{"id":6282,"date":"2015-04-15T15:30:02","date_gmt":"2015-04-15T14:30:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=6282"},"modified":"2016-06-01T15:44:21","modified_gmt":"2016-06-01T14:44:21","slug":"lire-rue-des-perplexes-de-mohamed-magani-2eme-prix-escales-dalger-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/lire-rue-des-perplexes-de-mohamed-magani-2eme-prix-escales-dalger-2014\/","title":{"rendered":"Lire Rue des Perplexes (de Mohamed Magani 2\u00e8me prix Escales d\u2019Alger 2014)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-6283\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/nnn-300x168.jpg\" alt=\"nnn\" width=\"300\" height=\"168\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/nnn-300x168.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/nnn-768x430.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/nnn-1024x573.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/nnn.jpg 1770w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Depuis Mohamed Magani, auteur de sept romans, deux recueils de nouvelles (en anglais), deux essais, l\u2019un sur Ibn Khaldoun l\u2019autre sur l\u2019enseignement primaire, signe son nouveau roman, Rue des Perplexes, (Chihab Editions, 2013).Dans le paysage litt\u00e9raire alg\u00e9rien, ce que donne \u00e0 lire Mohamed Magani tient une place toute singuli\u00e8re. De son premier roman (La Faille du ciel, ENAL, 1983) jusqu\u2019au dernier, l\u2019\u00e9crivain surprend son lecteur tant par l\u2019architecture des univers romanesques qu\u2019il propose que par les motifs narratifs mis en sc\u00e8ne et surtout une \u00e9criture o\u00f9 la fantasmagorie joue concomitamment de la distance et du rapprochement avec le r\u00e9el. L\u2019invraisemblable se noue et se tisse \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 donn\u00e9e. Souvent la d\u00e9r\u00e9ali donn\u00e9e. Souvent la d\u00e9r\u00e9alisation se fait expression d\u2019un refus et remplit une fonction de d\u00e9nonciation. L\u2019ironie n\u2019est pas en reste, autant que le fantasque. La position du lecteur n\u2019est pas de tranquillit\u00e9. Le titre du dernier roman semble vouloir le confirmer. La perplexit\u00e9 est le trait d\u2019union entre le livre et son lecteur.Rue des perplexes comporte trois parties asym\u00e9triques par leur volume. La premi\u00e8re, \u00abTrois chapitres dans la vie d\u2019une chienne\u00bb, la plus longue, plus d\u2019une centaine de pages. Le protagoniste Mahyou, r\u00e9sident de \u00abla Cit\u00e9 des enseignants\u00bb, plut\u00f4t un solitaire qui accepte et recherche la seule compagnie d\u2019une chienne, errante, qui finit par \u00eatre adopt\u00e9e par tous les habitants et \u00e9lire domicile dans l\u2019enceinte de la cit\u00e9. Tous admirent le spectacle de \u00abbreak danse\u00bb qu\u2019elle leur offre. D\u2019elle, ne vient aucun signe de bestialit\u00e9 f\u00e9line. Son comportement est\u00a0guid\u00e9 par une intelligence humaine que tous lui reconnaissent autant que son \u00abinstinct civique\u00bb. Mahyou en est fascin\u00e9, \u00abil lui aurait fait la cour si la morale humaine ne s\u2019en offusquait pas.