{"id":7145,"date":"2020-05-26T10:13:01","date_gmt":"2020-05-26T09:13:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=7145"},"modified":"2020-05-28T23:13:17","modified_gmt":"2020-05-28T22:13:17","slug":"choix-de-livres-a-lire-aux-temps-de-confinement-ma-piste-aux-etoiles-de-nadjib-stambouli","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/choix-de-livres-a-lire-aux-temps-de-confinement-ma-piste-aux-etoiles-de-nadjib-stambouli\/","title":{"rendered":"Chronique\u00a0: L\u2019anniversaire de l\u2019assassinat de Tahar Djaout (26.05.2020)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-7146\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/090-8-STAMBOULI-Ma-piste-aux-\u00e9toiles-190x300.jpg\" alt=\"090-8-STAMBOULI-Ma-piste-aux-\u00e9toiles\" width=\"190\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/090-8-STAMBOULI-Ma-piste-aux-\u00e9toiles-190x300.jpg 190w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/090-8-STAMBOULI-Ma-piste-aux-\u00e9toiles.jpg 270w\" sizes=\"auto, (max-width: 190px) 100vw, 190px\" \/>L\u2019ouvrage portraits \u00ab\u00a0Ma piste aux \u00e9toiles\u00a0\u00bb est le signe manifeste du souci qu&rsquo;a Nadjib Stambouli de l&rsquo;investissement des acteurs de la Culture dans l\u2019horizon alg\u00e9rien entre hier et aujourd\u2019hui. Passeur culturel-litt\u00e9raire de par la profession de journaliste et \u00e9crivain, le commencement de son \u00e9crit s\u2019ouvre par \u00ab\u00a0Djaout, la po\u00e9sie incarn\u00e9e\u00a0\u00bb. Il d\u00e9crit l\u2019ami, le coll\u00e8gue, le confr\u00e8re, l\u2019ambiance \u00e0 la r\u00e9daction : \u00abSa vocation d\u2019\u00e9crivain, il l\u2019assumait chez lui \u00e0 la maison, dans la solitude du cr\u00e9ateur, consacrant \u00e0 cet incessant retour sur l\u2019ouvrage, les week-ends, les soir\u00e9es, les cong\u00e9s et\u2026 les lundis, absence hebdomadaire fertile que je crois avoir \u00e9t\u00e9 le seul \u00e0 remarquer.\u00bb<br \/>\nJe ne peux me fixer \u00e0 ces phrases du portrait de Djaout sans penser \u00e0 l\u2019acte odieux, \u00e0 l\u2019horreur de sa mort, un 26 mai 1993.<br \/>\nLa horde assassine a \u00f4t\u00e9 la vie \u00e0 un immense talent \u00e2g\u00e9 d\u2019\u00e0 peine 39 ans, dont son \u0153uvre et ses engagements sont ineffa\u00e7ables et d\u2019actualit\u00e9. La famille de la presse reste frapp\u00e9e par cet assassinat. Mais qu\u2019en est- il de sa famille de sang ?!<br \/>\nJe me souviens par un 27 ao\u00fbt 2016, \u00e0 l\u2019enterrement de ma m\u00e8re, une femme chaleureuse et affable se pr\u00e9sente \u00e0 moi et m\u2019exprime ses vives condol\u00e9ances, c\u2019est la premi\u00e8re fois que je croise la voisine de mes parents, la veuve de Tahar Djaout. En quelques minutes, j\u2019oublie mon malheur et je revois l\u2019\u00e9crivain laissant derri\u00e8re lui trois petites gamines orphelines et une douce \u00e9pouse toute jeune.<br \/>\nMon p\u00e8re peut narrer en voisin mieux que moi ; toutefois, je peux juste t\u00e9moigner que lorsque je me rends \u00e0 la maison familiale, Ba\u00efnem, \u00e0 ce jour, je vois l\u2019\u00e2me de Tahar Djaout gisant par terre. Le ciel n\u2019avait pas d\u00e9cid\u00e9 de cet ultime voyage, mais ces \u00e9tranges \u00e9trangers patibulaires et cyniques si.<br \/>\nCe sol \u00e0 jamais endeuill\u00e9 a inscrit l\u2019empreinte de l\u2019immortel.