{"id":8060,"date":"2022-07-04T15:56:00","date_gmt":"2022-07-04T14:56:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=8060"},"modified":"2022-10-12T16:11:08","modified_gmt":"2022-10-12T15:11:08","slug":"au-6e-forum-de-livrescq-ecriture-de-lhistoire-%ef%bf%bc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/au-6e-forum-de-livrescq-ecriture-de-lhistoire-%ef%bf%bc\/","title":{"rendered":"Au 6e Forum de L\u2019ivrEscQ \u00ab Ecriture de l\u2019Histoire \u00bb\ufffc"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-rotated.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8061\" width=\"281\" height=\"422\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-683x1024.jpg 683w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-1024x1536.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8043-rotated.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px\" \/><\/a><figcaption>Zoubeida Mameria<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>La travers\u00e9e, ou l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 des choses&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis en face du miroir de mes jeunes ann\u00e9es. Je le regarde et mes yeux reconnaissent l\u2019enfant que j\u2019\u00e9tais. J\u2019h\u00e9site, je doute, je me crispe, puis je m\u2019envole pour traverser le temps vers des espaces de m\u00e9moire insoup\u00e7onn\u00e9s. Je creuse l\u00e0 o\u00f9 commence ma trace. Et devant mon h\u00e9sitation, les souvenirs me bousculent et m\u2019animent d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 si pr\u00e9cise, si tenace qui me remue jusqu\u2019\u00e0 la convulsion. Je constate alors que je suis&nbsp; une suite de&nbsp; signes perdus dans l\u2019immensit\u00e9 de l\u2019histoire de mon pays, une histoire douloureuse qui a fait de moi une orpheline.<\/p>\n\n\n\n<p>Je m\u2019y accroche de toutes mes forces pour tenter de me nommer.&nbsp; Je me cache dans les vides de mon r\u00e9cit pour me surprendre en train de vivre l\u2019\u00e9trange, l\u2019inou\u00ef, l\u2019impens\u00e9. Je respire, le souffle court de crainte d\u2019\u00eatre surprise par des questions brutales qui restent sans r\u00e9ponse ou par un impromptu point final.<\/p>\n\n\n\n<p>Des espaces de cette m\u00e9moire s\u2019effacent, d\u2019autres au contraire se brouillent de mille traces, rendant le miroir opaque. Je m\u2019inqui\u00e8te de l\u2019absence qui laisse une b\u00e9ance effrayante. Je recule pour adapter mon regard. Les signes vont et viennent au gr\u00e9 de la souvenance. Je me laisse prendre au jeu. Les Alg\u00e9riens doivent aujourd\u2019hui se regarder dans ce face \u00e0 face fluctuant en clair obscur. C\u2019est la t\u00e2che \u00e0 laquelle ils doivent s\u2019atteler apr\u00e8s la liesse et les p\u00e9rip\u00e9ties qui ont suivi.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis une petite histoire mais une histoire pleine de fureur \u00e0 lire dans les silences de la grande histoire de l\u2019Alg\u00e9rie, mon pays. J\u2019ai appris \u00e0 apprivoiser ces silences au contact des marques laiss\u00e9es par la main de l\u2019homme sur la roche, au milieu de nulle part.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Engag\u00e9e avec mon \u00e9quipe, dans un passionnant safari scientifique \u00e0 la recherche d\u2019un art hautement humain, je tentais de retrouver mes origines lointaines. J\u2019allais vers un lieu qui cachait dans les alv\u00e9oles de ses parois rocheuses, \u00e0 plus de deux mille m\u00e8tres&nbsp; d\u2019altitude, le souffle de plusieurs mill\u00e9naires de vie, un geste suspendu dans un espace et&nbsp; un temps incertain sans commencement. La technologie aidant, je d\u00e9couvrais des signes sous les signes, des vies sous d\u2019autres vies, un fabuleux palimpseste qui superposait les strates d\u2019une histoire profonde et combien riche d\u2019enseignements sur les civilisations des peuples anciens.<\/p>\n\n\n\n<p>Les lieux apparemment d\u00e9serts, nous offrirent la surprise d\u2019une autre trace toute r\u00e9cente, celle-l\u00e0. Imaginez alors, un stade de handball en plein d\u00e9sert, pour r\u00e9pondre \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation d\u2019un plan d\u2019\u00e9quipement d\u00e9cid\u00e9 depuis Alger. Les personnes rencontr\u00e9es, fant\u00f4mes sortis spontan\u00e9ment de l\u2019immensit\u00e9 saharienne, avaient visiblement besoin d\u2019autres choses. Ils faisaient de cet espace un tout autre usage.