\u00bb Lui, le \u00abcollectionneur de livres sans les lire\u00bb et qui pourtant \u00abv\u00e9n\u00e8re le savoir livresque\u00bb, communique sa passion \u00e0 la chienne qui apprend \u00e0 sauver les livres des bennes \u00e0 ordure. Des stocks se constituent ; peut-\u00eatre serviront ils \u00e0 alimenter une probable librairie, une id\u00e9e sugg\u00e9r\u00e9e par une bienfaitrice anonyme, de passage, qui glisse dans la poche de Mahyou une enveloppe qui l\u2019aiderait \u00e0 ouvrir cette \u00e9ventuelle librairie. Mais les livres serviraient \u00e0 qui lorsque les enseignants sont \u00able maillon faible de la soci\u00e9t\u00e9\u00bb, \u00abune des couches sociales les plus d\u00e9favoris\u00e9es\u00bb, que leur Cit\u00e9 est pr\u00e8s de s\u2019engloutir \u00abau-dessous du niveau de la route\u00bb, o\u00f9 l\u2019on respire l\u2019ennui, o\u00f9 \u00ables heures duraient des jours et les jours des semaines\u00bb, alors que celle des policiers qui respirent l\u2019opulence \u00e0 en devenir ob\u00e8ses, s\u2019embellit d\u2019espaces verts\u2026Mais qu\u2019importe, Mahyou a foi en son \u00e2me d\u2019archiviste, \u00abson travail s\u2019assimile \u00e0 celui d\u2019un homme condamn\u00e9 \u00e0 purger une longue peine sous terre, et en mineur remonte de la richesse en surface.\u00bb L\u2019amour des livres, c\u2019est ce qu\u2019il a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un fr\u00e8re, \u00abun fervent lecteur\u00bb, \u00abson monde \u00e0 lui est dans la lecture\u00bb, parti il y a longtemps, en des contr\u00e9es lointaines, d\u2019o\u00f9 Mahyou recevait de temps \u00e0 autre des lettres. La derni\u00e8re parvenait de Birmanie qu\u2019il essayait de se repr\u00e9senter. Nous ne savons encore rien de l\u2019emploi de Mahyou, sinon qu\u2019il re\u00e7oit une lettre de mutation en une ville o\u00f9 tout \u00e9tranger arrivant demeure pour toujours \u00e9tranger ind\u00e9sirable. On croit comprendre qu\u2019il est affect\u00e9 au commissariat de cette ville. Sans raison apparente, ce qui est suppos\u00e9 \u00eatre son nouveau lieu de travail devient le lieu de son incarc\u00e9ration, le bureau o\u00f9 il se trouve est sa cellule. Il est malmen\u00e9 par ses coll\u00e8gues ; la raison n\u2019en est pas d\u00e9voil\u00e9e. Dans l\u2019anonymat, on essaye par trois fois de lui soutirer de l\u2019argent en contrepartie de sa d\u00e9livrance. Au dehors le commissariat est assi\u00e9g\u00e9 sans rel\u00e2che par la population d\u00e9chain\u00e9e. Que lui reproche-t-on ? L\u2019\u00e9nigme persiste. Dans ce laps, au milieu du d\u00e9sordre des amoncellements des archives, la t\u00eate vagabonde. Des souvenirs d\u2019enfance \u00e9mergent, parmi eux, celui encore du fr\u00e8re et, par d\u00e9cence ( ?) celui en pointill\u00e9s du p\u00e8re. \u00c0 l\u2019\u00e9coute d\u2019un \u00abbourdonnement int\u00e9rieur\u00bb, il songe \u00e0 un manuscrit sur la chienne, retracer sa biographie ; comment l\u2019entreprendre, en l\u2019assimilant \u00e0 une femme ?\u2026 Pour cela, il fallait de quoi \u00e9crire, et de stylo il n\u2019y en avait point malgr\u00e9 une fouille aussi minutieuse que d\u00e9sordonn\u00e9e mainte fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Ces fragments narratifs et autres tribulations cauchemardesques comme par exemple l\u2019allusion \u00e0 la \u00abd\u00e9cennie noire\u00bb ou sa \u00abp\u00e9riode bunk\u00e9ris\u00e9e enti\u00e8rement consacr\u00e9e aux films t\u00e9l\u00e9\u00bb, alternent avec le r\u00e9cit morcel\u00e9, r\u00e9it\u00e9r\u00e9, de l\u2019agitation tapageuse \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur qui l\u2019incrimine, mais de quoi ? Dans son no mans land, il nourrit l\u2019espoir \u2013la certitude\u2013 de voir son seul ami, Lazrag, agir en sauveur ou mieux encore, il est \u00abpr\u00eat \u00e0 croire que son mod\u00e8le dans la vie \u2013la chienne\u2013 peut encore intervenir et lui indiquer la voie hors de l\u2019\u00e9preuve d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e qu\u2019il endure.