<br \/>\nLe sceau d\u2019un immortel.<br \/>\n\u00abCes chers disparus ; ils me parlent maintenant ; ils me parlent. Tous les trois ; chacun des trois -Kader, M\u2019hamed, Mahfoud- ! Les morts nous parlent\u2026\u00bb Ecrivait Assia Djebar in \u00a0\u00bb Le blanc de l\u2019Alg\u00e9rie\u00a0\u00bb en \u00e9voquant M\u2019hamed, Mahfoud et \u00e9videmment Kader Alloula tous assassin\u00e9s.<br \/>\nLe point commun de ces deux ouvrages, \u00ab\u00a0Le blanc de l\u2019Alg\u00e9rie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Ma piste aux \u00e9toiles\u00a0\u00bb, est cette approche commune de deux auteurs racontant l\u2019humain, cet autre, l\u2019ayant approch\u00e9 de tr\u00e8s pr\u00e8s ou de loin. En revanche, peut-on s\u2019affranchir de ses images de l\u2019horreur par l\u2019acte d\u2019\u00e9criture ? S\u00fbrement pas pour le lecteur qui encaisse de plein fouet des r\u00e9cits bouleversants et attendrissants \u00e0 la fois par tant de souvenirs parfois anecdotiques ; en parler demeure un devoir de m\u00e9moire.<br \/>\nAinsi l\u2019histoire en marche de l\u2019Alg\u00e9rie se construit par ses r\u00eaves et ses cauchemars. Le crime crapuleux envers des innocents coupables juste par l\u2019acte d\u2019\u00e9crire ou de penser restera suspendu \u00e0 travers les \u00e2ges.<br \/>\nAssia Djebar entame sa douleur de t\u00e9moigner par la citation de Kateb Yacine \u00abH\u00e2tez-vous d\u2019\u00e9crire, apr\u00e8s vous parlerez en anc\u00eatres\u00bb, parenth\u00e8se kat\u00e9bienne \u00e0 laquelle je souscris en cette p\u00e9riode incertaine et \u00e9trange.<br \/>\nAinsi, nos deux \u00e9crivains exigeants par la beaut\u00e9 du style, chacun \u00e0 sa fa\u00e7on, ont sculpt\u00e9 le temps pour notre m\u00e9moire alg\u00e9rienne souvent macul\u00e9e de sang, de larmes et de souvenirs douloureux afin de lire autrement notre histoire : Tahar Djaout, Abdelkader Alloula, Sa\u00efd Mekbel et autres portraits de grands noms morts ou vivants.<br \/>\nJ\u2019esp\u00e8re de tout c\u0153ur que ces deux ouvrages seront des sujets de th\u00e8se pour perp\u00e9tuer un travail d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9.<br \/>\nEn conclusion, j\u2019aurais aim\u00e9 \u00e9voquer le dernier ouvrage de Nadjib Stambouli \u00a0\u00bb La rancune\u00a0\u00bb, roman g\u00e9n\u00e9reux et tr\u00e8s ensoleill\u00e9 malgr\u00e9 son titre -paru en 2019 aux \u00e9ditions Casbah- que je viens de terminer, mais j\u2019y reviendrai probablement avec l\u2019auteur.<\/p>\n<p>Nadia Sebkhi<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Extrait du livre portraits \u00ab\u00a0Ma piste aux \u00e9toiles\u00a0\u00bb aux \u00e9ditions\u00a0 Casbah. A l\u2019occasion de l\u2019anniversaire de la mort de Tahar Djaout.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Djaout, talent dans la plume et dans le regard<br \/>\nUn mercredi matin, jour de bouclage de Ruptures. Arezki Metref a un regard que je ne lui ai jamais vu et que, Dieu merci, je ne lui reverrai plus jamais. Poign\u00e9e de main tr\u00e8s chaleureuse, et puis la nouvelle tombe, donnant encore plus de v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la formule consacr\u00e9e, \u00ab telle un couperet \u00bb : \u00ab Ils ont tir\u00e9 sur Tahar\u2026 \u00bb. Dix jours d\u2019agonie, de \u00ab coma d\u00e9pass\u00e9\u00bb, formule