{"id":6588,"date":"2016-10-15T20:30:02","date_gmt":"2016-10-15T19:30:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=6588"},"modified":"2016-12-27T18:37:20","modified_gmt":"2016-12-27T17:37:20","slug":"un-automne-au-soleil-de-mouloud-achour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/un-automne-au-soleil-de-mouloud-achour\/","title":{"rendered":"Un automne au soleil De Mouloud Achour"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-6591\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/ma-191x300.jpg\" alt=\"ma\" width=\"191\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/ma-191x300.jpg 191w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/ma-768x1206.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/ma-652x1024.jpg 652w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/ma.jpg 1654w\" sizes=\"auto, (max-width: 191px) 100vw, 191px\" \/>Elle \u00e9tait sa note de cristal, Son instant de renaissance. C\u2019est vrai qu\u2019un langage in\u00e9dit s\u2019\u00e9tait r\u00e9pandu \u00e0 la faveur de l\u2019\u00e9trange ph\u00e9nom\u00e8ne qui s\u2019\u00e9tait empar\u00e9 d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 astreinte jusque-l\u00e0 sinon \u00e0 une discipline et \u00e0 un savoir-vivre rigoureux,du moins \u00e0 une sorte de respect d\u2019elle-m\u00eame. Une sorte de d\u00e9bridement inexplicable avait peu \u00e0 peu rendu caduques toutes les r\u00e8gles gr\u00e2ce auxquelles le pays \u00e9tait rest\u00e9 r\u00e9fractaire durant des si\u00e8cles \u00e0 toutes les manoeuvres de d\u00e9naturation. Lui, avait toujours observ\u00e9 cette agitation fi\u00e9vreuse avec une souveraine et muette r\u00e9probation.<\/p>\n<p>Il n\u2019y avait dans son attitude pas plus de m\u00e9pris que d\u2019indiff\u00e9rence. Ce n\u2019\u00e9tait pas non plus la posture de d\u00e9tachement que l\u2019on adopte face aux choses de peu d\u2019importance. Bien au contraire. Cela proc\u00e9dait plut\u00f4t de son \u00e9tonnement chaque jour plus grand devant des comportements inconnus jusque-l\u00e0 et de son intime conviction que l\u2019essentiel et l\u2019accessoire n\u2019ont jamais fait bon m\u00e9nage. Lui faisait partie de ceux qui voient dans la rose et le cristal deux repr\u00e9sentants vivants et splendides des r\u00e8gnes v\u00e9g\u00e9tal et animal. Lorsqu\u2019il c\u00e9dait au besoin imp\u00e9rieux de la rejoindre, parce qu\u2019il n\u2019appr\u00e9ciait jamais mieux qu\u2019\u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s l\u2019air m\u00eame qu\u2019il respirait et qu\u2019il \u00e9prouvait le sentiment d\u2019avoir d\u00e9rob\u00e9 au n\u00e9ant une part de f\u00e9licit\u00e9, il ne se pr\u00e9sentait jamais sans une rose \u00e0 la main. Une seule. Blanche. Epanouie au bout d\u2019une longue tige. Soigneusement voil\u00e9e de cellophane. Il se d\u00e9lectait de l\u2019exquise spontan\u00e9it\u00e9 de son accueil, etle sourire sublime qui \u00e9clairait son visage lorsqu\u2019elle saisissait d\u00e9licatement la fleur et en humait longuement le parfum \u00e9tait pour lui leplus d\u00e9licieux des remerciements. A ses yeux, elle poss\u00e9dait toutes les qualit\u00e9s du cristal le plus limpide.