{"id":747,"date":"2010-03-15T20:19:21","date_gmt":"2010-03-15T19:19:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=747"},"modified":"2011-02-04T20:28:04","modified_gmt":"2011-02-04T19:28:04","slug":"paroles-decrivains-dany-laferriere-le-rire-epoustouflant-et-la-derision-acerbe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/paroles-decrivains-dany-laferriere-le-rire-epoustouflant-et-la-derision-acerbe\/","title":{"rendered":"Paroles d&rsquo;\u00e9crivains : Dany Laferri\u00e8re : \u00ab\u00a0Le rire \u00e9poustouflant et la d\u00e9rision acerbe\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-752\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" title=\"dany-laferriere-1\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2010\/03\/dany-laferriere-1.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"138\" align=\"left\" \/><strong>L&rsquo;ivrEscQ : Le cri des oiseaux fous est-il un livre autobiographique sachant que c\u2019est le plus proche de la r\u00e9alit\u00e9 politique de Ha\u00efti en ces ann\u00e9es soixante-dix ?<\/strong><\/p>\n<p>Dany Laferri\u00e8re : C\u2019est mon seul livre qui colle \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 directement politique. J\u2019ai mis beaucoup de choses dans cette nuit d\u2019Exil. Si vous allez \u00e0 Port-au-Prince et que vous avez ce livre entre les mains, vous pouvez, en vous y r\u00e9f\u00e9rant, retrouver les rues, les noms et pr\u00e9noms des gens. Quand j\u2019\u00e9tais jeune, je lisais Tolsto\u00ef et je m\u2019\u00e9tais aper\u00e7u que les critiques ou simples lecteurs pouvaient retrouver des gens que l\u2019\u00e9crivain peignait dans ses romans. J\u2019ai fait de m\u00eame. Si vous lisez mon roman Une odeur de caf\u00e9, vous ne pouvez pas vous tromper de maison en allant dans mon village natal Le petit G\u00f4ave. Dans ce livre Le cri des oiseaux fous, c\u2019est ma vie de journaliste \u00e0 Ha\u00efti sous la dictature de Duvalier. Mon ami journaliste Gasner a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 et j\u2019ai d\u00fb quitter le pays. J\u2019y raconte la derni\u00e8re nuit. C\u2019est un livre qui aurait pu s\u2019appeler L\u2019oeil du cyclone. C\u2019\u00e9tait son premier titre. Parce que dans l\u2019oeil du cyclone, il ne se passe rien, mais tout autour, c\u2019est la mort. Le centre de l\u2019oeil du cyclone, c\u2019est le vide total. C\u2019est exactement la sensation que j\u2019ai eue cette nuit \u2013 l\u00e0 ; j\u2019\u00e9tais s\u00fbr que je n\u2019allais pas mourir mais j\u2019\u00e9tais s\u00fbr \u00e9galement que les ravages du cyclone se passaient dans le silence.<\/p>\n<p><strong>Durant cette nuit d\u2019errance \u00e0 Port-au-Prince. Vous vous refusez \u00e0 toute vengeance&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019avais quelque chose d\u2019autre \u00e0 dire dans ce livre : ce qui manque dans les pays du tiers-monde par rapport \u00e0 la politique, c\u2019est souvent la lucidit\u00e9, c\u2019est \u00e0 dire l\u2019attitude face au pi\u00e8ge des dictateurs. Le dictateur, lui, ce qu\u2019il veut, c\u2019est que l\u2019on soit obs\u00e9d\u00e9 par lui, ce qui l\u2019int\u00e9resse, c\u2019est d\u2019\u00eatre nourricier d\u2019obsessions. J\u2019ai connu dans ma vie des gens qui ont pass\u00e9 toute leur vie obs\u00e9d\u00e9s par Duvalier ; ils sont partis en exil o\u00f9 leur obsession a \u00e9t\u00e9 exacerb\u00e9e. Duvalier meurt, ils en parlent encore davantage. Je me suis dit, alors que j\u2019\u00e9tais encore \u00e0 Ha\u00efti, que ce que d\u00e9teste le plus le dictateur, qui le met en rage, c\u2019est qu\u2019on arrive \u00e0 \u00eatre heureux malgr\u00e9 lui, quand on le passe au second plan. Et je me suis rendu \u00e0 l\u2019\u00e9vidence que la vie de ma