{"id":8087,"date":"2022-10-26T18:40:00","date_gmt":"2022-10-26T17:40:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/?p=8087"},"modified":"2022-11-06T18:53:30","modified_gmt":"2022-11-06T17:53:30","slug":"la-litterature-latino-americaine-chronique-litteraire-27-10-2022%ef%bf%bc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/la-litterature-latino-americaine-chronique-litteraire-27-10-2022%ef%bf%bc\/","title":{"rendered":"La litt\u00e9rature latino-am\u00e9ricaine. Chronique litt\u00e9raire 27.10.2022\ufffc"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/313979364_457582006275855_6344337500284009300_n.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/313979364_457582006275855_6344337500284009300_n-1024x961.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8088\" width=\"423\" height=\"396\" srcset=\"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/313979364_457582006275855_6344337500284009300_n-1024x961.jpg 1024w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/313979364_457582006275855_6344337500284009300_n-300x281.jpg 300w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/313979364_457582006275855_6344337500284009300_n-768x721.jpg 768w, https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/313979364_457582006275855_6344337500284009300_n.jpg 1473w\" sizes=\"auto, (max-width: 423px) 100vw, 423px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Hier, le 26 octobre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger 2, a eu lieu la conf\u00e9rence de l\u2019\u00e9crivaine <strong>Luisa Ballesteros Rosas<\/strong> sous le th\u00e8me \u00ab&nbsp;<strong>L\u2019Histoire de l\u2019Am\u00e9rique latine \u00e0 travers les \u0153uvres de ses \u00e9crivaines&nbsp;<\/strong>\u00bb organis\u00e9e par l\u2019Ambassade de la Colombie en partenariat avec l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger2. Une communication pointue sur des moments forts des \u00e9crits de femmes du 17<sup>e<\/sup> si\u00e8cle -\u00e0 l\u2019instar de Madame de S\u00e9vign\u00e9 (1626 \u2013 1696), pour les francophones- et autres aux contemporaines. Ce rendez-vous comme disait un des responsables de l\u2019Universit\u00e9&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Un acte culturel fondamental entre l\u2019Alg\u00e9rie et la Colombie au b\u00e9n\u00e9fice des \u00e9tudiants\u2026<\/em> \u00bb. On dira m\u00eame au b\u00e9n\u00e9fice des \u00e9changes culturels, \u00e9ducatifs et la circulation des textes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019intervention de <strong>Luisa Ballesteros Rosas, <\/strong>il y a euun faisceau de convergences avec notre litt\u00e9rature, parfois on pense que certains th\u00e8mes homme-femme sont surann\u00e9s, us\u00e9s par le temps. Que nenni&nbsp;! C\u2019est plut\u00f4t un bel remake.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette fen\u00eatre sur le monde est plus que n\u00e9cessaire&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Restons un moment sur la litt\u00e9rature colombienne, pendant le confinement du covid 19, beaucoup de lecteurs \u00e0 travers le monde ont lu ou relu \u00ab&nbsp;<strong><em>L\u2019amour au temps du chol\u00e9ra<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb (1985) ou encore \u00ab&nbsp;<strong><em>La peste de Camus<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb afin de comprendre la pand\u00e9mie qui ravageait sur son chemin des vies&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, dans ce roman \u00e0 succ\u00e8s, <strong>Gabriel Garcia Marquez<\/strong>&nbsp;offre une belle croisi\u00e8re latino-am\u00e9ricaine \u00e0 bord d\u2019une litt\u00e9rature sentimentale. Une belle idylle entre <strong>Fermina Daza<\/strong> et <strong>Florentine Ariza<\/strong>, pourtant l\u2019aim\u00e9e sera pour le m\u00e9decin <strong>Juvenal Urbino<\/strong>. Le temps passe, pourtant l\u2019obsession d\u2019un amoureux \u00e9conduit reste.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette lucarne sur le monde, nous pousse, nous Alg\u00e9riens, \u00e0 comparer ce th\u00e8me de <strong>Gabriel Garcia Marquez<\/strong>&nbsp;\u00e0 celui de <strong>Kateb Yacine<\/strong>, dans le roman \u00ab&nbsp;<strong><em>Nedjma&nbsp;<\/em><\/strong>\u00bb o\u00f9 l\u2019amour \u00e9perdue pour cette cousine v\u00e9n\u00e9r\u00e9e, femme fatale destructrice, -incarnation de l&rsquo;Alg\u00e9rie profan\u00e9e pour laquelle on peut mourir- est sculpt\u00e9e \u00e0 jamais dans notre litt\u00e9rature universelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les \u00e9pris du cin\u00e9ma, la plateforme Netflix annonce que la s\u00e9rie adapt\u00e9e du roman \u00ab&nbsp;<strong><em>Cent ans de solitude<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb (Cien a\u00f1os de soledad ) de <strong>Gabriel Garc\u00eda M\u00e1rquez<\/strong> progresse \u00e0 grands pas. La s\u00e9rie est produite et supervis\u00e9e par les deux fils de l\u2019\u00e9crivain Rodrigo Garc\u00eda et Gonzalo Garc\u00eda Barcha.