{"id":6267,"date":"2015-04-15T13:54:00","date_gmt":"2015-04-15T12:54:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=6267"},"modified":"2016-06-01T14:37:58","modified_gmt":"2016-06-01T13:37:58","slug":"assia-djebar-ou-le-sistre-des-voix-recluses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/assia-djebar-ou-le-sistre-des-voix-recluses\/","title":{"rendered":"Assia Djebar ou le sistre des voix recluses"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-6268\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-300x274.jpg\" alt=\"yy\" width=\"300\" height=\"274\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-300x274.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-768x703.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-1024x937.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy.jpg 1974w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Romanci\u00e8re ou cin\u00e9aste, Assia Djebar a fait de ses livres et de ses films des espaces d\u00e9di\u00e9s aux femmes pour transformer leur silence en parole et leur absence en pr\u00e9sence. Transformer leur corps-objet en corps-vivant, respirant et vibrant. Les extraire du servage et les promettre \u00e0 la libert\u00e9. Exorciser leurs blessures et leurs souffrances. Braver le si\u00e8ge des interdits qui les enserrent. \u00ab\u00c9crire, c\u2019est plaider pour les autres\u00bb pour qu\u2019enfin, regagner l\u2019ordre de l\u2019humain soit. \u00c9criture f\u00e9ministe drap\u00e9e dans une langue \u2013parole g\u00e9n\u00e9reusement donn\u00e9e :\u00abLa narration de Assia Djebar ne retranche jamais. Elle accueille les histoires de l\u2019Histoire, les humbles, les inaudibles, les sans voix. La langue est l\u00e8vres multiples, multiplication de la vie bruissante qui trouve formes singuli\u00e8res et tous les \u00e2ges. (Mireille Calle-Grunber. Adpf, Minist\u00e8re des affaires \u00e9trang\u00e8res. France)\u00a0Au commencement de la maturit\u00e9 litt\u00e9raire annonc\u00e9e par Femmes d\u2019Alger dans leur appartement, (1980) il y a en amont Assia Djebar lectrice de l\u2019\u00e9gyptienne Naouel El Saadaoui dont elle traduit et pr\u00e9face Ferdaous, une voix en enfer, paru en 1977 dans sa version originale.La pr\u00e9face vaut adh\u00e9sion au militantisme de Nawel El Saadaoui, docteur en psychiatrie, auteure \u00e9galement de Femme au degr\u00e9 z\u00e9ro (1975) et de M\u00e9moire de la prison des femmes, fondatrice de \u00abL\u2019Association arabe pour la solidarit\u00e9 des femmes\u00bb (1982) ; qui poursuit, au prix de l\u2019emprisonnement sous le r\u00e8gne de Saddat (1981), le chemin de ses a\u00een\u00e9es Hoda Charaoui qui d\u00e8s 1923 s\u2019est distingu\u00e9e par son f\u00e9minisme et un peu plus tard Doria Chafik qui a fond\u00e9 le Mouvement Bint El Nil et qui organisa en 1951 une gigantesque manifestation pour r\u00e9clamer le droit de vote aux femmes, enfin accord\u00e9 par le roi Farouk.Assia djebar est abondamment inform\u00e9e du f\u00e9minisme arabe (Egypte, Syrie, Liban). On peut facilement supposer qu\u2019elle en a \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9e et qu\u2019elle y a trouv\u00e9 la mati\u00e8re brute, l\u2019id\u00e9e directrice, de la repr\u00e9sentation qu\u2019elle donne des femmes, avec la conscience de l\u2019observation de ce qui l\u2019entoure, dans son histoire personnelle et celle de sa soci\u00e9t\u00e9. Mais aussi, les r\u00e9cits de\/sur les femmes chez Assia Djebar, sont d\u2019abord et avant tout une parole qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve, une voix qui g\u00e9mit, qui assi\u00e8ge, un cri qui fuse. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment sur ce mode que s\u2019\u00e9crit le r\u00e9cit de Nawel El Saadaoui et c\u2019est ce m\u00eame timbre vocal qui accompagne l\u2019arabesque scripturale de Assia Djebar. Lisons sa pr\u00e9face peu connue \u2013 un r\u00e9sum\u00e9\/explication comment\u00e9e de Ferdaous, une voix en enfer, pour s\u2019en convaincre et pouvoir d\u00e9signer assur\u00e9ment la filiation litt\u00e9raire de l\u2019\u00e9crivaine alg\u00e9rienne.\u00abQu\u2019est-ce qu\u2019un roman f\u00e9ministe en langue arabe ? Une voix d\u2019abord \u2013 ici, une voix \u2018\u2019en enfer\u2018\u2019 d\u2019une femme pr\u00e9nomm\u00e9e Paradis \u2013 , un murmure nocturne, un lamento \u00e0 travers les claies de la p\u00e9nombre et qui trouve naissance dans l\u2019ancrage soudain \u00e9clairci d\u2019un int\u00e9rieur priv\u00e9 de ciel.