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait verre et m\u00e9tal et lorsqu\u2019elle paraissait, l\u2019espace autour d\u2019elle \u00e9tait transfigur\u00e9, inond\u00e9 d\u2019une clart\u00e9 dont elle \u00e9tait la source. Cela tenait du prodige. Il puisait en elle et chez elle l\u2019assurance que le monde comptait encore des \u00eatres d\u2019exception, n\u2019en voulant pour preuve que le fait qu\u2019elle existait et qu\u2019ils appartenaient tous deux \u00e0 cette esp\u00e8ce en voie de disparition des \u00ab emp\u00eacheurs de penser en rond\u00bb. Dont l\u2019extinction, de toute \u00e9vidence, n\u2019allait affecterpersonne. Lorsqu\u2019il lui affirmait que sans elle, son cheminement en ce monde n\u2019aurait eu ni sens ni but, la phrase lui paraissait d\u2019une banalit\u00e9 pitoyable au regard de ce qu\u2019il ressentait pour elle et qui \u00e9tait proprement inexprimable. C\u2019\u00e9tait pur v\u00e9rit\u00e9, pourtant, mais les mots par lesquels il tentait de l\u2019en persuader se refusaient \u00e0 ses l\u00e8vres comme si l\u2019\u00e9vidence de son attachement pour elle les rendait d\u00e9risoires ou superflus et le silence leur \u00e9tait souvent le plus expressif des langages. Elle \u00e9tait venue dans sa vie d\u2019une fa\u00e7on tellement inattendue ! Quasiment par effraction tant il croyait avoir verrouill\u00e9 toutes les issues. Elle s\u2019\u00e9tait infiltr\u00e9e dans son univers \u00e0 pas de velours, avec l\u2019attention subtile de n\u2019y rien d\u00e9ranger. Avec une infinie douceur. Et elle avait su rendre sa pr\u00e9sence, de jour en jour, indispensable, vitale. Elle avait conquis en lui un espace si vaste que m\u00eame s\u2019il advenait que durant des jours et des semaines elle ne se manifest\u00e2t pas, il demeurait empli d\u2019elle, de la tranquille certitude qu\u2019elle \u00e9tait pr\u00e9sente, peut-\u00eatre ailleurs mais jamais trop loin, jamais hors de port\u00e9e\u2026 A l\u2019instant pr\u00e9cis o\u00f9 son esprit la d\u00e9sirait, comme si le message lui parvenait aussit\u00f4t \u2013 et il ne\u00a0s\u2019\u00e9tait jamais expliqu\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne de communication extrasensorielle \u2013 il lui \u00e9manait d\u2019elle un appel, sous les formes les plus surprenantes. Le t\u00e9l\u00e9phone sonnait \u00e0 la minute m\u00eame o\u00f9 son nom se faisait entendre en lui. Ou alors, elle apparaissait, comme surgie du n\u00e9ant. Il se levait alors autour de lui, du seul fait de son apparition, comme une merveilleuse aurore, et l\u2019indicible sensation de rena\u00eetre se diffusait \u00e0 travers tout son \u00eatre comme un fluide vivifiant.<\/p>\n<p>C\u2019est vrai. Lui, ses heures et ses jourss\u2019\u00e9puisaient \u00e0 mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve ses capacit\u00e9s de r\u00e9silience face \u00e0 toutes sortes de personnages que,n\u2019\u00e9taient-ce les prosa\u00efquesdevoirs de coexistence et la crainte d\u2019enfreindre les sacro-saintes r\u00e8gles de conduite tenues de ses parents comme des reliques, il n\u2019e\u00fbt pas gratifi\u00e9s d\u2019une simple parole. Pas m\u00eame de la formule de salutation \u00e0 laquelle, au demeurant, plus personne ne se sentait tenu de r\u00e9pondre par ces temps de grave d\u00e9liquescence morale. Il \u00e9tait rassur\u00e9, la sentant, la voyant, la pressentant, l\u2019esp\u00e9rant, de constater que son monde n\u2019\u00e9tait pas compos\u00e9 que de cr\u00e9atures n\u00e9gatives, de flagorneurs de touscalibres, d\u2019\u00e9go\u00efstes et d\u2019incapables dont l\u2019unique talent, inimitable celuil\u00e0, \u00e9tait d\u2019entretenir autour d\u2019eux un