur-auteur composer sa pi\u00e8ce avec un \u0153il fix\u00e9 sur les planches. Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado about Nothing, 1598 ?) est une pi\u00e8ce dont on oublie l&rsquo;intrigue principale et d&rsquo;o\u00f9 on extrait la plus charmante des intrigues secondaires, l&rsquo;\u00e9trange cour que se font B\u00e9n\u00e9dick et B\u00e9atrice. Shakespeare jeune a le don et le go\u00fbt de rendre avec une exquise subtilit\u00e9 de nuances le conflit entre l&rsquo;amour naissant et le moi qui s&rsquo;en d\u00e9fend. On l&rsquo;a vu dans les Deux Gentilshommes. Mais il faut que les deux partenaires soient conscients de la situation pour qu&rsquo;il puisse y avoir jeu, m\u00eame inconscient. C&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le cas de Biron et de Rosaline dans Peines d&rsquo;amour perdues, mais, l\u00e0, la guerre des sexes \u00e9tait formalis\u00e9e : ici, la familiarit\u00e9 pr\u00e9alable entre le gar\u00e7on et la fille ajoute aux fus\u00e9es d&rsquo;esprit plus d&rsquo;individualit\u00e9 et de saveur. Si cette guerre-l\u00e0 est comique, c&rsquo;est en vertu d&rsquo;un double niveau de relation : audessus, manifest\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9change verbal, une agressivit\u00e9, qui est la d\u00e9fense de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du moi contre\u00a0l&rsquo;invasion dissolvante de l&rsquo;amour, et, au-dessous, la tendresse qui tente de percer sous les coups de patte ou m\u00eame de griffe. Sur le mode badin, c&rsquo;est toujours la m\u00eame id\u00e9e que dans Peines d&rsquo;amour perdues : c&rsquo;est une grande pr\u00e9somption que de se d\u00e9clarer contre l&rsquo;amour, et qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre ch\u00e2ti\u00e9e par l&rsquo;amour. Ce sont les personnages de l&rsquo;intrigue principale qui m\u00e8nent et d\u00e9nouent celle-ci en supposant le probl\u00e8me r\u00e9solu : B\u00e9atrice est inform\u00e9e que B\u00e9n\u00e9dick l&rsquo;aime en secret ; B\u00e9n\u00e9dick re\u00e7oit l&rsquo;avis correspondant, et cette objectivation suffit \u00e0 ce qu&rsquo;ils se r\u00e9signent \u00e0 la fatalit\u00e9 de leur sentiment. \u00abAdieu d\u00e9dain, fiert\u00e9 de fille, adieu !\u00bb soupire B\u00e9atrice ; mais encore : \u00abToi et moi nous sommes trop sages pour une cour paisible\u00bb, et, jusqu&rsquo;au dernier moment, ils voudront se donner le change. Comme il vous plaira (As You like It, 1599 ?) est l&rsquo;une des pi\u00e8ces o\u00f9 l&rsquo;on peut montrer que com\u00e9dies et trag\u00e9dies sont susceptibles d&rsquo;avoir les m\u00eames th\u00e8mes, la diff\u00e9rence \u00e9tant dans le traitement. Le premier th\u00e8me ici est l&rsquo;usurpation et la haine entre fr\u00e8res, que, dans l&rsquo;Ulysse de Joyce, Stephen rapporte \u00e0 l&rsquo;histoire personnelle du po\u00e8te. Le duc Fr\u00e9d\u00e9ric a usurp\u00e9 l&rsquo;\u00c9tat et chass\u00e9 son fr\u00e8re, qui a trouv\u00e9 toutefois dans la for\u00eat, refuge traditionnel depuis le Moyen \u00c2ge des bannis et des hors-la-loi, un asile confortable et peu troubl\u00e9. De m\u00eame, Olivier s&rsquo;est empar\u00e9 des biens de son fr\u00e8re Orlando, l&rsquo;a chass\u00e9 et complote sa mort. Le p\u00e8re d&rsquo;Orlando \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ancien duc ; son fils est ind\u00e9sirable, comme le devient soudain la fille du duc, Rosalinde, gard\u00e9e \u00e0 la Cour par l&rsquo;amiti\u00e9 de la fille de l&rsquo;usurpateur, C\u00e9lia. L&rsquo;usurpateur, Macbeth au petit pied, est, comme tous ses pareils, rong\u00e9 de m\u00e9fiance. Tout le monde est banni et se retrouve dans la for\u00eat jusqu&rsquo;\u00e0 ce que des repentirs caract\u00e9ristiques d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre insoucieux de continuit\u00e9 psychologique annoncent la fin de l&rsquo;interlude pastoral et le retour des bannis. Un des grands clich\u00e9s de la Renaissance