{"id":7077,"date":"2020-05-25T16:23:41","date_gmt":"2020-05-25T15:23:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=7077"},"modified":"2020-07-23T12:27:14","modified_gmt":"2020-07-23T11:27:14","slug":"albert-memmi-ecrivain-et-essayiste-nest-plus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/albert-memmi-ecrivain-et-essayiste-nest-plus\/","title":{"rendered":"Albert Memmi, \u00e9crivain et essayiste, n\u2019est plus"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-7097\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/image-1-copie-1-300x260.jpg\" alt=\"image-1 copie\" width=\"300\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/image-1-copie-1-300x260.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/image-1-copie-1-768x666.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/image-1-copie-1-1024x888.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/image-1-copie-1.jpg 1223w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre d\u2019Albert Memmi a \u00e9t\u00e9 traduite plus de vingt langues et\u00a0\u00ab\u00a0environ soixante-dix ouvrages ou th\u00e8ses\u00a0\u00bb\u00a0lui ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9s.\u00a0<span style=\"font-weight: normal;\">N\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1920, celui qui s&rsquo;est lui-m\u00eame baptis\u00e9 \u00ab\u00a0le nomade immobile\u00a0\u00bb (titre d&rsquo;un de ses nombreux livres, publi\u00e9 en 2000 aux \u00e9ditions Arl\u00e9a) s&rsquo;est souvent amus\u00e9 au jeu des origines, qui est, \u00e0 lui seul, une invite au voyage et \u00e0 la qu\u00eate de soi. \u00ab\u00a0Memmi serait un antique patronyme kabyle, qui signifie \u00ab\u00a0le petit homme\u00a0\u00bb ou, autre hypoth\u00e8se, le vocatif de Memmius, membre de la gens romaine Memmia. \u00bb\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Fran\u00e7ais d\u2019origine tunisienne, il a \u00e9crit des livres majeurs sur la d\u00e9colonisation et le racisme, dont \u00ab Portrait du colonis\u00e9 \u00bb. Il est mort le 22 mai, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 99 ans.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Auteur de livres majeurs sur la d\u00e9colonisation et le racisme, le romancier et essayiste Albert Memmi, d\u2019origine tunisienne, est mort le 22 mai, \u00e0 Paris, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 99 ans.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">C\u2019est dans la pauvret\u00e9 du ghetto juif de Tunis, la Hara, qu\u2019est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1920 Albert Memmi, l\u2019employ\u00e9 de mairie ayant refus\u00e9 le pr\u00e9nom h\u00e9bra\u00efque propos\u00e9 par le p\u00e8re du nouveau-n\u00e9. Ainsi vont les rapports de domination dans le syst\u00e8me colonial, comme l\u2019analysera plus tard, de mani\u00e8re magistrale, l\u2019auteur de Portrait du colonis\u00e9 (pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de Portrait du colonisateur, Corr\u00eaa, 1957).<\/span><\/p>\n<h4><span style=\"font-weight: normal;\">\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Si toute l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Albert Memmi vise \u00e0 approfondir et \u00e0 th\u00e9oriser les notions d&rsquo;\u00ab identit\u00e9 \u00bb, d&rsquo;\u00ab ali\u00e9nation \u00bb, de \u00ab d\u00e9pendance \u00bb, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il les a d&rsquo;abord rencontr\u00e9es en r\u00e9fl\u00e9chissant sur lui-m\u00eame et sur sa situation au monde. N\u00e9 \u00e0 Tunis \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque coloniale, dans une famille juive de langue maternelle arabe, form\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole et dans la culture fran\u00e7aise, Albert Memmi s&rsquo;est trouv\u00e9 au point de rencontre de toutes ces d\u00e9terminations h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes qui fa\u00e7onnent l&rsquo;identit\u00e9 maghr\u00e9bine moderne. Il \u00e9crit en fran\u00e7ais, et son premier roman, La Statue de sel (1953), est comme la matrice d&rsquo;o\u00f9 proc\u00e8de toute l&rsquo;\u0153uvre ult\u00e9rieure. Le narrateur, faisant le bilan de sa vie, y raconte la d\u00e9couverte de sa diff\u00e9rence et de son exclusion. Rompant peu \u00e0 peu avec l&rsquo;Orient natal, mais mal accept\u00e9 par un Occident lui-m\u00eame peu respectueux de ses propres valeurs, il conclut \u00e0 \u00ab l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre quoi que ce soit de pr\u00e9cis pour un juif tunisien de culture fran\u00e7aise \u00bb. L&rsquo;interrogation sur l&rsquo;identit\u00e9 se prolonge dans un essai