bruissement de ratiocinations critiques sur tous les sujets : l\u2019actualit\u00e9 mondiale, le syst\u00e8me, le r\u00e9gime, l\u2019histoire, la religion, les autres, ces centres d\u2019int\u00e9r\u00eat largement ouverts au verbiage des brasseurs de vent. Des bulles de m\u00e9diocrit\u00e9, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment inf\u00e9condes et hypocrites, inaptes \u00e0 enfanter de ces grands projets qui affirment et confirment le g\u00e9nie d\u2019un peuple ; tout juste bonnes \u00e0 se r\u00e9pandre en calomnies sur leurs contemporains, souvent sur ceux-l\u00e0 m\u00eames dont on les croyait amis ou alli\u00e9s inconditionnels.<\/p>\n<p>Il admettait volontiers que la volont\u00e9, l\u2019intelligence et l\u2019ambition butent souvent sur les murs de contingences insurmontables. Il \u00e9tait enclin \u00e0 l\u2019indulgence lorsqu\u2019il avait \u00e0 faire \u00e0 ceux dont les comp\u00e9tences et les initiatives\u00e9taient mises en \u00e9chec par des conjonctures inhibantes.<\/p>\n<p>Mais ceux-l\u00e0 ne couraient pas les rues. Ils allaient dissimuler leurs rancoeurs et leurs frustrations hors des c\u00e9naclesvaniteux et des assembl\u00e9es de laiss\u00e9s pour- compte. Souvent, par d\u00e9fi, il avait joint sa voix, le temps de prendre la mesure de l\u2019interlocuteur, \u00e0 celles de compagnons de table ou de comptoir en mal d\u2019auditoires complaisants, pour stigmatiser l\u2019anomie et tenter d\u2019en localiser l\u2019origine et escompter les effets. Il \u00e9mergeait de ces conversations l\u2019esprit recru de fatigue, avec la ferme r\u00e9solution de ne plus s\u2019y laisser prendre, tant\u00f4t fort de l\u2019id\u00e9e que l\u2019histoire suivait son cours impr\u00e9visible et qu\u2019il en \u00e9tait exclu, tant\u00f4t confirm\u00e9 davantage encore dans le bien-fond\u00e9 des valeurs qui avaient toujours gouvern\u00e9 sa vie. Mais comme il se sentait fragile et vuln\u00e9rable sous ce d\u00e9ferlement d\u2019\u00e9nergies destructrices ! Non, ce n\u2019\u00e9taient pas ses conceptions qui \u00e9taient devenues obsol\u00e8tes ; ce n\u2019\u00e9tait pas non plus le monde qui avait chang\u00e9, ni les id\u00e9es des autres qui investissaient des territoires intellectuels encore inexplor\u00e9s. M\u00eame si les extraordinaires performances de la communication en avaient fait un village, le monde \u00e9talait,\u00a0juste sous des formes diff\u00e9rentes et de nouveaux d\u00e9cors, les dramatiques sc\u00e9narios de la condition humaine. Mais d\u2019o\u00f9 venait donc ce d\u00e9sarroi qui s\u2019abattait sur la soci\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<p>Ce pouvait \u00eatre le premier effet majeur d\u2019unvent d\u00e9l\u00e9t\u00e8re soufflant de partout en une temp\u00eate insidieuse qui d\u00e9vastait les esprits, \u00e9branlait les ncrages. Alors, ilfaisait l\u2019effort d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la contagion et croyait y parvenir tant que ses arguments, lorsqu\u2019il s\u2019autorisait \u00e0 les exposer, portaient encore et laissaient parfois l\u2019auditoire sans r\u00e9plique ou avec le seul choix de lesadmettre. S\u2019il ne s\u2019aventurait jamais dans des domaines qui \u00e9chappaient \u00e0 sa qualification, son savoir \u00e9tait ferme et constamment mis \u00e0 jourquoiqu\u2019il subordonn\u00e2t constamment l\u2019expression de ses opinionsaux formules d\u00e9licates \u00ab je pense\u2026 je