est au centre de la pi\u00e8ce: l&rsquo;opposition de la Cour, comme milieu humain le plus corrompu, et de la Nature, dont la puret\u00e9 r\u00e9g\u00e9n\u00e8re pour un temps ceux qui s&rsquo;y retrempent. La Nature, dans la mesure o\u00f9 elle ne\u00a0participe pas de la chute de l&rsquo;homme, est harmonie, et les hommes s&rsquo;y joignent par la musique : le groupe de com\u00e9dies auquel nous avons affaire est riche en chansons m\u00e9lodieuses et m\u00e9lancoliques. Un commentateur amer jusqu&rsquo;au cynisme, Jacques, cher \u00e0 nos romantiques, tient ces oppositions sous notre regard. Il voit tout dans l&rsquo;univers indiff\u00e9rent au malheur des autres, depuis les hommes jusqu&rsquo;aux cerfs, qui n&rsquo;ont cure de leur fr\u00e8re, victime des chasseurs. Jacques ne peut s&rsquo;int\u00e9grer qu&rsquo;\u00e0 une antisoci\u00e9t\u00e9. On le voit \u00e0 la fin seul obstin\u00e9 dans ses refus, et Shakespeare, qui n&rsquo;est pas romantique, le montre un peu ridicule. La pi\u00e8ce appartient, malgr\u00e9 Orlando et Jacques, \u00e0 deux femmes, Rosalinde, une gracieuse \u00e9gotiste, imaginative, un peu effront\u00e9e, une vraie fille-gar\u00e7on comme l&rsquo;auteur les aime, et C\u00e9lia, une tendre gracieuse, sensible et d\u00e9licate. Leurs beaux duos m\u00e9lancoliques sur la fortune, sur l&rsquo;amour m\u00e8nent au jeu exquis de Rosalinde avec Orlando dans la for\u00eat, Rosalinde devenue Ganym\u00e8de (curieux pseudonyme), non reconnue (naturellement) de son amoureux sous ses habits d&rsquo;homme et impudente au point de se faire courtiser par luicomme si elle \u00e9tait Rosalinde. Shakespeare \u00e9tait conscient de ses acteurs lorsqu&rsquo;il \u00e9crivait ses pi\u00e8ces. Cela n&rsquo;a-t-il pas \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 cr\u00e9er des caract\u00e8res de jeunes filles correspondant \u00e0 l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de ses \u00abboy actors\u00bb, f\u00e9minines et gar\u00e7onni\u00e8res, franches, d\u00e9cid\u00e9es, sensuelles et r\u00eaveuses, l&rsquo;un des enchantements de son th\u00e9\u00e2tre. La Nuit des rois (Twelfth Night) est voisine de Comme il vous plaira \u00e0 la fois dans le temps et par l&rsquo;esprit. Mais l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9 et d&rsquo;illusion y pr\u00e9sage d\u00e9j\u00e0 les pi\u00e8ces de la fin, tandis que l&rsquo;imbroglio nous ram\u00e8ne au tout d\u00e9but et \u00e0 la Com\u00e9die des erreurs. Comme dans cette pi\u00e8ce, nous trouvons deux jumeaux, Sebastian et Viola ; pour amorcer tous les quiproquos \u00e0 venir et y pr\u00e9parer les spectateurs, Antonio, qui a sauv\u00e9 Sebastian d&rsquo;un naufrage paraissant universel, rencontre Viola, elle aussi sauve, en habit d&rsquo;homme, et la prend pour son fr\u00e8re. Ni cela ni rien dans cette pi\u00e8ce ne serait tr\u00e8s dr\u00f4le s&rsquo;il n&rsquo;y avait, pour animer une robuste intrigue secondaire, sir Toby, Falstaff pansu, et ses s\u00e9ides. La mystification qu&rsquo;ils inventent pour que le morose intendant Malvolio, se croyant aim\u00e9 de sa ma\u00eetresse, suive des instructions dont l&rsquo;effet est de le faire passer pour fou continue malicieusement la confusion d&rsquo;identit\u00e9 et les quiproquos accidentels qui sont au centre, avec un accent parodique. C&rsquo;est une com\u00e9die singuli\u00e8re, car tout ce qui touche aux personnages de l&rsquo;intrigue principale, y compris m\u00eame Feste le fou, est marqu\u00e9 d&rsquo;un exc\u00e8s d&rsquo;affectivit\u00e9, de tendre langueur, du go\u00fbt de la souffrance amoureuse. Le duc Orsino est sans espoir amoureux d&rsquo;Olivia. Pour m\u00e9lancolique qu&rsquo;il soit, il se regarde aimer et s&rsquo;admire : \u00abNul c\u0153ur de femme ne peut aimer\u00bb comme le sien ; \u00abLeur amour se peut nommer app\u00e9tit et conna\u00eet vite la sati\u00e9t\u00e9.