{"id":7202,"date":"2020-07-21T09:30:45","date_gmt":"2020-07-21T08:30:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=7202"},"modified":"2020-07-23T12:13:09","modified_gmt":"2020-07-23T11:13:09","slug":"le-centenaire-de-naissance-de-mohammed-dib-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/le-centenaire-de-naissance-de-mohammed-dib-2\/","title":{"rendered":"Le centenaire de la naissance de Mohammed Dib"},"content":{"rendered":"<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><u><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-7197\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Unknown.jpeg\" alt=\"Unknown\" width=\"289\" height=\"174\" \/>Lecture de \u00ab\u00a0Simorgh\u00a0\u00bb (nouvelles, essai, Albin Michel, 2003)<\/u><\/span><\/strong><\/p>\n<p>Dib, la beaut\u00e9 d\u2019un style par des phrases concises, po\u00e9tiques, intenses, philosophiques. Plus on rentre dans la trame Dibienne, plus on est dans cette nouvelle dimension d\u2019un voyage initiatique, sans r\u00e9pit, sans strapontin pour souffler au rythme de l\u2019\u00e9criture\u00a0; bien au contraire, on y revient. \u00ab\u00a0C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9crivain de la pr\u00e9cision dans les termes, de la retenue et de la<br \/>\nr\u00e9flexion. L&rsquo;air qu&rsquo;il fait entendre sur son clavecin est une musique int\u00e9rieure qui parle au c\u0153ur. \u00c9crivant en fran\u00e7ais, sans complexe et assumant sa double culture, l&rsquo;auteur ne se livre pas purement et simplement au lecteur. Sa cr\u00e9ation litt\u00e9raire demande souvent plusieurs lectures pour p\u00e9n\u00e9trer jusqu&rsquo;au sens.\u00a0\u00bb*<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\">* (Jean D\u00e9jeux, dans Hommage \u00e0 Mohammed Dib, \u00ab Kalim \u00bb, no 6, Office des Publications Universitaires (OPU), Alger, 1985).<\/span><\/p>\n<p>A l\u2019\u00e8re de la mondialisation d\u00e9finit par Dib de \u00ab globalisation \u00bb ou \u00ab am\u00e9ricanisation \u00bb, l\u2019\u00e9crivain zoome sur un monde \u00ab\u00a0surd\u00e9velopp\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 contrario l\u2019autre \u00ab\u00a0sous-d\u00e9velopp\u00e9\u00a0\u00bb en questionnant les lieux, les traces des grandes civilisations, les silences, le vent, le ciel par une plus plume ponctuant sur la po\u00e9sie, la r\u00e9flexion, la philosophie\u2026<\/p>\n<p>Simorgh, oiseau \u00e9voqu\u00e9 dans la \u2018\u2019Conf\u00e9rence des oiseaux\u2019\u2019 du mystique iranien Farid Eddine Attar. R\u00e9alisation de soi par la transcendance. Ainsi Simorgh, titre de l\u2019\u0153uvre dibienne, par le symbole de cet oiseau, l\u2019\u00e9crivain va dans une errance en qu\u00eate de Soi dans les rouages de l\u2019intemporel. Mais au final pour ne voir que Soi, se mirant dans une glace. A l\u2019int\u00e9rieur de cette \u0153uvre, l\u2019\u00e9crivain a veill\u00e9 \u00e0 orienter les lecteurs. Car, quand on y est on ne sait pas o\u00f9 s\u2019accrocher dans le labyrinthe de la r\u00e9flexion, la philosophie, la po\u00e9sie, l\u2019errance\u2026 le livre se lit en 3 parties avec les intertitres :<\/p>\n<p>1<sup>\u00e8re<\/sup> partie\u00a0: Ghost towns blues\u00a0; Un couple infernal\u00a0; La visiteuse \u00e9gar\u00e9e\u00a0; Les bocages du sens (I).<\/p>\n<p>2<sup>\u00e8me<\/sup> partie\u00a0: Comment la parole vient aux enfants\u00a0; Mondialisation, globalisation, mais encore ?; Le guide\u00a0; Incertaine enfance\u00a0; La couleur pire\u00a0; Ph\u00e9nix fain\u00e9ant dans seize postures\u00a0; Op\u00e9ra bouffe\u00a0; Mon clone si je meurs\u00a0; Mouna\u00a0; Les bocages du sens (II)<\/p>\n<p>3<sup>\u00e8me<\/sup> partie\u00a0: Deux grecs. Le dire-vrai du non-dit. Fin de sens. L\u2019\u00e9l\u00e9vation d\u2019\u0152udipe\u00a0; Papadiamantis.