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui, avait cru bien faire en ajoutant cette empreinte incongrue \u00e0 une histoire plusieurs fois mill\u00e9naire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avancions p\u00e9niblement, et lorsque dans l\u2019espace nu du d\u00e9sert, l\u00e0 o\u00f9 se perd l\u2019horizon, l\u00e0 o\u00f9 la vue n\u2019accroche que le mirage, le Targui, guide spirituel, marcheur infatigable sur les sables mouvants des&nbsp; majestueuses dunes du grand erg, dans une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 peine tangible, s\u2019arr\u00eata pour nous dire d\u2019une voix caverneuse, en pointant le doigt vers un point de fuite insituable: \u00ab&nbsp;c\u2019est juste&nbsp; de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9&nbsp;\u00bb, un frisson me parcourut. Le temps se t\u00e9lescopa et je fus projet\u00e9e dans un pass\u00e9 que je croyais enseveli.<\/p>\n\n\n\n<p>Longtemps, il est vrai,&nbsp; j\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 recr\u00e9er la travers\u00e9e. Mille fois, j\u2019ai refait le trajet pour le retrouver tel que je l\u2019avais emprunt\u00e9 la premi\u00e8re fois et revivre la douloureuse&nbsp; exp\u00e9rience des fronti\u00e8res. Je d\u00e9couvrais \u00e0 chaque fois d\u2019autres facettes comme si un esprit malin brouillait les pistes pour que j\u2019en perde \u00e0 jamais, les marques qui m\u2019aideraient \u00e0 remonter le temps jusqu\u2019\u00e0 cette terrible nuit. C\u2019\u00e9tait comme si plusieurs fronti\u00e8res se superposaient dans un ordre historique fluctuant cr\u00e9ant un espace incertain, s\u2019allongeant de la c\u00f4te m\u00e9diterran\u00e9enne aux confins du&nbsp; Sahara. Des pans d\u2019un&nbsp; pass\u00e9 lointain en d\u00e9limitaient un trac\u00e9 plus qu\u2019illusoire, ob\u00e9issant aux tourments de l\u2019histoire tumultueuse de la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut infiniment s\u2019\u00e9garer \u00e0 la recherche des rep\u00e8res dans les strates de l\u2019histoire. Notre esprit, dans un \u00e9lan de survie, situe toujours les limites,&nbsp; de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 des r\u00e9alit\u00e9s p\u00e9nibles. La recherche se transmue en une qu\u00eate de l\u2019impossible, port\u00e9e par la volont\u00e9 d\u2019acc\u00e9der \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels&nbsp; mondes o\u00f9 la dignit\u00e9 et le bonheur sont \u00e0 la port\u00e9e de tous.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux noms me viennent \u00e0 l\u2019esprit&nbsp;: El Hdada, et A\u00efn Zana, puis tout s\u2019efface. Une autre fulgurance jaillit avec les noms El Mrahna, Tarja, Boukabch, se suivirent dans mon esprit, une enfilade de lieux d\u2019o\u00f9 parvenaient des \u00e9chos lointains.&nbsp; Je regarde par-dessus l\u2019\u00e9paule pour voir d\u00e9filer le film des grandes batailles en&nbsp; me r\u00e9citant des fragments d\u2019une histoire bien apprise<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n\n\n\n<p>Si elle avait une importance politique et \u00e9conomique pour les Ottomans d\u2019abord puis pour la France, pour les gens de la r\u00e9gion, la fronti\u00e8re n\u2019existait pas r\u00e9ellement. Les tribus \u00e9taient avant tout des entit\u00e9s humaines et spirituelles r\u00e9parties au&nbsp; gr\u00e9 des alliances.&nbsp; On \u00e9tait cousins des deux c\u00f4t\u00e9s des 220 bornes fix\u00e9es par la France pour diviser les peuples et s\u00e9parer sa colonie de son protectorat. Les lignes \u00e9lectrifi\u00e9es, lard\u00e9es de mines firent le reste.<\/p>\n\n\n\n<p>La travers\u00e9e des fronti\u00e8res co\u00efncidait alors, avec l\u2019ouverture de mon esprit&nbsp; \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 historique qui nous avait priv\u00e9s du p\u00e8re et qui nous mettait dans cette gal\u00e8re \u00e0 la conqu\u00eate d\u2019un refuge au-del\u00e0 de nos forces, au-del\u00e0 de l\u2019humain. Une suite d\u2019\u00e9cartements et d\u2019interstices&nbsp; dessinait une topographie de guerre et for\u00e7ait une exploration nocturne de soi et des&nbsp; limites seulement devin\u00e9es, appartenant \u00e0 un inaccessible ailleurs situ\u00e9 abstraitement au-del\u00e0 de tout.