qu\u2019on a apprise en cette triste occasion, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Bainem, puis la fin. Depuis des ann\u00e9es, Tahar Djaout m\u2019invitait \u00e0 un week-end, chez lui \u00e0 Oulkhou, \u00e0 quelques encablures d\u2019Azzefoun, mais la premi\u00e8re fois que je m\u2019y suis rendu, servitude du destin, c\u2019\u00e9tait ce jour-l\u00e0, les larmes aux yeux, derri\u00e8re son cercueil. A l\u2019enterrement, \u00e0 la fois vaine mais forte consolation, une foule immense, est venue entourer de son soutien moral la famille et ses compagnons de son dernier journal, Djaad, Metref, Blidi, Ait Larbi, Bellil, Zeghloul\u2026 La veille de l\u2019attentat \u00e0 Bainem, avec Malek Bellil, paix \u00e0 son \u00e2me, en plaisantant, je lui disais que \u00abje commence \u00e0 d\u00e9tester Tahar \u00bb. A l\u2019ami intrigu\u00e9 et interloqu\u00e9, j\u2019ai pr\u00e9cis\u00e9 \u00ab parce que j\u2019ai beau chercher depuis des ann\u00e9es, il n\u2019y a rien, absolument rien \u00e0 critiquer en lui, et il me prive donc du plaisir de tron\u00e7onner \u00bb. En effet, aucun versant de la personnalit\u00e9 de Tahar Djaout n\u2019\u00e9tait \u00e9ligible au moindre reproche, encore moins \u00e0 la critique ou la m\u00e9disance, tant il personnifiait non seulement la bont\u00e9 et la gentillesse, mais \u00e9galement la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qui \u00e9manait de son visage, port\u00e9e par le guidon de ses c\u00e9l\u00e8bres moustaches. Doux et affable, un peu distrait, n\u2019ayant aucun sens du rep\u00e9rage, sur route par exemple, il avait cette facult\u00e9, don des seuls po\u00e8tes, \u00e0 transcender le moment pr\u00e9sent, y compris les haltes houleuses, \u00e0 telle enseigne qu\u2019on a beau traquer dans le souvenir la trace de la plus petite col\u00e8re chez Djaout, la recherche s\u2019av\u00e8rera vaine. Si, une fois&#8230; Objet d\u2019une violente agression verbale, en public, dans un centre culturel \u00e9tranger, de la part d\u2019un coll\u00e8gue, geste demeur\u00e9 inexpliqu\u00e9 \u00e0 ce jour, il me dira le lendemain, encore sous le choc : \u00ab \u00e7a m\u2019a sci\u00e9\u2026 Pour la premi\u00e8re fois de ma vie, j\u2019ai eu envie de lever le poing sur quelqu\u2019un \u00bb. Bien s\u00fbr, le pardon, qui \u00e9tait aussi la marque de fabrique de Tahar, a vite fait d\u2019amadouer cette douce col\u00e8re\u2026 Enfant de la Casbah, \u00e9l\u00e8ve du coll\u00e8ge de Bab Ejdid, c\u2019est l\u2019un des rares casbadji \u00e0 ne pas la jouer \u00ab oulid elblad \u00bb, et quand il consentait \u00e0 camper ce r\u00f4le, c\u2019\u00e9tait, \u00e0 force de formules truculentes, toujours sous le sceau de l\u2019autod\u00e9rision. Son cursus universitaire, il le suivra en sciences exactes, mais ce matheux s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 plus prompt \u00e0 manier les m\u00e9taphores qu\u2019\u00e0 jongler avec les int\u00e9grales et les algorithmes. S\u2019il est permis de douter que la science math\u00e9matique ait perdu en Djaout un grand d\u00e9couvreur de formules, il est certain par contre que la litt\u00e9rature alg\u00e9rienne de langue fran\u00e7aise, \u00ab de graphie\u2026 \u00bb aurait pr\u00e9cis\u00e9 Jean S\u00e9nac, a gagn\u00e9 en lui un po\u00e8te et romancier de grand talent. Journaliste, d\u2019abord \u00e0 El Moudjahid culturel puis, longtemps, dans la culturelle d\u2019Alg\u00e9rie Actualit\u00e9, pour finir, malheureusement pas seulement au seul sens figur\u00e9, \u00e0 l\u2019hebdo \u00ab Ruptures \u00bb, il injectait dans ses articles, critiques, analyses d\u2019art ou reportages, la m\u00eame ardeur \u00e0 d\u00e9nicher le mot idoine, que celle qu\u2019il mettait un rigoureux plaisir \u00e0 placer dans ses po\u00e8mes, nouvelles ou romans. On le voit encore, de sa belle \u00e9criture d\u2019\u00e9colier, noircissant les pages de l\u2019agenda qui faisait office de cahier de brouillon, puis revenir sur l\u2019ouvrage et ne donner que la troisi\u00e8me copie, elle-m\u00eame, comme de tradition dans la culturelle d\u2019A.Actualit\u00e9, passant d\u2019abord sous le regard des coll\u00e8gues. Toujours disponible pour un conseil, un partage d\u2019information, Djaout ne devient grand \u00e9crivain et journaliste que pour avoir \u00e9t\u00e9, avant de glaner les galons de la notori\u00e9t\u00e9 unanime, grand homme. Sa vocation d\u2019\u00e9crivain, il l\u2019assumait chez lui \u00e0 la maison, dans la solitude du cr\u00e9ateur, consacrant \u00e0 cet incessant retour sur l\u2019ouvrage, les week-ends, les soir\u00e9es, les cong\u00e9s et\u2026 les lundis, absence hebdomadaire fertile que je crois avoir \u00e9t\u00e9 le seul \u00e0 remarquer. Une fois termin\u00e9 le roman ou le recueil de nouvelles, il le donnait aux amis proches aussi bien pour remettre un \u00ab s \u00bb oubli\u00e9, et en trouver \u00e9tait en soi une prouesse, que pour donner un avis, avant de l\u2019envoyer \u00e0 l\u2019\u00e9diteur, d\u2019abord la Sned, puis Le seuil. C\u2019est d\u2019ailleurs ainsi, lors d\u2019un \u00e9change pour un ultime regard, que j\u2019ai failli \u00e9garer le manuscrit unique de \u00ab Les chercheurs d\u2019os \u00bb, cach\u00e9 en fait sous mon matelas. Humble, la pr\u00e9tention ou l\u2019arrogance que l\u2019on per\u00e7oit chez nombre de ses pairs \u00e9tant inaptes \u00e0 l\u2019ancrage dans l\u2019esprit de Djaout, il avait trouv\u00e9 \u00ab ind\u00e9cent \u00bb, c\u2019est son mot, qu\u2019on consacre dans son propre journal, Alg\u00e9rie Actualit\u00e9, deux pages \u00e0 la sortie d\u2019une de ses \u0153uvres. Journaliste critique, vocation qu\u2019il avait confort\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion d\u2019\u00e9tudes en France au milieu des ann\u00e9es 80, de deux ann\u00e9es sur l\u2019histoire de l\u2019art, il \u00e9tait rompu \u00e0 toutes les arcanes des arts et du patrimoine, savoir qu\u2019il r\u00e9injectait avec le talent qu\u2019on lui conna\u00eet dans des articles, reportages et autres entretiens. \u00catre vers\u00e9 c\u0153ur et \u00e2me dans la chose culturelle ne l\u2019exon\u00e9rait cependant pas d\u2019un engagement aussi profond que discret dans la d\u00e9fense de la culture amazighe, sa participation au congr\u00e8s dit \u00ab berb\u00e9riste \u00bb de Yakouren lui ayant d\u2019ailleurs valu, \u00e0 sa grande stupeur, l\u2019ayant appris en retard, une interdiction de d\u00e9livrance de passeport. D\u2019un humour fin et distill\u00e9 au compte-goutte, comme tout humour qui se respecte, il utilisait ce talent pour dire sa pens\u00e9e en trois mots, comme le jour o\u00f9, sur un confr\u00e8re d\u2019un autre journal