<\/p>\n<p>Il y a ce regard d\u2019amour de cette partie d\u2019Ifriqia, Numidie\u2026 \u00ab\u00a0 Et, pas \u00e0 pas, je poursuis mon chemin, j\u2019arpente la cit\u00e9 latine, battue de tant de soleil, tant de vent, tant de silence. Ce que je la sens porter en son c\u0153ur se dilate et r\u00e9partit sur toute ma vie\u2026\u00a0\u00bb (p.30) Ainsi, le ton, le son, la partition sont donn\u00e9s pour marquer ce silence intemporel.<\/p>\n<p>Il y a de l\u2019humour, de la d\u00e9rision, de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, de l\u2019errance parfois dans un calice de l\u2019intensit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Le po\u00e8me est notre miroir, quand nous le d\u00e9sirons. Mais miroir obscur, comme il se doit, pour des \u00eatres obscurs dont nous sommes et dont nous ne portons le masque que pour \u00eatre vus.\u00a0\u00bb (p.22).<\/p>\n<p>\u00abJe me chante une petite chanson, peut-\u00eatre que \u00e7a me fera oublier l\u2019exil, et ce tas de merdes dessus quoi je marche :<\/p>\n<p>Pigeonnes au teint blanc<\/p>\n<p>De jeunes filles, plaise<\/p>\n<p>Impudentes qui vous pavanez<\/p>\n<p>Dans la cour des mosqu\u00e9es ;<\/p>\n<p>Anes des rues trottinant<\/p>\n<p>Avec vos coupures \u00e0 vif si<\/p>\n<p>Savoureuses \u00e0 l\u00e9cher, plaise<\/p>\n<p>Qu\u2019est-il de moi advenu ? (p. 63)<\/p>\n<p>Il ponctue par des noms de grandes r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019exemple de Nietzsche qu\u2019il cite dans Simorgh\u00a0(p. 80-81) : \u00ab\u00a0Ce propos de Nietzsche. Il aurait pu servir d\u2019exergue au texte ci-avant intitul\u00e9 \u2018\u2019Un couple infernal\u2019\u2019 : \u00ab\u00a0L\u2019amour d\u2019un seul \u00eatre est chose barbare, car il s\u2019exerce au d\u00e9triment de tous les autres. L\u2019amour de Dieu aussi.\u00bb (Par-del\u00e0 le bien et le mal, Maximes et interludes, n\u00b067).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mais ne pourrait-on pas aussi, par soi-m\u00eame, s\u2019aventurer \u00e0 penser telles choses, et bien d\u2019autres, sans avoir \u00e0 se mettre toujours sous la protection d\u2019un saint patron\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ou encore \u00abSi ton chant n\u2019est pas plus beau que le silence, tais-toi. Proverbe arabe.\u00bb (p.75)<\/p>\n<p>Et puis il y a ce plaisir des r\u00e9flexions ou maximes parsem\u00e9es le long de l\u2019ouvrage, un souffle \u00e0 la houle du texte\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Inventez-vous un ennemi, et vous vous paierez le luxe de vous attaquer \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 enti\u00e8re. \u00bb (p. 73)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les ombres que les nuages perdent en route ne font qu\u2019errer sur les champs, errer dans une grande confusion. Nous errons aussi, mais ombres de quels nuages ? Nous<\/p>\n<p>Errons. \u00bb (p. 76)<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019homme n\u2019est qu\u2019une combinaison d\u2019al\u00e9atoires qui ne saurait arbitrer un d\u00e9bat, instruire un proc\u00e8s. \u00bb (p. 79)<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019homme est n\u00e9 d\u2019un protoplasma dont il ne perd jamais le caract\u00e8re n\u00e9buleux, chaotique. \u00bb (p.187)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Eloge de la lenteur. En me pressant, je mets trois fois plus de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour faire quelque chose.