\u00bb La deuxi\u00e8me partie, \u00abChapitre sans \u00e2me qui vive\u00bb, r\u00e9duite \u00e0 quatre\u00a0pages, sans lien apparent avec le r\u00e9cit ant\u00e9rieur, introduit une rupture dans le fil narratif. Il s\u2019agit de la description d\u2019un lieu souterrain maintenant d\u00e9saffect\u00e9, une cave avec ce qui s\u2019y trouve, \u00abaux \u00e9manations mal\u00e9fiques d\u2019une \u00e9poque \u00e0 peine r\u00e9volue\u00bb. Le mot \u2018\u2019torture\u2019\u2019 n\u2019est pas employ\u00e9, mais il prend la dimension d\u2019un long passage \u00e0 valeur probablement autobiographique du fait de l\u2019usage de l\u2019italique :<br \/>\n\u00abLa cave, je n\u2019ai pas lu sa description ni invent\u00e9e non plus. Je l\u2019ai vue de mes propres yeux en compagnie de mon p\u00e8re, avant l\u2019arriv\u00e9e et l\u2019installation des tout premiers \u00e9l\u00e9ments de la police. L\u2019ind\u00e9pendance \u00e9tait encore jeune et j\u2019\u00e9tais un enfant avide d\u2019entendre les histoires extraordinaires et les r\u00e9cits vivants des lib\u00e9rateurs. La bouche close, mon p\u00e8re avan\u00e7ait dans la cave dupas de visiteur de mus\u00e9e. Il s\u2019arr\u00eatait devant chaque pi\u00e8ce et se perdit dans sa contemplation. Il n\u2019avait pas prononc\u00e9 un mot, depuis notre arriv\u00e9e jusqu\u2019au d\u00e9part, salu\u00e9s par le nouvel habitant des lieux. Je n\u2019osais provoquer le r\u00e9veil de douloureux souvenirs. Prisonnier dans la cave d\u2019un colon : ainsi r\u00e9sumait-il sa longue disparition l\u2019\u00e9t\u00e9 1960. Jamais plus, depuis notre visite \u00e0 son lieu de d\u00e9tention jusqu\u2019\u00e0 son dernier souffle, il ne l\u2019\u00e9voqua ou ne fit allusion \u00e0 quoi que ce soit en rapport avec un soussol meubl\u00e9 d\u2019une singuli\u00e8re collec meubl\u00e9 d\u2019une singuli\u00e8re collection d\u2019instruments. De mon c\u00f4t\u00e9, je repensais \u00e0 la cave quand je passais et repassais devant le commissariat, souvent sans id\u00e9e pr\u00e9cise quant \u00e0 ma pr\u00e9sence dans les parages.\u00bbCette partie ind\u00e9pendante de la pr\u00e9c\u00e9dente mais incluse dans le roman pourrait remplir une fonction m\u00e9tonymique et signaler que la torture morale, psychologique que subi Mahyou dans le commissariat-cellule rappelle celle d\u2019un autre temps.La derni\u00e8re partie \u00abDeux chapitres dans la vie d\u2019un homme\u00bb compte trente-cinq pages qui constituent l\u2019\u00e9pilogue de l\u2019histoire de Mahyou. Un policier colosse entre en sc\u00e8ne, lui aussi a un fr\u00e8re vou\u00e9 aux livres, \u00abune anomalie\u00bb qui fait de lui \u00abun \u00e9tranger\u00bb dans une famille d\u2019illettr\u00e9s, et qui poss\u00e8de la recette du bonheur, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Raymond Queneau livrant celle Pour un art po\u00e9tique :<br \/>\n\u00abRecette pour le Nouvel An. Prenez douze mois. Lavez-les soigneusement de toute amertume, haine et jalousie. Redonnez-leur autant de fra\u00eecheur que possible.Coupez ensuite chaque mois en\u00a0vingt-huit, trente ou trente et une parts diff\u00e9rentes, mais sans pr\u00e9parer l\u2019ensemble en une seule fois. Chaque jour, vous en pr\u00e9parez un avec ces ingr\u00e9dients :M\u00e9langez bien une part de confiance, une part de patience, une part de courage et une part de travail.<br \/>\nAjoutez \u00e0 chaque jour avec une part d\u2019espoir, de fid\u00e9lit\u00e9, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et bont\u00e9. Malaxez avec une part de paix, et une bonne action. Assaisonnez d\u2019entrain, de rire, une pinc\u00e9e d\u2019amusement et une bonne cuiller\u00e9e de bonne humeur.