{"id":8044,"date":"2022-07-03T15:15:00","date_gmt":"2022-07-03T14:15:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=8044"},"modified":"2022-10-12T15:52:14","modified_gmt":"2022-10-12T14:52:14","slug":"au-6e-forum-de-livrescq-autre-regard-recit-algero-mediterraneen-%ef%bf%bc%ef%bf%bc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/au-6e-forum-de-livrescq-autre-regard-recit-algero-mediterraneen-%ef%bf%bc%ef%bf%bc\/","title":{"rendered":"Au 6e Forum de L\u2019ivrEscQ \u00ab\u00a0Autre regard : r\u00e9cit alg\u00e9ro-m\u00e9diterran\u00e9en\u00a0\u00bb\ufffc\ufffc"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-rotated.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8046\" width=\"297\" height=\"446\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-683x1024.jpg 683w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-1024x1536.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_7956-rotated.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 297px) 100vw, 297px\" \/><\/a><figcaption>        Leila Hamoutene<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Tant d\u2019ann\u00e9es ont pass\u00e9&nbsp;: soixante ans dans deux jours, plus d&rsquo;un demi si\u00e8cle de souvenirs qu\u2019il va falloir gauler pour d\u00e9couvrir ceux qu\u2019il veut extirper de sa m\u00e9moire. 1962, le 5 juillet, l\u2019ind\u00e9pendance&nbsp; de son pays.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Depuis le matin, chaque fois qu\u2019il y songe, une image fractionn\u00e9e revient sans cesse, sollicitant pourtant tous ses sens, des chants patriotiques, des t\u00eates souriantes, des cris de joie, des drapeaux, des bras lev\u00e9s, l&rsquo;exaltation puissante d&rsquo;un peuple qui r\u00e9alise sa Libert\u00e9. Il ferme les yeux, en attente, il souhaite voir l&rsquo;image se pr\u00e9ciser, les fragments se rassembler, souhaitant que ce clich\u00e9 &nbsp;s\u2019ins\u00e8re comme une prise de vues au milieu d\u2019un film qui se d\u00e9roulerait devant ses yeux. En vain.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se dirige vers la commode-pyramide qui contient les photographies qu\u2019il a accumul\u00e9es durant tout ce temps. Elles sont soigneusement tri\u00e9es et dispos\u00e9es dans des enveloppes qu\u2019il a class\u00e9es par ordre chronologique et sur lesquelles il a not\u00e9 des phrases sibyllines dont aujourd\u2019hui le sens lui \u00e9chappe parfois. Il retrouve ais\u00e9ment celle qui l\u2019int\u00e9resse \u00ab&nbsp;1962, immense bonheur, infinie tristesse &nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux instantan\u00e9s. Sur le premier, il est seul, adoss\u00e9 au fer forg\u00e9 d\u2019un balcon, il porte un short de couleur fonc\u00e9e, une chemise blanche sur laquelle est nou\u00e9e une cravate verte et rouge, au loin un oc\u00e9an de verdure,&nbsp; il y distingue&nbsp; des palmiers. C\u2019est tout&#8230;.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;Le palmier a suffi. Je n\u2019ai pas eu \u00e0 faire d\u2019efforts, tout est revenu, d\u2019un coup, chaque d\u00e9tail en d\u00e9voilant un autre puis un autre&nbsp;: perspective, lumi\u00e8re, couleur\u2026 Je suis \u00e0 Biskra, derri\u00e8re moi la palmeraie qui borde la ville de part en part&nbsp; s&#8217;embrase, la luminosit\u00e9&nbsp; est si&nbsp; vive qu&rsquo;elle semble avaler le paysage pour le recracher en un&nbsp; d\u00e9versement incandescent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Nous sommes en juin de l\u2019ann\u00e9e 1962, l\u2019OAS redouble de violence et de barbarie, mon p\u00e8re a souhait\u00e9 nous mettre \u00e0 l\u2019abri, ma petite s\u0153ur et moi. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je suis heureux, j&rsquo;aime Biskra, j&rsquo;adore y s\u00e9journer et par-dessus tout, pour parachever mon bonheur, mon pays va enfin \u00eatre ind\u00e9pendant. Je n\u2019en mesure pas encore tous les effets,&nbsp; je sais d\u00e9j\u00e0 que nous n\u2019aurons plus \u00e0 craindre les disparitions, les arrestations, les fouilles, les brimades, les militaires en pleine nuit et la peur de voir mon p\u00e8re partir avec eux. Nous n\u2019aurons plus \u00e0 nous sentir injustement diminu\u00e9s, d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9s, m\u00e9pris\u00e9s d\u00e9s lors que nous \u00e9tions pour eux&nbsp;: Indig\u00e8nes, Musulmans, Arabes, Kabyles, Berb\u00e8res, Chaouias,&nbsp; Franco- Musulmans, Nord-africains \u2026Depuis 130 ans<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Des quelques ann\u00e9es v\u00e9cues pendant la colonisation, je retiendrai, par-dessus tout, ce flottement, cet \u00e9miettement.