dont je louais les qualit\u00e9s humaines, il me r\u00e9pondait par un doux et cinglant \u00ab Le danger de ces gens, c\u2019est qu\u2019ils humanisent la m\u00e9diocrit\u00e9 \u00bb\u2026 Ou encore, lorsqu\u2019\u00e0 l\u2019appel de l\u2019urgence, il s\u2019\u00e9tait mis \u00e0 \u00e9crire en politique, il notait sur Louisa Hanoune, pour laquelle il avait beaucoup d\u2019affection, qui s\u2019\u00e9tait alli\u00e9e au Fis et au FFS dans le \u00ab contrat de San-Egidio \u00bb, \u00ab Elle fait penser \u00e0 ces petits poissons qui s\u2019agrippent au dos des gros poissons pour voyager loin \u00bb, ou enfin, pour le syst\u00e8me \u00e9ducatif, cette formule au vitriol \u00ab On ne remplace pas impun\u00e9ment un Lacheraf par un Kharroubi\u2026 \u00bb. On ne saurait bien s\u00fbr clore ces citations, sans r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 celle qui, \u00e0 titre posthume et \u00e0 son c\u0153ur d\u00e9fendant, lui est attribu\u00e9e par une malencontreuse erreur qui a mis moins de temps \u00e0 s\u2019ancrer dans les esprits qu\u2019\u00e0 en \u00eatre d\u00e9log\u00e9e. Tahar aurait \u00e9t\u00e9 le premier, lui le rigoureux, l\u2019intransigeant quant \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et le respect des droits d\u2019auteur, \u00e0 s\u2019insurger contre cette indue-attribution, celle de la c\u00e9l\u00e8bre formule \u00ab Si tu parles tu meurs, si tu ne parles pas, tu meurs, alors parle et meurs \u00bb, appartenant en fait au po\u00e8te palestinien Mou\u2019ine Bessissou. Dans les \u00e9crits de Djaout, dans ses paroles, dans son regard toujours tendre et affectueux, se lovent des milliers de formules similaires, et c\u2019\u00e9tait d\u2019autant plus m\u00e9ritoire qu\u2019elles \u00e9mergeaient au milieu d\u2019un environnement pour le moins hostile. Cette transcendance naturelle qui \u00e9l\u00e8ve l\u2019inspiration alors que tout alentour tente de la tirer vers le bas, justifie ce verdict magistral de Arezki Metref \u00ab il faut un si\u00e8cle \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie pour produire un Djaout, mais il a suffi de dix ans d\u2019\u00e9cole alg\u00e9rienne pour produire son assassin \u00bb\u2026 Oui, Tahar, vivant on t\u2019a aim\u00e9, mort, on admire encore plus ton plus beau chef-d\u2019\u0153uvre, ta propre vie\u2026<br \/>\nNadjib Stambouli<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ouvrage portraits \u00ab\u00a0Ma piste aux \u00e9toiles\u00a0\u00bb est le signe manifeste du souci qu&rsquo;a Nadjib Stambouli de l&rsquo;investissement des acteurs de la Culture dans l\u2019horizon alg\u00e9rien entre hier [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,117,190],"tags":[],"class_list":["post-7145","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-actuel","category-n52"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7145","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7145"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7145\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7150,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7145\/revisions\/7150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7145"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7145"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7145"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}