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A rappeler que Rodrigo Garcia est l\u2019auteur de \u00ab&nbsp;<strong><em>Les Adieux \u00e0 Gabo et Mercedes<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb. Il d\u00e9peint la fin de son p\u00e8re atteint de \u00ab&nbsp;d\u00e9mence s\u00e9nile&nbsp;\u00bb et les anecdotes touchantes qui gravitent autour du g\u00e9ant de la litt\u00e9rature. <em>\u00ab&nbsp;Mon p\u00e8re avait parfaitement conscience de ce qui lui arrivait. Il r\u00e9clamait de l\u2019aide avec insistance, r\u00e9p\u00e9tant maintes et maintes fois qu\u2019il \u00e9tait en train de perdre la m\u00e9moire. Voir quelqu\u2019un en proie \u00e0 une angoisse pareille et devoir supporter ses multiples et incessantes r\u00e9p\u00e9titions est une \u00e9preuve terrible. Il disait : \u00ab Je travaille gr\u00e2ce \u00e0 ma m\u00e9moire. Ma m\u00e9moire, c\u2019est mon outil et mon mat\u00e9riau. Je ne peux rien faire sans elle. Aidez-moi \u00bb, puis il le reformulait encore et encore pendant la moiti\u00e9 de l\u2019apr\u00e8s-midi. Ces \u00e9pisodes \u00e9taient ext\u00e9nuants. Cela finissait par passer. Il retrouvait un peu de tranquillit\u00e9 et disait parfois : \u00ab Je perds la m\u00e9moire mais, par chance, j\u2019oublie que je la perds \u00bb, ou : \u00ab Tout le monde me traite comme un petit enfant. Heureusement que j\u2019aime \u00e7a \u00bb. <\/em>(p.18)<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, la m\u00e8re de Kateb Yacine atteinte de folie, de cette folie maternelle qui hantera toute l\u2019\u0153uvre de Kateb comme une \u00ab camisole de silence \u00bb. Dans <strong><em>Nedjma<\/em><\/strong>, la m\u00e8re psalmodie pour son fils \u00ab <em>la pri\u00e8re des morts<\/em> \u00bb, \u00ab <em>ne sait plus parler sans se d\u00e9chirer le visage <\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lectorat alg\u00e9rien reste demandeur de la litt\u00e9rature de l\u2019Am\u00e9rique latine qui brille par des noms comme <strong>Jorge Luis Borges<\/strong>, \u00e9crivain argentin.&nbsp; <strong>Carlos Fuentes, <\/strong>\u00e9crivain mexicain. <strong>Pablo Neruda<\/strong>, po\u00e8te chilien&nbsp;; <strong>Octavio Paz<\/strong> (Mexicain), sans oublier &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mario Vargas Llosa,<\/strong> \u00e9crivain hispano-p\u00e9ruvien\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En 2010, lors d\u2019un entretien de <strong>Mario Vargas Llosa<\/strong> pour le compte du magazine L\u2019ivrEscQ, il d\u00e9clare : \u00ab&nbsp;<em>Pour revenir au Nobel, \u00e9videmment, ce couronnement va augmenter le nombre de mes lecteurs \u00e0 travers le monde, car \u00eatre lu est ma plus grande cons\u00e9cration. Je suis vraiment heureux de cette exposition \u00e0 Alger. Je sais que tr\u00e8s peu d\u2019Alg\u00e9riens me lisent et connaissent mes travaux, mes essais, mes romans probablement \u00e0 cause de la mauvaise circulation de textes ou autres. En revanche, j\u2019ai l\u2019espoir que cette exposition va booster l\u2019envie de me lire et de me d\u00e9couvrir par le lectorat alg\u00e9rien et r\u00e9ussir cet \u00e9change<\/em>\u2026&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">N.S.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hier, le 26 octobre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger 2, a eu lieu la conf\u00e9rence de l\u2019\u00e9crivaine Luisa Ballesteros Rosas sous le th\u00e8me \u00ab&nbsp;L\u2019Histoire de l\u2019Am\u00e9rique latine \u00e0 travers [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[1,6,199],"tags":[],"class_list":["post-8087","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-litterature-hors-frontieres","category-n-60"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8087","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8087"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8087\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8089,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8087\/revisions\/8089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.livrescq.com\/livrescq\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}