
Retour sur une soirée d’exception dédiée à la richesse mémorielle de l’Algérie. Animé autour du prestigieux historien Abderrahmane Khelifa, ce nouveau Dîner littéraire a célébré notre patrimoine plurimillénaire à travers des témoignages poignants, de la poésie et des moments de partage inoubliables.
Le dîner littéraire sous le thème « Algérie : Profondeur de l’histoire, Joyaux du patrimoine » a été une belle rencontre dédiée à l’histoire et au patrimoine algériens. J’ai eu le plaisir d’animer l’intervention d’Abderrahmane Khelifa, pendant une heure, axée sur trois points majeurs : L’Algérie millénaire, voire plurimillénaire, jalonnée de dates clés, de vestiges, de traces archéologiques, de lieux historiques et des célèbres fresques du Tassili. La venue du pape et l’héritage de Saint Augustin, le Numide de Thagaste, sur lequel il était essentiel de revenir. Les précieux joyaux du patrimoine que recèle notre pays.
L’historien a captivé l’auditoire en abordant cette trajectoire dans toute sa profondeur. Il a notamment rappelé qu’en 2018, la découverte sur le site de Aïn Boucherit (commune de Guelta Zerqa, à Sétif) d’outils lithiques oldowayens (des outils en pierre taillée très anciens montrant la présence préhumaine) datés de 2,4 millions d’années faisait de ce lieu le plus ancien site préhistorique d’Afrique du Nord. À travers ce prisme, il a retracé avec clarté la chronologie du pays, depuis ces temps immémoriaux jusqu’à l’époque médiévale et notre ère.
La rencontre a également été enrichie par des interventions de premier plan. L’assistance a d’abord savouré la déclamation raffinée de Aouaouche Bensaid, imprégnée de doux effluves algérois, sous les applaudissements et les youyous. La parole a ensuite été donnée à Hadja Ould Hocine, de l’association Zine Bladi, qui parcourt inlassablement les sites archéologiques du pays. Enfin, l’auditoire a été captivé par le témoignage de Zoulikha Bekaddour, figure emblématique des moudjahidate, qui a évoqué notre glorieux passé avec émotion en citant ses sœurs et frères d’armes européens, voués à la cause algérienne.
L’ambiance du dîner a ensuite été rehaussée par les reprises des chansons à succès du jeune chanteur Charef Eddine, qui a transformé la salle en une véritable piste de danse pendant le repas. La soirée s’est adoucie au rythme du poème « Casbah » et de l’Achwik «Ayuliw», signés de la plume de Rachid Rezagui, plongeant l’assemblée dans une errance de bonheur et de bonne humeur.
Il est à rappeler que les Dîners littéraires bénéficient d’une couverture en amont et en aval de l’événement, à travers des chroniques, des interviews et des comptes-rendus publiés sur livrescq.com et ses différentes plateformes, afin de pérenniser ces moments par un travail journalistique ardu, pointu et exigeant.
Un grand merci à tous les participants de ce dîner littéraire, épris de livres et de connaissances ! Gardons le meilleur de ces instants de partage dédiés à la célébration de notre culture plurielle et ancestrale à l’Épicerie. Avec nos remerciements à notre photographe Abdelghani Kayouche.
Retour sur l’événement par Nadia SEBKHI




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