{"id":7248,"date":"2020-07-15T09:12:21","date_gmt":"2020-07-15T08:12:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=7248"},"modified":"2020-07-23T15:14:46","modified_gmt":"2020-07-23T14:14:46","slug":"nadia-sebkhi-lhorizon-dibien-porte-larc-en-ciel-de-son-encre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/nadia-sebkhi-lhorizon-dibien-porte-larc-en-ciel-de-son-encre\/","title":{"rendered":"Nadia Sebkhi: L\u2019horizon Dibien porte l\u2019arc-en-ciel de son encre&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-6454\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Livrescq-46-Final-2-9-243x300.jpg\" alt=\"livrescq-46-final-2-9\" width=\"243\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Livrescq-46-Final-2-9-243x300.jpg 243w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Livrescq-46-Final-2-9.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 243px) 100vw, 243px\" \/>Le Centenaire de la naissance de Mohammed Dib, un plaisir d\u2019\u00e9voquer un de ses ouvrages \u00ab\u00a0Simorgh\u00a0\u00bb paru en 2003, quelques mois avant son grand d\u00e9part. On n\u2019est jamais d\u00e9salt\u00e9r\u00e9 de la profondeur qu\u2019il nous offre. Il y a des r\u00e9flexions philosophiques, des maximes, des citations, un voyage initiatique de Simorgh accompagn\u00e9 de 11 autres compagnons comme dans la Conf\u00e9rence des oiseaux du mystique iranien Farid Eddine Attar o\u00f9 la Huppe, Simorgh et les oiseaux se perdent dans la vall\u00e9e pour mieux se retrouver.<\/p>\n<p>Mohammed Dib entrem\u00eale la force d\u2019une qu\u00eate sans r\u00e9pit et celle de l&rsquo;imaginaire dans les rouages de l\u2019immuable. Une errance intemporelle pour ne voir in fine que Soi se mirant dans une glace. \u00abLes ombres que les nuages perdent en route ne font qu\u2019errer sur les champs, errer dans une grande confusion. Nous errons aussi, mais ombres de quels nuages ? Nous errons.\u00bb (p. 76). Il y a ce zoom attendrissant sur cette partie d\u2019Ifriqiya, Numidie\u2026 \u00abEt, pas \u00e0 pas, je poursuis mon chemin, j\u2019arpente la cit\u00e9 latine, battue de tant de soleil, tant de vent, tant de silence. Ce que je la sens porter en son c\u0153ur se dilate et r\u00e9partit sur toute ma vie\u2026\u00bb (p.30) Ainsi, le ton et la partition donn\u00e9s gravent l&rsquo;apanage des Lieux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Simorgh\u00a0\u00bb regorge de po\u00e9sie et parfois m\u00eame d\u2019humour. Une d\u00e9rision tant\u00f4t caustique, tant\u00f4t doucereuse dans un calice de l\u2019intensit\u00e9 : \u00abLe po\u00e8me est notre miroir, quand nous le d\u00e9sirons. Mais miroir obscur, comme il se doit, pour les \u00eatres obscurs dont nous sommes et dont nous ne portons le masque que pour \u00eatre vus.\u00bb (p.22).<\/p>\n<p>La houle d\u2019un langage nous offre des images \u00e0 profusion. Une \u00e9criture libre tanguant au rythme de Simorgh dans sa l\u00e9gende.<\/p>\n<p>\u00abJe me chante une petite chanson, peut-\u00eatre que \u00e7a me fera oublier l\u2019exil, et ce tas de merdes dessus quoi je marche :<\/p>\n<p>Pigeonnes au teint blanc<\/p>\n<p>De jeunes filles, plaise<\/p>\n<p>Impudentes qui vous pavanez<\/p>\n<p>Dans la cour des mosqu\u00e9es ;<\/p>\n<p>Anes des rues trottinant<\/p>\n<p>Avec vos coupures \u00e0 vif si<\/p>\n<p>Savoureuses \u00e0 l\u00e9cher, plaise<\/p>\n<p>Qu\u2019est-il de moi advenu ? (p. 63)<\/p>\n<p>Ainsi le voyage Dibien ne s\u2019ach\u00e8ve gu\u00e8re; l\u2019horizon porte l\u2019arc-en-ciel de son encre.<\/p>\n<p>A d\u2019autres errances de Mohammed Dib en ce 2020, ann\u00e9e du Centenaire de sa naissance !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Centenaire de la naissance de Mohammed Dib, un plaisir d\u2019\u00e9voquer un de ses ouvrages \u00ab\u00a0Simorgh\u00a0\u00bb paru en 2003, quelques mois avant son grand d\u00e9part. 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