th\u00e9orique, dans la mouvance de la pens\u00e9e de Sartre qui en \u00e9crit la pr\u00e9face : Portrait du colonis\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de Portrait du colonisateur (1957). Memmi applique sa r\u00e9flexion plus particuli\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;exemple juif (Portrait d&rsquo;un juif, 1962 ; La Lib\u00e9ration du juif, 1966) et la syst\u00e9matise dans L&rsquo;Homme domin\u00e9 (1968) \u2014 o\u00f9 sont trait\u00e9s les cas du colonis\u00e9, du juif, du Noir, de la femme, du domestique \u2014 et dans La D\u00e9pendance (1979) ainsi que dans une synth\u00e8se sur Le Racisme (1982). L&rsquo;essai Juifs et Arabes (1975) ouvre une vive pol\u00e9mique, notamment avec l&rsquo;\u00e9crivain marocain Abdelk\u00e9bir Khatibi, parce que Memmi, \u00e0 propos de la question palestinienne, prend nettement position en faveur d&rsquo;Isra\u00ebl, ce qui le marginalise par rapport aux intellectuels maghr\u00e9bins. Cependant, il ne faudrait pas oublier le r\u00f4le majeur qu&rsquo;Albert Memmi, comme professeur et comme ma\u00eetre d&rsquo;\u0153uvre de plusieurs anthologies, a jou\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9veil et la l\u00e9gitimation des litt\u00e9ratures maghr\u00e9bines de langue fran\u00e7aise.<em>\u00a0<\/em><\/span><\/h4>\n<h4><span style=\"font-weight: normal;\">Ecrivain consid\u00e9r\u00e9 par Sartre et Camus -tous deux ses pr\u00e9faciers- comme un grand \u00e9crivain maghr\u00e9bin. Seulement, il n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 par son pays d\u2019origine comme tel, il est vu comme un \u00e9crivain fran\u00e7ais d&rsquo;origine juive. Son \u0153uvre creuse pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0.<\/span><\/h4>\n<h4><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Albert Memmi,\u00a0Le D\u00e9chirement Linguistique du Colonis\u00e9<\/strong><\/span><\/h4>\n<h4><span style=\"font-weight: normal;\"><strong>Albert Memmi dira\u00a0: <em>\u00abJ&rsquo;ai entrepris cet inventaire de la condition du Colonis\u00e9 d&rsquo;abord pour me comprendre moi-m\u00eame et identifier ma place au milieu des autres hommes&#8230; Ce que j&rsquo;avais d\u00e9crit \u00e9tait le lot d&rsquo;une multitude d&rsquo;hommes \u00e0 travers le monde. Je d\u00e9couvrais du m\u00eame coup, en somme, que tous les colonis\u00e9s se ressemblaient ; je devais constater par la suite que tous les opprim\u00e9s se ressemblaient en quelque mesure.\u00bb<\/em><\/strong><\/span><\/h4>\n<h4><span style=\"font-weight: normal;\"><strong>Sartre pr\u00e9face :<\/strong> <em><strong>\u00abCet ouvrage sobre et clair se range parmi les \u00ab\u00a0g\u00e9om\u00e9tries passionn\u00e9es\u00a0\u00bb : son objectivit\u00e9 calme, c&rsquo;est de la souffrance et de la col\u00e8re d\u00e9pass\u00e9e.\u00bb<\/strong><\/em><\/span><\/h4>\n<p><b>Camus pr\u00e9face :<i> \u00abVoici un \u00e9crivain fran\u00e7ais de Tunisie qui n&rsquo;est ni fran\u00e7ais ni tunisien&#8230; Il est juif (de m\u00e8re berb\u00e8re, ce qui ne simplifie rien) et sujet tunisien&#8230; Cependant, il n&rsquo;est pas r\u00e9ellement tunisien, le premier pogromme o\u00f9 les Arabes massacrent les juifs le lui d\u00e9montre. Sa culture est fran\u00e7aise&#8230; Cependant, la France de Vichy le livre aux Allemands, et la France libre, le jour o\u00f9 il veut se battre pour elle, lui demande de changer la consonance juda\u00efque de son nom. Il ne lui resterait plus que d&rsquo;\u00eatre vraiment juif si, pour l&rsquo;\u00eatre, il ne fallait partager une foi qu&rsquo;il n&rsquo;a pas et des traditions qui lui paraissent ridicules.<br \/>\nQue sera-t-il donc pour finir ? On serait tent\u00e9 de dire un \u00e9crivain.\u00bb (<\/i><\/b><span style=\"font-weight: normal;\"><i>In La statue de sel 1966)<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Un essai devenu un classique, d\u00e8s sa parution en 1957 : il soulignait combien les conduites du colonisateur et du colonis\u00e9 cr\u00e9ent une relation fondamentale qui les conditionne l&rsquo;un et l&rsquo;autre.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Ce d\u00e9chirement essentiel du colonis\u00e9 se trouve particuli\u00e8rement exprim\u00e9 et symbolis\u00e9 dans le bilinguisme colonial.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Le colonis\u00e9 n\u2019est sauv\u00e9 de l\u2019analphab\u00e9tisme que pour tomber dans le dualisme linguistique. S\u2019il a cette chance. La majorit\u00e9 des colonis\u00e9s n\u2019auront jamais la bonne fortune de souffrir les tourments du bilingue colonial. Ils ne disposeront jamais que de leur langue maternelle\u00a0; c\u2019est-\u00e0-dire une langue ni \u00e9crite ni lue qui ne permet que l\u2019incertaine et pauvre culture orale.