\u00a0Une blessure aux rets trop anciens, ouverte enfin pour, peu \u00e0 peu, assumer son chant. Et le r\u00e9volte se d\u00e9veloppe \u00e0 la recherche de mots neufs, du timbre rauque, incongru, de l\u2019impr\u00e9cation en huit-clos, et le r\u00e9volte s\u2019enroule ici du rythme circulaire et r\u00e9current de son lit\u2026Ce dit f\u00e9minin de la contestation en langue arabe, j\u2019imagine que, durant des si\u00e8cles et dans le silence des s\u00e9rails, il se chuchotait d\u2019oreille \u00e0 oreille de femmes cern\u00e9es : soupirs, cris en dedans \u00e9corchant l\u2019\u00e9coute sororale, elle-m\u00eame incarc\u00e9r\u00e9e\u2026 J\u2019imagine qu\u2019il ne pouvait prendre vol, non tant par crainte des gardiens et d\u2019un ma\u00eetre, que par ignorance d\u2019unhorizon hors harem. L\u2019espace mouvant, dansant, mobile et libre des yeux autres ne se concevait pas. Quel mot arabe nous en aurait propos\u00e9 l\u2019image, l\u2019illusion aviv\u00e9e ?La voix de Ferdaous, petite prostitu\u00e9e non d\u00e9chue du Caire \u2013et derri\u00e8re elle, per\u00e7ant les d\u00e9tours de cette fiction, la voix de Nawel El Saadaoui, \u00e9crivain arabe d\u2019aujourd\u2019hui\u2013 est une voix haute.Il ne s\u2019agit plus d\u2019expliquer ou de justifier le d\u00e9fi. Il suffit que le d\u00e9fi se d\u00e9roule, ici dans les conventions d\u2019une confession de femme \u00e0 femme, et jusque dans les soubresauts et convulsions d\u2019\u00e9tapes de m\u00e9lodrame. Il suffit que le d\u00e9fi de la voix f\u00e9minine se d\u00e9pouille de plus en plus haut, avec une \u00e9nergie qui lancine.Pour nous du Maghreb, qui avons r\u00eav\u00e9, \u00e0 partir surtout de l\u2019imaginaire occidental, de la renaissance du couple en plein soleil, pour nous femmes qui avons tourn\u00e9 dans la langue arabe comme dans une grotte de chaleur, de m\u00e9moire et de chuchotements d\u2019a\u00efeules (si bien que, nous avan\u00e7ant dans la rue, nous d\u00e9ambulions\u00a0certes all\u00e9g\u00e9es du voile tomb\u00e9, mais engonc\u00e9es dans d\u2019autres lourds suaires, les mots-de-la-langue-fran\u00e7aise, et dos tourn\u00e9 \u00e0 notre histoire\u2026), je voudrais dire d\u2019abord combien d\u2019entendre un personnage\u00a0de femme r\u00e9volt\u00e9e d\u00e9sosser, avec pugnacit\u00e9, sa r\u00e9volte en langue arabe, nous procure confiance.Un champ verbal insensiblement s\u2019esquisse, se trace, se creuse, net et neuf, pour d\u2019autres femmes arabes. Un point d\u2019envol. Une aire de combat. Une remise en corps. Corps de femmes nouvelles, en d\u00e9pit des nouvelles barri\u00e8res, et qui, dans la langue interne, int\u00e9rieure, \u00e0 la fois rentr\u00e9e et d\u00e9clam\u00e9e, publique et plus seulement\u00a0secr\u00e8te, trouve enracinement juste avant de s\u2019\u00e9lancer\u2026 Voix haute qui donne corps. Corps et formes nouvelles restituant une tessiture plus sombre, <span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #000000;\">plus profonde aux voix de nouveau plus hautes.il s&rsquo;agit bien dans ce livre,de\u00a0naissance. Celle d\u2019une parole.Ferdaous en langue arabe, signifie \u2018\u2019paradis\u2019\u2019 et c\u2019est donc une femme pr\u00e9nomm\u00e9e \u2018\u2019paradis\u2019\u2019 qui, la veille d\u2019\u00eatre pendue pour avoir tu\u00e9 un homme, interpelle, d\u2019une \u2018\u2019voix en enfer\u2019\u2019, toutes les femmes d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l\u2019oppression sexuelle s\u00e9culaire commence \u00e0 peine \u00e0 \u00eatre dite de l\u2019int\u00e9rieur.\u00c9tapes successives de la vie de Ferdaous, devenue prostitu\u00e9e par r\u00e9volte, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les cercles d\u2019une exploitation implacable : son enfance en Haute \u2013Egypte o\u00f9 le p\u00e8re, \u00e9cras\u00e9 de mis\u00e8re, \u00e9pargne sa vache mais non sa femme ni sa fille ; son adolescence au Caire o\u00f9 l\u2019oncle, professeur, refuse de l\u2019envoyer \u00e0 l\u2019universit\u00e9 \u00abo\u00f9 il y a des hommes\u00bb et la marie de force \u00e0 un vieillard. Femme battue, Ferdaous choisit la rue o\u00f9 le premier protecteur se transforme en prox\u00e9n\u00e8te, o\u00f9 les policiers des quartiers pauvres, les clients ais\u00e9s des maisons de rendez-vous, les mauvais gar\u00e7ons, et jusqu\u2019\u00e0 un syndicaliste repenti et embourgeois\u00e9, renvoient \u00e0 Ferdaous une image \u00e0 peine accentu\u00e9e des autres hommes. Ferdaous qui, au bout de multiples fuites d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es, devient meurtri\u00e8re par d\u00e9fi.La fiction peut donc ainsi se r\u00e9sumer en quelque