\u00a0\u00bb (p.200)<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><u>L\u2019enfant-jazz.<\/u><\/span><\/strong><\/p>\n<p>Pour attiser l\u2019app\u00e9tence de Lecture des livres de Mohammed Dib, notre choix de po\u00e8mes avec ce regard de l\u2019enfant face au monde in \u00ab\u00a0L\u2019enfant-jazz\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le mur<\/p>\n<p>On la vit<br \/>\nCette ombre arriver.<br \/>\nOn la vit sur le mur.<\/p>\n<p>Vit l\u2019oiseau sur le mur.<br \/>\nL\u2019oiseau \u00e9pelait des mots.<br \/>\nL\u2019enfant \u00e9couta. Des mots.<\/p>\n<p>Il y en avait pour tout.<br \/>\nAu-dessus un nuage passa.<br \/>\nLe monde manqua de mots.<\/p>\n<p>L\u2019enfant sous un arbre<br \/>\nPuis sous un autre arbre<br \/>\nRestait avec ses oreilles.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019on devait savoir.<br \/>\nCe qu\u2019on ne devait pas.<br \/>\nOn n\u2019arr\u00eate pas une ombre.<\/p>\n<p>Et maintenant clair<br \/>\nSur le mur, ce soleil.<br \/>\nIl manquait de mots.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>Le masque<\/p>\n<p>Il ne fit que l\u2019enlever.<br \/>\nLe masque laissa tomber<br \/>\nUne larme de chaque \u0153il.<\/p>\n<p>L\u2019enfant le d\u00e9posa, mit<br \/>\nUn doigt sur sa bouche<br \/>\nEt plus de larmes, rien.<\/p>\n<p>Le masque garda le secret.<br \/>\nIl pr\u00e9f\u00e9ra. L\u2019enfant alla<br \/>\nVers d\u2019autres occupations.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><u>Les \u0153uvres de Mohammed Dib.<\/u><\/span><\/strong><\/p>\n<p>La Grande Maison, roman, Le Seuil, 1952 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb no 225, 1996 &#8211; Prix F\u00e9n\u00e9on, 1953<\/p>\n<p>L&rsquo;Incendie, roman, Le Seuil, 1954 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points. Roman \u00bb no 351, 1989 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb no 952, 2001<\/p>\n<p>Au caf\u00e9, nouvelles, Gallimard, 1955 ; r\u00e9\u00e9dition, Sindbad, 1984<\/p>\n<p>Le M\u00e9tier \u00e0 tisser, roman, Le Seuil, 1957 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb no 937, 2001<\/p>\n<p>Un \u00e9t\u00e9 africain, roman, Le Seuil, 1959 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb no 464, 1998<\/p>\n<p>Baba Fekrane, contes pour enfants, La Farandole, 1959<\/p>\n<p>Ombre gardienne, po\u00e8mes, Gallimard, 1961 ; r\u00e9\u00e9ditions, Sindbad, 1981 et La Diff\u00e9rence, 2003<\/p>\n<p>Qui se souvient de la mer, roman, Le Seuil, 1962, r\u00e9\u00e9ditions, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb et La Diff\u00e9rence, coll. \u00ab Minos \u00bb, 2007<\/p>\n<p>Cours sur la rive sauvage, roman, Le Seuil, 1964 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb no 1336, 2005<\/p>\n<p>Le Talisman, nouvelles, Le Seuil, 1966<\/p>\n<p>La Danse du roi, roman, Le Seuil, 1968<\/p>\n<p>Dieu en barbarie, roman, Le Seuil, 1970<\/p>\n<p>Formulaires, po\u00e8mes, Le Seuil, 1970<\/p>\n<p>Le Ma\u00eetre de chasse, roman, Le Seuil, 1973 ; r\u00e9\u00e9dition, Seuil, coll. \u00ab Points \u00bb no 425, 1997<\/p>\n<p>L&rsquo;Histoire du chat qui boude, contes pour enfants, La Farandole, (1974, pour le texte) et Albin Michel Jeunesse, (2003, illustr\u00e9 par Christophe Merlin)<\/p>\n<p>Omneros, po\u00e8mes, Le Seuil, 1975<\/p>\n<p>Habel, roman, Le Seuil, 1977, r\u00e9\u00e9dition avec une pr\u00e9face de Habib Tengour, coll. \u00ab Lire et Relire \u00bb, \u00c9ditions de la Diff\u00e9rence, 