{"id":6480,"date":"2016-07-15T22:07:52","date_gmt":"2016-07-15T21:07:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=6480"},"modified":"2016-12-04T22:44:47","modified_gmt":"2016-12-04T21:44:47","slug":"hommage-a-assia-djebar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/hommage-a-assia-djebar\/","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Assia Djebar"},"content":{"rendered":"<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-6268\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-300x274.jpg\" alt=\"yy\" width=\"300\" height=\"274\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-300x274.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-768x703.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy-1024x937.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/yy.jpg 1974w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>M\u00e9moires voil\u00e9es\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Ils se sont connus, d\u00e9sir\u00e9s, aim\u00e9s, dans une maison marine, entre le silence de leurs \u00e9treintes et les em\u00adbruns de la mer si proche. Mais leur idylle s\u2019estompe. Ils ne pouvaient vivre d\u2019amour et d\u2019eau fra\u00eeche tan\u00addis que leur pays, l\u2019Alg\u00e9rie, sombrait dans le chaos et l\u2019horreur de la d\u00e9cen\u00adnie noire. Berkane et Nadjia portent, chacun, en eux, plus qu\u2019une \u00abperte\u00bb, une disparition et deviendront, eux-m\u00eames, des \u00eatres disparus. Berkane, apr\u00e8s une vingtaine d\u2019ann\u00e9es v\u00e9cues en France, \u00e0 Paris, avec sa compagne Marise, femme de th\u00e9\u00e2tre qui l\u2019a quit\u00adt\u00e9, rentre au pays, comme tout \u00e9mi\u00adgr\u00e9, rattrap\u00e9 par l\u2019\u00e2ge et le remords. La cinquantaine entam\u00e9e dans le gris perp\u00e9tuel du ciel parisien, il ne s\u2019est jamais remis de l\u2019absence des terrasses ensoleill\u00e9es et des matins sonores de sa Casbah natale o\u00f9, en\u00adfant, familier de ses ruelles anim\u00e9es, il s\u2019est pris au \u00abjeu\u00bb de la r\u00e9sistance arm\u00e9e de ses a\u00een\u00e9s, a brandi avec son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, avant qu\u2019il ne soit d\u00e9ploy\u00e9, \u00e0 l\u2019unisson, par les femmes poussant des youyous sur les terrasses, le dra\u00adpeau \u00e9toil\u00e9 ce jour sanglant du 11 d\u00e9\u00adcembre 1960, rue Marengo. A son retour au pays natal, seul, il s\u2019installe, seul, dans la maison fami\u00adliale de Daouada marine, d\u00e9sert\u00e9e, ferm\u00e9e, laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019abandon, livr\u00e9e elle aussi \u00e0 la disparition des siens. Son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 Driss habite Alger. Il y pose son maigre viatique, cherche ses rep\u00e8res dans l\u2019immensit\u00e9 vide des chambres humides et froides. Le rivage ne l\u2019attire pas. Il se lie d\u2019ami\u00adti\u00e9 avec Rachid, un jeune p\u00eacheur du coin qui le fournit en poissons frais. De son exil, il n\u2019en a pas fait fortune. Une vieille Simca, une pr\u00e9-retraite, une langue dans laquelle il cherche ses mots, ses \u00e9motions, ses manques et ses angoisses. Pourtant propice \u00e0 l\u2019\u00e9criture, la maison en bord de mer, situ\u00e9e au second \u00e9tage d\u2019un ancien b\u00e2ti, le premier \u00e9tant aussi ferm\u00e9 par ses propri\u00e9taires, ne l\u2019inspire gu\u00e8re. Naufrag\u00e9 dans son propre pays avec lequel il renoue \u00e0 ses heures sombres, celles des ann\u00e9es quatre-vingt dix, il est en proie \u00e0 des