sc\u00e9nario de film pour Salah Abou Seif, par exemple. Un film \u00abgrand public\u00bb. Mais est-ce un \u00abroman populiste\u00bb que cette histoire \u00e9crite par Naoual El Saadaoui, connue d\u2019abord comme essayiste en Egypte et dont les \u00e9tudes sur la sexualit\u00e9 sont bas\u00e9es sur son exp\u00e9rience de m\u00e9decin, dont les romans maintenant sont lus par une importante jeunesse arabophone, mais contest\u00e9s par une culture officielle ? Si r\u00e9alisme il y a, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019une chaleur v\u00e9h\u00e9mente habite le roman et que la fiction s\u2019ancre dans les drames sociaux et sexuels d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 arabe contemporaine.L\u2019\u00e9criture du texte elle-m\u00eame en est marqu\u00e9e par la pr\u00e9sence de nodules\u00a0qui hachent et entravent le d\u00e9roulement du r\u00e9cit. Je les per\u00e7ois dans cette r\u00e9p\u00e9tition compulsive de notations somatiques, qui s\u2019exerce, d\u2019abord \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la phrase, puis du paragraphe, et bient\u00f4t de la sc\u00e8ne, du dialogue entiers.A l\u2019ouverture, l\u2019\u00e9coute de femme \u00e0 femme \u2013celle d\u2019une doctoresse psychologue devant une condamn\u00e9e \u00aben chair et en os\u00bb\u2013 se pr\u00e9sente en un simple face \u00e0 face, plut\u00f4t dans un \u00e9branlement physique de la qu\u00eateuse de parole, en attente presque mystique :\u00abJ\u2019\u00e9tais comme une somnambule. Le sol sous moi \u00e9tait dur ; le sol sous moi, \u00e9tait froid ; mon corps ne sentait rien. Ainsi en r\u00eave, dans une mer \u00e9galement froide, il m\u2019arrive de me baigner\u2026 Et la voix devenait elle aussi une voix de r\u00eave\u2026 De telles voix partent, semble-t-il, des entrailles de la terre, du ventre du ciel, ou du plafond\u2026\u00bb Le lieu, une cellule, portes et fen\u00eatres ferm\u00e9es ; deux femmes assises \u00e0 m\u00eame le sol nu. Comme si la posture primitive, le d\u00e9nuement du d\u00e9cor \u2013au-dehors, la surveillante-introductrice faisant office de laveuse de parterre\u2013 , comme si cette pauvret\u00e9, certes purificatoire, mettait davantage en \u00e9vidence les pulsations corporelles.Quand Ferdaous, hier prostitu\u00e9e de luxe, oriente la recherche de son identit\u00e9 jusqu\u2019aux lointains de son enfance paysanne, deux sensations tout aussi vivaces se d\u00e9tachent pour nous : celle de deux yeux face \u00e0 elle, tant\u00f4t point de stabilit\u00e9, tant\u00f4t menace terrible, symbole de l\u2019amour ou de la peur de l\u2019Autre, et par ailleurs l\u2019\u00e9mergence, la tumescence de l\u2019\u00e9veil \u00e9rotique.\u00abDeux yeux que je scrutais, qui me scrutaient. Deux yeux qui me suivaient, m\u00eame quand je me cachais d\u2019eux. Quand je tr\u00e9buchais, quand j\u2019apprenais \u00e0 marcher, leur regard me retenait\u2026 Je me sentais un caillou lanc\u00e9 dans une mer sans\u00a0visage et sans fond ; le frappent les vagues quand il s\u2019enfonce, le frappe l\u2019air quand il flotte, et il s\u2019enfonce, et il flotte, ainsi de suite, entre ciel et eau. Ne me retenaient dans cette d\u00e9rive que les deux yeux\u2026 J\u2019ai su que c\u2019\u00e9tait ma m\u00e8re.\u00bbCo-naissance avec la m\u00e8re, qui, \u00e0 peu pr\u00e8s dans les m\u00eames termes, pr\u00e9figure celle de l\u2019amie de pension Iqbal, et plus tard celle avec l\u2019homme aim\u00e9 Ibrahim.Presque simultan\u00e9ment, antienne lente de l\u2019\u00e9moi sexuel:\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff0000; text-decoration: underline;\">Suite de l\u2019article dans la version papier<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff0000; text-decoration: underline;\">abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Romanci\u00e8re ou cin\u00e9aste, Assia Djebar a fait de ses livres et de ses films des espaces d\u00e9di\u00e9s aux femmes pour transformer leur silence en parole et leur [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[4,180],"tags":[],"class_list":["post-6267","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dossier","category-n39"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6267"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6267\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6269,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6267\/revisions\/6269"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6267"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6267"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}