grand-m\u00e8re me semble plus importante que celle de Duvalier, la vie de ma m\u00e8re et les rapports amoureux que j\u2019ai eus, que ce soit dans ma t\u00eate ou dans la r\u00e9alit\u00e9, me semblent plus importants que celle de Duvalier. Cependant, mon existence est conditionn\u00e9e par la r\u00e9alit\u00e9 de Duvalier mais je place celle-ci au second plan. C\u2019est le m\u00eame argument que j\u2019ai eu \u00e0 tenir plus tard sur le racisme \u00e0 Montr\u00e9al. Je suis noir, j\u2019arrive dans un pays de l\u2019Occident, la premi\u00e8re question que l\u2019on me pose est de savoir pour quelles raisons je ne suis pas obs\u00e9d\u00e9 par la question du racisme. Je me suis dit que je ne pouvais \u00eatre \u00e0 la fois la maladie et le rem\u00e8de. Si c\u2019est moi qui subis le racisme, ce n\u2019est pas \u00e0 moi de le gu\u00e9rir. Je suis la maladie et je ne suis pas le rem\u00e8de non plus. C\u2019est \u00e0 ceux qui ne le subissent pas de s\u2019investir pour l\u2019extirper de leur soci\u00e9t\u00e9 parce que le racisme contamine la vie sociale, il \u00e9limine des valeurs qui auraient pu booster la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le roman Le go\u00fbt des jeunes filles oppose deux univers entre lesquels le personnage principal est \u00e9cartel\u00e9. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 le monde de jeunes filles vivaces, d\u00e9bordantes de vie ; de l\u2019autre, un pouvoir\u00a0 mortif\u00e8re, celui de Duvalier\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Dans ce roman, j\u2019ai voulu raconter la dictature \u00e0 partir des jeunes filles. C\u2019est un livre tr\u00e8s subversif. Cela m\u2019est arriv\u00e9 \u00e0 Port-au-Prince. En face de chez moi, habitait un groupe de jeunes filles qui avaient l\u2019air de mener une vie dont je n\u2019\u00e9tais absolument pas au courant car j\u2019\u00e9tais un fils \u00e0 sa maman. Je pr\u00e9parais mes examens. Mais en regardant par la fen\u00eatre, j\u2019ai vu des gens, de mon \u00e2ge, menant une autre vie que la mienne. C\u2019\u00e9tait pour moi une \u00ab maison plaisir \u00bb qui m\u2019avait tellement excit\u00e9 que j\u2019\u00e9tais troubl\u00e9 par cet appel de la vie, d\u2019autant que ma m\u00e8re me prot\u00e9geait en m\u2019ass\u00e9nant ses v\u00e9rit\u00e9s : \u00ab quand on \u00e9tudie, on se cache. On n\u2019est pas vu par le pouvoir. \u00bb Mais je suis sorti et je n\u2019ai pas voulu rentrer chez moi, je suis all\u00e9 me cacher chez ces jeunes filles. Ma m\u00e8re en refusant Duvalier et son univers s\u2019est comme un peu \u00e9cart\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 du monde. Or, ces jeunes filles rencontrent des hommes du pouvoir ; elles savent ce qui se passe dans le monde alors que ma m\u00e8re faisait tout pour ne pas s\u2019impliquer dans le politique d\u00e9sastreuse et intol\u00e9rable de Duvalier. Ma m\u00e8re \u00e9tait ainsi condamn\u00e9e dans le roman d\u2019autant qu\u2019elle posait un regard m\u00e9prisant sur ces jeunes filles. C\u2019\u00e9taient elles, pourtant qui \u00e9taient \u00e9quip\u00e9es pour me venir en aide pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu\u2019elles connaissaient le monde dans lequel elles vivaient. Il faut avoir les mains sales de Sartre pour conna\u00eetre le monde dans lequel vous vivez. Il y a un proverbe ha\u00eftien qui dit : \u00ab Le boeuf ou la vache qui a une longue queue ne traverse pas le feu \u00bb. Les individus doivent se mouiller, se salir sinon ils mettent en danger ceux qu\u2019ils aiment et c\u2019est l\u00e0 le fil conducteur de ma litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><strong>La pr\u00e9sence de ces filles joyeuses est-elle une m\u00e9taphore de la r\u00e9sistance \u00e0 