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">De petits groupes de lettr\u00e9s s\u2019obstinent, certes, \u00e0 cultiver la langue de leur peuple, \u00e0 la perp\u00e9tuer dans ses splendeurs savantes et pass\u00e9es. Mais ces formes subtiles ont perdu, depuis longtemps, tout contact avec la vie quotidienne, sont devenues opaques pour l\u2019homme de la rue.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Le colonis\u00e9 les consid\u00e8re comme des reliques. Et ces hommes v\u00e9n\u00e9rables comme des somnambules, qui vivent un vieux r\u00eave.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Encore si le parler maternel permettait au moins une emprise actuelle sur la vie sociale, traversait les guichets des administrations ou ordonnait le trafic postal. M\u00eame pas. Toute la bureaucratie, toute la magistrature, toute la technicit\u00e9 n\u2019entend et n\u2019utilise que la langue du colonisateur, comme les bornes kilom\u00e9triques, les panneaux de gares, les plaques des rues et les quittances. Muni de sa seule langue, le colonis\u00e9 est un \u00e9tranger dans son propre pays.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">Dans le contexte colonial, le bilinguisme est n\u00e9cessaire. Les conditions de toute communication, de toute culture et de tout progr\u00e8s. Mais le bilingue colonial n\u2019est sauv\u00e9 de l\u2019emmurement que pour subir une catastrophe culturelle, jamais compl\u00e8tement surmont\u00e9e.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">La non-co\u00efncidence entre la langue maternelle et la langue culturelle n\u2019est pas propre au colonis\u00e9. Mais le bilinguisme colonial ne peut \u00eatre assimil\u00e9 \u00e0 n\u2019importe quel dualisme linguistique. La possession de deux langues n\u2019est pas seulement celle de deux outils, c\u2019est la participation \u00e0 deux royaumes psychiques et culturels. Or ici les deux univers symbolis\u00e9s, port\u00e9s par les deux langues, sont en conflit\u00a0: ce sont ceux du colonisateur et du colonis\u00e9.\u00a0<\/span><span style=\"font-weight: normal;\">En outre, la langue maternelle du colonis\u00e9, celle qui est nourrie de ses sensations, ses passions et ses r\u00eaves, celle dans laquelle se lib\u00e8rent sa tendresse et ses \u00e9tonnements, celle enfin qui rec\u00e8le la plus grande charge affective, celle-l\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment est la moins valoris\u00e9e. Elle n\u2019a aucune dignit\u00e9 dans le pays ou dans le concert des peuples. S\u2019il veut obtenir un m\u00e9tier, construire sa place, exister dans la cit\u00e9 et dans le monde, il doit d\u2019abord se plier \u00e0 la langue des autres, celle des colonisateurs, ses ma\u00eetres. Dans le conflit linguistique qui habite le colonis\u00e9, sa langue maternelle est l\u2019humili\u00e9e, l\u2019\u00e9cras\u00e9e. Et ce m\u00e9pris, objectivement fond\u00e9, il finit par le faire le sien. De lui-m\u00eame, il se met \u00e0 \u00e9carter cette langue infirme, \u00e0 la cacher aux yeux des \u00e9trangers, \u00e0 ne para\u00eetre \u00e0 l\u2019aise que dans la langue du colonisateur. En bref, le bilinguisme colonial n\u2019est ni une diglossie o\u00f9 coexistent un idiome populaire et une langue de puriste appartenant tous les deux au m\u00eame univers affectif, ni une simple richesse polyglotte, qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un clavier suppl\u00e9mentaire mais relativement neutre\u00a0; c\u2019est un drame linguistique.\u00a0<\/span><em><span style=\"font-weight: normal;\">(In Portrait du colonis\u00e9, Portrait du colonisateur)\u00a0<\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u0153uvre d\u2019Albert Memmi a \u00e9t\u00e9 traduite plus de vingt langues et\u00a0\u00ab\u00a0environ soixante-dix ouvrages ou th\u00e8ses\u00a0\u00bb\u00a0lui ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9s.\u00a0N\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1920, celui qui s&rsquo;est lui-m\u00eame baptis\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,117,7,190],"tags":[],"class_list":["post-7077","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-actuel","category-au-fil-des-pages","category-n52"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7077"}],"version-history":[{"count":15,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7077\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7221,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7077\/revisions\/7221"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}