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je me souviens de mes interrogations: Quel port devais-je rejoindre pour me sentir chez moi, partageant sans entrave avec les miens la richesse de notre diversit\u00e9 et de nos h\u00e9ritages, construisant au fil des temps notre identit\u00e9, nos identit\u00e9s devrais-je dire? J\u2019allais enfin cesser de flotter, \u00e9th\u00e9r\u00e9, douloureux et honteux. Enfin Alg\u00e9rien.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Quelques jours apr\u00e8s notre arriv\u00e9e \u00e0 Biskra, ce moment tant esp\u00e9r\u00e9 a pris forme. De jeunes voisins sont venus nous proposer de participer, sous la banni\u00e8re d\u2019une association de Scouts, \u00e0 la parade qui aurait lieu le 5 juillet. Quel joie de rev\u00eatir la tenue des scouts alg\u00e9riens aux couleurs de l\u2019embl\u00e8me national, de chanter notre hymne, guid\u00e9s par des moudjahiddines en tenue, nous rencontrions enfin nos valeureux, nous n\u2019aurions plus \u00e0 fouiller un lointain pass\u00e9 pour les brandir comme \u00e9tendard de notre reconnaissance, nous avions nos h\u00e9ros et ils \u00e9taient vivants.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Emu \u00e0 la pens\u00e9e de ces moments magiques, il prend la seconde photographie et l\u2019examine. Une couleur domine: le bleu, bleu de la mer , bleu du ciel, bleu turquoise de la robe \u00e0 encolure carr\u00e9e que sa petite s\u0153ur portait ce jour-l\u00e0, en arri\u00e8re plan, il aper\u00e7oit une rang\u00e9e de petites barques \u00e9gay\u00e9es de drapeaux multicolores . Il n&rsquo;est pas seul, un groupe de gar\u00e7ons et de filles posent pour cette photo du souvenir.&nbsp; Il observe les visages, se reconna\u00eet et reconna\u00eet des jeunes du quartier o\u00f9 sa famille r\u00e9sidait \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Au milieu tr\u00f4ne un adolescent \u00e0 peine plus \u00e2g\u00e9 que la moyenne des pr\u00e9sents, il mime un salut militaire en souriant \u00e0 la cam\u00e9ra, les autres le regardent avec ce qui me semble \u00eatre de l\u2019admiration et de l\u2019affection. Sur la poche de sa chemise il arbore le drapeau alg\u00e9rien, il tient \u00e0 la main une casquette de marin sur laquelle est brod\u00e9 un&nbsp;\u00ab&nbsp;Z&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La casquette a suffi. Les images se bousculent dans ma t\u00eate, les \u00e9v\u00e9nements aussi. Zaki se d\u00e9menant le 11 d\u00e9cembre 1961 pour seconder le seul m\u00e9decin que l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise avait autoris\u00e9 \u00e0 passer les barrages pour soigner les bless\u00e9s, enfants et adultes, que les soldats venaient de tirer comme des lapins pour disperser la manifestation pacifique, Zaki plaisantant, se d\u00e9guisant en femme pour surprendre et amuser les voisines, Zaki notre mascotte. Mais pas seulement, Zaki le marin, le corsaire, le voyageur sillonnant la mer et nous entrainant \u00e0 sa suite. Il avait accumul\u00e9 un savoir encyclop\u00e9dique&nbsp; &nbsp;sur l&rsquo;histoire de la mer M\u00e9diterran\u00e9e, savoir qu&rsquo;il d\u00e9versait sur nous m\u00eame lorsque nous le souhaitions pas.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La Mer et&nbsp; l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e de Gilgamiche, pour notre ami un texte fondateur&nbsp; qui&nbsp; influencera profond\u00e9ment nous disait-il une foule de r\u00e9cits dans le bassin m\u00e9diterran\u00e9en dont celui de la Gen\u00e8se biblique et plus tard \u00ab\u00a0Les milles et une nuit\u00a0\u00bb&nbsp; en Orient, et finalement toute l&rsquo;Europe.