la morbidit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p>Le terme de morbidit\u00e9 me rappelle le fascisme de Franco en Espagne. La morbidit\u00e9 est une d\u00e9liquescence morale. Il faut pr\u00e9cis\u00e9ment contrer cette morale par le d\u00e9sir, la vie, la diversit\u00e9. C\u2019est pour cela que j\u2019ai oppos\u00e9 au pouvoir de Duvalier la vivacit\u00e9 de ces jeunes filles qui deviennent, dans mes romans, la m\u00e9taphore d\u2019Ha\u00efti, de la r\u00e9sistance totale. Ce sont les seules qui connaissent la ville, ce sont les seules \u00e9galement qui s\u2019approchent le plus pr\u00e8s possible des tontons macoutes. Ces fleurs de l\u2019asphalte apportent la vie alors que la r\u00e9alit\u00e9 de Duvalier, apporte la mort.<\/p>\n<p><strong>Dans vos romans, il y a une relation constante entre d\u00e9sir (sexe) et pouvoir. Quel en est le lien ?<\/strong><\/p>\n<p>Dans tous mes romans, j\u2019ai voulu questionner le pouvoir par rapport au d\u00e9sir. Je ne crois pas que le pouvoir soit uniquement l\u2019argent et que cet argent soit pour lui le seul moteur. Dans mon roman Le go\u00fbt des jeunes filles, face \u00e0 ce pouvoir de Duvalier bien plant\u00e9, il me fallait pr\u00e9senter un autre pouvoir, plus \u00e0 la surface, \u00e9ph\u00e9m\u00e8re mais tout aussi puissant que celui du d\u00e9sir. Le pouvoir politique (celui de Duvalier) tend \u00e0 vouloir durer mais le pouvoir du corps des jeunes filles est \u00e9galement excessivement puissant et bas\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment sur l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re. J\u2019ai voulu faire croiser ces deux mondes pour voir ce que cela donnerait.<\/p>\n<p><strong>L\u2019exil a-t-il chang\u00e9 votre perception de litt\u00e9rature et de la vie en g\u00e9n\u00e9ral ?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019aime bien que mes romans se d\u00e9roulent dans des espaces r\u00e9duits.\u00a0Soit en une nuit dans Le cri des oiseaux fous, soit dans une petite chambre de mon premier roman Comment faire l\u2019amour \u00e0 un n\u00e8gre sans se fatiguer ; chambre que je venais de d\u00e9 couvrir \u00e0 Montr\u00e9al et dont je prends toujours avec moi la petite cl\u00e9. Dans mon pays, \u00e0 Ha\u00efti, les portes n\u2019\u00e9taient jamais ferm\u00e9es. De ce fait, je n\u2019avais aucune conception de l\u2019architecture du monde. Un romancier est avant tout un architecte, qui essaie de construire un univers. C\u2019est pour cela que le roman est un art bourgeois. Il faut toujours un petit espace, ne fut-ce qu\u2019un coin de table. Or, je n\u2019avais aucune id\u00e9e de l\u2019espace ; j\u2019\u00e9tais ce qu\u2019on appelle un intellectuel du Tiers monde. Mais quand j\u2019ai eu cette petite cl\u00e9 dans ma poche en arrivant en exil, c\u2019\u00e9tait pour moi quelque chose d\u2019extr\u00eamement nouveau. C\u2019\u00e9tait impensable pour un intellectuel du Tiers monde de marcher avec sa cl\u00e9 dans la poche. Avoir un univers o\u00f9 l\u2019on vit, que l\u2019on habite, c\u2019\u00e9tait pour moi le d\u00e9but de la construction du roman.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi aviez-vous r\u00e9\u00e9crit nombre de vos romans ?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019avais \u00e9crit beaucoup de mes livres \u00e0 Miami o\u00f9 je vivais. L\u2019odeur du caf\u00e9, Le charme des apr\u00e8s midi sans fin. Le go\u00fbt des jeunes filles a \u00e9t\u00e9, donc, r\u00e9\u00e9crit dans l\u2019optique d\u2019une fresque autobiographique am\u00e9ricaine mais je n\u2019avais pas le temps, non celui de Proust, mais le temps \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi, biologique. Il me fallait aller vite m\u00eame mal car j\u2019avais peur que le temps biologique ne me le perm\u00eet pas. Je voulais raconter cette fresque depuis mon enfance et rendre hommage \u00e0 tous ceux que j\u2019aime : ma m\u00e8re, mes tantes car j\u2019en ai beaucoup \u2013 j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 par neuf femmes dans une maison sans hommes \u2013.