<br \/>\nVersez le tout dans un r\u00e9cipient d\u2019amour. Laissez mijoter longtemps sur une joie radieuse. Garnir avec un sourire, et servir avec douceur, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et gait\u00e9.\u00bbRecette qui pr\u00eate \u00e0 l\u2019illusion du r\u00eave au c\u0153ur du r\u00e9el d\u00e9sabus\u00e9 et du \u2018\u2019d\u00e9sordre des choses\u2019\u2019, cela m\u00eame qui invite Mahyou \u00e0 \u00abs\u2019atteler \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de \u00abLa chienne ivre, \u00e9loge de l\u2019aboiement civique.\u00bb On ne manquera pas de noter le pincement ironique qui s\u2019inscrit ici.<br \/>\nAlors que le policier colosse s\u2019av\u00e8re l\u2019auteur des lettres anonymes de la ran\u00e7on r\u00e9clam\u00e9e fi nalement ouver\u00e9clam\u00e9e fi nalement ouver finalement ouvertement et jusqu\u2019au dernier centime ; que par lui on apprend le motif \u2013de toute invention\u2013 de l\u2019enfermement de Mahyou \u00abpour avoir pr\u00e9tendument tabass\u00e9, avec une rare sauvagerie, un adolescent dans l\u2019enceinte m\u00eame du commissariat\u00bb, la derni\u00e8re page du roman, en italique, revient \u00e0 Lazhar, l\u2019ami, qui de l\u2019ext\u00e9rieur, par des signes \u00e9nigmatiques, parvient \u00e0 guider Mahyou dans son \u00e9vasion jusqu\u2019\u00e0 l\u2019orienter vers la route des clandestins \u00abpour aller au-del\u00e0 de la mer.\u00bb Pour sa d\u00e9livrance, il fallait emprunter le passage par la cave. C\u2019est alors que la coh\u00e9rence du texte est r\u00e9tablie. L\u00e0 est la finalit\u00e9 de la deuxi\u00e8me partie donn\u00e9e initialement comme une parenth\u00e8se sans rapport imm\u00e9diat avec l\u2019histoire. Le roman noir un peu \u00e0 la Hitchcock de Mohamed Magani glisse dans la moulure d\u2019une fable burlesque et loufoque qui dit et mine tout \u00e0 la fois ce qui se pr\u00eate \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 qui traque l\u2019imaginaire toujours sensible \u00e0 la po\u00e9sie et aux lumi\u00e8res de l\u2019esprit. Ce roman est le premier volet d\u2019un diptyque. Il met l\u2019accent sur les tribulations de l\u2019univers int\u00e9rieur du personnage central. Le second est en cours d\u2019\u00e9criture o\u00f9 se projette un changement de point de vue ; c\u2019est sur Lazhar observateur du monde ext\u00e9rieur que portera cette fois-ci la focalisation.Dans des projets futurs, Mohamed Magani veut explorer la \u00abconscience \u00e9cologique\u00bb. C\u2019est ce qu\u2019il appelle \u00abLe romantisme du XXI\u00b0 si\u00e8cle\u00bb, lui qui retient de Michel Serres, comme il se plait \u00e0 le souligner, la n\u00e9cessit\u00e9 de substituer au \u00abContrat social\u00bb de Rousseau \u00able contrat naturel\u00bb. Voil\u00e0 qui \u00e9veille la curiosit\u00e9 du lecteur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis Mohamed Magani, auteur de sept romans, deux recueils de nouvelles (en anglais), deux essais, l\u2019un sur Ibn Khaldoun l\u2019autre sur l\u2019enseignement primaire, signe son nouveau roman, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[180,162],"tags":[],"class_list":["post-6282","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n39","category-on-en-parle-encore"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6282"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6282\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6286,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6282\/revisions\/6286"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}