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Zaki nous parlait des croisades et de leurs cons\u00e9quences sur le peuplement des pourtours de la M\u00e9diterran\u00e9e, il nous racontait &nbsp;combien les Corsaires en labourant la mer comme ils l&rsquo;avaient fait avaient chang\u00e9 la perception de la culture de l&rsquo;Autre. <\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab\u00a0Imaginez nous disait-il ce que les otages captur\u00e9s par nos corsaires sur les fr\u00e9gates <\/em><em>espagnoles, portugaises ou, fran\u00e7aises ont d\u00fb rapporter de leurs m\u00e9saventures, imaginez l&rsquo;influence qu&rsquo;ils ont d\u00fb avoir sur leurs populations et la n\u00f4tre. Imaginez, les \u00e9changes et les transactions, les petits et les grands trafics, des peuples qui s&rsquo;affrontent et se m\u00ealent pendant pr\u00e9s de deux si\u00e8cles &#8230;\u00e7a change les peuples tout cela&#8230;\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les jours passaient et nous d\u00e9couvrions tous les jours ce que la mer nous avait apport\u00e9 avec les poissons et les crustac\u00e9s. Nous \u00e9tions reconnaissants \u00e0 notre ami de nous offrir un&nbsp; tel savoir, de nous ouvrir de tels horizons, nous \u00e9chappions ainsi \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 tragique que nous vivions: les arrestations,&nbsp; la torture et l&rsquo;injustice. Notre destin nous apparaissait infime jet\u00e9 dans les flots de notre mare nostrum.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi, en ces jours de juin 1962, Zaki s\u2019\u00e9tait-il aventur\u00e9 si loin dans ce quartier d\u00e9sert\u00e9 par les Alg\u00e9riens&nbsp;? Sans doute allait-il rendre un quelconque service aux familles cern\u00e9es dans le secteur qu\u2019occupait l\u2019OAS.&nbsp; Les membres de l\u2019ALN avaient appel\u00e9 la population \u00e0 plus de prudence&nbsp;: pas de provocation, pas de bravade. Zaki riait&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je peux aller o\u00f9 je veux, quel fran\u00e7ais est assez b\u00eate pour tirer sur un mec blond&nbsp; aux yeux bleus&nbsp;?&nbsp;\u00bb On avait retrouv\u00e9 son cadavre devant l\u2019entr\u00e9e d\u2019un immeuble, l\u00e2chement assassin\u00e9 de deux balles dans la t\u00eate. Nous l\u2019avions pleur\u00e9 des jours et des nuits, Zaki ne verrait pas l\u2019ind\u00e9pendance qu\u2019il avait tant esp\u00e9r\u00e9e, nous avions perdu le meilleur d\u2019entre nous.<\/p>\n\n\n\n<p>Au plus fort des festivit\u00e9s qui allaient suivre, de cet immense bonheur, nous allions souvent l\u2019\u00e9voquer avec une infinie tristesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant malgr\u00e9 ce deuil, ce fut un moment privil\u00e9gi\u00e9 de mon existence, je ne retrouverai trace de ce sentiment de compl\u00e9tude que, parfois, pendant la lutte contre l\u2019int\u00e9grisme et pendant le Hirak.<\/p>\n\n\n\n<p>Le temps a pass\u00e9. Aujourd\u2019hui encore, soixante apr\u00e8s, je veille sur ce qui reste de la flamme magique que m\u2019ont offerte mes a\u00een\u00e9s, soufflant de toute mon \u00e9nergie, m\u2019essoufflant souvent je l\u2019avoue au plus fort des attaques que m\u00e8nent les jours qui passent, les \u00e9v\u00e9nements, les d\u00e9sillusions, la b\u00eatise des hommes pour \u00e9touffer l\u2019\u00e9tincelle que je tiens pourtant \u00e0 mon tour \u00e0 l\u00e9guer \u00e0 mes enfants.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Leila Hamoutene<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8047\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8023-3.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption>De gauche \u00e0 droite Abderrahmane Khelifa, Leila Boukli, &nbsp;Nourreddine Louhal, Nadia Sebkhi, Leila Hamoutene<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tant d\u2019ann\u00e9es ont pass\u00e9&nbsp;: soixante ans dans deux jours, plus d&rsquo;un demi si\u00e8cle de souvenirs qu\u2019il va falloir gauler pour d\u00e9couvrir ceux qu\u2019il veut extirper de sa [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,174,199],"tags":[],"class_list":["post-8044","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-fira-colloques","category-n-60"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8044","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8044"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8044\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8052,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8044\/revisions\/8052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8044"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8044"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8044"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}