2012<\/p>\n<p>Feu beau feu, po\u00e8mes, Le Seuil, 1979<\/p>\n<p>Mille hourras pour une gueuse, th\u00e9\u00e2tre, Le Seuil, 1980<\/p>\n<p>Les Terrasses d&rsquo;Orsol, roman, Sindbad, 1985; Paris, La Diff\u00e9rence, coll. \u00ab Minos \u00bb, 2002<\/p>\n<p>O vive, po\u00e8mes, Sindbad, 1987<\/p>\n<p>Le Sommeil d&rsquo;\u00c8ve, roman, Sindbad, 1989; Paris, La Diff\u00e9rence, coll. \u00ab Minos \u00bb, 2003<\/p>\n<p>Neiges de marbre, roman, Sindbad, 1990; Paris, La Diff\u00e9rence, coll. \u00ab Minos \u00bb, 2003<\/p>\n<p>Le D\u00e9sert sans d\u00e9tour, roman, Sindbad, 1992, Paris, La Diff\u00e9rence, coll. \u00ab Minos \u00bb, 2006<\/p>\n<p>L&rsquo;Infante maure, roman, Albin Michel, 1994<\/p>\n<p>Tlemcen ou les Lieux de l&rsquo;\u00e9criture, textes et photos avec Philippe Bordas, La Revue noire, 1994<\/p>\n<p>La Nuit sauvage, nouvelles, Albin Michel, 1995<\/p>\n<p>L&rsquo;Aube Isma\u00ebl, r\u00e9cit po\u00e9tique, \u00e9d. Tassili, Paris 1996<\/p>\n<p>Si Diable veut, roman, Albin Michel, 1998<\/p>\n<p>L&rsquo;Arbre \u00e0 dires, nouvelles, essai, Albin Michel, 1998<\/p>\n<p>L&rsquo;Enfant jazz, po\u00e8mes, La Diff\u00e9rence, 1998<\/p>\n<p>Le C\u0153ur insulaire, po\u00e8mes, La Diff\u00e9rence, 2000 &#8211; Prix des D\u00e9couvreurs<\/p>\n<p>Comme un bruit d&rsquo;abeilles, Albin Michel, 2001<\/p>\n<p>L&rsquo;Hippopotame qui se croyait vilain, conte, Albin Michel Jeunesse, 2001<\/p>\n<p>L.A. Trip, roman en vers, Paris, La Diff\u00e9rence, 2003<\/p>\n<p>Simorgh, nouvelles, essai, Albin Michel, 2003<\/p>\n<p>La\u00ebzza, nouvelles, essai, Albin Michel, 2006.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><u>Cons\u00e9cration.<\/u><\/span><\/strong><\/p>\n<p>Mohammed Dib a re\u00e7u de nombreuses r\u00e9compenses pour son oeuvre, notamment le prix F\u00e9n\u00e9on en 1953 pour son premier roman La Grande maison, le prix Ren\u00e9 Laporte en 1962 pour le recueil de po\u00e9sie Ombre gardienne, le prix de l\u2019Association des \u00c9crivains de Langue Fran\u00e7aise en 1977 pour le roman Habel, et plusieurs prix de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise pour la po\u00e9sie ou les romans. En 1994, il re\u00e7oit le Grand Prix de la Francophonie d\u00e9cern\u00e9 par l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, attribu\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 un \u00e9crivain maghr\u00e9bin ; en 1998, le prix Mallarm\u00e9 est attribu\u00e9 \u00e0 son recueil de po\u00e9sie L&rsquo;Enfant jazz et le Grand Prix du Roman de la Ville de Paris \u00e0 l&rsquo;ensemble de son \u0153uvre romanesque ; en 2001, le Prix des D\u00e9couvreurs de la Ville de Boulogne\/Mer r\u00e9compense l&rsquo;ensemble de son \u0153uvre po\u00e9tique.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">La r\u00e9daction<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-7188 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/112813286_276444690315679_160760957432813062_n-copie-186x300.jpg\" alt=\"112813286_276444690315679_160760957432813062_n copie\" width=\"186\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/112813286_276444690315679_160760957432813062_n-copie-186x300.jpg 186w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/112813286_276444690315679_160760957432813062_n-copie.jpg 506w\" sizes=\"auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lecture de \u00ab\u00a0Simorgh\u00a0\u00bb (nouvelles, essai, Albin Michel, 2003) Dib, la beaut\u00e9 d\u2019un style par des phrases concises, po\u00e9tiques, intenses, philosophiques. 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