cauchemars. Les feuilles \u00e9tal\u00e9es sur la table, restent d\u00e9\u00adsesp\u00e9r\u00e9ment blanches de ses an\u00adgoisses. Que fait-il l\u00e0 alors qu\u2019il \u00e9tait rentr\u00e9, d\u00e9finitivement, \u00e0 l\u2019appel lancinant de ses lieux ch\u00e9\u00adris d\u2019enfance, la Casbah ! la Cas\u00adbah ! Et son cri se r\u00e9p\u00e8te, englouti par les flots de cette mer dont les vagues viennent l\u00e9cher les fon\u00addations de cette maison comme \u00ab maudite \u00bb depuis tant de dis\u00adparitions familiales, et d\u2019autres \u00ab pertes \u00bb irr\u00e9m\u00e9diables, empor\u00adt\u00e9es par les flots du temps, en son absence, lui, Berkane, le fils de la Casbah, des hauteurs, des r\u00e9sis\u00adtances, des solidarit\u00e9s, des soleils insolents, des liens inextricables qui, comme ses venelles, s\u2019entrelacent. A bord de sa vieille Simca, il quitte Daouada marine et file droit vers la blanche cit\u00e9 de ses anc\u00eatres, celle, rest\u00e9e immacul\u00e9e dans les souvenirs de son enfance, des patios bruissant de voix f\u00e9minines, des ruelles acha\u00adland\u00e9es, de dinandiers, de clameurs revigorantes des march\u00e9s bruyants d\u2019\u00e9clats de vies et de langues arabes, berb\u00e8res, dont les intonations, les inflexions de voix, les stridentes et les gutturales, inondent les quartiers de leurs musiques ensorcelantes.\u00a0 Mais il n\u2019y trouve rien de tout cela, de nagu\u00e8re. Que des maisons d\u00e9la\u00adbr\u00e9es, mena\u00e7ant effondrement, des \u00eatres fantomatiques, comme perdus dans une d\u00e9solation architecturale. La Casbah de son enfance n\u2019est plus, elle n\u2019a pas attendu son retour tardif, un presque \u00abchibani\u00bb nostalgique de ses hauteurs crues inviolables, imprenables. Malheur lui en prit de revenir dans le cocon fantasm\u00e9, id\u00e9a\u00adlis\u00e9dans ses illusions des lieux crus \u00e9ternels. Que des murs branlants, des impasses aveugles, des terrasses borgnes et des patios d\u00e9sert\u00e9s, sans femmes, sans enfants, sans parents. Des d\u00e9tritus. Des immondices. A son retour \u00e0 Douaouda, \u00e0 bord de sa voi\u00adture, il est agress\u00e9 par une bande de jeunes qui le poursuit dans le tohu-bohu de la capitale, d\u00e9gonfle un pneu de sa voiture et tente de lui extirper sa sacoche pos\u00e9e sur la banquette ar\u00adri\u00e8re. Il \u00e9chappe \u00e0 un guet-apens de cette bande organis\u00e9e. Quelle douche froide, quelle d\u00e9sillusion ! O\u00f9 alors retrouver l\u2019enfance, ses images, ses odeurs, ses magies, ses musiques, ses fondations ? Dans l\u2019\u00e9criture ? Cette maison fouett\u00e9e par les vents marins, n\u2019est, aussi, que d\u00e9sola\u00adtion, un point de chute morbide. Et malgr\u00e9 la pr\u00e9sence de Rachid qui, chaque matin, l\u2019accueille de sa jovialit\u00e9 et de son panier de poissons, Berkane sombre dans ses d\u00e9lires. Il n\u2019est pas revenu de son exil pour v\u00e9g\u00e9ter, pourrir, mourir dans cette maison qui n\u2019a plus rien de familiale. Jusqu\u2019au jour, lumineux, o\u00f9 cette femme, comme sortie d\u2019un conte fabu\u00adleux, vient elle aussi, se ressour\u00adcer dans la maison familiale, celle du rez-de-chauss\u00e9e. Elle s\u2019appelle Nadjia, la quarantaine entam\u00e9e. Elle y pose, non pas ses valises, mais son \u00eatre d\u00e9fait, apr\u00e8s tant de voyages \u00e0 travers les capitales du monde, elle aussi, sur les traces, comme lui, de ses paradis d\u2019enfances perdues. Ils se reniflent comme deux b\u00eates aux abois. Elle aussi est revenue