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ambigu\u00eft\u00e9 de l\u2019heure, des lieux et des formes effa\u00e7ait le perceptible et&nbsp; l\u2019intelligible. Le passage de &nbsp;la fronti\u00e8re Est vous pla\u00e7ait au carrefour de plusieurs \u00e9preuves o\u00f9 le psychique et le biologique&nbsp; se confondent avec la topographie et avec les \u00e9v\u00e9nements, dans une \u00e9quip\u00e9e nocturne et hivernale pour une s\u00e9paration-retour \u00e0 soi, enjeu d\u2019une guerre sinueuse que se livraient deux camps et&nbsp; construction, de proche en proche, d\u2019une fronti\u00e8re \u00e0 franchir vaille que vaille, par ceux qui subissaient.<\/p>\n\n\n\n<p>Le froid figeait nos esprits sur une seule id\u00e9e&nbsp;: passer de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 o\u00f9 l\u2019espoir&nbsp;&nbsp; nous faisait miroiter une forme de r\u00e9alit\u00e9 meilleure. Un vent violent charg\u00e9 de gr\u00eales nous frappait de plein fouet et nous emp\u00eachait d\u2019avancer. Les contingences&nbsp; s\u00e9curitaires d\u00e9laissaient les plaines et les beaux jours au profit de l\u2019arri\u00e8re pays montagneux et la rigueur de l\u2019hiver. L\u2019infranchissable Djebel Beni Salah, le redoutable djebel Mcid, l\u2019incroyable mont des Kroumiri encore Lemrij plus au sud.<\/p>\n\n\n\n<p>Je d\u00e9faillais lentement et mes pas devenaient lourds. Ma m\u00e8re s\u2019arr\u00eata pour m\u2019offrir son dos. J\u2019\u00e9tais une loque humaine aux bouts engourdis, anesth\u00e9si\u00e9e par la fatigue. J\u2019\u00e9tais une fronti\u00e8re entre la vie et la mort. Ma m\u00e8re me soufflait dans les mains, sur le visage en me disant&nbsp;: \u00ab&nbsp;encore un peu, ma fille, c\u2019est juste de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9&nbsp;\u00bb. Je la croyais. L\u2019autre c\u00f4t\u00e9, c\u2019\u00e9tait l\u00e0 qu\u2019\u00e9tait la vie, la chaleur, le repos, la paix, les gens aimables, sans armes\u2026L\u2019autre c\u00f4t\u00e9 c\u2019\u00e9tait la Tunisie libre qui nous accueillait et nous prot\u00e9geait contre les affres d\u2019une guerre. Nos fr\u00e8res nous offraient leur pays r\u00e9cemment lib\u00e9r\u00e9 o\u00f9 nous devions nous sentir en s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Je levais la t\u00eate, allongeais le cou dans un effort douloureux pour imaginer \u00ab&nbsp;l\u2019autre c\u00f4t\u00e9&nbsp;\u00bb. La fronti\u00e8re devenait dans mon esprit, un miroir d\u00e9formant o\u00f9 toutes les choses se transformaient pour devenir plus humaines. Je plongeais dans cette illusion qui me maintenait en vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma m\u00e8re avan\u00e7ait p\u00e9niblement avec mon poids sur son dos. Mon fr\u00e8re suivait envelopp\u00e9 de sa kachabia dont la capuche le rendait m\u00e9connaissable. Elle l\u2019avait attach\u00e9 \u00e0 sa ceinture pour ne pas le perdre dans les gouffres de la nuit. L\u2019\u00e9trange cord\u00e9e suivait le passeur qui disparaissait et r\u00e9apparaissait au gr\u00e9 de furtives lueurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019autre univers restait \u00e0 imaginer, ses lumi\u00e8res, sa chaleur, ses visages souriants et le sommeil, le bon sommeil tranquille, sans peur, sans militaires\u2026 sans l\u2019effroyable toux lointaine des mortiers. La nuit, la terrible nuit se dissipera\u00a0 d\u00e8s qu\u2019on aura franchi la fronti\u00e8re. Je me confondais \u00e0 ma m\u00e8re et lui volais sa chaleur, une chaleur bienfaisante qui entretenait la vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Zoubeida Mameria<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Suite de l\u2019article dans la version papier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8062\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/IMG_8195.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption>De gauche \u00e0 droite\u00a0Belkacem Achite, Mahmoud Aroua, Zoubeida Mameria, Fella Andaloussia.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La travers\u00e9e, ou l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 des choses&nbsp; Je suis en face du miroir de mes jeunes ann\u00e9es. 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