{"id":737,"date":"2010-03-15T19:56:08","date_gmt":"2010-03-15T18:56:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=737"},"modified":"2011-02-04T20:34:56","modified_gmt":"2011-02-04T19:34:56","slug":"paroles-decrivains-whahiba-khiari-%c2%abparler-pour-toutes-celles-qui-se-sont-tues%c2%bb","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/paroles-decrivains-whahiba-khiari-%c2%abparler-pour-toutes-celles-qui-se-sont-tues%c2%bb\/","title":{"rendered":"Paroles d&rsquo;\u00e9crivains : Whahiba Khiari : \u00abparler pour toutes celles qui se sont tues\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-756\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" title=\"wahiba-khiari-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2010\/03\/wahiba-khiari-1.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"138\" align=\"left\"\/>N\u00e9e \u00e0 Alger en 1969, Wahiba Khiari fait partie de la d\u00e9cennie noire des ann\u00e9es 90. Apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u2019anglais, elle obtient le CAPES et enseigne dans un lyc\u00e9e proche de Constantine. En 1997, elle d\u00e9cide de quitter l\u2019Alg\u00e9rie et s\u2019installe en Tunisie. Son premier roman \u00ab Nos silences \u00bb est un acte de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019oubli.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ivrEscQ : Pouvez-vous vous pr\u00e9senter ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Wahiba Khiari :<\/strong> En ce moment, j\u2019habite en Tunisie, mais je suis partie d\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, vers 1997. Je suis professeur d\u2019anglais \u00e0 la base ; j\u2019enseignais cette langue dans le Constantinois pendant trois ans. Je n\u2019ai pas vraiment fui les ann\u00e9es noires, puisque je les ai v\u00e9cues jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 90. Je suis partie \u00e0 la recherche d\u2019espace d\u2019\u00e9critures, l\u2019Alg\u00e9rie est rest\u00e9e mon seul lieu d\u2019\u00e9criture. L\u00e0 o\u00f9 l\u2019on va, on ne peut pas vraiment partir de l\u2019Alg\u00e9rie, et ce livre \u00ab Nos Silences \u00bb que je viens d\u2019\u00e9crire, il \u00e9tait en moi depuis des ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi ne pas l\u2019avoir \u00e9crit en Alg\u00e9rie ?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019avais besoin de prendre du recul pour pouvoir mieux comprendre. J\u2019ai fini par \u00e9crire ce livre, c\u2019est un grand soulagement. C\u2019est un roman que j\u2019ai port\u00e9 pendant longtemps, une gestation qui a dur\u00e9 des ann\u00e9es, et je suis tr\u00e8s contente enfin de l\u2019avoir fait. J\u2019ai toujours \u00e9crit, en fait. Mais il y avait la peur de l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 aller jusqu\u2019au bout.<\/p>\n<p><strong>Quel a \u00e9t\u00e9 au juste ce d\u00e9clic ?<\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9clic a \u00e9t\u00e9 le fait que je fr\u00e9quentais un atelier d\u2019\u00e9critures \u00e0 Tunis o\u00f9 j\u2019ai \u00e9crit une nouvelle. Mon \u00e9ditrice m\u2019a d\u00e9couverte comme \u00e7a ; elle m\u2019a dit : \u00ab \u00e9cris-nous quelque chose, il y a une \u00e9criture derri\u00e8re tout cela, il n\u2019y a pas que la mati\u00e8re, pas que la douleur \u00bb. Je lui ai donc propos\u00e9 ce manuscrit que j\u2019ai tra\u00een\u00e9 pendant des ann\u00e9es ; elle en a \u00e9t\u00e9 \u00e9mue et c\u2019est comme cela que livre a vu le jour.<\/p>\n<p><strong>Quelles ont \u00e9t\u00e9 vos premi\u00e8res impressions par rapport \u00e0 vos lecteurs ?<\/strong><\/p>\n<p>Aller \u00e0 la rencontre des lecteurs est tr\u00e8s difficile, je suis tr\u00e8s contente parce que les gens sont tr\u00e8s touch\u00e9s par l\u2019\u00e9criture, par l\u2019histoire, et cela me va droit au coeur. Il y a une \u00e9motion qu\u2019on a tous v\u00e9cue, une douleur commune.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9e \u00e0 Alger en 1969, Wahiba Khiari fait partie de la d\u00e9cennie noire des ann\u00e9es 90. Apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u2019anglais, elle obtient le CAPES et enseigne dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[7,131],"tags":[],"class_list":["post-737","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-au-fil-des-pages","category-n-5"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/737","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=737"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/737\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":757,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/737\/revisions\/757"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=737"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=737"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=737"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}