par l\u2019appel lancinant d\u2019une \u00ab dis\u00adparition \u00bb, celle de son enfance insouciante, merveilleuse, dans une grande maison pleine de vie et d\u2019insouciances, o\u00f9, dans le jar\u00addin buissonneux, ferm\u00e9 aux regards indiscrets, elle a appris le langage des fleurs, de la musique dont \u00e9tait f\u00e9ru son grand-p\u00e8re. Elle raconte \u00e0 Ber\u00adkane son enfance combl\u00e9e \u00e0 Alger, dans la somptueuse demeure fami\u00adliale. Cegrand- p\u00e8re, Larbi, appel\u00e9 affectueusement \u00ab Baba Sidi \u00bb riche commer\u00e7ant, amateur d\u2019art et de mu\u00adsiques, flambe ses deniersdans des r\u00e9ceptions mondaines en ces temps o\u00f9 la Casbah gronde sa col\u00e8re contre l\u2019occupant fran\u00e7ais.Il paie grasse\u00adment ses cotisations au FLN. Que de fois, il a \u00e9t\u00e9 mis en demeure de verser \u00a0\u00a0une part importante de sa fortune \u00e0 la r\u00e9sistance qui n\u2019en d\u00e9mord pas. Ac\u00adcul\u00e9, presque mis \u00e0 la ruine, le grand-p\u00e8re se croyant \u00e0 l\u2019abri dans ses re\u00adtranchements, est tu\u00e9 \u00e0 bout portant, un matin, \u00e0 la sortie de son opulente r\u00e9sidence, par le FLN, sous les yeux ahuris de son fils qui l\u2019accompagnait. Berkane et Nadjia, comme deux \u00eatres naufrag\u00e9s, avant la noyade, corps entrelac\u00e9s, fondus, ivres de volupt\u00e9s, creusent ce qu\u2019il leur reste dans cette d\u00e9sh\u00e9rence, dans leur m\u00e9moire res\u00adpective, des souvenirs d\u2019enfance dans la guerre de lib\u00e9ration, se surprennent \u00e0 en revivre des faits marquants qui,tandis que les \u00ab fous de Dieu \u00bb s\u00e8ment la mort \u00e0 Alger, ressurgissent de leur affect mis \u00e0 rude \u00e9preuve. Les figures \u00e9voqu\u00e9es par Berkane, son oncle de la Casbah, si tendre et r\u00eaveur, qui, n\u2019ayant pas respect\u00e9 le couvre-feu, en manque d\u2019opium, est tu\u00e9 par les soldats; son fr\u00e8re Driss qui, adolescent, en cette matin\u00e9e du 11 d\u00e9cembre 1960 a brandi le drapeau d\u00e9fiant les informations donn\u00e9es par la radio sur les premi\u00e8res heures de la manifestation rue Marengo : \u00ab La Casbah est calme, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019inqui\u00e9ter \u00bb. Driss, le fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de Berkane, arr\u00eat\u00e9, tortur\u00e9, a d\u00e9sappris, dans les ge\u00f4les coloniales, aupr\u00e8s des prisonniers, le langage commun de la R\u00e9volution, celui du nationalisme sectaire. Il \u00e9voque ce prisonnier mes\u00adsaliste sauv\u00e9 du lynchage par cod\u00e9\u00adtenu au nom du principe des droits de l\u2019Homme ; il a tendu l\u2019oreille \u00e0 un politique aguerri qui, d\u00e9j\u00e0, quelques heures avant le cessez-le-feu, parle de l\u2019exigence de l\u2019av\u00e8nement d\u2019un \u00e9tat \u00ab la\u00efc \u00bb ; un mot qu\u2019il ne comprend pas et qui n\u2019a pas de r\u00e9sonance lin\u00adguistique dans sa langue maternelle, l\u2019arabe. Intraduisible. Dangereux et synonyme de \u00ab m\u00e9cr\u00e9ant \u00bb ! Berkane et Nadjia s\u2019enveloppent ainsi de leur enfance respective et tentent par cette \u00e9vocation, de comprendre le mal qui ronge le pays, vingt ans \u00e0 peine apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, \u00e0 la veille des \u00e9lec\u00adtions l\u00e9gislatives de 1991. Etres d\u00e9\u00adfaits, d\u00e9sempar\u00e9s, d\u00e9racin\u00e9s, ils ont consomm\u00e9 leur passion amoureuse dans cette maison marine devenue prison. Nadjia \u00e0 peine