<\/p>\n<p><strong>Votre roman \u00ab Je suis un \u00e9crivain japonais \u00bb est plein d\u2019humour. Quelle en est la symbolique ?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un \u00e9crivain qui tente d\u2019\u00e9crire un livre dont il n\u2019a que le titre \u00ab Je suis un \u00e9crivain japonais \u00bb. Un consul japonais le cherche, \u00e9tonn\u00e9 d\u2019apprendre que c\u2019est un \u00e9crivain noir vivant \u00e0 Montr\u00e9al qui veut \u00e9crire ce roman. La nouvelle fait du bruit. Au Japon, on est scandalis\u00e9 au point o\u00f9 un \u00e9crivain japonais, un vrai celui-l\u00e0, annonce un roman au titre \u00ab Je suis un \u00e9crivain malgache \u00bb. Un officier japonais d\u00e9clare \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision qu\u2019il est un soldat cor\u00e9en. Cela cr\u00e9e une \u00e9norme confusion. Le consul essaie de manipuler l\u2019\u00e9crivain, le narrateur du roman, pour essayer de conduire son roman dans la direction qu\u2019il veut. Il lui envoie de la nourriture japonaise, lui d\u00e9p\u00eache une \u00e9quipe de reporters de t\u00e9l\u00e9vision pour r\u00e9aliser un documentaire sur la question de savoir pour quelles raisons il \u00e9crit un livre \u00ab je suis un \u00e9crivain japonais \u00bb. C\u2019est une fa\u00e7on pour moi de jeter un regard critique sur cette litt\u00e9rature indig\u00e8ne, nationaliste, car il ne faut pas oublier que le vrai projet de la litt\u00e9rature, c\u2019est de sortir de son univers, de sa race, de sa classe. Cela ne veut pas dire qu\u2019on doit effacer les paysages, que l\u2019on ne doit plus faire de la litt\u00e9rature engag\u00e9e. La litt\u00e9rature se donne la possibilit\u00e9 d\u2019inventer un univers pour nous consoler de celui dans lequel nous vivons. D\u2019\u00e9chapper en quelque sorte \u00e0 Duvalier. J\u2019ai rencontr\u00e9 un peintre \u00e0 Ha\u00efti et je lui ai dit : \u00ab Baptiste, pourquoi peins-tu des arbres fruitiers qui croulent sous les fruits succulents, magnifiques dans un paysage color\u00e9 alors qu\u2019autour de toi, il n\u2019y a que d\u00e9solation. Il m\u2019a r\u00e9pondu : \u00ab Moi, je peins le pays r\u00eav\u00e9, le pays r\u00e9el, je le vis. Le pays r\u00e9el, il suffit de le regarder par la fen\u00eatre mais pour le pays r\u00eav\u00e9, cela d\u00e9pend de moi. Comme il n\u2019y a pas d\u2019arbres fruitiers qui croulent sous les fruits m\u00fbrs et succulents, eh bien, dans ma peinture, il y en a. Je peins pour me consoler. \u00bb La litt\u00e9rature est aussi une consolation de soi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ivrEscQ : Le cri des oiseaux fous est-il un livre autobiographique sachant que c\u2019est le plus proche de la r\u00e9alit\u00e9 politique de Ha\u00efti en ces ann\u00e9es soixante-dix [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[7,131],"tags":[],"class_list":["post-747","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-au-fil-des-pages","category-n-5"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/747","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=747"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/747\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":749,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/747\/revisions\/749"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=747"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=747"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}