\u00bb Le sien est \u00abavide comme la mer\u00bb. Survient Viola, d\u00e9guis\u00e9e en homme et qui devient aussit\u00f4t son page, litt\u00e9ralement \u00abson eunuque\u00bb, comme s&rsquo;il fallait souligner l&rsquo;aspect de privation du jeu d&rsquo;amour. Elle tombe en effet en trois jours amoureuse de son ma\u00eetre, cherchant de jolies habilet\u00e9s de langage pour dire son amour sans pouvoir \u2013 cruaut\u00e9 des situations ch\u00e8res \u00e0 Shakespeare \u2013 le rapporter \u00e0 elle-m\u00eame. Et la voici charg\u00e9e de porter \u00e0 l&rsquo;insensible Olivia les messages d&rsquo;amour d&rsquo;Orsino. \u00abMon ma\u00eetre l&rsquo;aime ch\u00e8rement. Et moi pauvre monstre j&rsquo;ai pour lui-m\u00eame tendresse. Et elle par m\u00e9prise semble folle de moi [\u2026]. Pauvre dame, elle ferait mieux d&rsquo;aimer un r\u00eave.\u00bb Avant d&rsquo;aimer un r\u00eave, Olivia aimait un mort, son fr\u00e8re, \u00e0 qui elle avait vou\u00e9 sept ann\u00e9es de deuil clo\u00eetr\u00e9 et de larmes rituelles. Quant \u00e0 Viola-Cesario, elle se pr\u00e9sente au duc non seulement comme une autre, mais comme un pass\u00e9 : \u00abMon p\u00e8re avait une fille qui aimait un homme [\u2026], elle ne dit jamais son amour\u00bb ; la vie prend le caract\u00e8re d&rsquo;une ravissante \u00e9l\u00e9gie sur elle-m\u00eame. \u00abD\u00e9guisement, tu es funeste\u00bb, constate-t-elle am\u00e8rement. On s&rsquo;est rapproch\u00e9 une fois de plus, par le changement d&rsquo;habit, de la zone dangereuse de la confusion des sexes. Ajoutons qu&rsquo;Antonio, le second du nom apr\u00e8s celui du Marchand, poursuit Sebastian d&rsquo;un amour insolite, au p\u00e9ril de sa vie. Des chansons percent de leur enchantement cette douce brume de sentiment, une musique tendre accompagne toute la pi\u00e8ce, dont le duc donne le ton d\u00e8s le premier vers : \u00abSi la musique est la nourriture de l&rsquo;amour, jouez encore\u00bb, esp\u00e9rant que l&rsquo;exc\u00e8s apportera la sati\u00e9t\u00e9. Une sensualit\u00e9 raffin\u00e9e \u00e9voque dans une veine de transpositions romantiques \u00ab le doux son qui s&rsquo;exhale sur un talus de violettes, prenant et rendant les odeurs\u00bb. \u00c0 l&rsquo;acte II, le duc r\u00e9clame de nouveau une chanson. Et c&rsquo;est \u00abViens-t&rsquo;en, viens-t&rsquo;en, \u00f4 mort\u2026\u00bb Et c&rsquo;est \u00abune chanson de jadis\u00bb : cette m\u00e9lancolie se conjugue au pass\u00e9 pour ajouter au sentiment de l&rsquo;inaccessible. Le duc narcissique, Viola masochiste, Olivia folle de son \u00e2me, cela manque mal finir. Olivia, amoureuse de Cesario, \u00e9pouse heureusement Sebastian, mais le duc partage sa m\u00e9prise et se pr\u00e9pare \u00e0 \u00e9gorger, pour le punir de sa tra\u00eetrise, son page, ravi et tendant la gorge : comme d&rsquo;habitude, il faut que les jumeaux paraissent ensemble pour que tout s&rsquo;\u00e9claircisse.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline; color: #ff0000;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline; color: #ff0000;\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vers le m\u00eame temps qu&rsquo;Henri V, Shakespeare aurait \u00e9crit les Joyeuses Comm\u00e8res de Windsor (The Merry Wives of Windsor), pour plaire, selon la l\u00e9gende, \u00e0 la reine, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,4,179],"tags":[],"class_list":["post-6227","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-dossier","category-n45"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6227","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6227"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6227\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6230,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6227\/revisions\/6230"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6227"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6227"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6227"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}