rentr\u00e9e de ses d\u00e9ambulations \u00e0 travers le monde, reprend ses errances apr\u00e8s l\u2019abandon aux sensations de l\u2019amour. Elle quitte Douaoudamarine, un matin, pour l\u2019Italie. Berkane se r\u00e9veille de sa tor\u00adpeur et pour combler la b\u00e9ance de la \u00ab disparition \u00bb de Nadjia, de sa langue arabe si douce, si succulente, abreu\u00adv\u00e9e de tendresse, de ses \u00ab habibi \u00bb langoureux, il \u00e9crit, se refuse \u00e0 l\u2019aban\u00addon, \u00e0 la d\u00e9faite d\u2019une vie. Le roman, en fait, est son journal arrach\u00e9 \u00e0 la d\u00e9cr\u00e9pitude et la mort pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9e de sa Casbah natale, au chaos du nouvel ordre qui \u00e9radique l\u2019intelligence. Il sait qu\u2019en cette ann\u00e9e 1991, l\u2019heure est grave. Mais que faire ? R\u00e9sister par l\u2019\u00e9criture et par une inlassable qu\u00eate de son enfance, de ses origines, de ses langues disparues avec ses pa\u00adrents. Marise, bien qu\u2019ayant toujours avec elle quelques relations distantes, a refait sa vie ; Nadjia ne donne plus de ses nouvelles, son fr\u00e8re Driss est lui aussi emport\u00e9 par la tourmente de cette ann\u00e9e de tous les dangers, pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019apocalypse et Rachid, le p\u00eacheur, se fait de plus en plus ab\u00adsent. Berkane vit suspendu entre les traumatismes de son enfance et les d\u00e9chirures de son pays qu\u2019il ne re\u00adconna\u00eet plus, comme s\u2019il vivait dans un pays \u00e9tranger, plus \u00e9tranger que la France qu\u2019il a quitt\u00e9e. Entre Marise et Nadjia, il n\u2019eut qu\u2019un leurre ! Il doit se d\u00e9p\u00eatrer, se lib\u00e9rer de ses chaines, de ses d\u00e9mons, finir le travail d\u2019ar\u00adch\u00e9ologue de sa propre enfance et adolescence puisque son pr\u00e9sent est mort. Il quitte la maison et \u00e0 bord de sa vieille voiture prend la direction de l\u2019est, vers les terres originelles de ses a\u00efeux. Sa voiture est retrouv\u00e9e pr\u00e8s de Dra\u00e2 Ben Khedda, porti\u00e8res ouvertes. Berkane a disparu. Dans ce roman \u00e0 plusieurs tiroirs, le lecteur retrouve les th\u00e8mes fonda\u00admentaux de l\u2019oeuvre d\u2019AssiaDjebar : la solidarit\u00e9 intime des langues, le fran\u00e7ais, l\u2019arabe et le berb\u00e8re, fon\u00addues dans la richesse des langages de cr\u00e9ations, de traditions et de g\u00e9nies populaires ; l\u2019Histoire de la guerre de lib\u00e9ration d\u00e9cal\u00e9e de l\u2019unanimisme id\u00e9ologique, qui se conjugue toujours avec la \u00ab petite \u00bb histoire de v\u00e9cus humains dans leurs complexit\u00e9s. Dans sa qu\u00eate d\u2019une langue litt\u00e9raire partag\u00e9e entre une profonde sensua\u00adlit\u00e9 et un ind\u00e9racinable ancrage aux id\u00e9aux de libert\u00e9, AssiaDjebarr\u00e9in\u00advente l\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 l\u2019unisson du monde, comme une pate \u00e0 modeler entre des mains d\u2019enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><span style=\"color: #ff0000;\"><u>Suite de l\u2019article dans la version papier<\/u><\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><span style=\"color: #ff0000;\"><u>abonnez-vous \u00e0 L\u2019ivrEscQ<\/u><\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9moires voil\u00e9es\u2026 Ils se sont connus, d\u00e9sir\u00e9s, aim\u00e9s, dans une maison marine, entre le silence de leurs \u00e9treintes et les em\u00adbruns de la mer si proche. 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