crois\u2026 \u00e0 mon avis\u2026 il me semble \u00bb. Il avait appris qu\u2019on est plus agr\u00e9able dans la posture de l\u2019auditeur que danscelle de l\u2019orateur. Il avait la faiblesse de s\u2019astreindre \u00e0 \u00eatre agr\u00e9able, au besoin \u00e0 son corps d\u00e9fendant, et n\u2019arborait les indices de son irr\u00e9futable sup\u00e9riorit\u00e9, peut-\u00eatre involontairement hautaine,que dans les cas o\u00f9, \u00e0 bout de tol\u00e9ranceface au d\u00e9ferlementde certitudes ineptes etd\u2019id\u00e9es d\u00e9finitivement arr\u00eat\u00e9es, \u00e0 l\u2019extraordinaire propensionau mensonge et \u00e0 la d\u00e9lation, sa longanimit\u00e9 \u00e9tait mise \u00e0 bout et qu\u2019il ressentait comme un scrupuleencombrant et inutile la crainte de blesser. Il se connaissait une pleine liste ded\u00e9fauts communs dont il se savait inapte \u00e0 se d\u00e9faire, mais le plaisir d\u2019offenser n\u2019y figuraient pas et ce n\u2019\u00e9tait pas la moindre de ses satisfactions. Car, dans les milieux qui lui \u00e9taient familiers, l\u2019agressivit\u00e9 gratuite etl\u2019animosit\u00e9 sans objet \u00e9taient cultiv\u00e9es comme des vertus cardinales. Chaque fois qu\u2019il \u00e9tait contraint \u00e0 la riposte par une sorte de droit de l\u00e9gitime d\u00e9fense, il s\u2019en voulait apr\u00e8s coup et d\u00e9plorait sa faiblesse.<\/p>\n<p>En allant la retrouver, il r\u00e9int\u00e9grait les territoires b\u00e9nis de la v\u00e9rit\u00e9. Avec elle, il n\u2019avait nul besoin de farder ses \u00e9motions, ses propos et ses id\u00e9es, de brider ses gestes et ses expressions. Elle savait le pouvoir balsamique de sa voix sur lui et en usait sans parcimonie. Et par la magie de ses mots, de ses rires et de ses silences, elle cr\u00e9ait ce havre de s\u00e9curit\u00e9, de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, de confiance et d\u2019immense tendresse dans lequel il s\u2019immergeait sans un regard en arri\u00e8re. Dieu, qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9licieux de se sentir libre de toute entrave ! De se lover dans le refuge protecteur d\u2019un amour absolu et pleinement assum\u00e9 ! Serait-elle un ange ou n\u2019\u00e9tait-elle qu\u2019une femme aimante et aim\u00e9e dont les seules qualit\u00e9s \u00e9taient celles qu\u2019il lui attribuait ? Il n\u2019aurait su le dire. En fait, de telles questions ne lui venaient m\u00eame pas \u00e0 l\u2019esprit. Il \u00e9tait heureux et le bonheur refuse les explications et les analyses.Le bonheur d\u00e9teste livrer ses secrets. On le vit et on en sait gr\u00e9 \u00e0 la Providence. Et il vivait le sien comme une halte mystique, une fervente communion avec les forces du bien dont il souhaitait ne jamais voir la fin. Mais la fin pointait. Proche ou lointaine, elle \u00e9tait incontournable, effrayante. Il sentait de plus en plus souvent planer comme une ind\u00e9finissable menace audessus du domaine de lumi\u00e8re qu\u2019il tenait soigneusement hors des regards.<\/p>\n<p>A ces moments-l\u00e0, si fugaces fussentils, la nuit s\u2019abattait subitement sur lui. Et il avait mal \u00e0 la seule pens\u00e9e de ne pouvoir confier \u00e0 nul \u00eatre au monde, pas m\u00eame \u00e0 elle, sa douloureuse appr\u00e9hension du r\u00e9veil brutal.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle \u00e9tait sa note de cristal, Son instant de renaissance. 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